Info science
L'Actualité journalière des sciences pour ceux qui n'ont pas peur du futur !         Forum

Comprendre
la génétique

La rubrique Info science s'arrête en décembre 2002, mais vous pouvez retrouvez des sujets pertinents sur le Forum, rubrique "Tout sur la science"


 



Référencement Equitable


Accueil    Livre d'or    Annonces News    Sondage

2002
Clonage humain : cinq grossesses en cours, une naissance proche
Le créateur de Dolly veut obtenir une licence pour le clonage humain

Drapeaux blancs contre la guerre !

L'ossuaire du frère de Jésus inspire des doutes

Le premier bébé cloné devrait naître en janvier

La fleur qui fait semblant

Les magnats de l'informatique champions de la philantropie

Des "enfants bulles" vont pouvoir retrouver le chemin de l'école

La cohabitation chez les trous noirs

Une puce électronique pour les pédophiles

Criminologie: circonstances génétiques atténuantes

Une horloge biologique génétique

Créer une nouvelle forme de vie

Le Conseil d'Etat suspend l'importation de cellules souches...

Des cellules souches contre le diabète

Feu vert du gouvernement suisse à la loi sur les cellules souches

Un anatomiste veut réaliser une autopsie en public

Démonstration du lien entre les explosions d'étoiles et les trous noirs

Les nanotechnologies, aux frontières de l'infiniment petit

IBM passe des alliances pour le développement de l'e-Learning

L’ozone, arme secrète des anticorps ?

Cancers, vieillissement : découverte d'un mécanisme de lutte...

Refroidir en « chauffant » : un paradoxe du monde de la physique ?

La Fnac expérimente la formation en ligne

Grossesse sans danger pour les quinquagénaires

Alcool au volant : à 0,4 g/l, le cerveau fait des erreurs

Intel sort la puce la plus puissante au monde (3,06 GHz)

Nanotechnologies : un programme d'essais est lancé à Edmonton

L’importation de cellules souches suspendue

Découverte pour la compréhension du développement de nos doigts

Des clones de lymphocytes T contre le mélanome métastatique

Ma mère est une tumeur

Un cartable de la taille d'une clé

Après les empreintes digitales, les génétiques

Maternité sans limite

Perceptions et pensées auraient plus d'impact sur la santé que les gènes

Penser à son prochain fou-rire, c'est bon pour la santé

L'école se penche sur le fait religieux
Nouveaux progrès dans la connaissance... des cellules-souches

Cancérologie : un vaccin ADN efficace contre l’angiogenèse

Liberté de la presse

Micro Monstres

Diagnostic à distance

Tablet PC : une nouvelle race d'ultraportables

Pour un demi-million de dollars, nous faisons votre génome

Le soja de l'espace

Un lien entre le tabagisme et d’éventuelles pathologies...

Percée dans le clonage de chèvre...

Opération “la science au bout du fil”


28 novembre 2002
Des souris "schizophrènes" créées pour lutter contre cette maladie
GRENOBLE (AFP)
Des chercheurs au commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble viennent de créer des souris à "caractéristiques schizophrènes", testées actuellement par deux laboratoires internationaux qui tentent de mettre au point des médicaments contre cette maladie touchant près de 2% de la population mondiale. L'histoire de cette création, sanctionnée par un dépôt de brevet international, commence en 1996 avec le lancement d'une recherche sur le cancer par le laboratoire du cytosquelette (le squelette de la cellule) qui emploie une vingtaine de personnes, et à laquelle le CEA et l'Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sont associés. Une chercheuse, Annie Andrieux, s'interroge sur ce qui arriverait si on privait l'organisme d'une souris de protéine STOP (Stable only polypeptide): "On pensait que les souris allaient mourir mais elles ont survécu en ayant un comportant bizarre: hyperactivité, anxiété, retrait social, défaut complet de comportement maternel". Des travaux confirment ce trouble du comportement. Lorsqu'on laisse un mâle normal seul pendant un mois dans sa cage et qu'on introduit un mâle intrus élevé en groupe, le mâle résidant attaque l'intrus. Si le mâle a été privé de protéine STOP, il laissera l'intrus en paix et acceptera même d'être dominé, explique Mme Andrieux. Les comportements bizarres des souris pourraient être qualifiés de dépressifs mais les antidépresseurs n'ont aucun effet sur l'animal. Le résultat est différent si on traite la souris avec des neuroleptiques (utilisés pour soigner la schizophrénie chez l'humain). "Un traitement long améliore nettement le comportement de la souris et la femelle réussi à s'occuper de certains de ses souriceaux qui survivent", ajoute Mme Andrieux. Le docteur Bernard Renaud, professeur de pharmacologie et directeur d'une unité Inserm à Lyon, constate que jusqu'à présent "on travaillait sur des animaux sur lesquels on provoquait les symptômes de la maladie pendant quelques heures alors que la schizophrénie est une maladie chronique". Selon lui, l'avantage de la souris à caractéristiques schizophrènes est qu'elle forme un modèle stable, chronique. "L'industrie pharmaceutique réclamait un modèle animal pour les maladies psychologique", explique-t-il. Les géants de la pharmacie Merck et Roche testent depuis un mois les souris grenobloises. Merck a pris six couples de souris en leasing pour une durée de neuf mois et le Suisse Roche a pris dix couples en pension, signant un contrat de partenariat aux termes duquel les Français toucheront des royalties si ces souris permettent la mise sur le marché d'un nouveau médicament. "Le développement d'un nouveau médicament coûte 600 millions d'euros et ce n'est guère probable avant 10 ans", précise Mme Andrieux. En France, on estime que le coût social de la schizophrénie est de 30 milliards d'euros par an, selon elle.

http://fr.news.yahoo.com/021127/202/2va77.html

28 novembre 2002
Clonage humain : 5 grossesses en cours, une naissance prévue
Cinq grossesses obtenues par implantation d'un embryon humain cloné sont en cours et la première naissance, une petite fille d'un couple américain, est attendue d'ici la fin de l'année, a déclaré mercredi à l'AFP la scientifique française Brigitte Boisselier. "Nous avons cinq grossesses en cours, dont une qui ne va pas tarder. On va bientôt avoir le premier (bébé)", a déclaré Mme Boisselier, PDG de la société Clonaid, une société de clonage humain liée à la secte des Raëliens et basée à Las Vegas (Nevada, ouest). Interrogée pour savoir si cette naissance surviendrait d'ici la fin 2002, Mme Boisselier a affirmé "ne pas souhaiter donner de date précise", tout en ajoutant: "Mais, oui, c'est la réalité". "Cela sera annoncé en temps utile", a-t-elle poursuivi. Les cinq grossesses en cours concernent deux couples américains, deux asiatiques et un européen. La première naissance proviendra d'un couple américain et le bébé attendu est une petite fille, a précisé Mme Boisselier lors d'un entretien téléphonique sollicité par l'AFP. Mardi, à Rome, le professeur et gynécologue italien Severino Antinori avait annoncé la naissance du premier bébé créé par clonage pour le début janvier 2003. Un autre scientifique, l'andrologue américain Panos Zavos, a annoncé être dans la course pour produire le premier bébé cloné. Mme Boisselier, qui a rang d'évêque du mouvement raélien, a indiqué qu'elle espérait pouvoir annoncer publiquement la naissance quand elle surviendra mais qu'elle se heurtait pour l'instant aux réticences du couple américain. "Ma réalité, c'est que je traite avec des parents qui attendent un enfant. Maintenant que l'enfant est sur le point d'arriver, ils sont un peu moins chauds à s'afficher publiquement", a-t-elle dit. Les Raéliens, qui disent avoir 55.000 adeptes dans le monde, pensent que la vie sur terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Cette secte areligieuse a été créé par "Raël", alias Claude Vorilhon, un ancien journaliste français qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle.

http://actu.dna.fr/021127185803.z2lr2bxx.html

27 novembre 2002
CLONAGE Antinori et les raëliens annoncent des bébés dès décembre
Après le gynécologue Severino Antinori, qui a annoncé mardi à la presse italienne que le premier bébé conçu par clonage naîtrait début janvier, la secte des raëliens a déclaré hier que le clone d'une Américaine verrait le jour très prochainement. Selon Brigitte Boisselier, PDG de la société Clonaid, basée à Las Vegas, affiliée à la secte, cinq grossesses, concernant un couple européen, deux asiatiques et deux américains, seraient bien avancées. La veille, Severino Antinori avait déclaré que la «grossesse en est à sa 33e semaine». «Elle se déroule bien et le foetus, qui pèse 2,7 kg, est sain.» Le 8 mai dernier, Severino Antinori avait affirmé que cette grossesse en était à sa 10e semaine. Elle devrait donc être aujourd'hui dans sa 37e semaine. Interrogé mardi sur cette incohérence de calendrier, le gynécologue a éludé la question. Il a précisé qu'il n'était pas directement l'auteur de cette expérience, qui se déroule dans un pays qu'il n'a pas voulu citer. Il n'a pas non plus révélé l'identité ou la nationalité du ou des médecins en cause. Brigitte Boisselier et Severino Antinori se sont déjà rencontrés mais ne travailleraient pas ensemble. Le médecin romain, devenu célèbre dans les années 1990 pour avoir permis à des femmes ménopausées de donner naissance à des enfants, a réaffirmé que le bébé cloné ne sera pas montré après sa naissance et qu'il faudra attendre plusieurs expériences réussies avant qu'il ne fasse une communication scientifique. Selon lui, deux autres grossesses seraient en cours, l'une de 27 semaines, l'autre de 28 semaines. Interrogé sur ces nouvelles déclarations de Severino Antinori, Ian Wilmut, le «père» du premier mammifère cloné de l'histoire, la brebis Dolly, a répété hier qu'il était sceptique sur la réalité même de ces expériences de clonage humain, compte tenu du taux d'échec très important observé par toutes les équipes ayant conçu des clones de mammifères.
http://www.lefigaro.fr/sciences/20021128.FIG0184.html


27 novembre 2002
Au Congrès de l'American Heart Association
Thérapies cellulaires : les recherches se multiplient et se diversifient
Alain MARIE
Le Pr Philippe Menasché a réalisé, en juin 2000, la première greffe de myoblastes chez un insuffisant cardiaque et, à la fin du mois d'août, il a annoncé la mise en route d'un essai randomisé de phase II devant inclure 300 malades, sur deux ans. Le congrès de l'American Heart Association, à Chicago, a montré que plusieurs équipes se sont activement lancées dans ce type de recherche, en utilisant des myoblastes ou encore des cellules souches de la moelle osseuse. De notre envoyé spécial à Chicago Présent à Chicago, le Pr P. Menasché a présenté les résultats intermédiaires de ses dix premières greffes, chez des patients âgés en moyenne de 60 ans et présentant des fractions d'éjection ventriculaires (FEVG) très altérées, inférieures à 35 %. On sait que l'équipe française utilise des myoblastes prélevés dans la cuisse et cultivés, ce qui permet d'obtenir de 800 à 900 millions de cellules, celles-ci étant injectées au cours d'un pontage coronarien afin de traiter les zones akinétiques non viables, qui ne peuvent être améliorées par le pontage. Le suivi par PET-scan et tomographie a montré que les myoblastes greffés se contractent avec le myocarde et l'examen des zones akinétiques révèle que, 14 fois sur 22, les segments greffés recouvrent une certaine fonctionnalité. Par ailleurs, 9 des 10 patients greffés sont toujours en vie avec un recul de dix mois et leur FEVG a augmenté, même si l'on ne peut encore déterminer la part qui revient à la greffe cellulaire (et non au pontage) dans l'amélioration de la fonction cardiaque. Les Américains se lancent dans l'aventure Mais à Chicago, on retient surtout que d'autres équipes se lancent dans l'aventure, en utilisant aussi des myoblastes autologues. Avec, en particulier, les résultats préliminaires d'un essai multicentrique américain, supervisé par la FDA et coordonné par le Pr Nabil Dib (université de l'Arizona) portant sur 16 patients dont la FEVG était inférieure à 30 %. Dans 11 cas, les injections de myoblastes cultivés (de une à trente injections de 10 millions de cellules chacun) ont été pratiquées lors d'un pontage et, dans cinq cas, elles l'ont été à l'occasion de la pose d'une assistance ventriculaire gauche temporaire, en attente d'un donneur. Le suivi par IRM et par PET-scan met en évidence, là aussi, une récupération fonctionnelle des zones greffées. De plus, dans les assistances ventriculaires temporaires, les auteurs ont pu observer directement une régénération histologique. Enfin, douze semaines après l'intervention, la fraction d'éjection augmenté de 58 % (passant de 24,6 à 33,2 %). Au plan de la tolérance, si un décès de cause infectieuse est à déplorer (dans le groupe assistance ventriculaire), aucun trouble du rythme sévère n'a été observé dans la série américaine, note le Pr Dib. Les Américains ne sont pas les seuls à se lancer dans ces recherches ; une autre équipe rapportant une expérience similaire, avec des résultats comparables : celle de T. Siminiak (Pologne), avec 10 patients suivis pendant six mois. Les cellules souches de moelle osseuse Les thérapies cellulaires se développent en utilisant d'autres sources cellulaires, en particulier des cellules souches de la moelle osseuse prélevées sur les patients eux-mêmes. L'équipe du Pr Manuel Galinanes (Leicester, Royaume-Uni) a injecté de telles cellules chez 14 patients présentant une insuffisance cardiaque ischémique, à l'occasion d'un pontage. A partir de la sixième semaine, les auteurs observent une amélioration de la motilité pariétale régionale (à proximité des zones cicatricielles) et globale du ventricule gauche ; cette amélioration persiste pendant au moins dix mois. Ces premiers résultats encouragent les spécialistes britanniques à poursuivre leurs recherches : analyse de la transformation du tissu cicatriciel et de l'amélioration de fonctions cardiaques, essai d'injection des cellules souches, en dehors d'un pontage... Une équipe allemande (C. Stamm, Rostock) rapporte également des résultats encourageants, avec des cellules souches médullaires de patients injectés, après purification, chez 10 patients subissant un pontage après un infarctus survenu plus de dix jours mais moins de trois mois avant l'étude avec un recul de huit à douze mois de suivi, les auteurs observent une amélioration de la FEVG mais aussi de la perfusion des zones infarcies. On le voit, cette recherche visant à utiliser des cellules prélevées et mises en culture pour « réparer » le myocarde non viable se développe et se diversifie, même si les myoblastes prélevés chez les patients restent les plus utilisés. Dr Alain MARIÉ Cellules médullaires contre artérites des membres Une autre voie de recherche est l'utilisation de cellules médullaires non pour remplacer le muscle myocardique endommagé mais pour favoriser l'angiogenèse. Ainsi le Pr H. Masaki (Japon) a utilisé des cellules médullaires mononucléées, prélevées au niveau de la crête iliaque de 45 patients présentant une artériopathie des membres sévères (dont 5 malades de Buerger) : la distance de marche sur tapis roulant était de 1,3 minute, la TcO2 de 28 mmHg (normalement W 60mmHg) et 30 patients présentaient des ulcères. Le Pr H. Masaki a injecté les cellules, après purification, moins de trois heures après le prélèvement, au niveau du mollet (6,8 à 1,8 x 10 puissance 7 cellules par site, au niveau de quarante sites). Les résultats rapportés sont plus qu'encourageants, avec une amélioration de la pression à la cheville chez 31 des patients, un développement de la circulation collatérale observée dans 27 cas, un allongement de la durée de marche sans douleur de 1,3 à 3,6 minutes, une diminution des douleurs au repos chez 37 patients et, enfin, une cicatrisation des ulcères 21 fois sur 30.


27 novembre 2002
Clonage humain : cinq grossesses en cours, une naissance proche
Cinq grossesses obtenues par implantation d'un embryon humain cloné sont en cours et la première naissance, une petite fille d'un couple américain, est attendue d'ici la fin de l'année, a déclaré mercredi à l'AFP la scientifique française Brigitte Boisselier. "Nous avons cinq grossesses en cours dont une qui ne va pas tarder. On va bientôt avoir le premier (bébé)", a déclaré Mme Boisselier, PDG de la société Clonaid, une société de clonage humain liée à la secte des Raëliens, jointe par téléphone. Interrogée pour savoir si cette naissance surviendrait d'ici la fin 2002, Mme Boisselier a affirmé "ne pas souhaiter donner de date précise", tout en ajoutant: "Mais, oui, c'est la réalité". Les cinq grossesses en cours concernent deux couples américains, deux asiatiques et un Européen. La première naissance proviendra d'un couple américain et le bébé attendu est une petite fille, a précisé Mme Boisselier. Mardi, à Rome, le professeur et gynécologue italien Severino Antinori avait annoncé la naissance du premier bébé créé par clonage pour le début janvier 2003.

http://actu.dna.fr/021127170647.sbdpy4gc.html

26 novembre 2002
Le créateur de Dolly veut obtenir une licence pour le clonage humain
Le professeur Ian Wilmut, chef de l'équipe qui a cloné la brebis Dolly au Royaume-Uni, a présenté à la Human Fertilisation and Embryology Authority une demande de licence afin de pouvoir cloner des embryons humains. Cette licence lui permettra d'utiliser un oeuf humain non fertilisé pour tenter de le faire se développer en embryon au stade précoce, en utilisation le mode de la parthénogénèse (ou naissance virginale). La technique débouchera sur la création d'embryons clonés sans recours au sperme. Les oeufs ne seront toutefois pas implantés dans un utérus, mais des cellules de ceux-ci seront prélevées pour être étudiées. Le Professeur Wilmut affirme que son laboratoire, installé au Roslin Institute en Ecosse, n'entend pas développer des embryons au-delà de la taille d'un groupe microscopique de cellules. Si l'expérience réussit, le clonage d'embryons humains pour la recherche sur les maladies pourrait se poser en alternative à l'expérimentation animale. "Nous voulons utiliser cette technologie pour produire des cellules afin de traiter des maladies telles que le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer," affirme le Professeur Wilmut. Un oeuf non fertilisé est stimulé en laboratoire afin qu'il entame sa division et devienne un embryon. En fait, on fait "croire" à l'oeuf qu'il a été fertilisé, ce qui permet de lancer le processus de division. Des expériences similaires ont été menées sur des oeufs d'animaux, y compris des singes. Toute recherche impliquant la création d'embryons humains reste très controversée. Certains scientifiques ne considèrent pas les "embryons" créés par le biais de cette méthode comme de vrais embryons (ils peuvent ne pas être considérés comme tels selon les termes de la loi britannique de 1990 sur l'embryologie humaine). Ces embryons survivent rarement au-delà du stade du développement précoce. Un groupe d'experts conseillers du gouvernement britannique a recommandé un recours "limité" au "clonage thérapeutique" dans le cadre duquel la technique du clonage est autorisée pour produire des traitements médicaux.
Catégorie: Divers Source des informations: Roslin Institute
Référence du Document: D'après des informations communiquées par le Roslin Institute
Acronyme du Programme: MS-UK C
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Biotechnologie


26 novembre 2002
Drapeaux blancs contre la guerre !

http://www.place-publique.fr/mag/magspip/article.php3?id_article=89
En vue des préparations de guerre massive de la part du gouvernement des Etats-Unis contre l'Irak, il est urgent de signaler mondialement notre protestation contre cette guerre. A partir du 15 novembre et jusqu'à la fin de l'année nous voulons signaler notre NON contre cette guerre avec des tissus blancs fixés aux fenêtres de nos appartements dans tous nos villages et villes et dans tous les pays du monde. Cette action facile a réaliser n'a pas de centre et ne se base sur aucune idéologie et n'adhère a aucun parti politique. Elle trouvera sans doute la plus haute attention dans toutes les rues et dans tous les medias et montrera ainsi le désaccord profond de la plus grande partie de l'humanité avec cette guerre. Pour une propagation mondiale faites circuler ce texte et accrochez à vos fenêtres, à partir du 15 novembre, un tissu blanc signe de la protestation contre cette guerre. Voici d'autres sites ou vous trouverez aussi cette action
. - http://www.cyberhumanisme.org/matiere/tousterriens/18.html français -
http://www.frequenceevasion.com/radio.htm français - english - deutsch -
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=378 français -


26 novembre 2002
L'ossuaire du frère de Jésus inspire des doutes
Associated Press Toronto

Malgré les doutes soulevés par différents spécialistes en religion, l'expert français qui a révélé l'existence de l'ossuaire présumé de Jacques, frère de Jésus, a défendu sa découverte lors d'un colloque à Toronto. «J'ai été moi-même très prudent», a assuré dimanche André Lemaire. «Je dis qu'il est très probable» qu'il s'agisse de l'ossuaire du frère de Jésus. Au cours de cette séance, à laquelle ont assisté 800 personnes, plusieurs questions d'ordre technique ont été abordées, comme la grammaire et la manière dont les lettres sont inscrites sur l'ossuaire portant la mention: «Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus.» Ces mots sont marqués sur un ossuaire datant du Ier siècle, une boîte mortuaire utilisée par les juifs pour leurs morts jusqu'en l'an 70. Le Nouveau Testament identifie Jacques au frère de Jésus et au chef des premiers chrétiens à Jérusalem. Si les chercheurs s'entendent pour dire que l'inscription fait référence à Jésus de Nazareth plutôt qu'à un autre Jésus, et qu'elle n'est pas une contrefaçon, cet ossuaire constituera une très grande découverte archéologique. Depuis qu'André Lemaire a mentionné l'existence de cette boîte mortuaire le mois dernier dans le magazine Biblical Archeology Review, des spécialistes ont laissé entendre que la phrase pourrait avoir été ajoutée par un faussaire, il y a sans doute très longtemps. Des questions scientifiques concernant l'ossuaire, actuellement exposé au Musée royal de l'Ontario, à Toronto, jusqu'au 29 décembre, pourraient être éclaircies par l'Autorité des antiquités d'Israël qui va procéder à des analyses plus poussées. Deux experts du Bureau des recherches géologiques et minières ont déjà certifié que la surface vernis de l'ossuaire indiquait que toutes les lettres avaient été inscrites à une époque ancienne et que rien ne montrait qu'elles avaient été falsifiées. Eric Meyers, chercheur à l'Université Duke, qui a vu l'ossuaire pour la première fois la semaine dernière, a affirmé lors du colloque qu'il avait «des questions sérieuses concernant l'authenticité» et il a exhorté à la prudence, notamment parce que, selon lui, l'inscription «frère de Jésus» pourrait avoir été ajoutée. L'archéologue Peter Richardson de l'Université de Toronto a déclaré pour sa part que l'inscription présentait deux différents styles d'écriture, mais que le «caractère des lettres change progressivement», ce qui rend finalement peu probable une contrefaçon. Une analyse qui n'est pas celle de Kyle McCarter de l'Université Johns Hopkins. Selon lui, l'existence de deux styles d'écriture «suggère la possibilité d'une deuxième main». Pour André Lemaire, la question la plus fondamentale est de savoir si l'inscription fait référence au Jacques de la Bible. Sur ce point, il estime qu'au Ier siècle à Jérusalem, seuls 20 hommes nommés Jacques pourraient avoir eu un père s'appelant Joseph et un frère nommé Jésus. Selon lui, l'identification est «très probable» parce qu'il était extrêmement rare de nommer un frère, et ce Jésus particulier pourrait s'être distingué des autres. Oded Golan, le collectionneur israélien propriétaire de l'ossuaire, a rapporté que Camil Fuchs, statisticien à l'Université de Tel-Aviv, avait réduit les possibilités à trois personnes, ou, avec des estimations moins prudentes, «à quasiment une personne de la période». Pour M. Golan, les calculs de Camil Fuchs, pas encore publiés, éliminent les non-juifs de Jérusalem, les enfants, les 85% d'illettrés et les 50% qui ne pouvaient pas se permettre une sépulture dans un ossuaire. D'après la forme des lettres, l'inscription remonterait à une période comprise entre l'an 50 et l'an 70. Flavius Josephus, l'historien juif le plus important au Ier siècle, rapporte que Jacques a été exécuté par un hérétique en l'an 62. Hershel Shanks, rédacteur en chef du Biblical Archaeology Review et coauteur d'un livre sur l'ossuaire, considère que toutes ces questions posées montrent «une sorte de résistance. Nous ne voulons pas y croire.» Ce colloque du Collège américain de religion et de la Société de littérature biblique, deux importantes associations d'Amérique du Nord rassemblant des chercheurs en religion, doit se terminer ce aujourd'hui.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/arts/0211/art_102110161291.html

26 novembre 2002
Le premier bébé cloné devrait naître en janvier

Le Dr Severino Antinori a annoncé mardi que le premier bébé cloné naîtra en janvier. Le très controversé médecin italien a affirmé qu'une femme était enceinte de 33 semaines d'un bébé conçu par la technique du clonage. Il a assuré que le petit garçon se développait d'une façon absolument saine. En avril dernier, le Dr Antinori avait annoncé que trois femmes étaient enceintes de bébés clonés. La plus avancée des trois grossesses devait arriver à terme à la mi-novembre. Mais le Dr Antinori a refusé de donner des expliquations à ce sujet. Le Dr Antinori n'a pas précisé s'il avait joué un rôle dans ces clonages. Il a dit qu'il ne participerait pas à l'acouchement mais avait apporté «une contribution culturelle et scientifique» à un consortium de scientifiques impliqués dans ces grossesses, qu'il a refusé d'identifier. Il n'a pas voulu non plus donner l'identité ni la nationalité de la femme censée accoucher en janvier d'un bébé cloné. Il a ajouté qu'elle mettrait au monde l'enfant dans un «pays où cela est permis».
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp


25 novembre 2002
La fleur qui fait semblant
Agence Science Presse

Croyez-le ou non, mais il existe des plantes qui réussissent à se faire passer pour des insectes. De cette façon, lorsque de vrais insectes arrivent dans les parages, elles ne se font pas bouffer. On s'étonne peut-être d'apprendre qu'un insecte puisse être trompé au point de confondre un ou plusieurs de ses congénères avec une fleur. En fait, le truc, pour la plante, consiste à faire croire qu'une partie d'elle-même, ses feuilles, ou sa tige, est infestée d'insectes. Cela dirige aussitôt les insectes vers d'autres plantes, plus alléchantes pour eux. Selon les écologistes israéliens à qui on doit cette découverte, publiée dans la dernière édition du Biological Journal of the Linnean Society, les stratégies sont nombreuses, et les scientifiques sont encore très loin de les avoir toutes décodées. Il s'agit peut-être dans certains cas de marques sur une tige qui ont l'apparence d'une chenille. À moins que ce ne soient ces taches noires qui peuvent être confondues avec une grosse bande de fourmis. Mais ces stratégies ont toutes en commun une chose: elles envoient aux insectes qui osent s'approcher un signal: cette plante est déjà envahie, passez votre chemin. C'en est au point où l'équipe, dirigée par Simcha Lev-Yadun, de l'Université de Haïfa, se demande si ces faux insectes ne pourraient pas tromper des gros animaux, des herbivores, qui jugeront eux aussi que la plante «infestée» n'est pas comestible.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110161225.html

25 novembre 2002
Les magnats de l'informatique champions de la philantropie
Les magnats de l'informatique sont les champions de la philanthropie aux USA, selon un classement établi par l'hebdomadaire Business Week, qui révèle que Bill Gates aurait donné près de quatre fois plus de dollars à des organisations caritatives que son plus proche suivant. Parmi les 15 Américains les plus généreux, huit ont fait fortune durant le boom technologique des années 1990. En première position, le fondateur de Microsoft, Bill Gates, l'homme le plus riche du monde, a donné 25,6 milliards de dollars depuis 1998. Après la fondation de Bill Gates, c'est le fondateur d'Intel, Gordon Moore et sa femme Betty, qui se sont montrés les plus généreux, avec 6,6 mds USD. Ils sont suivis par les fondateurs de deux groupes d'investissements, James Stowers et son épouse, de American Security, qui ont distribué 1,5 md USD en bonnes oeuvres et Eli Broad, de SunAmerica, qui a donné 1,1 md USD. Selon Business Week, c'est la première fois depuis le 18e siècle et l'époque d'Andrew Carnegie, qui avait fait don de la quasi totalité de sa fortune de son vivant, pour s'assurer qu'elle était dépensée à bon escient, que les philanthropes sont aussi nombreux et aussi généreux. Les dons philanthropiques pourraient ainsi atteindre le trillion de dollars d'ici 2010, selon Erik Smith, auteur d'un récent rapport sur le sujet pour l'organisation de recherche Global Business Network, cité par l'hebdomadaire. Selon Business Week, le fondateur du site internet de vente aux enchères ebay, Pierre Omidyar, a promis de faire don de l'essentiel de ses biens (4,4 mds USD), moins 1%, de son vivant. Mais il n'a donné jusqu'ici que 50 millions de dollars. Le fondateur de la chaîne de grands magasin de bricolage Home Depot, Bernard Marcus, a aussi promis de donner l'essentiel de sa fortune, estimée à 1,8 milliard de dollars, avant sa mort, et il a déjà donné 350 millions de dollars. Le financier et investisseur Warren Buffett a annoncé qu'il ferait don de l'essentiel de sa fortune (36 mds USD), mais seulement à sa sa mort.

http://actu.dna.fr/021125091059.tzv2khh1.html

24 novembre 2002
Des "enfants bulles" vont pouvoir retrouver le chemin de l'école
Pour rompre l'isolement des jeunes leucémiques et cancéreux, confinés dans un milieu protégé à l'image des "enfants bulles", le CHU de Montpellier a développé un système inédit de visioconférence qui permet de les relier à leur école et leur famille. Les enfants malades, de la grande maternelle jusqu'au collège, auront la possibilité de suivre depuis leur domicile ou l'hôpital des cours dans leur classe, où sont installées des webcams. Le collège de Mauguio, près de Montpellier, a déjà été équipé. Une dizaine d'ordinateurs, reliés en réseau, ont été répartis dans les chambres du service hématologie du CHU. Une borne a également été disposée dans la "maison des parents", un local situé près de l'hôpital où les parents peuvent communiquer avec leur enfant via l'ordinateur. "C'est une première en France. Nous espérons que cela aura un effet boule de neige. C'est tellement important de rétablir la communication avec ces enfants", a déclaré Marie Madrid, présidente de l'association héraultaise le "Petit Câlin", à l'origine du projet. Les infirmières peuvent aussi en attester. Depuis l'installation de ce réseau informatique, qui les relie aussi à leur famille, les enfants hospitalisés ont moins tendance à les solliciter en appuyant sur la sonnette. Robert Peyrat, directeur adjoint du CHU, se déclare même convaincu que ce dispositif peut "améliorer la guérison" des jeunes malades. L'opération est financée, pour une durée de deux ans, par un fond de 75.000 euros, montant du grand prix national décerné cette année au "Petit Câlin" par les Association de Prévoyance Santé (ADPS), comités regroupant des assurés des AGF.

http://actu.dna.fr/021123143544.fpuv0mre.html

23 novembre 2002
La cohabitation chez les trous noirs
Pour la première fois, des astronomes ont observé la coexistence de deux trous noirs supermassifs dans une seule et même galaxie.
Allemagne
La galaxie en question s'appelle NGC 6240 et se trouve à environ 400 millions d'années-lumière de la Terre. Elle héberge en son sein deux trous noirs actifs qui orbitent l'un autour de l'autre et qui absorbent toute la matière environnante. Leur fusion est inévitable mais ne se produira pas avant plusieurs centaines de millions d'années. C'est ce qu'indiquent Stefanie Komossa et Guenther Hasinger, de l'Institut Max Planck, en Allemagne, dans une étude à paraître dans la revue Astrophysical Journal Letters. Le fait que NGC 2640 émette des rayons X a intrigué les scientifiques qui ont décidé d'utiliser le télescope spatial à Rayons X de la NASA, Chandra, pour l'étudier de plus près. Ils se sont aperçus que deux trous noirs y cohabitaient à 3000 années-lumière l'un de l'autre. Les astronomes affirment que la réunion des deux donnera naissance à un trou noir plus massif encore. Ce dernier dégagera des radiations et ondes gravitationnelles qui se propageront dans l'Univers. La présence d'un duo de trous noirs dans une galaxie confirme la théorie suivante: les trous noirs peuvent grandir et atteindre des masses disproportionnées dans le centre des galaxies, en fusionnant avec d'autres trous noirs.

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3023.asp

23 novembre 2002
Une puce électronique pour les pédophiles
Frédérique Andréani

Les astronautes de la Nasa et les pédophiles britanniques pourraient bientôt avoir quelque chose en commun. Si ce projet du gouvernement britannique se concrétise, les pédophiles pourraient être dotés du même type d'implant électronique que celui qui permet à l'agence spatiale américaine de suivre à la trace ses astronautes. Une lettre écrite par Hilary Benn, le haut fonctionnaire britannique chargé de la supervision des pédophiles, révèle ainsi qu'une équipe de chercheurs du ministère de l'Intérieur « étudie activement » la possibilité d'insérer chirurgicalement une puce électronique en silicone sous la peau des pédophiles sortis de prison. Cette puce électronique permettrait de localiser les pédophiles, via l'utilisation d'un satellite, et d'alerter la police s'ils se trouvent à proximité d'un terrain à risque tel qu'une école. Elle permettrait aussi de surveiller la pression sanguine et les battements du coeur, fournissant un facteur d'indication en cas de passage à l'acte imminent. Tracker Network, la compagnie qui s'occupe de retrouver la trace par satellite des voitures volées munies d'un système de localisation électronique, et Compaq, qui a développé pour la Nasa l'implant dont sont munis les astronautes, auraient été contactés par le gouvernement britannique
© le point 22/11/02 - N°1575 - Page 90 - 201 mots

http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=123335

21 novembre 2002
Criminologie: circonstances génétiques atténuantes
Agence Science Presse

Vous avez assassiné votre voisin, mais vous êtes porteur d'un gène de prédisposition à la violence. Faudrait-il prendre ce fait en considération lors de votre procès? Un groupe de bioéthiciens britanniques pense que oui, et suggère même que ce n'est qu'une question de temps avant que les tribunaux ne soient saisis par ce type d'arguments. De la même façon qu'on invoque depuis longtemps des facteurs sociaux (abus sexuels dans l'enfance, par exemple) comme circonstances atténuantes. Tout le monde n'est évidemment pas d'accord: l'ancien patron de la compagnie Celera, Craig Venter, le «père» d'une des deux cartes du génome humain, juge qu'il n'existe aucune preuve de l'existence d'un gène lié spécifiquement à la violence. Et d'autres s'inquiètent de tendances plus inquiétantes: si, un jour, il devient vraiment acceptable aux tribunaux de prendre les gènes en compte, ne deviendra-t-il pas tout aussi acceptable de faire passer toute la population par des tests génétiques afin de «trier» les criminels potentiels? Ce n'est plus de la science-fiction, c'est une interrogation qui nous tombera dessus dans moins de 10 ans …

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110159557.html

21 novembre 2002
Une horloge biologique génétique
Agence Science Presse

Imaginez : une personne qui n'aurait plus envie ni de manger ni de faire la sieste. L'enfer. Mes cet enfer est en nous, parce qu'il est le résultat d'un gène. Faites muter ce gène, comme des chercheurs texans l'ont fait chez des souris, et vous obtiendrez -si ça se passe comme chez les souris- des individus qui mangeront si on les y oblige, mais qui n'en sentiront nullement le besoin, et pour qui le rythme des jours et des nuits n'aura plus aucune influence sur leur besoin de dormir. La découverte est étonnante, parce que les scientifiques savent depuis longtemps que ce qu'on appelle l'horloge biologique n'est pas un mythe: notre corps est bel et bien soumis à un cycle de 24 heures, qui influence toute une série de réactions, des hormones jusqu'au rythme cardiaque. Mais ce que démontrent les souris de Steven McKnight et de ses collègues du Centre médical de l'Université Texas Southwestern, c'est qu'il existe manifestement une autre horloge biologique en nous, cachée au sein de notre bagage génétique, et peut-être tout aussi cruciale que l'autre. Cruciale, le mot est faible: les souris qui ont été ainsi modifiées génétiquement ne se contentent pas de ne plus manger aux mêmes heures: si on modifie leur horaire, elles se laissent carrément mourir de faim, a annoncé McKnight dans le cadre du congrès annuel de la Société des neurosciences, à Orlando (Floride). Ces mêmes souris ont également cessé de faire des siestes: alors que ces rongeurs se reposent normalement après sept heures d'activités, les mutants tenaient le coup pendant neuf heures. «Cela suggère qu'une sieste est génétiquement programmée», déclare Steven McKnight, qui s'intéresse depuis quelques années au gène en question, NPAS2: chez des souris normales, avait-il résumé dans une recherche parue en 2001 dans la revue Science, ce gène s'active la nuit lorsque l'animal est alerte. Qu'il y ait plus d'une horloge biologique en nous n'est, en soi, pas nouveau: d'autres chercheurs ont récemment découvert que certains de nos organes semblent fonctionner suivant des cycles qui ne sont pas tout à fait de 24 heures. Mais ces horloges internes gouvernent un organe, et non l'organisme entier, au contraire de ce gène NPAS2 -du moins, chez la souris. Et chez nous ?

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110159562.html

21 novembre 2002
Créer une nouvelle forme de vie

L'américain Craig Venter, rendu célèbre pour avoir réussi le premier à décrypter le génome humain, veut maintenant créer une nouvelle forme de vie synthétique. Le scientifique a même reçu une subvention de près de trois millions de dollars du département américain de l'Énergie afin de mettre en marche son projet. Dans un premier temps, le chercheur Venter envisage de créer, à partir d'une bactérie simple, un organisme unicellulaire, dont le génome aurait été conçu partiellement d'une main humaine. Cette «cellule» verrait ses chromosomes modifiés, de façon à ne conserver que le strict minimum de gènes requis pour rester en vie, se nourrir, se diviser et donner ainsi naissance à une colonie d'organismes identiques. Cette bactérie synthétique sera modifiée de façon à ne pas pouvoir infecter l'humain et restera confinée dans un laboratoire. Elle sera conçue pour mourir au cas où elle arriverait à échapper à un tel environnement. Une fois cet organisme fabriqué, les chercheurs envisagent une foule d'applications, rendues possibles en y ajoutant un par un le ou les gènes correspondants aux fonctions désirées: par exemple, la production d'hydrogène ou la décomposition du gaz carbonique issu des rejets toxiques industriels. Craig Venter est actuellement président de l'Institut pour des alternatives à l'énergie biologique américain.

http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp

20 novembre 2002
Le Conseil d'Etat suspend l'importation de cellules souches embryonnaires
Stéphanie HASENDAHL
La décision du Conseil d'Etat de suspendre l'importation de cellules souches, importation autorisée par l'ancien ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, plonge les chercheurs dans un profond pessimisme. Les chercheurs français sont dans l'impasse, alors que la Commission européenne s'apprête à attribuer les financements en fonction des différents projets de recherche. Christine Boutin, la présidente de l'association l'Alliance pour les droits de la vie, se réjouit, tandis que les scientifiques français désespèrent. L'obscurantisme ne se compte pas en nombre. Pourtant, lorsque l'ancien ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a pris, avant le changement de majorité, la décision d'autoriser l'importation de lignées de cellules souches embryonnaires, les chercheurs (parmi lesquels quatre prix Nobel) ont eu plutôt bon espoir. L'espoir de mener des travaux de recherche fondamentale sur les cellules souches embryonnaires, qui peuvent se diviser indéfiniment, parallèlement aux recherches qui sont déjà menées sur les cellules souches adultes et qui n'ont qu'un potentiel de multiplication limité. A terme, l'objectif est de trouver des applications en médecine générative. Au nom de la loi C'était sans compter sur la vigilance morale de Christine Boutin qui, au nom de son association, a porté un premier recours en référé auprès du tribunal administratif de Paris pour demander l'annulation de la décision de Roger-Gérard Schwartzenberg, en contradiction avec la loi de bioéthique en vigueur. En effet, la loi de 1994, faute d'une révision qui devait pourtant être effectuée en 1999, s'applique toujours. Et elle n'autorise pas la recherche sur les cellules embryonnaires. Le ministre Roger-Gérard Schwartzenberg, pour répondre à l'impatience des chercheurs, a anticipé sur le texte à venir dont la version votée par l'Assemblée nationale en janvier dernier accepte ce type de recherche. Toutefois, le contenu de la prochaine loi bioéthique reste, pour le moment, dans les mains des sénateurs qui n'en discuteront qu'en janvier prochain. La demande de suspension de l'importation de cellules souches d'origine embryonnaire ayant été rejetée par le tribunal administratif, l'association de Christine Boutin s'en est remise au Conseil d'Etat. Ce n'est donc pas sur le fond que le Conseil d'Etat a tranché mais sur la forme, jugeant que la décision ministérielle de Roger-Gérard Schwartzenberg méconnaissait la loi du 29 juillet 1994 (article L. 2141-8) selon laquelle « toute expérimentation sur l'embryon est interdite ». Il a par ailleurs décidé de ne suspendre l'exécution de la décision attaquée que pour une période de quatre mois (jusqu'au 13 mars 2003), en attendant que la justice se prononce sur le fond. « Mais cette période de quatre mois est très importante puisque c'est à ce moment que la Commission européenne examine les projets de recherche et distribue ses financements, explique au « Quotidien » le Pr Patrice Mannoni, directeur scientifique et médical de l'établissement français du sang Alpes-Méditerranée et directeur d'un laboratoire de thérapie cellulaire et de thérapie génique à Marseille (EFS, INSERM). L'Europe acceptera-t-elle de financer des dossiers dans des pays dont elle ne sait pas si les recherches sur les cellules souches embryonnaires seront autorisées, alors qu'elle-même a admis ce type de recherche ? Nous sommes dans une situation très grave, estime-t-il. Pourquoi pleurer sur le départ des jeunes chercheurs vers l'étranger lorsque l'on ne leur offre pas en France les moyens de travailler? » La question est d'autant plus pertinente qu'aujourd'hui la plupart des scientifiques reconnaissent l'importance du développement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. L'Académie des sciences et l'Académie de médecine se sont prononcées fermement pour, ainsi que le président Chirac et son ministre de la Santé, Jean-François Mattei, sans parler des associations de malades qui, comme l'AFM, fondent leur espoir sur ce type de recherche, même si elle n'en est qu'au stade fondamental. Comme pour les questions concernant les OGM, le débat sur la recherche sur les cellules embryonnaires est brouillé par des prises de position radicales.


20 novembre 2002
Des cellules souches contre le diabète
Des scientifiques de l'Université Stanford ont réussi à transformer des cellules souches embryonnaires de souris de façon à leur permettre de produire de l'insuline, une hormone indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Une fois greffées à des souris diabétiques, les cellules ont continué de produire de l'insuline, ce qui a permis aux souris de rester en vie. Par contre, lorsque les scientifiques ont retiré la greffe, le diabète est réapparu et les rongeurs sont morts. L'insuline est produite par le pancréas et elle permet à l'organisme de stocker le sucre à l'intérieur des cellules. Les diabétiques sont incapables d'en produire en quantité suffisante, ce qui leur cause de graves problèmes de santé. Même s'il est trop tôt pour l'utiliser sur des humains, cette thérapie pourrait éventuellement être adaptée de façon à compenser le déficit d'insuline dont souffrent les diabétiques.

http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp

20 novembre 2002
Feu vert du gouvernement suisse à la loi sur les cellules souches
Associated Press Berne

Le Conseil fédéral (gouvernement) suisse a adopté la loi autorisant la recherche sur les embryons surnuméraires et sur les cellules souches à de strictes conditions. Il a transmis mercredi le projet au Parlement. La technique suscite de grands espoirs pour le traitement de maladies comme celles d'Alzheimer ou de Parkinson. La Suisse interdit déjà la production d'embryons à des fins de recherche et il n'est pas question de remettre en cause ce principe. En revanche, la recherche sur les embryons surnuméraires, c'est-à-dire développés dans le cadre d'une fécondation in vitro mais non implantés, n'est pas encore clairement réglementée. Pas plus que la recherche sur les cellules souches issues de ces embryons surnuméraires. Le projet de loi vise à autoriser ces deux possibilités, mais fixe des conditions strictes. Il sera notamment interdit d'importer ou d'exporter des embryons surnuméraires ou de laisser se développer un tel embryon à des fins de recherche au-delà du 14e jour. Un embryon surnuméraire ne pourra par ailleurs être utilisé à des fins de recherche que si le couple concerné, dûment informé, y a librement consenti. Autre point important: il sera exclu de céder ou d'acquérir des embryons surnuméraires ou des cellules souches embryonnaires contre rémunération. La recherche dans ces deux domaines ne seront permises que sur autorisation de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le projet de recherche devra répondre à des critères de qualité scientifique et être justifiable au plan éthique. Lors de la consultation qui s'est achevée le 30 août dernier, la plupart des cantons, les instituts scientifiques et les associations du secteur économique se sont déclarés favorables à la loi.


20 novembre 2002
Un anatomiste veut réaliser une autopsie en public
Agence France-Presse Londres

Un médecin anatomiste allemand connu pour ses expositions de corps humains traités aux résines synthétiques a assuré qu'il réaliserait la première autopsie en public en Grande-Bretagne depuis près de deux siècles, malgré les mises en garde des autorités. Le professeur Gunther von Hagens, qui avait créé la sensation en exposant des cadavres traités selon un procédé révolutionnaire de son invention, la «plastination», a affirmé mardi qu'il pratiquerait une autopsie mercredi en public à guichets fermés, filmée par la chaîne de télévision Channel Four. L'inspecteur gouvernemental pour les questions d'anatomie Jeremy Metters a pourtant menacé le médecin de poursuites pénales, soulignant avoir prévenu la police pour lui demander de prendre «les mesures appropriées». «Il apparaît que le professeur von Hagens projette de pratiquer une opération qui constituerait un délit criminel en vertu de la loi sur l'anatomie», a-t-il dit dans un communiqué, précisant que ni l'anatomiste ni le lieu ne bénéficiaient d'autorisation d'autopsie en vertu de ce texte. Mais le professeur von Hagen a déclaré qu'il se sentait «parfaitement habilité» à pratiquer cette autopsie. «L'attitude de l'inspecteur (Metters) me rappelle les temps où le clergé se réservait le droit de lire la Bible», a-t-il dit. «L'époque du monopole des médecins sur la connaissance des opérations médicales vitales est révolu». Près de 500 personnes ont payé 12 livres britanniques (19 dollars) leur ticket pour l'autopsie de deux heures, qui sera projetée sur des écrans géants dans une galerie d'art, où les organes circuleront sur des plateaux dans l'assistance. Les dissections en public étaient populaires au XVIe siècle en Grande-Bretagne, où des théâtre anatomiques temporaires étaient érigés à Londres. La dernière autopsie en public y a eu lieu vers 1830.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110159534.html

19 novembre 2002
Démonstration du lien entre les explosions d'étoiles et les trous noirs
PARIS (AFP)

Une équipe internationale d'astrophysiciens a pu, grâce au télescope spatial américain Hubble, établir un lien entre les trous noirs et l'explosion des étoiles massives, les supernovae, ont annoncé mardi le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), les agences spatiales européenne ESA et américaine NASA, dans un communiqué. Cette équipe, conduite par Felix Mirabel, directeur de recherche au Commissariat à l'énergie atomique, a pu mesurer le mouvement propre d'un trou noir baptisé GRO J1655-40 et de son étoile-compagnon. Ce système binaire se propulse à une vitesse de plus de 400.000 km/h dans la Voix Lactée en direction de la constellation du Scorpion. "Il existait beaucoup de théories et de suppositions sur la formation des trous noirs, mais c'est la première fois que nous disposons d'informations visuelles et factuelles, et que nous avons l'évidence que cet objet s'est formé à partir de l'explosion d'une supernova", a expliqué à l'AFP Felix Mirabel, du laboratoire d'astrophysique du CEA-Saclay (Essonne). La découverte, fruit d'une collaboration avec l'ESO (European Southern Observatory) en Allemagne, l'institut de physique spatiale d'Argentine, l'institut Max Planck allemand, a été publiée mardi dans la revue européenne "Astronomy and Astrophysics" (Numéro 395, page 595). Résidus probables de gigantesques évènements cosmiques, les trous noirs de masse stellaire reçoivent lors de ces explosions une formidable impulsion les projetant dans l'espace interstellaire à des vitesses considérables. Selon leur masse initiale, les étoiles massives laissent comme résidu une étoile à neutrons (d'une taille de 10 à 20 kilomètres) ou un trou noir. L'association supernovae/étoiles à neutrons a été définitivement confirmée il y a plus de 30 ans par la découverte des pulsars radio, ces objets extrêmement denses dont la rotation produit pour un observateur lointain une émission périodique, à l'image d'un phare éclairant régulièrement le ciel nocturne. "La magnifique Nébuleuse du Crabe et son non moins célèbre pulsar sont le plus bel exemple de l'existence de telles associations", rappelle le CEA. "Dans le cas des trous noirs de masses stellaires et bien que nous possédions déjà de très fortes indications observationnelles de l'existence d'une douzaine d'entre eux dans notre Galaxie, ce lien restait à être démontré", souligne le CEA. Le système GRO J1655-40 - baptisé ainsi car il avait été identifié en 1994 par un satellite américain Gamma Ray Observatory, les chiffres correspondant pour leur part à ses coordonnées dans le ciel - appartient à la classe des microquasars, systèmes constitués d'un trou noir de masse stellaire autour duquel gravite une étoile, explique M. Mirabel. La luminosité de l'étoile-compagnon et les phénomènes physiques résultant de l'accrétion de matière par le trou noir permettent la détection indirecte de celui-ci, rendu ainsi "visible" à l'observateur, précise-t-il. Découvrir des systèmes similaires dans notre Galaxie, reconstituer la trajectoire de ces trous noirs durant leur périple et déterminer en quelque sorte leur lieu de naissance restent un objectif majeur de la communauté des astrophysiciens, selon M. Mirabel. Le lancement du satellite d'astronomie gamma INTEGRAL de l'ESA le 17 octobre est selon lui un atout de première importance dans la réalisation de ces objectifs.

http://fr.news.yahoo.com/021119/202/2uvcu.html

19 novembre 2002
Les nanotechnologies, aux frontières de l'infiniment petit
On appelle nanotechnologies l'ensemble des technologies qui utilise les possibilités de manipuler et assembler les atomes et les molécules pour réaliser des structures précises. Ces structures au potentiel extrêmement vaste seront la base de nouvelles réalisations dans des domaines aussi variés que l'électronique, la mécanique, la chimie, l'optique ou la biologie pour le traitement des gènes ou le développement de nouveaux médicaments. Voici la version intégrale de l'article paru dans le numéro de novembre 2002 de SVM (n° 209). Retrouvez toutes les infographies dans le magazine.

Jean-Paul Cognot SVM n°209
Le préfixe nano du terme "nanotechnologies" provient de l'échelle des tailles impliquées dans ces technologies. En effet, ces technologies consistent à manipuler atomes et molécules dont les dimensions se comptent en nanomètres c'est-à-dire en millionièmes de millimètres. Pour fixer les idées, voici quelques éléments dont la taille est exprimée en nanomètres. Un cheveu humain mesure 150 microns de diamètre soit 150 000 nanomètres. La taille des transistors utilisés dans les microprocesseurs de dernière génération et fonctionnant entre 2 et 3 GHz varie de 130 à 90 nanomètres. Un atome de métal comme le fer ou l'aluminium mesure environ 0,25 nanomètre de diamètre. Le plus petit atome, l'atome d'hydrogène, mesure environ 1 Angström de diamètre soit 0,1 nanomètre. Toutes les nanotechnologies ont pour but de manipuler et assembler des atomes ou molécules pour obtenir des structures organisées qui présentent des caractéristiques physiques significativement différentes de celles de corps physiques obtenus par des méthodes traditionnelles. Deux caractéristiques très particulières sont également attachées aux nanotechnologies : le positionnement spatial et la duplication automatique. Les structures atomiques créées suivent un agencement atomique dans lequel chaque atome a une position bien définie par rapport aux autres. D'autre part, cette structure doit posséder autant que faire se peut la capacité à se générer et à se régénérer. Cette dernière caractéristique est essentielle pour assurer une production à bas coût ainsi qu'une grande résistance aux agressions externes par la capacité à se réparer de manière autonome. Pour mieux comprendre, il faut suivre le cheminement de la pensée scientifique qui a conduit aux recherches dans le domaine des nanotechnologies. Prenons pour cela un exemple relativement connu depuis quelques années de structures créées grâce aux techniques de nanotechnologie : les nanotubes (lire aussi l'article de VNUnet du 28 août 2001). Les nanotubes sont un assemblage d'atomes, le plus souvent d'atomes de carbone, enroulés en couche simple ou multiple sous forme de cylindres. Ils furent découverts en 1991 par le microscopiste japonais Sumio Iijima. Le diamètre d'un nanotube varie de 0,5 à 50 nm. En 1999, le plus long nanotube réalisé mesurait 100 nm. Aujourd'hui, certains laboratoires sont capables de faire croître des nanotubes jusqu'à ce qu'ils atteignent une longueur de 200 millions de nanomètres c'est-à-dire 20 cm. Les caractéristiques physiques, telles que la résistance mécanique, la conductibilité de l'électricité et de la chaleur, des nanotubes de carbone sont tout à fait remarquables. La rigidité et la résistance mécaniques des matériaux composites qui servent actuellement à fabriquer des ailes d'avions, des structures de fusées, des carrosseries de voitures de course ou encore des raquettes de tennis haute performance est d'environ 4 fois celle de l'acier à poids égal. Il est difficile d'imaginer les performances de ces mêmes éléments réalisés en utilisant des matériaux composés de nanotubes de carbone lorsqu'on sait que la résistance mécanique de ceux-ci est 600 fois supérieure à celle de l'acier à poids égal ! Tout a commencé le 29 décembre 1965 L'inventeur des nanotechnologies, le physicien américain Richard P. Feynman, a reçu le prix Nobel de physique en 1965 pour ses travaux sur le photon. En réalité, tout a démarré le 29 décembre 1959 lors de la réunion annuelle de la Société Américaine de Physique à l'Institut de Technologie de Californie (Caltech). Richard Feynman y fit un discours resté célèbre et intitulé : There's plenty of room at the bottom que l'on pourrait traduire par "Il y a encore beaucoup de place en bas". Lors de ce discours, Richard Feynman se voulut peu ou prou provocateur en affirmant qu'il allait parler d'un domaine des sciences dans lequel très peu de choses avaient déjà été faites, bien que les implications potentielles soient énormes. Il déclara vouloir parler de la manipulation et du contrôle des choses à une échelle infime. Il déclara même en préambule que le monde scientifique de l'an 2000 regarderait son passé et se poserait la question de savoir pourquoi la communauté scientifique avait attendu 1960 avant de chercher à faire des progrès dans cette direction. Il posa le problème de la façon suivante : Pourquoi ne peut-on pas écrire l'intégralité des 24 volumes de l'Encyclopédie Brittanica sur une tête d'épingle ?" Un simple calcul lui permit de montrer que la réduction de la taille des caractères par un facteur 25 000 permettait d'y arriver et que rien de la physique connue n'interdisait d'obtenir un tel résultat. La taille du point minimum du toner servant à imprimer une encyclopédie est d'environ 0.2 mm. En réduisant la taille de ce point par un facteur 25 000, on obtient un point de 8,5 nanomètres. Un tel point correspond à la surface de 32 atomes de fer mis côte à côte. Un tel nombre d'atomes rend donc théoriquement possible la gravure d'un point sur une surface composée d'atomes de fer. Il en déduit ainsi que la surface d'une tête d'épingle était suffisante pour imprimer dans le métal l'intégralité de l'Encyclopédie Brittanica. Il continua son analyse en déterminant les meilleurs moyens pour stocker les informations dans un volume le plus petit possible. Il arriva ainsi à la conclusion que des méthodes de codage appropriées utilisant des méthodes de stockage ne faisant intervenir que des phénomènes physiques connus en 1960 permettaient de stocker l'intégralité de la connaissance accumulée par l'homme depuis ses origines dans un volume de matière pas plus grand qu'un grain de sable, un cube de 0,12 mm de côté. Il ne faut en effet qu'une centaine d'atomes pour stocker de façon irréversible l'information binaire élémentaire, le bit. Tout cela nous ramène à son affirmation du début : il y a beaucoup de place là-dessous ! Il envisagea la possibilité de construire des systèmes atome par atome afin d'en contrôler la forme, les dimensions et les caractéristiques exactes. Il envisagea également la possibilité pour de tels systèmes de se dupliquer à la manière dont les cellules vivantes réalisent la croissance et la régénération des tissus vivants. Des prix pour stimuler les nanotechnologies Richard P. Feynman était en train d'inventer les nanotechnologies sans en connaître le nom. Il en décrivait la direction de recherche pour de nombreuses années. Pour donner une impulsion aux travaux de recherche sur les méthodes envisageables pour faire progresser ces technologies, il offrit lui-même deux prix de 1 000 $ aux deux premières personnes capables de réaliser les prouesses techniques suivantes : • Ecrire une page de livre sur une surface dont les dimensions seraient le 25 millième des dimensions de la page d'origine et qui puisse être lue par un microscope électronique. • Réaliser un moteur électrique fonctionnel dont le volume extérieur serait inférieur à un 64e de pouce cube. Des fonds aussi bien publics que privés concourent à l'émergence de résultats concrets dans le domaine des nanotechnologies. L'Institut Foresight de Palo Alto en Californie a décerné sept prix depuis 1993 pour récompenser les résultats significatifs de chercheurs en nanotechnologies. En 1997, il a créé un Grand Prix Feynman de 250 000 $ (non encore attribué) à toute personne qui sera capable la première de concevoir et construire deux réalisations qui marqueront le développement des nanotechnologies dans les domaines de la mécanique et de l'électronique : • Un bras manipulateur fonctionnel avec une précision de positionnement inférieure à 0,1 nanomètre, dont la plus grande dimension doit être inférieure à 100 nanomètres pour démontrer la faisabilité de la nano-mécanique capable de manipuler des atomes avec précision. Ce bras devra être capable de réaliser ces mouvements de précision à un rythme de 1 000 par seconde pendant un temps minimum d'une minute. • Un additionneur binaire capable de faire la somme de deux nombres de 8 bits dont la plus grande dimension doit être inférieure à 50 nanomètres pour démontrer la faisabilité de l'ordinateur en nanotechnologie.

http://www.vnunet.fr/svm/doss/svm/nanotech.htm

18 novembre 2002
IBM passe des alliances pour le développement de l'e-Learning
IBM, le premier fournisseur mondial de services et de technologies de formation en ligne (e-Learning), et NETg, filiale française de The Thomson Corporation, ont annoncé un accord de coopération dans le domaine de l'e-Learning, un marché mondial estimé à 18 milliards de dollars. Les solutions proposées par les deux partenaires s'adresseront aux entreprises et aux administrations. Les deux sociétés assureront conjointement la commercialisation et la distribution de leurs offres. En outre, elles co-développeront - en s'appuyant sur des standards ouverts - des didacticiels et des solutions de formation électronique de nouvelle génération qui permettront aux salariés de bénéficier d'environnements pédagogiques en ligne très évolués. L'offre d'IBM et de Thomson NETg comprendra des milliers de cours e-Learning allant du droit des affaires aux technologies de l'information, et couvrant aussi bien la gestion budgétaire que le commerce électronique ou la grammaire. Par ailleurs, IBM et Cisco qui sont engagés dans une alliance stratégique mondiale depuis 1999, annoncent également une nouvelle collaboration stratégique dans le domaine de l'e-Learning, spécifique à la France :"Learning on the Net". Ils proposent une offre spécifique répondant aux programmes de e-Learning et de communication interne des entreprises françaises. www.ibm.com

http://www.lesinfos.com/actu_tech/Strategie/default.asp?num=24358

18 novembre 2002
L’ozone, arme secrète des anticorps ?
Non seulement les anticorps du système immunitaire seraient des tueurs, et pas seulement des agents de reconnaissance, mais ils utiliseraient une arme nouvelle en biologie : l’ozone. Cette double annonce apporte à la fois de nouvelles perspectives et beaucoup de questions aux spécialistes de l’immunologie. Les anticorps, ou immunoglobulines, jouent un rôle de repérage en identifiant les antigènes des cellules ennemies et en permettant à des ‘’tueurs’’ de les éliminer. Mais l’équipe de Richard Lerner, du Scripps Research Institute (La Jolla, Californie), a découvert que les anticorps pouvaient tuer eux-mêmes des bactéries - en l’occurrence la bactérie E.Coli. Ces chercheurs avaient déjà démontré qu’associés à l’oxygène singulet –une forme très réactive et très oxydante de l’oxygène- les anticorps pouvaient produire du peroxyde d’hydrogène, un ‘’nettoyeur’’ de bactéries. Mais au cours de leurs dernières expériences, Lerner et ses collègues ont découvert qu’une autre arme permettait aux anticorps de tuer E.Coli. Cette molécule a la même signature chimique que l’ozone, un gaz présent dans l’atmosphère mais inconnu en biologie. Ces résultats, publiés dans la revue Science du 15 novembre, ouvrent de nouvelles possibilités de lutte contre les infections bactériennes. Si la présence de l’ozone est confirmée, les chercheurs devront aussi regarder de plus près les effets de cette molécule toxique dans l’organisme.
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/

17 novembre 2002
Cancers, vieillissement : découverte d'un mécanisme de lutte anti-oxydants

Des chercheurs français ont mis en évidence un mécanisme essentiel pour lutter contre les oxydants, molécules responsables du vieillissement et de certains cancers, a annoncé jeudi le CEA (Commissariat à l'énergie atomique). Tous les organismes vivants sont exposés à la toxicité des oxydants dérivés de l'oxygène que l'on respire et dont les effets inéluctables conduisent au vieillissement et aux cancers par oxydation progressive des cellules. Pour la première fois, le mécanisme de détection de ces oxydants a pu être identifié dans un organisme modèle de la cellule humaine, une levure dénommée "Saccharomyces cerevisiae", indique le CEA. Il s'agit d'un véritable système de veille cellulaire capable de détecter la présence d'oxydants et de déclencher la production d'anti-oxydants. En l'absence de pareil système de surveillance, la toxicité est telle que la cellule est incapable de survivre. Ce système comprend un détecteur, la protéine Orp1, capable d'être activée en présence de très faibles concentrations d'oxydants et qui par une réaction chimique spécifique transmet un signal à une autre protéine, qui déclenche alors la contre-attaque, la production d'une panoplie de molécules anti-oxydantes. Ces travaux conduits par l'équipe du Dr Matthieu Toledano du Laboratoire des stress oxydants et cancer (LSOC), du CEA à Saclay (région parisienne, Essonne) sont parus jeudi dans la revue spécialisée Cell. L’oxygène est essentiel au processus de respiration, source de l’énergie cellulaire. Dans la cellule, il se transforme en deux oxydants, l’ion superoxyde et le peroxyde d’oxygène ou eau oxygénée. Capables de détruire toutes les structures cellulaires lorsque leur concentration est élevée, ces deux oxydants sont à l’origine de cancers et des lésions pathologiques observées au cours du vieillissement. Ce système de surveillance découvert chez la levure est conservé chez l'homme. Il n'était jusqu'à présent connu que chez les bactéries.

http://actu.dna.fr/021114191146.6y72sylq.html

17 novembre 2002
Refroidir en « chauffant » : un paradoxe du monde de la physique ?
Des physiciens de l’Institut de physique nucléaire de Lyon (CNRS/IN2P3(1) et Université Claude-Bernard Lyon I), en collaboration avec l’Institut für Ionenphysik d’Innsbruck (Autriche), ont établi expérimentalement, et pour la première fois de manière directe, l’existence d’une capacité calorifique négative. Le système étudié, un ensemble fini d’une quinzaine de molécules d’hydrogène, refroidit en effet brusquement au cours de sa transition liquide/gaz, malgré l’apport extérieur d’énergie. Nous l’expérimentons tous les jours. Il suffit de chauffer de l’eau pour voir sa température augmenter. Mais dès que l’eau se met à bouillir, sa température n’augmente plus jusqu’à ce que tout le liquide soit vaporisé. Un tel comportement est très général dans les milieux macroscopiques. Fournir de l’énergie à un système fait augmenter sa température jusqu’à ce qu’il commence à changer d’état (évaporation ou fusion) ; bien que chauffé en continu, il garde alors une température constante tant que l’évaporation (ou la fusion) n’est pas complète. Le langage de la physique traduit cela en disant que « la capacité calorifique »(2) du système est positive. Mais, existe-t-il des systèmes ayant une capacité calorifique négative, c’est-à-dire dont la température diminue quand on les chauffe ? Comme l’avait proposé dès 1970 le physicien théoricien Hans Thirring, ce serait le cas des étoiles dont la température du cœur augmente au fur et à mesure qu’elles perdent leur énergie par rayonnement. À l’autre extrême, ce serait également le cas des noyaux atomiques dont la température baisserait au moment de leur vaporisation. Aujourd’hui, une équipe de l’Institut de physique nucléaire de Lyon, en collaboration avec l’Institut für of Ionenphysik de l’Université d’Innsbruck, vient de mettre en évidence, pour la première fois de manière directe, l’existence d’une capacité calorifique négative des agrégats d’hydrogène, petits paquets constitués d’une quinzaine de molécules. Leurs expériences ont consisté à étudier de nombreuses collisions entre un agrégat d’hydrogène et un atome d’hélium au repos et à détecter pour chacune d’elles l’ensemble des fragments obtenus. L’intérêt de telles collisions est qu’elles permettent de déposer une quantité importante d’énergie sur l’agrégat durant un intervalle de temps suffisamment bref pour que le système n’ait pas le temps d’évoluer. L’évolution de la taille des fragments obtenus en fonction de l’énergie déposée sur l’agrégat leur a ensuite permis de démontrer l’existence d’un refroidissement durant la vaporisation des agrégats. Entre gaz et liquideÀ la différence des systèmes macroscopiques dans lesquels deux phases (gazeuse et liquide) peuvent coexister, un système constitué d’un aussi petit nombre de particules ne peut avoir de frontière distinguant ces deux phases : il est soit gazeux, soit liquide. Dès qu’il se retrouve dans un état intermédiaire, état instable par nature, il cherche à rejoindre « aussi vite que possible » les conditions de l’état gazeux, même au prix d’un refroidissement semblable à celui observé. Dans le monde macroscopique, où un très grand nombre de molécules est mis en jeu, un refroidissement aussi brutal de toutes les molécules du système n’est pas possible ; aussi observe-t-on la coexistence des deux phases à une même température, seule la très petite fraction de molécules se trouvant à l’interface liquide/gaz étant affectée par la transition de phase. Entre macro et microscopique Une question demeure cependant. Où se situe dans ce cas la limite entre les mondes microscopique et macroscopique ? Cette question n’est pas uniquement théorique. Elle intervient dans le contexte actuel du développement des nanotechnologies, où la miniaturisation des dispositifs met en jeu des interrupteurs électroniques pouvant être fabriqués avec seulement quelques atomes. Qu'est-ce que la température ? Déterminer la température d’un système microscopique est loin d’être trivial. Ici, elle est mesurée à partir de la distribution statistique de la taille des agrégats après une collision à haute vitesse. Derrière cette mesure, il y a la définition habituelle du mot « température » selon la thermodynamique statistique : la température est une échelle représentant l’énergie cinétique moyenne d’une molécule au sein du système. Là encore, la question de la limite entre macro et microscopique revient : jusqu’où en effet peut-on encore se référer à une répartition statistique de l’énergie cinétique ? Notes : (1) Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules (2) La capacité calorifique d’un système est l’énergie qu’il faut lui fournir pour augmenter sa température d’un degré Kelvin

http://www.newspresspro.com/aff_comm.php?communique=FR122806

16 novembre 2002
La Fnac expérimente la formation en ligne
Geoffrey Bansard, 01net.

L'enseigne proposera la semaine prochaine une série de formations en ligne. La Fnac teste à distance une offre déjà existante en magasin. Dès lundi, la Fnac offrira un ensemble de 16 formations en ligne. Au programme, des initiations à certains logiciels (Excel, Word ou Money), à des systèmes d'exploitation (Windows Millenium et XP) ou l'apprentissage de la gravure, par exemple. « Nous avons décliné sous une forme accessible à distance des formations qui existent déjà en magasin », explique Jan Löning, le PDG de Fnac.com. Depuis son domicile, le client pourra donc accéder à une classe virtuelle, à laquelle un maximum de 15 élèves seront connectés simultanément. L'interactivité sera de mise par l'intermédiaire d'un microphone, voire d'une webcam. L'offre se veut accessible au plus grand nombre : il n'est pas nécessaire de posséder une connexion Internet à haut débit, ni un ordinateur surpuissant. Un modem 56 K et un PC équipé d'un processeur cadencé à 200 MHz et 64 Mo de RAM suffisent, annonce la Fnac. Des prix peu attrayants Pourtant, le service, qui semble alléchant au premier abord, perd vite de son attrait à l'annonce du prix. A 99 euros la formation de 2 heures et 119 euros les deux sessions de 1 h 30, le retour sur investissement risque de ne pas être immédiat. De même, le stade expérimental de ces formations transparaît à travers des détails gênants. Ainsi, les futurs élèves ne peuvent accéder aux sessions qu'après avoir reçu par la Poste le CD-ROM nécessaire à chaque formation. La Fnac n'a en effet prévu ni le téléchargement du contenu ni celui des codes d'accès à la classe virtuelle depuis son site. Quant à l'inscription, elle n'est pas non plus réalisable en ligne, « du moins dans l'immédiat », se défend le PDG de Fnac.com. Il est donc nécessaire de décrocher son téléphone pour réserver sa place. Ces défauts de jeunesse disparaîtront sans doute au fur et à mesure de la maturation du service. « Même si nous n'attendons pas une percée tout de suite, nous espérons une augmentation progressive et continuelle de la fréquentation de ces formations », ajoute Jan Löning.

http://www.01net.com/rdn?oid=197076&rub=1714

16 novembre 2002
Grossesse sans danger pour les quinquagénaires
Mathieu Perreault La Presse

Les quinquagénaires peuvent tomber enceintes sans risques excessifs pour leur santé ou celle des bébés, selon une étude publiée aujourd'hui dans une prestigieuse revue médicale américaine. Les auteurs, des gynécologues californiens, affirment qu'une sélection et un suivi serrés permettent de reculer l'âge d'une fécondation artificielle jusque dans la soixantaine, alors que la plupart des cliniques nord-américaines n'acceptent pas de patientes de plus de 50 ans. Depuis une dizaine d'années, la clinique de fertilité de l'Université de Californie du Sud a implanté des ovules dans 77 femmes de 50 à 63 ans. «Nous avions fixé la limite à 55 ans, mais une patiente a menti sur son âge en 1996», explique l'un des auteurs de l'étude, le Dr David Tourgeman, en entrevue téléphonique. «Elle avait dit avoir 54 ans, en fait elle en avait 62. Depuis, nous vérifions mieux les âges.» Quand le bébé est né, les gynécologues californiens n'avaient pourtant pas refusé la paternité du bébé, allant parler de la «mère miracle» de 63 ans à la télé. L'étude publiée dans le Journal of the American Medical Association montre que les taux de succès et de grossesses multiples chez ces 77 femmes sont semblables à ceux de la fécondation artificielle chez les femmes plus jeunes. Il n'y avait pas non plus de différence au niveau du poids à la naissance, qui est deux fois plus souvent faible avec la fécondation artificielle qu'avec une grossesse naturelle. Aucun bébé n'est mort à la naissance. Les ovules avaient été donnés par des femmes au début de la vingtaine. Par contre, l'hypertension était beaucoup plus fréquente : 35% contre 4% chez les femmes en moyenne, et 10% chez les femmes de plus de 40 ans. Le diabète était aussi un peu plus fréquent. Une femme sur 10 a même eu une hypertension grave, provoquant la naissance prématurée du bébé, «de quelques semaines», selon le Dr Tourgeman. Pourtant, les femmes ayant des problèmes de diabète et d'hypertension avaient été écartées. Comme les grossesses multiples augmentent le risque d'hypertension, les gynécologues californiens recommandent de n'implanter qu'un embryon, plutôt que deux comme c'est la norme - le taux de succès baisserait ainsi de 50% à 25%. Deux spécialistes québécois qui ont lu l'article ont eu des réactions différentes. Un professeur au département d'obstétrique à l'Université Laval, le Dr Raymond Lambert, n'est pas surpris par les risques médicaux modérés. Mais le Dr Louise Lapensée, de la clinique de fertilité Procréa, s'attendait à des taux de succès plus bas chez les quinquagénaires. Tous deux ont noté que l'hypertension sévère était très élevée, à 10%. Faut-il abolir les limites d'âge des cliniques de fertilité -50 ans chez Procréa et au Centre universitaire de santé McGill ? «Si j'avais une patiente en bonne santé de 51, 52 ans, je ne suis pas sûre que je ne pousserais pas son dossier au comité d'éthique, dit le Dr Lapensée. L'étude du JAMA va peut-être avoir une influence sur les comités d'éthique, mais il reste d'autres considérations. Les naissances prématurées avec l'hypertension sévère, c'est un coût énorme pour la société. Et il faudrait des études sur les enfants, cinq ou 10 ans après. Peut-être que les femmes qui ont un enfant à 55 ans vont le regretter quand elles auront moins d'énergie, à 65 ans.» Le Dr Tourgeman affirme que certaines quinquagénaires se sont vu refuser la fécondation artificielle après un test psychologique visant à évaluer si leurs capacités parentales étaient à la hauteur de cette situation exceptionnelle. Mais son équipe n'a aucun projet de suivi à long terme.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110156977.html

16 novembre 2002
Alcool au volant : à 0,4 g/l, le cerveau fait des erreurs
Chacun sait que l'alcool perturbe les performances motrices et intellectuelles. Un nouveau travail montre que, même en faible quantité, il affecte la fonction du cortex cingulaire antérieur, région frontale qui surveille les erreurs des opérations cognitives. Une alcoolémie à 0,04 % (0,40 g/l), soit deux verres de vin, suffit pour diminuer cette capacité à reconnaître une erreur et à la corriger. Ainsi, l'alcoolémie au volant devrait être inférieure à 0,40 g/l, voire nulle. De notre correspondante à New York Le Pr Richard Ridderinkhof, psychologue à l'université d'Amsterdam, qui a dirigé cette étude sur le cortex cingulaire antérieur, explique au " Quotidien " les principaux résultats. " Une structure de la région frontale du cerveau frontal que l'on appelle cortex cingulaire antérieur (CCA) est connue pour effectuer, entre autres, deux fonctions :
a) surveiller les actions et détecter l'activation de réponses erronées ou conflictuelles
b) et signaler la nécessité d'ajuster la performance une fois que de telles erreurs ou conflits ont été détectés ". D'après l'étude, " la consommation d'alcool (même à des doses modérées) affecte ces deux fonctions :
1) l'efficacité de la détection d'erreurs est réduite, comme l'indique l'amplitude d'une onde EEG du cerveau appelée négativité liée à l'erreur (Error-Related Negativity ou ERN). Cette onde de l'activité électrique cérébrale est produite par le CCA immédiatement après qu'une erreur est commise.
2) l'alcool réduit aussi la faculté d'ajuster la performance immédiatement après la survenue d'une erreur. On sait qu'une information qui distrait ralentit la performance, mais cet effet ralentisseur de l'information gênante est normalement réduit juste après une erreur, comme si nous étions brièvement capables d'opérer à un niveau superoptimal, par exemple pour empêcher des erreurs supplémentaires. Cet ajustement de performance disparaît presque complètement avec l'alcool
3) ces deux effets sont présents même à des doses d'alcool inférieures aux concentrations sanguines d'alcool qui sont autorisées pour conduire. La limite autorisée est fixée à 0,05 % aux Pays-Bas et à 0,08 % en Angleterre et dans certains Etats américains. Notre étude montre que, même à 0,04 % (ce qui correspond grossièrement à deux verres de vin chez un jeune homme adulte), les effets néfastes sont importants ". Trois nouvelles informations " Certains pourraient dire : "Ne savions-nous pas déjà que l'alcool perturbe nos performances et notre contrôle du comportement ? Alors, qu'y a-t-il de nouveau ?
1) Nous savons maintenant que l'alcool produit ces actions, à travers ses effets sur le CCA.
2) Nous savons avec plus de précisions quelles sont les fonctions mentales affectées par l'alcool : la détection d'erreur et l'ajustement de la performance.
3) Nous avons appris qu'un degré d'alcoolémie censé être sans risque pour la circulation routière ne l'est pas. Les limites actuelles sont fondées, entre autres, sur les statistiques des accidents de voiture. Les résultats présents démontrent d'une façon directe que même des doses modérées d'alcool induisent des perturbations importantes de la surveillance des actions dans le CCA. Bien qu'il y ait des limites à la généralisation directe de ces résultats d'épreuve de laboratoire à des situations de la vie réelle, l'implication ultime devrait être que l'alcoolémie maximale au volant devrait être inférieure à 0,04 %. L'alcool devrait probablement être interdit complètement au volant. " Y a-t-il des implications cliniques ? " Parmi les applications cliniques, on pourrait utiliser notre méthodologie pour examiner les effets (négatifs ou positifs) d'autres agents. Par exemple, des médicaments psycho-énergétiques (ou smart drugs) sont introduits pour améliorer les performances ou contrecarrer les effets du vieillissement. L'état actuel de la connaissance en neurosciences cognitives nous permet d'aborder ces questions directement. " " Une étude importante " " C'est une étude importante, relativement simple, qui suggère un mécanisme par lequel l'alcool peut interférer avec le fonctionnement normal, qu'il soit moteur ou cognitif ", commente pour " le Quotidien " le Dr Alan Leshner, directeur de l'American Association for the Advancement of Science et rédacteur en chef du journal " Science ". Son précédent poste à la tête du National Institute on Drug Abuse (NIH) assure son expertise sur la question. " L'étude suggère que, même si vous n'êtes pas activement conscient des fautes que vous faites, votre cerveau l'est, et l'alcool diminue cette capacité du cerveau à reconnaître que vous avez fait une erreur et abaisse par conséquent la capacité à corriger cette erreur. "
Dr Véronique NGUYEN


15 novembre 2002
Intel sort la puce la plus puissante au monde (3,06 GHz)

L'américain Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, a élargi la gamme de ses Pentium 4 en lançant jeudi la puce la plus puissante au monde, dotée d'une fréquence de 3,06 GHz et incorporant une nouvelle technologie qui permet d'accroître la performance d'un ordinateur. Cette technologie, Hyper-Threading (HT) Technology, utilisée pour la première fois dans un microprocesseur pour ordinateur personnel (PC), permet à l'utilisateur de travailler sur plusieurs applications en même temps sans ralentir la machine, comme par exemple graver de la musique sur un CD tout en éditant des films personnels, souligne Intel dans son communiqué. Avec cette technologie, les logiciels voient le processeur comme étant deux puces séparées, ce qui accroît la vitesse d'exécution des commandes. Intel estime que la performance d'un PC peut ainsi être augmentée de 25%. "De la même façon que les gens font plusieurs choses à la fois pour être plus productifs, nous voulons que nos PC fassent la même chose", a souligné Louis Burns, responsable d'Intel, dans le communiqué. Dell et Gateway notamment ont annoncé la disponibilité immédiate de PC équipés de la nouvelle puce d'Intel. Le Pentium 4 avec une fréquence de 3,06 GHz coûte 637 dollars par lot de 1.000 unités.

http://actu.dna.fr/021114193402.txk6n5hi.html

15 novembre 2002
Nanotechnologies : un programme d'essais est lancé à Edmonton
Presse Canadienne Edmonton

Les infirmières de l'hôpital universitaire d'Edmonton pourront bientôt surveiller à distance les signes vitaux de leurs patients grâce à de minuscules capteurs sans fil mis au point en Alberta. Les appareils pourront être fixés aux meubles, au plancher et même sur la cuvette des toilettes, chez les patients. De là, ils pourront mesurer sans douleur la respiration ou le rythme cardiaque des malades et transmettre l'information à des professionnels de la santé. Un projet pilote devrait commencer dès le milieu de l'année prochaine, grâce au soutien technique et financier de l'Université de l'Alberta, de la Capital Health Authority ainsi que des géants japonais de l'électronique Sony et Seiko. De l'avis des scientifiques qui les ont mis au point, les applications des capteurs nanotechnologiques sont quasi illimitées. Ils pourraient notamment aider à mettre fin aux ronflements en modifiant les habitudes physiologiques des dormeurs. Fixés à la croupe du bétail, ils permettraient aux fermiers d'identifier plus rapidement les animaux malades, contribuant ainsi à améliorer la quantité et la qualité du célèbre boeuf de l'Ouest. Makoto Ibuka, le directeur de la filiale de Sony impliquée dans le projet, explique que c'est son père, Masaru Ibuka, qui a d'abord eu l'idée de mettre son expertise au service de la santé. Souffrant de problèmes cardiaques, il cherchait une façon simple de surveiller son pouls. Son rêve est sur le point de se réaliser, avec le lancement, par le consortium, d'un moniteur physiologique portatif ressemblant à une montre-bracelet. Selon le responsable de la commercialisation, Al Gourley, le produit novateur est promis à un brillant avenir. C'est aussi ce que croit la chercheuse et professeure Masako Miyazaki, qui est à l'origine du projet. Pour les dix prochaines années, on estime le marché des nanotechnologies à 1000 milliards $, souligne-t-elle. Et les capteurs ne constituent que les premiers balbutiements de cette science. Éventuellement, des robots miniatures pourront entrer dans le corps des patients pour diffuser des médicaments ou pour réparer les tissus, cellule par cellule.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110157530.html

14 novembre 2002
L’importation de cellules souches suspendue

Les scientifiques français devront attendre quatre mois avant de savoir s’ils peuvent mener des recherches sur des cellules souches humaines embryonnaires. L’importation de deux lignées de cellules souches australiennes, décidée au printemps par Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche du précédent gouvernement, a été suspendue par le Conseil d’Etat. La plus haute juridiction administrative répond ainsi au recours déposé par l’association Alliance pour les droits de la vie, qui s’oppose aux recherches sur l’embryon humain. Le Conseil d’Etat doit se prononcer sur le fond : autoriser cette importation ou l’annuler. Présidée par Christine Boutin- ancienne candidate à l’élection présidentielle en 2002, pourfendeur du PACS – l’Alliance demande «l'application logique du principe de précaution à l'être humain dès son commencement». Craignant que la France prenne du retard dans ce domaine nouveau de la recherche médicale, de nombreux chercheurs se sont mobilisés depuis deux ans pour que la recherche sur les cellules souches embryonnaires soit autorisée, sans attendre le vote du projet de réforme des lois sur la bioéthique. Votées en 1994, ces lois ont besoin d’être adaptées à l’évolution des connaissances scientifiques. Le gouvernement Jospin a rédigé un projet de réforme qui autorise les recherches sur des embryons surnuméraires, conçus dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation, ne faisant plus l’objet d’un projet parental. Ce texte a été adopté à l’Assemblée Nationale en première lecture en janvier dernier. Il attend d’être inscrit à l’ordre du jour du Sénat.
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021114.OBS2742.html?0824

14 novembre 2002
Découverte pour la compréhension du développement de nos doigts
PARIS (AFP)

L'existence d'un mécanisme de régulation génique original créant un seul centre de contrôle pour tous les doigts, qui permet de mieux comprendre "par quel mécanisme les doigts se situent au bout du bras", a été découverte par une équipe de chercheurs de l'Université de Genève. "Ces résultats permettent une meilleure compréhension du développement embryonnaire de nos doigts et des très nombreuses malformations de ces structures tellement indispensables dont souffre presque un enfant sur mille à la naissance", souligne mercredi un communiqué de la Faculté des Sciences où ont été effectués ces travaux, sous la direction du Pr Denis Duboule. Il y a presque 15 ans, le laboratoire de ce chercheur franco-suisse avait découvert que des gènes architectes, nécessaires à la construction de nos bras et de nos jambes, se trouvaient alignés sur nos chromosomes en suivant l'ordre des structures qu'ils allaient construire : d'abord les gènes de l'épaule, suivi des gènes du bras, puis de l'avant-bras pour finir avec les gènes des doigts. "Autrement dit, les chercheurs avaient constaté une correspondance entre l'organisation linéaire des gènes et celle de nos membres", selon le communiqué. Comme souvent, cette découverte déboucha sur de nouvelles hypothèses: nos chromosomes pourraient contenir par exemple des petites illustrations génétiques du futur plan de nos membres, une sorte de plan de construction, transmis de génération en génération. Il restait dès lors à comprendre comment ce plan était lu et de quelle manière la disposition des gènes était traduite en une disposition de structures. En utilisant une technologie génétique de pointe, l'équipe du Pr Duboule, dont les travaux sont publiés dans le magazine Nature, à paraître jeudi, a obtenu, après 5 ans de travail, la réponse à la première partie de cette énigme : comment l'extrémité de cette série de gènes correspond à l'extrémité de nos bras, à savoir comment les doigts se trouvent-ils à la fin du bras. "Pour ce faire, poursuit le communiqué, la nature a inventé un mécanisme de régulation génique original en créant un seul centre de contrôle pour tous les doigts. Celui-ci se situe, sur le chromosome, à l'extrémité de la série de gènes sur laquelle il agit. Il en résulte que seuls les gènes proches de ce centre participent à la constitution des doigts. En conséquence, les gènes de la fin de la série fonctionnent dans l'extrémité des bras, pour y faire des doigts".

http://fr.news.yahoo.com/021114/202/2ui6j.html

13 novembre 2002
Des clones de lymphocytes T contre le mélanome métastatique

Un essai préliminaire laisse penser que la sélection et l’expansion ex vivo de clones spécifiques de lymphocytes T pourrait être utilisée avec succès dans des formes avancées de mélanome. Réinjectées aux patients, ces cellules ont donné des résultats encourageants chez 8 des 10 patients traités. Cet essai de phase I est présenté par Yee et al. sous la rubrique des publications avancées des PNAS. Ces auteurs ont prélevé, sélectionné, multiplié et stimulé des clones de lymphocytes T CD8+ spécifiques d’antigènes associés au mélanome. Quatre injections autologues de ces clones ont été effectuées chez 10 patients avec un mélanome métastatique. Les trois dernières injections étaient complétées par l’administration d’interleukine 2. Selon les auteurs, les cellules réinjectées ont survécu et se sont préférentiellement localisées sur le site de tumeurs. Par ailleurs, les tumeurs ont légèrement régressé ou se sont stabilisées chez huit patients sur 10 pendant une période moyenne de 11 mois. Aucune toxicité « sérieuse » n’a été observée. Source : Proc Natl Acad Sci USA 2002 Early Edition.
www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.242600099

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4394&cal=1

13 novembre 2002
Ma mère est une tumeur
Agence Science-Presse

La recherche sur les embryons ne cesse de surprendre. Voici cette fois des scientifiques qui ont créé un embryon de souris à partir d'une... tumeur. Et ce faisant, ils ont peut-être fait le premier pas vers une stratégie inédite pour, un jour, combattre le cancer. Il s'agit en vérité d'une banale expérience de clonage: les chercheurs ont pris le bagage génétique contenu dans une cellule cancéreuse d'une souris, ont transféré ce bagage génétique (l'ADN) dans un ovule vidé de son propre bagage génétique, et ont inséminé cet ovule. L'embryon qui en a résulté était donc, certes, un clone de la souris originale, mais plus encore, un clone de sa tumeur cancéreuse. A un détail près: l'embryon en question n'était plus porteur d'une tumeur. Comme si les modifications génétiques qui avaient transformé une cellule saine en une cellule cancéreuse avaient été mystérieusement effacées au moment du clonage. En d'autres termes, l'ADN de la souris originale était en quelque sorte reparti à zéro. Il s'était "reprogrammé" -une expression que les biologistes ont bel et bien empruntée aux informaticiens. Y aurait-il là l'embryon d'un nouveau médicament contre le cancer? Tom Curran et James Morgan, de l'Hôpital St. Jude pour enfants de Memphis, Tennessee, préviennent de ne pas s'emballer. Ils sont d'abord les premiers surpris que ce "clonage de tumeur" ait bel et bien donné un embryon. Ils le sont évidemment encore plus qu'il ait donné un embryon en bonne santé. "Personne ne l'avait prédit", a résumé Tom Curran dans le cadre du congrès annuel de la Société des neurosciences à Orlando, Floride. Autre détail non négligeable: l'embryon en question est mort. Un gène mutant, anormal, a empêché sa croissance. Les chercheurs ne se risquent pas à dire s'il s'agit d'un incident de parcours, ou d'un accident directement lié à la technique de clonage elle-même. Ce sera pour une prochaine expérience. Et, peut-être, pour le congrès de l'an prochain de la Société des neurosciences...

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap1111025.html

13 novembre 2002
Un cartable de la taille d'une clé
Coralie Cathelinais, Micro Hebdo,

L'académie de Dijon teste actuellement dans plusieurs lycées une clé de stockage USB, éventuelle remplaçante du traditionnel cartable. Elle permet ainsi aux élèves de consulter sur leur ordinateur, entre autres, la liste des devoirs, l'emploi du temps et les appréciations des professeurs. Près de 7,3 kg contre quelques grammes. C'est la différence de poids qui sépare le cartable moyen d'un élève de 6e et son homologue électronique, actuellement testé dans le cadre du projet Arianedijon. Après certaines collectivités locales, qui ont adopté un ordinateur portable ou un livre électronique, l'académie de Dijon a opté pour une clé USB, une unité de stockage mobile d'une capacité variant entre 32 et 64 Mo, et dont la taille est comparable à celle d'un stylo. Cette « clé du savoir », telle que l'appelle Marie-Ange Arnoux, responsable du projet, a été distribuée à titre expérimental à la rentrée dans trois classes de trois collèges différents. Ce cartable virtuel - qui ne remplace tout de même pas complètement le vrai - sert d'élément de liaison entre le collège et le domicile des élèves, ou plus exactement entre les ordinateurs qui s'y trouvent. Au coeur du projet Arianedijon se trouvent trois serveurs informatiques sur lesquels sont stockés cours, exercices, vidéos et autres informations. Une partie privée, protégée par un mot de passe, permet aussi a chaque élève de consulter la liste des devoirs, l'emploi du temps et les appréciations des professeurs. Les élèves peuvent y accéder depuis les ordinateurs du collège ou de chez eux, si ils sont connectés à Internet. Mais ils peuvent aussi les télécharger sur leur clé et les récupérer en branchant cette dernière sur le port USB de leur micro personnel. A condition d'en avoir un... « Pour que toutes les familles, même les plus défavorisées, puissent bénéficier de cette expérience, des ordinateurs d'occasion, récupérés au rectorat ou donnés par des entreprises, ont été prêtés à ceux qui n'en avaient pas », explique Marie-Ange Arnoux. Et la distribution de clés évite d'avoir à payer des frais de connexion à Internet. Au cours de l'année scolaire, deux autres classes de lycées et une d'IUT devraient se joindre à cette expérience. L'autre objectif du rectorat de Dijon est d'en faire bénéficier les enfants hospitalisés et handicapés afin qu'ils puissent suivre un cursus scolaire en dehors des établissements. Encore une préfiguration de ce que pourrait être l'école de demain.

http://www.01net.com/rdn?oid=197148&rub=3187

12 novembre 2002
Après les empreintes digitales, les génétiques
Pour identifier l'auteur d'un crime, les enquêteurs ont aujourd'hui un allié de taille : la science. « La criminalistique est la mise en oeuvre de méthodes scientifiques basées sur la chimie, l'informatique, la toxicologie, la balistique, la réalisation d'empreintes génétiques et la biologie moléculaire », explique Alain Lamotte, directeur du laboratoire de police scientifique de Lyon, en France. A l'occasion du Forum de science et société, qui s'est déroulé du 8 au 10 novembre, au Collège Montmorency, à Laval, il a fait part de son expérience aux étudiants. Peut-on traquer un criminel jusque dans ses gènes et jusqu'au bout du monde ? Alain Lamotte en est sûr. Il cite en exemple l'affaire Caroline Dickinson. Cette jeune anglaise passait ses vacances dans un village de l'ouest de la France, où elle s'est fait assassinée. La police a pris les empreintes génétiques de tous les hommes du village, âgés de 17 à 67 ans. Elle les a ensuite comparées avec celles trouvées sur les vêtements de la victime. Sans succès. Quelques années plus tard, la police de Miami, en Floride, arrête un camionneur espagnol. Ses empreintes génétiques ne laissent aucun doute : l'homme est bien le meurtrier de Caroline Dickinson. Les fichiers ADN se constituent. La Banque nationale de données génétiques du Canada à Ottawa a officiellement vu le jour le 5 juillet 2000. Plus de 21 000 personnes sont fichées. Les empreintes génétiques de chacun d'entre nous sont uniques. A l'exception des jumeaux homozygotes (vrais jumeaux), elles nous distinguent les uns des autres, sans erreur possible. « La technique est infaillible », indique Alain Lamotte. Les fichiers ADN permettent d'éviter les erreurs judiciaires et d'élucider des affaires. Comme dans le cas d'Alain Montpetit. La police a découvert, 20 ans après les faits, que cet animateur de radio québécois (décédé depuis) est bien l'auteur du meurtre d'un mannequin à New York.

http://fr.news.yahoo.com/021111/23/2ucql.html

12 novembre 2002
Maternité sans limite

Pourquoi ne pas devenir mère après 50 ans, pourquoi ne pas franchir cette barrière biologique? Pas pour des raisons médicales, en tout cas, explique le spécialiste de la reproduction Richard Paulson, dans un article publié aujourd'hui par le Journal of the American Medical Association. Grâce aux méthodes de reproduction médicalement assistée, les femmes peuvent avoir des enfants jusqu'à 60 ans dans de très bonnes conditions, comparables à celles des femmes jeunes, selon les conclusions de cet article, qui ne consacre pas une ligne aux questions éthiques ou sociologiques posées par ces grossesses post-ménopause. Le docteur italien Severino Antinori a ouvert la voie au début des années 90 en permettant à des femmes ménopausées d'avoir un enfant grâce à la fécondation in vitro. Richard Paulson, qui dirige le département de médecine reproductive de l'Ecole de médecine de Keck (Université de Californie), fut le premier aux Etats-Unis à aider une femme de 63 ans à concevoir un enfant - ce qui a largement contribué à sa notoriété. Depuis, plusieurs dizaines de femmes ont bénéficié de cette technique aux Etats-Unis. En France, le don d'ovocyte est interdit au-delà de l'âge naturel de la conception. Paulson et ses collègues basent leur étude sur 77 femmes de 50 à 63 ans qui ont voulu une grossesse, avec don d'ovule et fécondation in vitro. 55 de ces femmes sont tombées enceinte et 45 enfants sont nés vivants, presque tous par césarienne. Soit des taux de succès similaires à ceux des couples jeunes, même si les risques de diabète gestationnel et de prééclampsie (une hypertension accompagnée d'œdèmes et de protéines dans les urines) sont plus élevés, notent les auteurs. "Cependant, il n'apparaît pas de raison médicale suffisante pour refuser une grossesse à ces femmes sur la simple base de leur âge", écrit Paulson, le principal auteur de l'étude. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021113.OBS2685.html?1242

11 novembre 2002
Perceptions et pensées auraient plus d'impact sur la santé que les gènes
Presse Canadienne Vancouver

Les perceptions, les pensées et les croyances ont plus d'impact sur la santé des gens que leurs gènes, affirme un biologiste cellulaire. Bruce Lipton fait partie d'un nombre réduit mais grandissant de chercheurs qui estiment que les gens doivent prendre la responsabilité de leur environnement au lieu de se croire victimes de leurs gènes. Ex-chercheur à l'Université Stanford, en Californie, M. Lipton est maintenant en désaccord avec l'idée répandue selon laquelle les gens naissent avec un ensemble de gènes qui contrôlent leur vie. Selon lui, les gènes s'adaptent constamment, dépendant des besoins des cellules, à mesure que celles-ci réagissent à leur environnement. «Nos perceptions peuvent stimuler nos gènes ou les bloquer, nos perceptions peuvent remanier nos gènes», affirme-t-il. M. Lipton effectuera sous peu une tournée de plusieurs villes nord-américaines pour prononcer des conférences au sujet de ce qu'il appelle la «nouvelle biologie». En dépit des efforts mondiaux — au coût de plusieurs milliards de dollars — pour dresser la carte du génome humain, seulement environ 5 pour cent des maladies ont une origine génétique, a-t-il déclaré récemment, à Santa Cruz, en Californie. Mais certains scientifiques contestent ce pourcentage. Selon eux, les gènes contribuent de manière importante à déterminer de quelles maladies les gens pourraient hériter. Pour le docteur Michael Hayden, un généticien de réputation mondiale qui enseigne à l'Université de Colombie-Britannique, si une attitude positive peut améliorer la qualité de vie d'un patient, elle n'aidera pas nécessairement ceux qui ont une maladie d'origine génétique à survivre plus longtemps. Une nouvelle étude fait écho aux propos du Dr Hayden. Des chercheurs de l'Université de Glasgow, en Écosse, ont constaté que le taux de survie des patients atteints de cancer qui étaient en colère ou déprimés à cause de leur maladie n'est pas différent du taux de survie des patients qui adoptent une attitude positive. «Soixante pour cent des Canadiens vont souffrir de troubles de la santé ayant une composante génétique», affirme le Dr Hayden. À son avis, les gènes jouent un rôle clé dans notre réaction à l'environnement. Oui, dit-il, il est important de faire ce que nous pouvons pour améliorer l'attitude des gens, mais le plus important est de leur donner des outils pour prendre le contrôle de leur vie et adopter des mesures positives afin de prévenir certaines maladies. Les gens peuvent se protéger contre les maladies du coeur, par exemple, en améliorant leur alimentation et en faisant plus d'exercice, dira-t-il.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110155932.html

11 novembre 2002
Penser à son prochain fou-rire, c'est bon pour la santé

Reuters Washington
Si les vertus curatives du rire sont déjà connues, des chercheurs américains affirment que le fait même de penser à son prochain fou-rire peut renforcer le système immunitaire et réduire le stress. Le fait d'anticiper un événement joyeux peut augmenter le taux d'endorphine, hormone qui donne la pêche, et faire baisser la production d'hormones liées au stress, assure une étude de scientifiques de l'Université de Irvine, en Californie, publiée mercredi. L'étude s'est intéressée à 16 hommes qui tous trouvaient drôle une certaine cassette vidéo. La moitié d'entre eux ont été informés trois jours à l'avance qu'ils la visionneraient. Des changements positifs ont été observés chez ceux qui savaient qu'ils verraient la vidéo, a indiqué Berk, chercheur spécialisé dans la médecine complémentaire et alternative qui a dirigé l'étude. Quand les hommes ont regardé la vidéo, leur taux de cortisol, hormone liée au stress, a chuté de 39%, et celui d'adrénaline, de 70% a-t-il précisé. Le taux d'endorphine a, lui, augmenté de 27% et celui d'hormone de croissance, de 87%. «L'hormone de croissance est très bénéfique pour le système immunitaire», a commenté Berk. «Cette étude montre que le fait même de savoir que l'on participera à un événement amusant réduit le taux d'hormones de stress dans le sang et augmente celui des substances chimiques connues pour aider à la relaxation», a-t-il ajouté. C'est la première fois que quelqu'un montre qu'anticiper le fait que l'on va s'amuser provoque des effets similaires au rire lui-même, a-t-il conclu.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/tendances/0211/ten_102110154952.html

11 novembre 2002
L'école se penche sur le fait religieux
Un séminaire a réfléchi sur son intégration aux disciplines existantes.
Par Alain AUFFRAY
Du jamais vu : un ministre et un président de la République se sont invités cette semaine à un séminaire de formation continue de l'Education nationale. Du 5 au 7 novembre, 300 responsables pédagogiques étaient réunis à Paris pour réfléchir à "l'enseignement du fait religieux". L'organisation d'un tel séminaire avait été l'une des recommandations du rapport remis en février par Régis Debray à Jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale. Dans l'esprit du rapporteur, ces trois jours de travaux au niveau national, réunissant chercheurs et enseignants, sont le "point de départ" d'un processus qui doit se poursuivre dans toutes les académies. Il faut encore, sous l'autorité du nouvel Institut européen en sciences des religions, produire les outils qui permettront "de renforcer et d'assurer les professeurs". Des expériences pilotes devraient être lancées dès cette année dans les académies de Strasbourg et de Versailles. Dans son rapport, Régis Debray évoquait "la menace d'une déshérence collective, d'une rupture des chaînons de la mémoire nationale et européenne". L'enseignement du fait religieux devrait, expliquait-il pour illustrer son propos, rendre compréhensibles les vitraux de Chartres tout en rappelant que la Trinité n'est pas seulement une station de métro. "Inhabituel". Mardi, en ouverture du séminaire, le ministre délégué à l'Enseignement scolaire, Xavier Darcos, a lu un message de Jacques Chirac qui prônait l'amélioration de l'enseignement du fait religieux "dans l'ensemble des matières" : "Dans le monde d'aujourd'hui, la tolérance et la laïcité ne peuvent pas trouver de base plus solide que la connaissance et le respect de l'autre. Car c'est du repli sur soi et de l'ignorance que se nourrissent les préjugés et les communautarismes." "Nous traitons ici de questions politiques", a constaté jeudi Dominique Borne, inspecteur général de l'Education nationale devant une assemblée particulièrement attentive, saisie même, selon l'un des participants, d'une "jubilation intellectuelle" plutôt inhabituelle dans ce genre de circonstance. A l'évidence, ces cadres intermédiaires de l'Education nationale ont tous conscience de l'importance du sujet. Beaucoup ont recueilli des témoignages de professeurs du secondaire qui font état de la quasi-impossibilité d'aborder des questions religieuses face à des élèves se revendiquant comme musulmans. Pour ces enseignants, l'inspection générale a organisé cette année une université d'été sur l'islam d'Europe. Mais il ne suffit pas d'informer les professeurs. Il faut surtout dire quand et comment ils auront concrètement à aborder le fait religieux. A ce propos, Régis Debray rapporte cette anecdote : au cours d'un séminaire de formation, un professeur découvre que le texte du Coran, dont la tradition dit qu'il a été transmis à Mahomet par l'archange Gabriel, a en réalité été élaboré progressivement tout au long du VIIe siècle. "Et comment je vais dire ça à mes élèves ?", interroge-t-il. "C'est exactement notre problème", conclut Régis Debray. Lacunes. Un principe au moins semble acquis : il n'est pas question de créer un enseignement religieux, ni même un enseignement spécifique d'histoire des religions. Comme Jack Lang, Xavier Darcos a indiqué que l'enseignement du fait religieux devait "naturellement" s'inscrire dans les disciplines existantes. C'est déjà prévu depuis le milieu des années 90 par les nouveaux programmes d'histoire et de géographie. Il faut étendre cette préoccupation aux autres disciplines et à l'enseignement primaire. Dominique Borne insiste sur la pauvreté du matériel dont disposent aujourd'hui les professeurs. "La crucifixion et la croix ne sont pas représentées dans les livres. Ainsi, l'image la plus forte et la plus connue de la religion chrétienne n'est jamais expliquée dans les classes." Pour pallier ces lacunes, il a annoncé qu'un travail de relecture des programmes était engagé. Où commence la religion, le mythe, la secte ? Y a-t-il du bon et du mauvais religieux ? L'inspecteur général reconnaît qu'il n'a pas de réponses à ces questions. Mais ce qui importe à ses yeux, c'est que les maîtres d'aujourd'hui "ne croient plus au principe que le savoir éteint la croyance" et qu'ils comprennent que les futurs adultes ont besoin d'apprendre à reconnaître "les signes du religieux" dans les textes, dans l'art, dans le monde qu'ils habitent.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=63899

10 novembre 2002
Nouveaux progrès dans la connaissance du rôle thérapeutique des cellules-souches
JPB-CJ
Retenez ceci: il est vraisemblable que, dans quelques années, le début de ce 21e siècle sera considéré comme ayant marqué une véritable révolution dans la compréhension de la mécanique cellulaire comme plus généralement dans la médecine curative, grâce aux découvertes qui s'accumulent actuellement concernant le rôle des cellules-souches. Il s'agit, rappelons-le, de cellules issues d'embryons précoces ou de foetus, dites indifférenciées. Elles peuvent être cultivées in vitro pour constituer des tissus régénératifs, ou greffées dans différents organes malades, au sein desquels elles se multiplient en prenant les caractéristiques du milieu cellulaire dans lequel elles sont introduites. Ces cellules, selon la date du prélèvement après fécondation, sont totipotentes (capables de reconstituer l'organisme entier), pluripotentes (capable de donner des cellules de n'importe quel tissu) ou multipotentes (adaptées à des tissus spécialisés). Les applications thérapeutiques futures concernent en priorité la régénération d'organes, y compris du tissu nerveux, que l'on croyait jusqu'ici incapable de créer de nouveaux neurones ou cellules gliales. Mais les cellules souches, convenablement manipulées génétiquement, pourront aussi produire in vitro ou in vivo différentes molécules dont l'absence provoque des pathogénies. Ces applications, on le voit, ne doivent pas être confondues avec le clonage, expérimental ou thérapeutique. Par cette dernière technique, on introduit une cellule d'un organisme adulte dans un oeuf fécondé énucléé de son matériel génétique d'origine, que la cellule de l'adulte remplace progressivement. Les nouvelles cellules résultant de la multiplication de l'oeuf (le blastocyte) sont compatibles génétiquement avec le donneur, ce qui permet chez celui-ci diverses greffes et utilisations thérapeutiques. Ajoutons qu'il est apparu que l'organisme adulte semble disposer dans certains tissus de cellules pluripotentes capables de régénérer des tissus autres que le tissu d'origine, avec cependant semble-t-il moins de plasticité que les cellules-souches embryonnaires. On sait que les recherches sur ces questions soulèvent des controverses de nature éthique, qui les ralentissent - sans les arrêter. Il s'agit moins d'ailleurs d'éthique au sens général (rien ne permettant d'affirmer que les chercheurs en soient dépourvus) que d'objections découlant de la conception de la vie que se font certaines religions. Pour celles-ci, l'embryon humain , même réduit à un oeuf fécondé, est déjà une personne ayant droit , non pas au respect et à la dignité (sentiment subjectif) mais à l'intangibilité exclusive de toute manipulation génétique. Cependant, objectent les scientifiques, ces mêmes embryons sont produits et détruits en série, soit à l'occasion des procréations assistées, soit suite aux interruptions de grossesse, ce à quoi n'objectent que les adversaires déterminés de l'avortement. Pour le moment, les politiques, dans de nombreux pays, hésitent à affronter l'opinion des milieux conservateurs, retardant ainsi les bons effets thérapeutiques de telles recherches. Il s'agit d'une des nombreuses incohérences sociétales auxquelles se heurtent les sciences du vivant, que nous ne jugerons pas, mais qu'il faut cependant constater. En attendant, les laboratoires continuent à expérimenter. C'est ainsi que, dans la revue Science, a été annoncé l'implantation de cellules-souches cérébrales humaines dans des cerveaux de foetus de macaques, travaux revenant à une équipe américaine du Children's Hospital de la Harvard Medical School, menée par Evan Snyder. Citons également l'annonce faite le 1er août 2001 par l'Institut israélien de Technologies de Haïfa de la production des cellules cardiaques à partir de cellules souches d'embryons...Les conséquences en matière de réparation cardiaque, suite à infarctus ou cardiopathies diverses, seraient de première importance. Le Prof. Joseph Itskovitz-Eldor, Technion Rappaport Faculty of Medicine, Rambam Medical Center, qui serait selon le communiqué israélien l'"inventeur" des cellules-souches il y a 3 ans (avec des scientifiques de l'Université de Wisconsin), est un des participants au projet. Un prix Nobel en perspective? De leur côté, les spécialistes de la robotique intéressés par la mise en relation des neurones ou autres cellules avec des composants électroniques suivent avec le plus vif intérêt tous ces développements. Les analogies entre démarches n'échapperont à personne. Dans les deux cas, il s'agira de proposer (horresco referens) des mécanos reconstructifs ou constructifs de nouvelles entités. Pour en savoir plus - Cellules souches cérébrales dans les cerveaux de macaques Science, 27 July 2001, Volume 293, Number 5530. "Segregation of Human Neural Stem Cells in the Developing Primate Forebrain", par Vaclav Ourednik, Jitka Ourednik, Jonathan D. Flax, Michael Zawada, Cynthia Hutt, Chunhua Yang, Kook I. Park, Seung U. Kim, Richard L. Sidman, Curt R. Freed, and Evan Y. Snyder. Published online July 26, 2001 lien "suplemental data" : http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/1060580/DC1 - Stem celles Research News : http://www.stemcellresearchnews.com/ - BMJ: Adult stem cells may be redefinable 1999 : http://www.bmj.com/cgi/content/full/318/7179/282/b - l'utilisation des cellules souches neuronales (human neural stem cells), la Canadian Myelin Research Initiative, 1998 http://www.myelinresearch.com/home.htm. Y participe le professeur Evan Y. Snyder, du Children Hospital, Harvard Medical School, responsable de la greffe de cellules humaines dans les cerveaux de macaques. - Technion Israel Institute of Technology : annonce de la production de cellules de coeur à partir d'embryons. : http://pard.technion.ac.il/archives/presseng/Html/stemcells-Eng.Html - Notre billet sur ce sujet en date du 15 juin 2001 : http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2001/15/humeur.htm

http://www.automatesintelligents.com/actu/010816_actu.html#actu8

10 novembre 2002
Cancérologie : un vaccin ADN efficace contre l’angiogenèse

L’inhibition de l’angiogenèse est une option de choix dans la lutte antitumorale. Un groupe américain a mis au point un vaccin ADN qui permet de prévenir l’angiogenèse et d’inhiber la croissance tumorale. Ce vaccin testé avec succès chez des souris fait l’objet d’une publication avancée sur le site de la revue Nature Medicine. Niethammer et al. expliquent que ce vaccin a pour cible un récepteur d’un facteur de croissance vasculaire: le vascular-endothelial growth factor receptor 2 encore nommé FLK-1. L’administration du vaccin ADN correspondant a permis de protéger des souris d’un greffe normalement mortelle de cellules tumorales : cellules de mélanome et cellules de carcinome du colon ou du poumon. Par ailleurs, on a assisté à une réduction de la croissance des métastases établies. D’après les auteurs, le vaccin n’a pas eu d’effet toxique évident sur l’animal. Alors que l’angiogenèse tumorale était inhibée, la fertilité des animaux n’a pas été modifiée, ni les performances neuromusculaires ou l’hématopoïèse. Par contre, les processus de cicatrisation étaient plus lents. Cette option offre l’avantage de contourner le problème du ciblage précis du type de tumeur selon son profil génétique puisque le vaccin agit non pas sur la tumeur elle-même mais sur son réseau vasculaire.

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4385&cal=1

09 novembre 2002
Liberté de la presse

international
Reporters sans frontières publie le premier classement mondial de la liberté de la presse Le premier classement mondial de la liberté de la presse révèle des surprises parmi les démocraties occidentales : les Etats-Unis sont moins bien classés que le Costa Rica, et l'Italie se trouve derrière le Bénin. La France, quant à elle, est située en 11e position. Les cinq pays les plus liberticides au monde sont la Corée du Nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan. Des surprises pour les démocraties occidentales : les Etats-Unis moins bien classés que le Costa Rica, l'Italie derrière le Bénin Reporters sans frontières publie le premier classement mondial de la liberté de la presse. Il établit tout d'abord que la situation de la liberté de la presse est menacée aux quatre coins de la planète. Dans les vingt pays les plus mal classés, on trouve des Etats asiatiques, africains, américains et européens. La situation de l'Asie est particulièrement critique puisqu'elle regroupe les cinq pays les plus liberticides au monde : la Corée du Nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan. Si l'on s'arrête sur les pays les mieux classés, on se rend compte que le respect de la liberté de la presse n'est pas le privilège des pays riches. Des Etats comme le Costa Rica ou le Bénin sont là pour nous rappeler que l'émergence d'une presse libre ne dépend pas seulement de la situation économique d'un pays. Pour établir ce classement, Reporters sans frontières a demandé à des journalistes, des chercheurs ou des juristes de répondre à cinquante questions concernant l'ensemble des atteintes à la liberté de la presse (assassinats ou arrestations de journalistes, censures, pressions, monopole de l'Etat dans certains domaines, sanction des délits de presse, régulation des médias, etc.). Cent trente-neuf pays apparaissent dans le tableau final. Les autres sont absents, faute d'informations fiables et étayées. Dans les pays les plus mal classés, la liberté de la presse n'est qu'un vain mot. Les journaux indépendants n'existent pas. La seule voix reste celle des médias publics, très étroitement contrôlés et surveillés par le gouvernement. Les très rares journalistes indépendants sont constamment harcelés par les autorités, emprisonnés ou contraints à l'exil. La presse internationale est interdite ou autorisée au compte-gouttes, dans tous les cas surveillée de près. En tête du classement, on trouve quatre pays ex-aequo : la Finlande, l'Islande, la Norvège et les Pays-Bas. Les pays scandinaves respectent scrupuleusement la liberté de la presse dans leur pays, mais témoignent aussi, à travers leurs prises de position, de leur attachement à la liberté de la presse à l'étranger. Ils l'ont fait encore récemment en Erythrée ou au Zimbabwe. Le premier pays non européen est le Canada qui occupe la cinquième place. Paradoxalement, certains régimes élus démocratiquement sont mal classés. C'est notamment le cas de la Colombie (114e) ou du Bangladesh (118e). Dans ces pays, des mouvements armés, des milices ou des partis politiques mettent constamment en péril la sécurité des journalistes. De son côté, l'Etat n'utilise pas tous les moyens à sa disposition pour protéger les journalistes et combattre l'impunité dont bénéficient très souvent les responsables de ces violences. Le Costa Rica mieux classé que les Etats-Unis Le mauvais classement relatif des Etats-Unis (17e) est essentiellement lié au nombre de journalistes interpellés ou incarcérés. Des arrestations souvent motivées par le refus des journalistes de révéler leurs sources aux tribunaux. Par ailleurs, depuis le 11 septembre 2001, plusieurs professionnels de la presse ont été arrêtés pour avoir violé les périmètres de sécurité de certains bâtiments officiels. Le pays du Sud le mieux classé est le Costa Rica, en 15e position. Cet Etat d'Amérique centrale est traditionnellement le bon élève du continent en matière de respect de la liberté de la presse. En février 2002, il a même quitté le "club" des dix-sept pays américains qui continuent de punir par des peines de prison le délit d'"outrage" aux fonctionnaires. L'assassinat, en juillet 2001, du journaliste Parmenio Medina reste une exception dans l'histoire de la presse costaricienne. Dernière dictature du continent américain, Cuba (134e) est le seul pays de la région où il n'existe aucune pluralité de l'information et où des journalistes sont incarcérés. En Haïti (106e), les journalistes sont victimes de milices dont les agissements sont couverts par le gouvernement. Une mauvaise surprise en Europe : l'Italie Les Etats de l'Europe des Quinze sont bien classés à l'exception de l'Italie (40e). Dans ce pays, le pluralisme de l'information est sérieusement menacé. Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, multiplie les pressions sur la télévision publique, place ses hommes de confiance au sein des médias d'Etat, et continue de cumuler ses fonctions de chef de l'exécutif et de patron d'un groupe de presse privé. Par ailleurs, l'emprisonnement du journaliste Stefano Surace, condamné pour des délits de presse vieux de trente ans, des cas de surveillance de journalistes, de perquisitions, de convocations judiciaires abusives et de saisies de matériel expliquent cette mauvaise place. La France (11e) arrive seulement en huitième position des pays de l'Union européenne en raison de certaines dispositions inquiétantes pour la protection du secret des sources et du placement en garde à vue de plusieurs journalistes au cours de ces derniers mois. Parmi les candidats à l'entrée dans l'Union européenne, la Turquie (99e) est particulièrement mal classée. Malgré les efforts du gouvernement, dans la perspective de l'adhésion de ce pays à l'Union européenne, de nombreux journalistes sont encore condamnés à des peines de prison et des médias sont régulièrement censurés. Les entraves à la liberté de l'information sont particulièrement graves dans le sud-est du pays. Dans d'autres pays européens, comme la Biélorussie (124e), la Russie (121e) et les anciennes républiques soviétiques, il est encore difficile d'exercer la profession de journaliste. Plusieurs professionnels de la presse ont été assassinés ou sont emprisonnés dans cette partie du monde. Le journaliste Grigory Pasko, incarcéré depuis décembre 2001 dans la région de Vladivostok (Russie), a été condamné à quatre ans de prison pour avoir rendu publiques des images de déversement de déchets radioactifs liquides par la flotte militaire russe en mer du Japon. La situation au Moyen-Orient et l'attitude ambivalente d'Israël Aucun pays du monde arabe ne figure dans les cinquante premiers de ce classement. Le Liban arrive seulement en 56e position et l'état de la liberté de la presse dans la région n'est guère encourageant. En Irak (130e) et en Syrie (126e), l'Etat utilise tous les moyens à sa disposition pour contrôler la presse et faire taire les voix dissidentes. Saddam Hussein, en particulier, n'a fixé qu'un objectif aux médias de son pays : relayer la propagande officielle. En Libye (129e) et en Tunisie (128e), aucune critique à l'égard du colonel Mouammar Kadhafi ou du président Zine Ben Ali n'est tolérée. Du fait de l'affaiblissement politique de l'Autorité palestinienne (82e), les atteintes au travail des journalistes dans cette zone se sont réduites. Toutefois, des médias d'opposition islamistes ont été fermés, plusieurs tentatives d'intimidation et d'agression contre des journalistes palestiniens et étrangers ont été recensées, et de nombreux sujets demeurent tabous. L'objectif est clair : présenter au monde une image unitaire du peuple palestinien et masquer notamment les manifestations de soutien aux attentats anti-israéliens. L'attitude d'Israël (92e) envers la liberté de la presse est ambivalente. Malgré de fortes pressions exercées sur la télévision et la radio publiques, le gouvernement israélien respecte la liberté d'expression des médias israéliens. En revanche, en Cisjordanie et à Gaza, Reporters sans frontières a enregistré de très nombreuses violations du Pacte international relatif aux droits civils et politiques garantissant la liberté de la presse, ratifié par l'Etat hébreu. Depuis mars 2002, début de l'incursion de l'armée israélienne dans les villes palestiniennes, de très nombreux journalistes ont été malmenés, menacés, arrêtés, interdits de libre circulation, pris pour cible, blessés, privés de leur accréditation de presse ou encore expulsés. Les bons et les mauvais exemples africains L'Erythrée (132e) et le Zimbabwe (122e) sont les Etats les plus répressifs d'Afrique subsaharienne. En Erythrée, toute la presse privée a été interdite par le gouvernement en septembre 2001 et dix-huit journalistes sont actuellement emprisonnés. De son côté, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, s'illustre régulièrement par ses prises de position particulièrement virulentes envers la presse étrangère ou d'opposition. A l'opposé, le pays africain le mieux classé est le Bénin (21e), qui figure pourtant parmi les quinze pays les plus pauvres du monde selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Enfin, dans d'autres Etats africains comme l'Afrique du Sud (26e), le Mali (43e), la Namibie (31e) ou le Sénégal (47e), il existe une réelle liberté de la presse. Reporters sans frontières défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde, c'est-à-dire le droit d'informer et d'être informé, conformément à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Reporters sans frontières compte neuf sections nationales (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède et Suisse), des représentations à Abidjan, Bangkok, Buenos Aires, Istanbul, Montréal, Moscou, Nairobi, New York, Tokyo et Washington, et plus de cent correspondants dans le monde.

Le Classement
Rang Pays Note

1 Finlande 0,50
- Islande 0,50
- Norvège 0,50
- Pays-Bas 0,50
5 Canada 0,75
6 Irlande 1,00
7 Allemagne 1,50
- Portugal 1,50
- Suède 1,50
10 Danemark 3,00
11 France 3,25
12 Australie 3,50
- Belgique 3,50
14 Slovénie 4,00
15 Costa Rica 4,25
- Suisse 4,25
17 Etats-Unis 4,75
18 Hong-Kong 4,83
19 Grèce 5,00
20 Equateur 5,50
21 Bénin 6,00
- Royaume-Uni 6,00
- Uruguay 6,00
24 Chili 6,50
- Hongrie 6,50
26 Afrique du Sud 7,50
- Autriche 7,50
- Japon 7,50
29 Espagne 7,75
- Pologne 7,75
31 Namibie 8,00
32 Paraguay 8,50
33 Croatie 8,75
- Salvador 8,75
35 Taïwan 9,00
36 Maurice 9,50
- Pérou 9,50
38 Bulgarie 9,75
39 Corée du Sud 10,50
40 Italie 11,00
41 Républ. tchèque 11,25
42 Argentine 12,00
43 Bosnie
-Herzégovine 12,50
- Mali 12,50
45 Roumanie 13,25
46 Cap-Vert 13,75
47 Sénégal 14,00
48 Bolivie 14,50
49 Nigeria 15,50
- Panama 15,50
51 Sri Lanka 15,75
52 Ouganda 17,00
53 Niger 18,50
54 Brésil 18,75
55 Côte d'Ivoire 19,00
56 Liban 19,67
57 Indonésie 20,00
58 Comores 20,50
- Gabon 20,50
60 R. Yougoslavie 20,75
- Seychelles 20,75
62 Tanzanie 21,25
63 République centrafric. 21,50
64 Gambie 22,50
65 Madagascar 22,75
- Thaïlande 22,75
67 Bahreïn 23,00
- Ghana 23,00
69 Congo 23,17
70 Mozambique 23,50
71 Cambodge 24,25
72 Burundi 24,50
- Mongolie 24,50
- Sierra Leone 24,50
75 Kenya 24,75
- Mexique 24,75
77 Venezuela 25,00
78 Koweït 25,50
79 Guinée 26,00
80 Inde 26,50
81 Zambie 26,75
82 A. palestine 27,00
83 Guatemala 27,25
84 Malawi 27,67
85 Burkina Faso 27,75
86 Tadjikistan 28,25
87 Tchad 28,75
88 Cameroun 28,83
89 Maroc 29,00
- Philippines 29,00
- Swaziland 29,00
92 Israël 30,00
93 Angola 30,17
94 Guinée-Bissau 30,25
95 Algérie 31,00
96 Djibouti 31,25
97 Togo 31,50
98 Kirghizistan 31,75
99 Jordanie 33,50
- Turquie 33,50
101 Azerbaïdjan 34,50
- Egypte 34,50
103 Yémen 34,75
104 Afghanistan 35,50
105 Soudan 36,00
106 Haïti 36,50
107 Éthiopie 37,50
- Rwanda 37,50
109 Liberia 37,75
110 Malaisie 37,83
111 Brunéi 38,00
112 Ukraine 40,00
113 Rép. d. Congo 40,75
114 Colombie 40,83
115 Mauritanie 41,33
116 Kazakhstan 42,00
117 Guin. équat. 42,75
118 Bangladesh 43,75
119 Pakistan 44,67
120 Ouzbékistan 45,00
121 Russie 48,00
122 Iran 48,25
- Zimbabwe 48,25
124 Biélorussie 52,17
125 Arabie Saoudite 62,50
126 Syrie 62,83
127 Népal 63,00
128 Tunisie 67,75
129 Libye 72,50
130 Irak 79,00
131 Viêt-nam 81,25
132 Erythrée 83,67
133 Laos 89,00
134 Cuba 90,25
135 Bhoutan 90,75
136 Turkménistan 91,50
137 Birmanie 96,83
138 Chine 97,00
139 Corée du N. 97,50

http://www.rsf.fr/article.php3?id_article=4097

09 novembre 2002
Micro Monstres

Nous partageons notre quotidien avec des millions de bestioles invisibles à l'oeil nu. Pour la première fois, Canal D nous montre ces créatures en mouvement et en couleurs. Premier épisode ce mardi 12 novembre, à 19h.
Canada
Grâce à un nouveau microscope électronique mis au point par Tim Richardson, les puces, tiques et autres acariens sont filmés vivants. A l'écran, ils prennent des allures de monstres. Pourtant, selon le scénariste de la série, le docteur Robert Buckman, toutes ces petites bêtes ne sont pas si nocives : «Nous avons pu observer un vers en train de manger des cellules infectées. Mais il ne s'est attaqué qu'à la partie lésée. Lorsqu'il n'y a plus rien à manger, il meurt ». Cet oncologiste d'origine britannique a su utiliser ses talents de comédien pour aborder avec clarté et un brin d'humour ce monde microscopique. Sourires et légers chatouillements, la projection de presse du 4 novembre n'a d'ailleurs laissé personne indifférent. Cette semaine, la série présentera des poux qui ne se baladent pas que sur les cheveux. Elle pointera du doigt ces acariens ou les punaises qui se nichent dans les matelas. Elle s'immiscera entre les poils des chiens pour y dénicher des puces... Les épisodes suivants seront de plus en plus troublants. Ils illustreront comment ces bibites interviennent dans nos choix de partenaires, s'échangent en masse lors des baisers, ou se rapportent de voyage. Cette production canadienne, signée Barna Alper, est réalisée en association avec Canal D et Discovery Channel.

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3005.asp

07 novembre 2002
Diagnostic à distance

Les médecins, répartis entre Brest, Paris, Strasbourg et Lannion, ont étudié de concert le cas d’un patient souffrant d’un cancer du foie, grâce à une représentation virtuelle de l’organe atteint par la tumeur. Cette équipe médicale virtuelle testait pour la première fois le logiciel Argonaute 3D destiné au télédiagnostic, développé par l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif de Strasbourg (IRCAD) et France Telecom. Les organes à traiter sont représentés en 3D sur l’écran à partir des scanners réalisés sur le patient. Les ‘’tranches’’ photographiées par le scanner sont reliées entre elles par le logiciel afin de reconstituer une image en 3D. Les participants à la télé-réunion ont besoin d’une souris adaptée à l’image tridimensionnelle et d’une liaison internet haut débit. Chaque participant est représenté à l’écran par un ‘’clone’’, une image obtenue à partir d’une photo, afin que les interlocuteurs s’identifient facilement. La conception de cet outil a coûté plus d’un million d’euros mais le Pr Jacques Marescaux, président de l’IRCAD, espère le mettre gratuitement à disposition des hôpitaux et des cliniques. Ne seront facturées que les reconstitutions des organes en 3D à partir des scanners ou des radios, soit un coût de 50 à 100 euros selon ce chirurgien passionné de télémédecine.
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021106.OBS2389.html?1309

07 novembre 2002
Tablet PC : une nouvelle race d'ultraportables
Antonin Billet, 01net

Microsoft, épaulé par cinq constructeurs informatiques, lance aujourd'hui le Tablet PC, un nouveau type d'ordinateur ultra-portable utilisant une version spéciale de Windows XP. Permettant une prise de notes efficace au stylet, le Tablet PC a pour défaut d'être relativement cher. Evoqué depuis plusieurs années déjà par Bill Gates, le Tablet PC atteint enfin les rayons des magasins informatiques. Dès aujourd'hui, cinq marques informatiques - Compaq, Toshiba, Acer, Fujitsu-Siemens et ViewSonic - mettent en vente de nouveaux ultraportables, embarquant le système d'exploitation Windows XP Tablet Edition, de Microsoft. A partir de janvier 2003, les constructeurs Sony et NEC vendront également leurs propres Tablet PC. « Microsoft voit le Tablet PC comme une évolution de l'ordinateur portable classique. Il répond à des besoins de mobilité à l'extérieur et à l'intérieur de l'entreprise », analyse Alexis Oger, chef de produits techniques de Microsoft France. « A titre d'exemple, ces produits remplacent le papier utilisé habituellement pour la prise de notes et permettent un stockage et un archivage facile des données », ajoute-t-il.
Un outil mieux adapté à la prise de notes
Visuellement, les Tablet PC ressemblent à des ordinateurs portables, à ceci près qu'on peut les commander à l'aide d'un stylet, à la manière des assistants personnels. Ils ne sont pas forcément dotés de claviers (certains utilisent un clavier externe que l'on fixe sur le Tablet PC, comme le modèle de Compaq), mais tous utilisent le système d'exploitation Windows XP Tablet Edition, de Microsoft. Cette version de Windows XP gère un format de données supplémentaire permettant de stocker schémas et notes de travail écrites au stylet. Les écrans des Tablet PC, quoique non tactiles, réagissent à la pression exercée par l'utilisateur avec son stylet : 512 niveaux de pression sont reconnus, permettant de traduire les nuances d'épaisseur de l'écriture. Les Tablet PC exploitent également les technologies Wi-Fi et Bluetooth, pour communiquer sans fil avec les réseaux d'entreprise. « Le Tablet PC vient compléter nos gammes d'ordinateurs ultra-portables professionnels et nous permet de toucher certains marchés verticaux. Dans les hôpitaux, les cabinets d'architectes ou pour les inventaires dans les entrepôts des entreprises, ce type de produit trouvera naturellement sa place, observe Franck Piolet, chef de produits portables de HP-Compaq. D'ici à un an, je pense que le Tablet PC représentera 7 à 8 % des ventes de portables professionnels Compaq », estime Franck Piolet.
Un marché de niche en 2003
D'une manière générale, le prix des Tablet PC vendus par les constructeurs informatiques est relativement élevé (entre 2 000 et 3 000 euros ht). Selon le cabinet d'études Gartner Dataquest, les Tablet PC ne devraient d'ailleurs représenter que 1 % du nombre d'ordinateurs portables vendus en 2003, soit environ 425 000 unités. « En dehors d'industries verticales, seuls les plus courageux utiliseront largement les Tablet PC vers la fin 2003 », estime Leslie Fiering, vice-président de Gartner Dataquest. « Un manque de support au niveau des applications, une conception matérielle un peu maladroite et un prix élevé constitueront des entraves à l'adoption de ces machines pour la plupart des utilisateurs », observe Ken Dulaney, directeur de recherches de Gartner.

http://www.01net.com/rdn?oid=196884&rub=3184

06 novembre 2002
Pour un demi-million de dollars, nous faisons votre génome
Agence Science-Presse

Une campagne de financement pour un centre de recherche ou une université récompense généralement ses donateurs avec une tasse, une casquette, un livre ou une plaque à leur nom. Craig Venter, celui qui fut derrière la version "commerciale" du décodage du génome humain, a eu une autre idée: les gens qui donneront 500 000$ US à sa nouvelle Fondation J. Craig Venter pour la science, verront leur génome analysé, et les résultats fournis sur disquette. Venter, 55 ans, a démissionné en janvier de la compagnie qu'il avait lui-même fondé, Celera Genomics (voir ce texte). Il s'est depuis lancé dans d'autres projets, possiblement plus payants que le décodage du génome: lors de son départ, en janvier, Celera n'était en effet pas la seule compagnie à se poser des questions sur son avenir. Plusieurs firmes du secteur biotechnologique, qui ont investi des millions dans le décodage des gènes humains, se rendent compte que la perspective de médicaments tirés de ces informations génétiques, n’est plus aussi proche qu’on l’espérait. La fondation créée par Craig Venter est un organisme à but non lucratif qui entend superviser plusieurs projets de recherche, dont un laboratoire développant des technologies permettant un séquençage des gènes plus rapide, et la création d'un organisme vivant capable de produire de l'hydrogène. Le laboratoire constitue toutefois la priorité, au point où Venter, selon la revue Science, se serait fixé pour objectif, d'ici deux ans, d'avoir séquencé les gènes de 1000 personnes… à raison de 500 000$ chacun. Les données seront fournies à ces 1000 personnes, mais serviront aussi à grossir, petit à petit, la banque de données internationale (et publique) des gènes humains, GenBank.

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap0411026.html

06 novembre 2002
Le soja de l'espace

Le prix au kilo de ce soja est sans aucun doute le plus élevé du monde. Il a été cultivé sur la station spatiale internationale et ramené sur Terre à bord de la navette Atlantis en octobre. Tels de précieux cailloux, les pousses de soja sont pesées, examinées, analysées, afin de savoir si la microgravité de l'ISS a eu une influence sur leur composition chimique. Première impression: le premier soja cultivé dans l'espace a belle allure, selon les chercheurs du Wisconsin Space Center de la NASA. A partir des 42 graines envoyées sur l'ISS, les astronautes en ont obtenu 83. Le soja a été cultivé pendant 97 jours dans une serre spéciale (Advanced Astroculture plant growth chamber), sous l'œil attentif de Peggy Whitson. Elle a ensuite séché les feuilles et les graines pour qu'elles repartent sur Terre. Au-delà de la recherche sur la culture des plantes en microgravité, la NASA s'intéresse à la possibilité de cultiver la nourriture des astronautes pour de longues missions. Il semblerait également que la présence de plantes soit importante pour le moral des humains déracinés dans l'espace. Dans une de ses correspondances, Peggy Whitson s'étonnait de sa fascination pour les plants de soja. "Je pense que voir de la verdure pour la première fois depuis un mois et demi m'a vraiment fait de l'effet. [..] Si nous allons sur Mars il nous faudra un jardin!"

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021104.OBS2305.html?0836

06 novembre 2002
Un lien entre le tabagisme et d’éventuelles pathologies métaboliques

Selon des travaux récents, un métabolite de la nicotine provoque des modifications anormales des protéines chez les fumeurs. Connue sous le nom de nornicotine, ce métabolite peut aussi modifier la structure de certains médicaments. Ce résultat fait l’objet d’une publication dans la revue PNAS. Mené par des chercheurs du Scripps Research Institute (La Jolla, Californie), ce travail a porté sur la nornicotine. Comme le rappellent Tobin Dickerson et Kim Janda dans leur article, la nornicotine est un constituant du tabac et un métabolite de la nicotine. Dans certaines conditions, il avait été montré qu’elle pouvait catalyser certaines réactions chimiques. En étudiant cette propriété catalytique, Dickerson et Janda ont montré que la nornicotine provoquait des modifications aberrantes (réaction de « glycation ») des protéines. Tout aussi marquant, ces modifications chimiques étaient également visibles sur des médicaments tels que la prednisone. D’autres investigations ont confirmé la survenue de ces évènements chez des fumeurs. En comparant le plasma de fumeurs à celui de non-fumeurs, il a été montré que les protéines modifiées par la nornicotine étaient retrouvées en plus grande quantité chez les fumeurs. Selon les auteurs de cette étude, cette action de la nornicotine est vraisemblablement une voie jusqu’ici non identifiée dans le développement des pathologies liées au tabagisme. Ce type de modification chimique a déjà été lié à diverses pathologies comme le diabète, le cancer, la maladie d’Alzheimer ou de l’athérosclérose. Source : "A previously undescribed link between smoking and metabolic disease" by Tobin J. Dickerson and Kim D. Janda, PNAS 2002, early edition.

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4365&cal=1

05 novembre 2002
Percée dans le clonage de chèvre par cellules génétiquement modifiées

La société anonyme industrielle Senmiao de Qingdao, au Shandong, a déclaré le 31 octobre qu’après deux ans de recherches conjointes avec l’Institut de biologie génétique et de gestation de l’Académie des sciences de Chine et des établissements de recherches étrangers, sur le réacteur biologique des glandes mammaires, quatre chèvres clonées par cellules génétiquement modifiées pour obtension de protéines thérapeutiques ont vu le jour entre le 28 septembre et le 7 octobre 2002, dont trois survivent. Après vérification de DNA, les chèvres clonées donnent, comme prévu, le gène de l’interféron-ß et le gène de l’enzyme anticoagulant III. La production de protéines thérapeutiques par le réacteur biologique des glandes mammaires présente beaucoup d’avantages : haute productivité, peu d’investissement, faible coût de production, purification facile, activité biologique élevée et sûre, et pas de pollution. Dans un petit nombre de pays, des établissements de recherches ont obtenu des succès considérables dans l’expérimentation clinique et la commercialisation des protéines thérapeutiques produites par les réacteurs biologiques. Ce résultat des recherches de la société Senmiao est le premier succès de transgenèse ovine et elle est aussi la première à utiliser la technique du canon à particules sur les chèvres. Durant deux ans, le groupe de six chercheurs dirigé par Du Miao, de l’Institut de biologie génétique et de gestation de l’Académie des sciences de Chine, a obtenu 652 ovules fusionnées après la transplantation nucléaire et la fusion électrique sur 127 chèvres du Loashan expérimentales, ovules transplantées dans 62 chèvres en rut. Le bouc clonné Tongtong n’a vécu que 25 heures après sa naissance, mais il est le premier échantillon du clonage par la technique du canon à particules, et représente une grande valeur scientifique et d’application. Dans le corps de Tongtong, des chercheurs ont obtenu des cellules génétiquement modifiées vivantes, et ont procédé au reclonage dans 7 chèvres choisies. On pourra connaître le résultat sous peu. Si ces trois chèvres clonées par les cellules génétiquement modifiées peuvent se reproduire, l’industrie pharmaceutique chinoise connaîtra un bel avenir.
CIIC 2002/11/04 16:13UTC Copyright © China Internet Information Center. All Rights Reserved E-mail: webmaster@china.org.cn Tel: 86-10-68326688

http://www.china.org.cn/french/48014.htm

05 novembre 2002
Opération “la science au bout du fil”

Que cachent exactement les mots «changements climatiques» ? Annoncent-ils une catastrophe ? Quel est l’avenir du climat et le rôle de l’activité humaine ? Autant de questions, parmi beaucoup d’autres, que tout un chacun peut poser aujourd’hui à des scientifiques grâce à un simple coup de fil. Dans le cadre de la Semaine européenne de la science et de la technologie, des chercheurs français se mobilisent pour répondre aux interrogations des citoyens par téléphone, du 4 au 8 novembre, de 13h à 18h, au 0.810.00.80.00 (prix d’un appel local). Cinq grands thèmes ont été retenus : le climat (lundi), l'environnement électromagnétique (mardi), le clonage (mercredi), les nouvelles technologies au service de la personne handicapée (jeudi), les allergies (vendredi). En France, cette opération est organisée par l’association Science Contact, émanation de la Cité des Sciences et de l’Académie des Sciences. Des opérations similaires sont organisées en Grande-Bretagne et en Allemagne. Des questions peuvent également être posées par internet, sur le site de Science Contact, qui donne le détail du programme et les noms des intervenants.

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021104.OBS2276.html?0836
a

MDP
en ligne
Annuaire généraliste Abracada
Vos Campagnes de Pub - Annonceurs & Editeurs
Sonneries logo portable mobile big logos
Funland, divertissements, téléchargements logiciels, charme
France Annuaire professionnel
Rencontre sérieuse
Rencontres sexy

Rencontres femmes