Clonage
humain : cinq grossesses en cours, une naissance proche
Le créateur de Dolly veut obtenir une licence pour le clonage
humain
Drapeaux blancs contre la guerre !
L'ossuaire du frère de Jésus inspire des doutes
Le premier bébé cloné devrait naître en janvier
La fleur qui fait semblant
Les magnats de l'informatique champions de la philantropie
Des "enfants bulles" vont pouvoir retrouver le chemin de l'école
La cohabitation chez les trous noirs
Une puce électronique pour les pédophiles
Criminologie: circonstances génétiques atténuantes
Une horloge biologique génétique
Créer une nouvelle forme de vie
Le Conseil d'Etat suspend l'importation de cellules souches...
Des cellules souches contre le diabète
Feu vert du gouvernement suisse à la loi sur les cellules souches
Un anatomiste veut réaliser une autopsie en public
Démonstration du lien entre les explosions d'étoiles et les
trous noirs
Les nanotechnologies, aux frontières de l'infiniment petit
IBM passe des alliances pour le développement de l'e-Learning
L’ozone, arme secrète des anticorps ?
Cancers, vieillissement : découverte d'un mécanisme de lutte...
Refroidir en « chauffant » : un paradoxe du monde de la physique
?
La Fnac expérimente la formation en ligne
Grossesse sans danger pour les quinquagénaires
Alcool au volant : à 0,4 g/l, le cerveau fait des erreurs
Intel sort la puce la plus puissante au monde (3,06 GHz)
Nanotechnologies : un programme d'essais est lancé à Edmonton
L’importation de cellules souches suspendue
Découverte pour la compréhension du développement de nos doigts
Des clones de lymphocytes T contre le mélanome métastatique
Ma mère est une tumeur
Un cartable de la taille d'une clé
Après les empreintes digitales, les génétiques
Maternité sans limite
Perceptions et pensées auraient plus d'impact sur la santé que
les gènes
Penser à son prochain fou-rire, c'est bon pour la santé
L'école
se penche sur le fait religieux
Nouveaux progrès dans la connaissance... des cellules-souches
Cancérologie : un vaccin ADN efficace contre l’angiogenèse
Liberté de la presse
Micro Monstres
Diagnostic à distance
Tablet PC : une nouvelle race d'ultraportables
Pour un demi-million de dollars, nous faisons votre génome
Le soja de l'espace
Un lien entre le tabagisme et d’éventuelles pathologies...
Percée dans le clonage de chèvre...
Opération “la science au bout du fil”
28
novembre 2002
Des souris
"schizophrènes" créées pour lutter contre cette maladie
GRENOBLE (AFP)
Des chercheurs au commissariat à l'énergie atomique (CEA) de
Grenoble viennent de créer des souris à "caractéristiques schizophrènes",
testées actuellement par deux laboratoires internationaux qui
tentent de mettre au point des médicaments contre cette maladie
touchant près de 2% de la population mondiale. L'histoire de
cette création, sanctionnée par un dépôt de brevet international,
commence en 1996 avec le lancement d'une recherche sur le cancer
par le laboratoire du cytosquelette (le squelette de la cellule)
qui emploie une vingtaine de personnes, et à laquelle le CEA
et l'Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm)
sont associés. Une chercheuse, Annie Andrieux, s'interroge sur
ce qui arriverait si on privait l'organisme d'une souris de
protéine STOP (Stable only polypeptide): "On pensait que les
souris allaient mourir mais elles ont survécu en ayant un comportant
bizarre: hyperactivité, anxiété, retrait social, défaut complet
de comportement maternel". Des travaux confirment ce trouble
du comportement. Lorsqu'on laisse un mâle normal seul pendant
un mois dans sa cage et qu'on introduit un mâle intrus élevé
en groupe, le mâle résidant attaque l'intrus. Si le mâle a été
privé de protéine STOP, il laissera l'intrus en paix et acceptera
même d'être dominé, explique Mme Andrieux. Les comportements
bizarres des souris pourraient être qualifiés de dépressifs
mais les antidépresseurs n'ont aucun effet sur l'animal. Le
résultat est différent si on traite la souris avec des neuroleptiques
(utilisés pour soigner la schizophrénie chez l'humain). "Un
traitement long améliore nettement le comportement de la souris
et la femelle réussi à s'occuper de certains de ses souriceaux
qui survivent", ajoute Mme Andrieux. Le docteur Bernard Renaud,
professeur de pharmacologie et directeur d'une unité Inserm
à Lyon, constate que jusqu'à présent "on travaillait sur des
animaux sur lesquels on provoquait les symptômes de la maladie
pendant quelques heures alors que la schizophrénie est une maladie
chronique". Selon lui, l'avantage de la souris à caractéristiques
schizophrènes est qu'elle forme un modèle stable, chronique.
"L'industrie pharmaceutique réclamait un modèle animal pour
les maladies psychologique", explique-t-il. Les géants de la
pharmacie Merck et Roche testent depuis un mois les souris grenobloises.
Merck a pris six couples de souris en leasing pour une durée
de neuf mois et le Suisse Roche a pris dix couples en pension,
signant un contrat de partenariat aux termes duquel les Français
toucheront des royalties si ces souris permettent la mise sur
le marché d'un nouveau médicament. "Le développement d'un nouveau
médicament coûte 600 millions d'euros et ce n'est guère probable
avant 10 ans", précise Mme Andrieux. En France, on estime que
le coût social de la schizophrénie est de 30 milliards d'euros
par an, selon elle.
http://fr.news.yahoo.com/021127/202/2va77.html
28
novembre 2002
Clonage
humain : 5 grossesses en cours, une naissance prévue
Cinq grossesses obtenues par implantation d'un embryon humain
cloné sont en cours et la première naissance, une petite fille
d'un couple américain, est attendue d'ici la fin de l'année,
a déclaré mercredi à l'AFP la scientifique française Brigitte
Boisselier. "Nous avons cinq grossesses en cours, dont une qui
ne va pas tarder. On va bientôt avoir le premier (bébé)", a
déclaré Mme Boisselier, PDG de la société Clonaid, une société
de clonage humain liée à la secte des Raëliens et basée à Las
Vegas (Nevada, ouest). Interrogée pour savoir si cette naissance
surviendrait d'ici la fin 2002, Mme Boisselier a affirmé "ne
pas souhaiter donner de date précise", tout en ajoutant: "Mais,
oui, c'est la réalité". "Cela sera annoncé en temps utile",
a-t-elle poursuivi. Les cinq grossesses en cours concernent
deux couples américains, deux asiatiques et un européen. La
première naissance proviendra d'un couple américain et le bébé
attendu est une petite fille, a précisé Mme Boisselier lors
d'un entretien téléphonique sollicité par l'AFP. Mardi, à Rome,
le professeur et gynécologue italien Severino Antinori avait
annoncé la naissance du premier bébé créé par clonage pour le
début janvier 2003. Un autre scientifique, l'andrologue américain
Panos Zavos, a annoncé être dans la course pour produire le
premier bébé cloné. Mme Boisselier, qui a rang d'évêque du mouvement
raélien, a indiqué qu'elle espérait pouvoir annoncer publiquement
la naissance quand elle surviendra mais qu'elle se heurtait
pour l'instant aux réticences du couple américain. "Ma réalité,
c'est que je traite avec des parents qui attendent un enfant.
Maintenant que l'enfant est sur le point d'arriver, ils sont
un peu moins chauds à s'afficher publiquement", a-t-elle dit.
Les Raéliens, qui disent avoir 55.000 adeptes dans le monde,
pensent que la vie sur terre a été établie par des extra-terrestres
arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains
ont été créés par clonage. Cette secte areligieuse a été créé
par "Raël", alias Claude Vorilhon, un ancien journaliste français
qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée
de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité
d'atteindre la vie éternelle.
http://actu.dna.fr/021127185803.z2lr2bxx.html
27
novembre 2002
CLONAGE
Antinori et les raëliens annoncent des bébés dès décembre
Après le gynécologue Severino Antinori, qui a annoncé mardi
à la presse italienne que le premier bébé conçu par clonage
naîtrait début janvier, la secte des raëliens a déclaré hier
que le clone d'une Américaine verrait le jour très prochainement.
Selon Brigitte Boisselier, PDG de la société Clonaid, basée
à Las Vegas, affiliée à la secte, cinq grossesses, concernant
un couple européen, deux asiatiques et deux américains, seraient
bien avancées. La veille, Severino Antinori avait déclaré que
la «grossesse en est à sa 33e semaine». «Elle se déroule bien
et le foetus, qui pèse 2,7 kg, est sain.» Le 8 mai dernier,
Severino Antinori avait affirmé que cette grossesse en était
à sa 10e semaine. Elle devrait donc être aujourd'hui dans sa
37e semaine. Interrogé mardi sur cette incohérence de calendrier,
le gynécologue a éludé la question. Il a précisé qu'il n'était
pas directement l'auteur de cette expérience, qui se déroule
dans un pays qu'il n'a pas voulu citer. Il n'a pas non plus
révélé l'identité ou la nationalité du ou des médecins en cause.
Brigitte Boisselier et Severino Antinori se sont déjà rencontrés
mais ne travailleraient pas ensemble. Le médecin romain, devenu
célèbre dans les années 1990 pour avoir permis à des femmes
ménopausées de donner naissance à des enfants, a réaffirmé que
le bébé cloné ne sera pas montré après sa naissance et qu'il
faudra attendre plusieurs expériences réussies avant qu'il ne
fasse une communication scientifique. Selon lui, deux autres
grossesses seraient en cours, l'une de 27 semaines, l'autre
de 28 semaines. Interrogé sur ces nouvelles déclarations de
Severino Antinori, Ian Wilmut, le «père» du premier mammifère
cloné de l'histoire, la brebis Dolly, a répété hier qu'il était
sceptique sur la réalité même de ces expériences de clonage
humain, compte tenu du taux d'échec très important observé par
toutes les équipes ayant conçu des clones de mammifères.
http://www.lefigaro.fr/sciences/20021128.FIG0184.html
27
novembre 2002 
Au Congrès de l'American Heart Association
Thérapies cellulaires : les recherches se multiplient
et se diversifient
Alain MARIE
Le Pr Philippe Menasché a réalisé, en juin 2000, la première
greffe de myoblastes chez un insuffisant cardiaque et, à la
fin du mois d'août, il a annoncé la mise en route d'un essai
randomisé de phase II devant inclure 300 malades, sur deux ans.
Le congrès de l'American Heart Association, à Chicago, a montré
que plusieurs équipes se sont activement lancées dans ce type
de recherche, en utilisant des myoblastes ou encore des cellules
souches de la moelle osseuse. De notre envoyé spécial à Chicago
Présent à Chicago, le Pr P. Menasché a présenté les résultats
intermédiaires de ses dix premières greffes, chez des patients
âgés en moyenne de 60 ans et présentant des fractions d'éjection
ventriculaires (FEVG) très altérées, inférieures à 35 %. On
sait que l'équipe française utilise des myoblastes prélevés
dans la cuisse et cultivés, ce qui permet d'obtenir de 800 à
900 millions de cellules, celles-ci étant injectées au cours
d'un pontage coronarien afin de traiter les zones akinétiques
non viables, qui ne peuvent être améliorées par le pontage.
Le suivi par PET-scan et tomographie a montré que les myoblastes
greffés se contractent avec le myocarde et l'examen des zones
akinétiques révèle que, 14 fois sur 22, les segments greffés
recouvrent une certaine fonctionnalité. Par ailleurs, 9 des
10 patients greffés sont toujours en vie avec un recul de dix
mois et leur FEVG a augmenté, même si l'on ne peut encore déterminer
la part qui revient à la greffe cellulaire (et non au pontage)
dans l'amélioration de la fonction cardiaque. Les Américains
se lancent dans l'aventure Mais à Chicago, on retient surtout
que d'autres équipes se lancent dans l'aventure, en utilisant
aussi des myoblastes autologues. Avec, en particulier, les résultats
préliminaires d'un essai multicentrique américain, supervisé
par la FDA et coordonné par le Pr Nabil Dib (université de l'Arizona)
portant sur 16 patients dont la FEVG était inférieure à 30 %.
Dans 11 cas, les injections de myoblastes cultivés (de une à
trente injections de 10 millions de cellules chacun) ont été
pratiquées lors d'un pontage et, dans cinq cas, elles l'ont
été à l'occasion de la pose d'une assistance ventriculaire gauche
temporaire, en attente d'un donneur. Le suivi par IRM et par
PET-scan met en évidence, là aussi, une récupération fonctionnelle
des zones greffées. De plus, dans les assistances ventriculaires
temporaires, les auteurs ont pu observer directement une régénération
histologique. Enfin, douze semaines après l'intervention, la
fraction d'éjection augmenté de 58 % (passant de 24,6 à 33,2
%). Au plan de la tolérance, si un décès de cause infectieuse
est à déplorer (dans le groupe assistance ventriculaire), aucun
trouble du rythme sévère n'a été observé dans la série américaine,
note le Pr Dib. Les Américains ne sont pas les seuls à se lancer
dans ces recherches ; une autre équipe rapportant une expérience
similaire, avec des résultats comparables : celle de T. Siminiak
(Pologne), avec 10 patients suivis pendant six mois. Les cellules
souches de moelle osseuse Les thérapies cellulaires se développent
en utilisant d'autres sources cellulaires, en particulier des
cellules souches de la moelle osseuse prélevées sur les patients
eux-mêmes. L'équipe du Pr Manuel Galinanes (Leicester, Royaume-Uni)
a injecté de telles cellules chez 14 patients présentant une
insuffisance cardiaque ischémique, à l'occasion d'un pontage.
A partir de la sixième semaine, les auteurs observent une amélioration
de la motilité pariétale régionale (à proximité des zones cicatricielles)
et globale du ventricule gauche ; cette amélioration persiste
pendant au moins dix mois. Ces premiers résultats encouragent
les spécialistes britanniques à poursuivre leurs recherches
: analyse de la transformation du tissu cicatriciel et de l'amélioration
de fonctions cardiaques, essai d'injection des cellules souches,
en dehors d'un pontage... Une équipe allemande (C. Stamm, Rostock)
rapporte également des résultats encourageants, avec des cellules
souches médullaires de patients injectés, après purification,
chez 10 patients subissant un pontage après un infarctus survenu
plus de dix jours mais moins de trois mois avant l'étude avec
un recul de huit à douze mois de suivi, les auteurs observent
une amélioration de la FEVG mais aussi de la perfusion des zones
infarcies. On le voit, cette recherche visant à utiliser des
cellules prélevées et mises en culture pour « réparer » le myocarde
non viable se développe et se diversifie, même si les myoblastes
prélevés chez les patients restent les plus utilisés. Dr Alain
MARIÉ Cellules médullaires contre artérites des membres Une
autre voie de recherche est l'utilisation de cellules médullaires
non pour remplacer le muscle myocardique endommagé mais pour
favoriser l'angiogenèse. Ainsi le Pr H. Masaki (Japon) a utilisé
des cellules médullaires mononucléées, prélevées au niveau de
la crête iliaque de 45 patients présentant une artériopathie
des membres sévères (dont 5 malades de Buerger) : la distance
de marche sur tapis roulant était de 1,3 minute, la TcO2 de
28 mmHg (normalement W 60mmHg) et 30 patients présentaient des
ulcères. Le Pr H. Masaki a injecté les cellules, après purification,
moins de trois heures après le prélèvement, au niveau du mollet
(6,8 à 1,8 x 10 puissance 7 cellules par site, au niveau de
quarante sites). Les résultats rapportés sont plus qu'encourageants,
avec une amélioration de la pression à la cheville chez 31 des
patients, un développement de la circulation collatérale observée
dans 27 cas, un allongement de la durée de marche sans douleur
de 1,3 à 3,6 minutes, une diminution des douleurs au repos chez
37 patients et, enfin, une cicatrisation des ulcères 21 fois
sur 30.
27
novembre 2002
Clonage
humain : cinq grossesses en cours, une naissance proche
Cinq grossesses obtenues par implantation d'un embryon humain
cloné sont en cours et la première naissance, une petite fille
d'un couple américain, est attendue d'ici la fin de l'année,
a déclaré mercredi à l'AFP la scientifique française Brigitte
Boisselier. "Nous avons cinq grossesses en cours dont une qui
ne va pas tarder. On va bientôt avoir le premier (bébé)", a
déclaré Mme Boisselier, PDG de la société Clonaid, une société
de clonage humain liée à la secte des Raëliens, jointe par téléphone.
Interrogée pour savoir si cette naissance surviendrait d'ici
la fin 2002, Mme Boisselier a affirmé "ne pas souhaiter donner
de date précise", tout en ajoutant: "Mais, oui, c'est la réalité".
Les cinq grossesses en cours concernent deux couples américains,
deux asiatiques et un Européen. La première naissance proviendra
d'un couple américain et le bébé attendu est une petite fille,
a précisé Mme Boisselier. Mardi, à Rome, le professeur et gynécologue
italien Severino Antinori avait annoncé la naissance du premier
bébé créé par clonage pour le début janvier 2003.
http://actu.dna.fr/021127170647.sbdpy4gc.html
26
novembre 2002
Le créateur
de Dolly veut obtenir une licence pour le clonage humain
Le professeur Ian Wilmut, chef de l'équipe qui a cloné la brebis
Dolly au Royaume-Uni, a présenté à la Human Fertilisation and
Embryology Authority une demande de licence afin de pouvoir
cloner des embryons humains. Cette licence lui permettra d'utiliser
un oeuf humain non fertilisé pour tenter de le faire se développer
en embryon au stade précoce, en utilisation le mode de la parthénogénèse
(ou naissance virginale). La technique débouchera sur la création
d'embryons clonés sans recours au sperme. Les oeufs ne seront
toutefois pas implantés dans un utérus, mais des cellules de
ceux-ci seront prélevées pour être étudiées. Le Professeur Wilmut
affirme que son laboratoire, installé au Roslin Institute en
Ecosse, n'entend pas développer des embryons au-delà de la taille
d'un groupe microscopique de cellules. Si l'expérience réussit,
le clonage d'embryons humains pour la recherche sur les maladies
pourrait se poser en alternative à l'expérimentation animale.
"Nous voulons utiliser cette technologie pour produire des cellules
afin de traiter des maladies telles que le diabète, la maladie
de Parkinson et la maladie d'Alzheimer," affirme le Professeur
Wilmut. Un oeuf non fertilisé est stimulé en laboratoire afin
qu'il entame sa division et devienne un embryon. En fait, on
fait "croire" à l'oeuf qu'il a été fertilisé, ce qui permet
de lancer le processus de division. Des expériences similaires
ont été menées sur des oeufs d'animaux, y compris des singes.
Toute recherche impliquant la création d'embryons humains reste
très controversée. Certains scientifiques ne considèrent pas
les "embryons" créés par le biais de cette méthode comme de
vrais embryons (ils peuvent ne pas être considérés comme tels
selon les termes de la loi britannique de 1990 sur l'embryologie
humaine). Ces embryons survivent rarement au-delà du stade du
développement précoce. Un groupe d'experts conseillers du gouvernement
britannique a recommandé un recours "limité" au "clonage thérapeutique"
dans le cadre duquel la technique du clonage est autorisée pour
produire des traitements médicaux.
Catégorie: Divers Source des informations: Roslin Institute
Référence du Document: D'après des informations communiquées
par le Roslin Institute
Acronyme du Programme: MS-UK C
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Biotechnologie
26
novembre 2002 
Drapeaux blancs contre la guerre !
http://www.place-publique.fr/mag/magspip/article.php3?id_article=89
En vue des préparations de guerre massive de la part du gouvernement
des Etats-Unis contre l'Irak, il est urgent de signaler mondialement
notre protestation contre cette guerre. A partir du 15 novembre
et jusqu'à la fin de l'année nous voulons signaler notre NON
contre cette guerre avec des tissus blancs fixés aux fenêtres
de nos appartements dans tous nos villages et villes et dans
tous les pays du monde. Cette action facile a réaliser n'a pas
de centre et ne se base sur aucune idéologie et n'adhère a aucun
parti politique. Elle trouvera sans doute la plus haute attention
dans toutes les rues et dans tous les medias et montrera ainsi
le désaccord profond de la plus grande partie de l'humanité
avec cette guerre. Pour une propagation mondiale faites circuler
ce texte et accrochez à vos fenêtres, à partir du 15 novembre,
un tissu blanc signe de la protestation contre cette guerre.
Voici d'autres sites ou vous trouverez aussi cette action
. - http://www.cyberhumanisme.org/matiere/tousterriens/18.html
français -
http://www.frequenceevasion.com/radio.htm français - english
- deutsch -
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=378 français
-
26
novembre 2002 
L'ossuaire du frère de Jésus inspire des doutes
Associated Press Toronto
Malgré les doutes soulevés par différents spécialistes en religion,
l'expert français qui a révélé l'existence de l'ossuaire présumé
de Jacques, frère de Jésus, a défendu sa découverte lors d'un
colloque à Toronto. «J'ai été moi-même très prudent», a assuré
dimanche André Lemaire. «Je dis qu'il est très probable» qu'il
s'agisse de l'ossuaire du frère de Jésus. Au cours de cette
séance, à laquelle ont assisté 800 personnes, plusieurs questions
d'ordre technique ont été abordées, comme la grammaire et la
manière dont les lettres sont inscrites sur l'ossuaire portant
la mention: «Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus.» Ces mots
sont marqués sur un ossuaire datant du Ier siècle, une boîte
mortuaire utilisée par les juifs pour leurs morts jusqu'en l'an
70. Le Nouveau Testament identifie Jacques au frère de Jésus
et au chef des premiers chrétiens à Jérusalem. Si les chercheurs
s'entendent pour dire que l'inscription fait référence à Jésus
de Nazareth plutôt qu'à un autre Jésus, et qu'elle n'est pas
une contrefaçon, cet ossuaire constituera une très grande découverte
archéologique. Depuis qu'André Lemaire a mentionné l'existence
de cette boîte mortuaire le mois dernier dans le magazine Biblical
Archeology Review, des spécialistes ont laissé entendre que
la phrase pourrait avoir été ajoutée par un faussaire, il y
a sans doute très longtemps. Des questions scientifiques concernant
l'ossuaire, actuellement exposé au Musée royal de l'Ontario,
à Toronto, jusqu'au 29 décembre, pourraient être éclaircies
par l'Autorité des antiquités d'Israël qui va procéder à des
analyses plus poussées. Deux experts du Bureau des recherches
géologiques et minières ont déjà certifié que la surface vernis
de l'ossuaire indiquait que toutes les lettres avaient été inscrites
à une époque ancienne et que rien ne montrait qu'elles avaient
été falsifiées. Eric Meyers, chercheur à l'Université Duke,
qui a vu l'ossuaire pour la première fois la semaine dernière,
a affirmé lors du colloque qu'il avait «des questions sérieuses
concernant l'authenticité» et il a exhorté à la prudence, notamment
parce que, selon lui, l'inscription «frère de Jésus» pourrait
avoir été ajoutée. L'archéologue Peter Richardson de l'Université
de Toronto a déclaré pour sa part que l'inscription présentait
deux différents styles d'écriture, mais que le «caractère des
lettres change progressivement», ce qui rend finalement peu
probable une contrefaçon. Une analyse qui n'est pas celle de
Kyle McCarter de l'Université Johns Hopkins. Selon lui, l'existence
de deux styles d'écriture «suggère la possibilité d'une deuxième
main». Pour André Lemaire, la question la plus fondamentale
est de savoir si l'inscription fait référence au Jacques de
la Bible. Sur ce point, il estime qu'au Ier siècle à Jérusalem,
seuls 20 hommes nommés Jacques pourraient avoir eu un père s'appelant
Joseph et un frère nommé Jésus. Selon lui, l'identification
est «très probable» parce qu'il était extrêmement rare de nommer
un frère, et ce Jésus particulier pourrait s'être distingué
des autres. Oded Golan, le collectionneur israélien propriétaire
de l'ossuaire, a rapporté que Camil Fuchs, statisticien à l'Université
de Tel-Aviv, avait réduit les possibilités à trois personnes,
ou, avec des estimations moins prudentes, «à quasiment une personne
de la période». Pour M. Golan, les calculs de Camil Fuchs, pas
encore publiés, éliminent les non-juifs de Jérusalem, les enfants,
les 85% d'illettrés et les 50% qui ne pouvaient pas se permettre
une sépulture dans un ossuaire. D'après la forme des lettres,
l'inscription remonterait à une période comprise entre l'an
50 et l'an 70. Flavius Josephus, l'historien juif le plus important
au Ier siècle, rapporte que Jacques a été exécuté par un hérétique
en l'an 62. Hershel Shanks, rédacteur en chef du Biblical Archaeology
Review et coauteur d'un livre sur l'ossuaire, considère que
toutes ces questions posées montrent «une sorte de résistance.
Nous ne voulons pas y croire.» Ce colloque du Collège américain
de religion et de la Société de littérature biblique, deux importantes
associations d'Amérique du Nord rassemblant des chercheurs en
religion, doit se terminer ce aujourd'hui.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/arts/0211/art_102110161291.html
26
novembre 2002 
Le premier bébé cloné devrait naître en janvier
Le Dr Severino Antinori a annoncé mardi que le premier bébé
cloné naîtra en janvier. Le très controversé médecin italien
a affirmé qu'une femme était enceinte de 33 semaines d'un bébé
conçu par la technique du clonage. Il a assuré que le petit
garçon se développait d'une façon absolument saine. En avril
dernier, le Dr Antinori avait annoncé que trois femmes étaient
enceintes de bébés clonés. La plus avancée des trois grossesses
devait arriver à terme à la mi-novembre. Mais le Dr Antinori
a refusé de donner des expliquations à ce sujet. Le Dr Antinori
n'a pas précisé s'il avait joué un rôle dans ces clonages. Il
a dit qu'il ne participerait pas à l'acouchement mais avait
apporté «une contribution culturelle et scientifique» à un consortium
de scientifiques impliqués dans ces grossesses, qu'il a refusé
d'identifier. Il n'a pas voulu non plus donner l'identité ni
la nationalité de la femme censée accoucher en janvier d'un
bébé cloné. Il a ajouté qu'elle mettrait au monde l'enfant dans
un «pays où cela est permis».
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
25
novembre 2002 
La fleur qui fait semblant
Agence Science Presse
Croyez-le ou non, mais il existe des plantes qui réussissent
à se faire passer pour des insectes. De cette façon, lorsque
de vrais insectes arrivent dans les parages, elles ne se font
pas bouffer. On s'étonne peut-être d'apprendre qu'un insecte
puisse être trompé au point de confondre un ou plusieurs de
ses congénères avec une fleur. En fait, le truc, pour la plante,
consiste à faire croire qu'une partie d'elle-même, ses feuilles,
ou sa tige, est infestée d'insectes. Cela dirige aussitôt les
insectes vers d'autres plantes, plus alléchantes pour eux. Selon
les écologistes israéliens à qui on doit cette découverte, publiée
dans la dernière édition du Biological Journal of the Linnean
Society, les stratégies sont nombreuses, et les scientifiques
sont encore très loin de les avoir toutes décodées. Il s'agit
peut-être dans certains cas de marques sur une tige qui ont
l'apparence d'une chenille. À moins que ce ne soient ces taches
noires qui peuvent être confondues avec une grosse bande de
fourmis. Mais ces stratégies ont toutes en commun une chose:
elles envoient aux insectes qui osent s'approcher un signal:
cette plante est déjà envahie, passez votre chemin. C'en est
au point où l'équipe, dirigée par Simcha Lev-Yadun, de l'Université
de Haïfa, se demande si ces faux insectes ne pourraient pas
tromper des gros animaux, des herbivores, qui jugeront eux aussi
que la plante «infestée» n'est pas comestible.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110161225.html
25
novembre 2002 
Les magnats de l'informatique champions de
la philantropie
Les magnats de l'informatique sont les champions de la philanthropie
aux USA, selon un classement établi par l'hebdomadaire Business
Week, qui révèle que Bill Gates aurait donné près de quatre
fois plus de dollars à des organisations caritatives que son
plus proche suivant. Parmi les 15 Américains les plus généreux,
huit ont fait fortune durant le boom technologique des années
1990. En première position, le fondateur de Microsoft, Bill
Gates, l'homme le plus riche du monde, a donné 25,6 milliards
de dollars depuis 1998. Après la fondation de Bill Gates, c'est
le fondateur d'Intel, Gordon Moore et sa femme Betty, qui se
sont montrés les plus généreux, avec 6,6 mds USD. Ils sont suivis
par les fondateurs de deux groupes d'investissements, James
Stowers et son épouse, de American Security, qui ont distribué
1,5 md USD en bonnes oeuvres et Eli Broad, de SunAmerica, qui
a donné 1,1 md USD. Selon Business Week, c'est la première fois
depuis le 18e siècle et l'époque d'Andrew Carnegie, qui avait
fait don de la quasi totalité de sa fortune de son vivant, pour
s'assurer qu'elle était dépensée à bon escient, que les philanthropes
sont aussi nombreux et aussi généreux. Les dons philanthropiques
pourraient ainsi atteindre le trillion de dollars d'ici 2010,
selon Erik Smith, auteur d'un récent rapport sur le sujet pour
l'organisation de recherche Global Business Network, cité par
l'hebdomadaire. Selon Business Week, le fondateur du site internet
de vente aux enchères ebay, Pierre Omidyar, a promis de faire
don de l'essentiel de ses biens (4,4 mds USD), moins 1%, de
son vivant. Mais il n'a donné jusqu'ici que 50 millions de dollars.
Le fondateur de la chaîne de grands magasin de bricolage Home
Depot, Bernard Marcus, a aussi promis de donner l'essentiel
de sa fortune, estimée à 1,8 milliard de dollars, avant sa mort,
et il a déjà donné 350 millions de dollars. Le financier et
investisseur Warren Buffett a annoncé qu'il ferait don de l'essentiel
de sa fortune (36 mds USD), mais seulement à sa sa mort.
http://actu.dna.fr/021125091059.tzv2khh1.html
24
novembre 2002 
Des "enfants bulles" vont pouvoir retrouver
le chemin de l'école
Pour rompre l'isolement des jeunes leucémiques et cancéreux,
confinés dans un milieu protégé à l'image des "enfants bulles",
le CHU de Montpellier a développé un système inédit de visioconférence
qui permet de les relier à leur école et leur famille. Les enfants
malades, de la grande maternelle jusqu'au collège, auront la
possibilité de suivre depuis leur domicile ou l'hôpital des
cours dans leur classe, où sont installées des webcams. Le collège
de Mauguio, près de Montpellier, a déjà été équipé. Une dizaine
d'ordinateurs, reliés en réseau, ont été répartis dans les chambres
du service hématologie du CHU. Une borne a également été disposée
dans la "maison des parents", un local situé près de l'hôpital
où les parents peuvent communiquer avec leur enfant via l'ordinateur.
"C'est une première en France. Nous espérons que cela aura un
effet boule de neige. C'est tellement important de rétablir
la communication avec ces enfants", a déclaré Marie Madrid,
présidente de l'association héraultaise le "Petit Câlin", à
l'origine du projet. Les infirmières peuvent aussi en attester.
Depuis l'installation de ce réseau informatique, qui les relie
aussi à leur famille, les enfants hospitalisés ont moins tendance
à les solliciter en appuyant sur la sonnette. Robert Peyrat,
directeur adjoint du CHU, se déclare même convaincu que ce dispositif
peut "améliorer la guérison" des jeunes malades. L'opération
est financée, pour une durée de deux ans, par un fond de 75.000
euros, montant du grand prix national décerné cette année au
"Petit Câlin" par les Association de Prévoyance Santé (ADPS),
comités regroupant des assurés des AGF.
http://actu.dna.fr/021123143544.fpuv0mre.html
23
novembre 2002
La cohabitation
chez les trous noirs
Pour la première fois, des astronomes ont observé la coexistence
de deux trous noirs supermassifs dans une seule et même galaxie.
Allemagne
La galaxie en question s'appelle NGC 6240 et se trouve à environ
400 millions d'années-lumière de la Terre. Elle héberge en son
sein deux trous noirs actifs qui orbitent l'un autour de l'autre
et qui absorbent toute la matière environnante. Leur fusion
est inévitable mais ne se produira pas avant plusieurs centaines
de millions d'années. C'est ce qu'indiquent Stefanie Komossa
et Guenther Hasinger, de l'Institut Max Planck, en Allemagne,
dans une étude à paraître dans la revue Astrophysical Journal
Letters. Le fait que NGC 2640 émette des rayons X a intrigué
les scientifiques qui ont décidé d'utiliser le télescope spatial
à Rayons X de la NASA, Chandra, pour l'étudier de plus près.
Ils se sont aperçus que deux trous noirs y cohabitaient à 3000
années-lumière l'un de l'autre. Les astronomes affirment que
la réunion des deux donnera naissance à un trou noir plus massif
encore. Ce dernier dégagera des radiations et ondes gravitationnelles
qui se propageront dans l'Univers. La présence d'un duo de trous
noirs dans une galaxie confirme la théorie suivante: les trous
noirs peuvent grandir et atteindre des masses disproportionnées
dans le centre des galaxies, en fusionnant avec d'autres trous
noirs.
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3023.asp
23
novembre 2002 
Une puce électronique pour les pédophiles
Frédérique Andréani
Les astronautes de la Nasa et les pédophiles britanniques pourraient
bientôt avoir quelque chose en commun. Si ce projet du gouvernement
britannique se concrétise, les pédophiles pourraient être dotés
du même type d'implant électronique que celui qui permet à l'agence
spatiale américaine de suivre à la trace ses astronautes. Une
lettre écrite par Hilary Benn, le haut fonctionnaire britannique
chargé de la supervision des pédophiles, révèle ainsi qu'une
équipe de chercheurs du ministère de l'Intérieur « étudie activement
» la possibilité d'insérer chirurgicalement une puce électronique
en silicone sous la peau des pédophiles sortis de prison. Cette
puce électronique permettrait de localiser les pédophiles, via
l'utilisation d'un satellite, et d'alerter la police s'ils se
trouvent à proximité d'un terrain à risque tel qu'une école.
Elle permettrait aussi de surveiller la pression sanguine et
les battements du coeur, fournissant un facteur d'indication
en cas de passage à l'acte imminent. Tracker Network, la compagnie
qui s'occupe de retrouver la trace par satellite des voitures
volées munies d'un système de localisation électronique, et
Compaq, qui a développé pour la Nasa l'implant dont sont munis
les astronautes, auraient été contactés par le gouvernement
britannique
© le point 22/11/02 - N°1575 - Page 90 - 201 mots
http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=123335
21
novembre 2002 
Criminologie: circonstances génétiques atténuantes
Agence Science Presse
Vous avez assassiné votre voisin, mais vous êtes porteur d'un
gène de prédisposition à la violence. Faudrait-il prendre ce
fait en considération lors de votre procès? Un groupe de bioéthiciens
britanniques pense que oui, et suggère même que ce n'est qu'une
question de temps avant que les tribunaux ne soient saisis par
ce type d'arguments. De la même façon qu'on invoque depuis longtemps
des facteurs sociaux (abus sexuels dans l'enfance, par exemple)
comme circonstances atténuantes. Tout le monde n'est évidemment
pas d'accord: l'ancien patron de la compagnie Celera, Craig
Venter, le «père» d'une des deux cartes du génome humain, juge
qu'il n'existe aucune preuve de l'existence d'un gène lié spécifiquement
à la violence. Et d'autres s'inquiètent de tendances plus inquiétantes:
si, un jour, il devient vraiment acceptable aux tribunaux de
prendre les gènes en compte, ne deviendra-t-il pas tout aussi
acceptable de faire passer toute la population par des tests
génétiques afin de «trier» les criminels potentiels? Ce n'est
plus de la science-fiction, c'est une interrogation qui nous
tombera dessus dans moins de 10 ans …
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110159557.html
21
novembre 2002 
Une horloge biologique génétique
Agence Science Presse
Imaginez : une personne qui n'aurait plus envie ni de manger
ni de faire la sieste. L'enfer. Mes cet enfer est en nous, parce
qu'il est le résultat d'un gène. Faites muter ce gène, comme
des chercheurs texans l'ont fait chez des souris, et vous obtiendrez
-si ça se passe comme chez les souris- des individus qui mangeront
si on les y oblige, mais qui n'en sentiront nullement le besoin,
et pour qui le rythme des jours et des nuits n'aura plus aucune
influence sur leur besoin de dormir. La découverte est étonnante,
parce que les scientifiques savent depuis longtemps que ce qu'on
appelle l'horloge biologique n'est pas un mythe: notre corps
est bel et bien soumis à un cycle de 24 heures, qui influence
toute une série de réactions, des hormones jusqu'au rythme cardiaque.
Mais ce que démontrent les souris de Steven McKnight et de ses
collègues du Centre médical de l'Université Texas Southwestern,
c'est qu'il existe manifestement une autre horloge biologique
en nous, cachée au sein de notre bagage génétique, et peut-être
tout aussi cruciale que l'autre. Cruciale, le mot est faible:
les souris qui ont été ainsi modifiées génétiquement ne se contentent
pas de ne plus manger aux mêmes heures: si on modifie leur horaire,
elles se laissent carrément mourir de faim, a annoncé McKnight
dans le cadre du congrès annuel de la Société des neurosciences,
à Orlando (Floride). Ces mêmes souris ont également cessé de
faire des siestes: alors que ces rongeurs se reposent normalement
après sept heures d'activités, les mutants tenaient le coup
pendant neuf heures. «Cela suggère qu'une sieste est génétiquement
programmée», déclare Steven McKnight, qui s'intéresse depuis
quelques années au gène en question, NPAS2: chez des souris
normales, avait-il résumé dans une recherche parue en 2001 dans
la revue Science, ce gène s'active la nuit lorsque l'animal
est alerte. Qu'il y ait plus d'une horloge biologique en nous
n'est, en soi, pas nouveau: d'autres chercheurs ont récemment
découvert que certains de nos organes semblent fonctionner suivant
des cycles qui ne sont pas tout à fait de 24 heures. Mais ces
horloges internes gouvernent un organe, et non l'organisme entier,
au contraire de ce gène NPAS2 -du moins, chez la souris. Et
chez nous ?
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110159562.html
21
novembre 2002 
Créer une nouvelle forme de vie
L'américain Craig Venter, rendu célèbre pour avoir réussi le
premier à décrypter le génome humain, veut maintenant créer
une nouvelle forme de vie synthétique. Le scientifique a même
reçu une subvention de près de trois millions de dollars du
département américain de l'Énergie afin de mettre en marche
son projet. Dans un premier temps, le chercheur Venter envisage
de créer, à partir d'une bactérie simple, un organisme unicellulaire,
dont le génome aurait été conçu partiellement d'une main humaine.
Cette «cellule» verrait ses chromosomes modifiés, de façon à
ne conserver que le strict minimum de gènes requis pour rester
en vie, se nourrir, se diviser et donner ainsi naissance à une
colonie d'organismes identiques. Cette bactérie synthétique
sera modifiée de façon à ne pas pouvoir infecter l'humain et
restera confinée dans un laboratoire. Elle sera conçue pour
mourir au cas où elle arriverait à échapper à un tel environnement.
Une fois cet organisme fabriqué, les chercheurs envisagent une
foule d'applications, rendues possibles en y ajoutant un par
un le ou les gènes correspondants aux fonctions désirées: par
exemple, la production d'hydrogène ou la décomposition du gaz
carbonique issu des rejets toxiques industriels. Craig Venter
est actuellement président de l'Institut pour des alternatives
à l'énergie biologique américain.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
20
novembre 2002
Le Conseil
d'Etat suspend l'importation de cellules souches embryonnaires
Stéphanie HASENDAHL
La décision du Conseil d'Etat de suspendre l'importation de
cellules souches, importation autorisée par l'ancien ministre
de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, plonge les chercheurs
dans un profond pessimisme. Les chercheurs français sont dans
l'impasse, alors que la Commission européenne s'apprête à attribuer
les financements en fonction des différents projets de recherche.
Christine Boutin, la présidente de l'association l'Alliance
pour les droits de la vie, se réjouit, tandis que les scientifiques
français désespèrent. L'obscurantisme ne se compte pas en nombre.
Pourtant, lorsque l'ancien ministre de la Recherche, Roger-Gérard
Schwartzenberg, a pris, avant le changement de majorité, la
décision d'autoriser l'importation de lignées de cellules souches
embryonnaires, les chercheurs (parmi lesquels quatre prix Nobel)
ont eu plutôt bon espoir. L'espoir de mener des travaux de recherche
fondamentale sur les cellules souches embryonnaires, qui peuvent
se diviser indéfiniment, parallèlement aux recherches qui sont
déjà menées sur les cellules souches adultes et qui n'ont qu'un
potentiel de multiplication limité. A terme, l'objectif est
de trouver des applications en médecine générative. Au nom de
la loi C'était sans compter sur la vigilance morale de Christine
Boutin qui, au nom de son association, a porté un premier recours
en référé auprès du tribunal administratif de Paris pour demander
l'annulation de la décision de Roger-Gérard Schwartzenberg,
en contradiction avec la loi de bioéthique en vigueur. En effet,
la loi de 1994, faute d'une révision qui devait pourtant être
effectuée en 1999, s'applique toujours. Et elle n'autorise pas
la recherche sur les cellules embryonnaires. Le ministre Roger-Gérard
Schwartzenberg, pour répondre à l'impatience des chercheurs,
a anticipé sur le texte à venir dont la version votée par l'Assemblée
nationale en janvier dernier accepte ce type de recherche. Toutefois,
le contenu de la prochaine loi bioéthique reste, pour le moment,
dans les mains des sénateurs qui n'en discuteront qu'en janvier
prochain. La demande de suspension de l'importation de cellules
souches d'origine embryonnaire ayant été rejetée par le tribunal
administratif, l'association de Christine Boutin s'en est remise
au Conseil d'Etat. Ce n'est donc pas sur le fond que le Conseil
d'Etat a tranché mais sur la forme, jugeant que la décision
ministérielle de Roger-Gérard Schwartzenberg méconnaissait la
loi du 29 juillet 1994 (article L. 2141-8) selon laquelle «
toute expérimentation sur l'embryon est interdite ». Il a par
ailleurs décidé de ne suspendre l'exécution de la décision attaquée
que pour une période de quatre mois (jusqu'au 13 mars 2003),
en attendant que la justice se prononce sur le fond. « Mais
cette période de quatre mois est très importante puisque c'est
à ce moment que la Commission européenne examine les projets
de recherche et distribue ses financements, explique au « Quotidien
» le Pr Patrice Mannoni, directeur scientifique et médical de
l'établissement français du sang Alpes-Méditerranée et directeur
d'un laboratoire de thérapie cellulaire et de thérapie génique
à Marseille (EFS, INSERM). L'Europe acceptera-t-elle de financer
des dossiers dans des pays dont elle ne sait pas si les recherches
sur les cellules souches embryonnaires seront autorisées, alors
qu'elle-même a admis ce type de recherche ? Nous sommes dans
une situation très grave, estime-t-il. Pourquoi pleurer sur
le départ des jeunes chercheurs vers l'étranger lorsque l'on
ne leur offre pas en France les moyens de travailler? » La question
est d'autant plus pertinente qu'aujourd'hui la plupart des scientifiques
reconnaissent l'importance du développement de la recherche
sur les cellules souches embryonnaires. L'Académie des sciences
et l'Académie de médecine se sont prononcées fermement pour,
ainsi que le président Chirac et son ministre de la Santé, Jean-François
Mattei, sans parler des associations de malades qui, comme l'AFM,
fondent leur espoir sur ce type de recherche, même si elle n'en
est qu'au stade fondamental. Comme pour les questions concernant
les OGM, le débat sur la recherche sur les cellules embryonnaires
est brouillé par des prises de position radicales.
20
novembre 2002
Des cellules
souches contre le diabète
Des scientifiques de l'Université Stanford ont réussi à transformer
des cellules souches embryonnaires de souris de façon à leur
permettre de produire de l'insuline, une hormone indispensable
au bon fonctionnement de l'organisme. Une fois greffées à des
souris diabétiques, les cellules ont continué de produire de
l'insuline, ce qui a permis aux souris de rester en vie. Par
contre, lorsque les scientifiques ont retiré la greffe, le diabète
est réapparu et les rongeurs sont morts. L'insuline est produite
par le pancréas et elle permet à l'organisme de stocker le sucre
à l'intérieur des cellules. Les diabétiques sont incapables
d'en produire en quantité suffisante, ce qui leur cause de graves
problèmes de santé. Même s'il est trop tôt pour l'utiliser sur
des humains, cette thérapie pourrait éventuellement être adaptée
de façon à compenser le déficit d'insuline dont souffrent les
diabétiques.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
20
novembre 2002 
Feu vert du gouvernement suisse à la loi sur
les cellules souches
Associated Press Berne
Le Conseil fédéral (gouvernement) suisse a adopté la loi autorisant
la recherche sur les embryons surnuméraires et sur les cellules
souches à de strictes conditions. Il a transmis mercredi le
projet au Parlement. La technique suscite de grands espoirs
pour le traitement de maladies comme celles d'Alzheimer ou de
Parkinson. La Suisse interdit déjà la production d'embryons
à des fins de recherche et il n'est pas question de remettre
en cause ce principe. En revanche, la recherche sur les embryons
surnuméraires, c'est-à-dire développés dans le cadre d'une fécondation
in vitro mais non implantés, n'est pas encore clairement réglementée.
Pas plus que la recherche sur les cellules souches issues de
ces embryons surnuméraires. Le projet de loi vise à autoriser
ces deux possibilités, mais fixe des conditions strictes. Il
sera notamment interdit d'importer ou d'exporter des embryons
surnuméraires ou de laisser se développer un tel embryon à des
fins de recherche au-delà du 14e jour. Un embryon surnuméraire
ne pourra par ailleurs être utilisé à des fins de recherche
que si le couple concerné, dûment informé, y a librement consenti.
Autre point important: il sera exclu de céder ou d'acquérir
des embryons surnuméraires ou des cellules souches embryonnaires
contre rémunération. La recherche dans ces deux domaines ne
seront permises que sur autorisation de l'Office fédéral de
la santé publique (OFSP). Le projet de recherche devra répondre
à des critères de qualité scientifique et être justifiable au
plan éthique. Lors de la consultation qui s'est achevée le 30
août dernier, la plupart des cantons, les instituts scientifiques
et les associations du secteur économique se sont déclarés favorables
à la loi.
20
novembre 2002 
Un anatomiste veut réaliser une autopsie en public
Agence France-Presse Londres
Un médecin anatomiste allemand connu pour ses expositions de
corps humains traités aux résines synthétiques a assuré qu'il
réaliserait la première autopsie en public en Grande-Bretagne
depuis près de deux siècles, malgré les mises en garde des autorités.
Le professeur Gunther von Hagens, qui avait créé la sensation
en exposant des cadavres traités selon un procédé révolutionnaire
de son invention, la «plastination», a affirmé mardi qu'il pratiquerait
une autopsie mercredi en public à guichets fermés, filmée par
la chaîne de télévision Channel Four. L'inspecteur gouvernemental
pour les questions d'anatomie Jeremy Metters a pourtant menacé
le médecin de poursuites pénales, soulignant avoir prévenu la
police pour lui demander de prendre «les mesures appropriées».
«Il apparaît que le professeur von Hagens projette de pratiquer
une opération qui constituerait un délit criminel en vertu de
la loi sur l'anatomie», a-t-il dit dans un communiqué, précisant
que ni l'anatomiste ni le lieu ne bénéficiaient d'autorisation
d'autopsie en vertu de ce texte. Mais le professeur von Hagen
a déclaré qu'il se sentait «parfaitement habilité» à pratiquer
cette autopsie. «L'attitude de l'inspecteur (Metters) me rappelle
les temps où le clergé se réservait le droit de lire la Bible»,
a-t-il dit. «L'époque du monopole des médecins sur la connaissance
des opérations médicales vitales est révolu». Près de 500 personnes
ont payé 12 livres britanniques (19 dollars) leur ticket pour
l'autopsie de deux heures, qui sera projetée sur des écrans
géants dans une galerie d'art, où les organes circuleront sur
des plateaux dans l'assistance. Les dissections en public étaient
populaires au XVIe siècle en Grande-Bretagne, où des théâtre
anatomiques temporaires étaient érigés à Londres. La dernière
autopsie en public y a eu lieu vers 1830.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110159534.html
19
novembre 2002 
Démonstration du lien entre les explosions d'étoiles
et les trous noirs
PARIS (AFP)
Une équipe internationale d'astrophysiciens a pu, grâce au télescope
spatial américain Hubble, établir un lien entre les trous noirs
et l'explosion des étoiles massives, les supernovae, ont annoncé
mardi le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), les agences
spatiales européenne ESA et américaine NASA, dans un communiqué.
Cette équipe, conduite par Felix Mirabel, directeur de recherche
au Commissariat à l'énergie atomique, a pu mesurer le mouvement
propre d'un trou noir baptisé GRO J1655-40 et de son étoile-compagnon.
Ce système binaire se propulse à une vitesse de plus de 400.000
km/h dans la Voix Lactée en direction de la constellation du
Scorpion. "Il existait beaucoup de théories et de suppositions
sur la formation des trous noirs, mais c'est la première fois
que nous disposons d'informations visuelles et factuelles, et
que nous avons l'évidence que cet objet s'est formé à partir
de l'explosion d'une supernova", a expliqué à l'AFP Felix Mirabel,
du laboratoire d'astrophysique du CEA-Saclay (Essonne). La découverte,
fruit d'une collaboration avec l'ESO (European Southern Observatory)
en Allemagne, l'institut de physique spatiale d'Argentine, l'institut
Max Planck allemand, a été publiée mardi dans la revue européenne
"Astronomy and Astrophysics" (Numéro 395, page 595). Résidus
probables de gigantesques évènements cosmiques, les trous noirs
de masse stellaire reçoivent lors de ces explosions une formidable
impulsion les projetant dans l'espace interstellaire à des vitesses
considérables. Selon leur masse initiale, les étoiles massives
laissent comme résidu une étoile à neutrons (d'une taille de
10 à 20 kilomètres) ou un trou noir. L'association supernovae/étoiles
à neutrons a été définitivement confirmée il y a plus de 30
ans par la découverte des pulsars radio, ces objets extrêmement
denses dont la rotation produit pour un observateur lointain
une émission périodique, à l'image d'un phare éclairant régulièrement
le ciel nocturne. "La magnifique Nébuleuse du Crabe et son non
moins célèbre pulsar sont le plus bel exemple de l'existence
de telles associations", rappelle le CEA. "Dans le cas des trous
noirs de masses stellaires et bien que nous possédions déjà
de très fortes indications observationnelles de l'existence
d'une douzaine d'entre eux dans notre Galaxie, ce lien restait
à être démontré", souligne le CEA. Le système GRO J1655-40 -
baptisé ainsi car il avait été identifié en 1994 par un satellite
américain Gamma Ray Observatory, les chiffres correspondant
pour leur part à ses coordonnées dans le ciel - appartient à
la classe des microquasars, systèmes constitués d'un trou noir
de masse stellaire autour duquel gravite une étoile, explique
M. Mirabel. La luminosité de l'étoile-compagnon et les phénomènes
physiques résultant de l'accrétion de matière par le trou noir
permettent la détection indirecte de celui-ci, rendu ainsi "visible"
à l'observateur, précise-t-il. Découvrir des systèmes similaires
dans notre Galaxie, reconstituer la trajectoire de ces trous
noirs durant leur périple et déterminer en quelque sorte leur
lieu de naissance restent un objectif majeur de la communauté
des astrophysiciens, selon M. Mirabel. Le lancement du satellite
d'astronomie gamma INTEGRAL de l'ESA le 17 octobre est selon
lui un atout de première importance dans la réalisation de ces
objectifs.
http://fr.news.yahoo.com/021119/202/2uvcu.html
19
novembre 2002
Les nanotechnologies,
aux frontières de l'infiniment petit
On appelle nanotechnologies l'ensemble des technologies qui
utilise les possibilités de manipuler et assembler les atomes
et les molécules pour réaliser des structures précises. Ces
structures au potentiel extrêmement vaste seront la base de
nouvelles réalisations dans des domaines aussi variés que l'électronique,
la mécanique, la chimie, l'optique ou la biologie pour le traitement
des gènes ou le développement de nouveaux médicaments. Voici
la version intégrale de l'article paru dans le numéro de novembre
2002 de SVM (n° 209). Retrouvez toutes les infographies dans
le magazine.
Jean-Paul
Cognot SVM n°209
Le préfixe nano du terme "nanotechnologies" provient de l'échelle
des tailles impliquées dans ces technologies. En effet, ces
technologies consistent à manipuler atomes et molécules dont
les dimensions se comptent en nanomètres c'est-à-dire en millionièmes
de millimètres. Pour fixer les idées, voici quelques éléments
dont la taille est exprimée en nanomètres. Un cheveu humain
mesure 150 microns de diamètre soit 150 000 nanomètres. La taille
des transistors utilisés dans les microprocesseurs de dernière
génération et fonctionnant entre 2 et 3 GHz varie de 130 à 90
nanomètres. Un atome de métal comme le fer ou l'aluminium mesure
environ 0,25 nanomètre de diamètre. Le plus petit atome, l'atome
d'hydrogène, mesure environ 1 Angström de diamètre soit 0,1
nanomètre. Toutes les nanotechnologies ont pour but de manipuler
et assembler des atomes ou molécules pour obtenir des structures
organisées qui présentent des caractéristiques physiques significativement
différentes de celles de corps physiques obtenus par des méthodes
traditionnelles. Deux caractéristiques très particulières sont
également attachées aux nanotechnologies : le positionnement
spatial et la duplication automatique. Les structures atomiques
créées suivent un agencement atomique dans lequel chaque atome
a une position bien définie par rapport aux autres. D'autre
part, cette structure doit posséder autant que faire se peut
la capacité à se générer et à se régénérer. Cette dernière caractéristique
est essentielle pour assurer une production à bas coût ainsi
qu'une grande résistance aux agressions externes par la capacité
à se réparer de manière autonome. Pour mieux comprendre, il
faut suivre le cheminement de la pensée scientifique qui a conduit
aux recherches dans le domaine des nanotechnologies. Prenons
pour cela un exemple relativement connu depuis quelques années
de structures créées grâce aux techniques de nanotechnologie
: les nanotubes (lire aussi l'article de VNUnet du 28 août 2001).
Les nanotubes sont un assemblage d'atomes, le plus souvent d'atomes
de carbone, enroulés en couche simple ou multiple sous forme
de cylindres. Ils furent découverts en 1991 par le microscopiste
japonais Sumio Iijima. Le diamètre d'un nanotube varie de 0,5
à 50 nm. En 1999, le plus long nanotube réalisé mesurait 100
nm. Aujourd'hui, certains laboratoires sont capables de faire
croître des nanotubes jusqu'à ce qu'ils atteignent une longueur
de 200 millions de nanomètres c'est-à-dire 20 cm. Les caractéristiques
physiques, telles que la résistance mécanique, la conductibilité
de l'électricité et de la chaleur, des nanotubes de carbone
sont tout à fait remarquables. La rigidité et la résistance
mécaniques des matériaux composites qui servent actuellement
à fabriquer des ailes d'avions, des structures de fusées, des
carrosseries de voitures de course ou encore des raquettes de
tennis haute performance est d'environ 4 fois celle de l'acier
à poids égal. Il est difficile d'imaginer les performances de
ces mêmes éléments réalisés en utilisant des matériaux composés
de nanotubes de carbone lorsqu'on sait que la résistance mécanique
de ceux-ci est 600 fois supérieure à celle de l'acier à poids
égal ! Tout a commencé le 29 décembre 1965 L'inventeur des nanotechnologies,
le physicien américain Richard P. Feynman, a reçu le prix Nobel
de physique en 1965 pour ses travaux sur le photon. En réalité,
tout a démarré le 29 décembre 1959 lors de la réunion annuelle
de la Société Américaine de Physique à l'Institut de Technologie
de Californie (Caltech). Richard Feynman y fit un discours resté
célèbre et intitulé : There's plenty of room at the bottom que
l'on pourrait traduire par "Il y a encore beaucoup de place
en bas". Lors de ce discours, Richard Feynman se voulut peu
ou prou provocateur en affirmant qu'il allait parler d'un domaine
des sciences dans lequel très peu de choses avaient déjà été
faites, bien que les implications potentielles soient énormes.
Il déclara vouloir parler de la manipulation et du contrôle
des choses à une échelle infime. Il déclara même en préambule
que le monde scientifique de l'an 2000 regarderait son passé
et se poserait la question de savoir pourquoi la communauté
scientifique avait attendu 1960 avant de chercher à faire des
progrès dans cette direction. Il posa le problème de la façon
suivante : Pourquoi ne peut-on pas écrire l'intégralité des
24 volumes de l'Encyclopédie Brittanica sur une tête d'épingle
?" Un simple calcul lui permit de montrer que la réduction de
la taille des caractères par un facteur 25 000 permettait d'y
arriver et que rien de la physique connue n'interdisait d'obtenir
un tel résultat. La taille du point minimum du toner servant
à imprimer une encyclopédie est d'environ 0.2 mm. En réduisant
la taille de ce point par un facteur 25 000, on obtient un point
de 8,5 nanomètres. Un tel point correspond à la surface de 32
atomes de fer mis côte à côte. Un tel nombre d'atomes rend donc
théoriquement possible la gravure d'un point sur une surface
composée d'atomes de fer. Il en déduit ainsi que la surface
d'une tête d'épingle était suffisante pour imprimer dans le
métal l'intégralité de l'Encyclopédie Brittanica. Il continua
son analyse en déterminant les meilleurs moyens pour stocker
les informations dans un volume le plus petit possible. Il arriva
ainsi à la conclusion que des méthodes de codage appropriées
utilisant des méthodes de stockage ne faisant intervenir que
des phénomènes physiques connus en 1960 permettaient de stocker
l'intégralité de la connaissance accumulée par l'homme depuis
ses origines dans un volume de matière pas plus grand qu'un
grain de sable, un cube de 0,12 mm de côté. Il ne faut en effet
qu'une centaine d'atomes pour stocker de façon irréversible
l'information binaire élémentaire, le bit. Tout cela nous ramène
à son affirmation du début : il y a beaucoup de place là-dessous
! Il envisagea la possibilité de construire des systèmes atome
par atome afin d'en contrôler la forme, les dimensions et les
caractéristiques exactes. Il envisagea également la possibilité
pour de tels systèmes de se dupliquer à la manière dont les
cellules vivantes réalisent la croissance et la régénération
des tissus vivants. Des prix pour stimuler les nanotechnologies
Richard P. Feynman était en train d'inventer les nanotechnologies
sans en connaître le nom. Il en décrivait la direction de recherche
pour de nombreuses années. Pour donner une impulsion aux travaux
de recherche sur les méthodes envisageables pour faire progresser
ces technologies, il offrit lui-même deux prix de 1 000 $ aux
deux premières personnes capables de réaliser les prouesses
techniques suivantes : • Ecrire une page de livre sur une surface
dont les dimensions seraient le 25 millième des dimensions de
la page d'origine et qui puisse être lue par un microscope électronique.
• Réaliser un moteur électrique fonctionnel dont le volume extérieur
serait inférieur à un 64e de pouce cube. Des fonds aussi bien
publics que privés concourent à l'émergence de résultats concrets
dans le domaine des nanotechnologies. L'Institut Foresight de
Palo Alto en Californie a décerné sept prix depuis 1993 pour
récompenser les résultats significatifs de chercheurs en nanotechnologies.
En 1997, il a créé un Grand Prix Feynman de 250 000 $ (non encore
attribué) à toute personne qui sera capable la première de concevoir
et construire deux réalisations qui marqueront le développement
des nanotechnologies dans les domaines de la mécanique et de
l'électronique : • Un bras manipulateur fonctionnel avec une
précision de positionnement inférieure à 0,1 nanomètre, dont
la plus grande dimension doit être inférieure à 100 nanomètres
pour démontrer la faisabilité de la nano-mécanique capable de
manipuler des atomes avec précision. Ce bras devra être capable
de réaliser ces mouvements de précision à un rythme de 1 000
par seconde pendant un temps minimum d'une minute. • Un additionneur
binaire capable de faire la somme de deux nombres de 8 bits
dont la plus grande dimension doit être inférieure à 50 nanomètres
pour démontrer la faisabilité de l'ordinateur en nanotechnologie.
http://www.vnunet.fr/svm/doss/svm/nanotech.htm
18
novembre 2002
IBM passe
des alliances pour le développement de l'e-Learning
IBM, le premier fournisseur mondial de services et de technologies
de formation en ligne (e-Learning), et NETg, filiale française
de The Thomson Corporation, ont annoncé un accord de coopération
dans le domaine de l'e-Learning, un marché mondial estimé à
18 milliards de dollars. Les solutions proposées par les deux
partenaires s'adresseront aux entreprises et aux administrations.
Les deux sociétés assureront conjointement la commercialisation
et la distribution de leurs offres. En outre, elles co-développeront
- en s'appuyant sur des standards ouverts - des didacticiels
et des solutions de formation électronique de nouvelle génération
qui permettront aux salariés de bénéficier d'environnements
pédagogiques en ligne très évolués. L'offre d'IBM et de Thomson
NETg comprendra des milliers de cours e-Learning allant du droit
des affaires aux technologies de l'information, et couvrant
aussi bien la gestion budgétaire que le commerce électronique
ou la grammaire. Par ailleurs, IBM et Cisco qui sont engagés
dans une alliance stratégique mondiale depuis 1999, annoncent
également une nouvelle collaboration stratégique dans le domaine
de l'e-Learning, spécifique à la France :"Learning on the Net".
Ils proposent une offre spécifique répondant aux programmes
de e-Learning et de communication interne des entreprises françaises.
www.ibm.com
http://www.lesinfos.com/actu_tech/Strategie/default.asp?num=24358
18
novembre 2002 
L’ozone, arme secrète des anticorps ?
Non seulement les anticorps du système immunitaire seraient
des tueurs, et pas seulement des agents de reconnaissance, mais
ils utiliseraient une arme nouvelle en biologie : l’ozone. Cette
double annonce apporte à la fois de nouvelles perspectives et
beaucoup de questions aux spécialistes de l’immunologie. Les
anticorps, ou immunoglobulines, jouent un rôle de repérage en
identifiant les antigènes des cellules ennemies et en permettant
à des ‘’tueurs’’ de les éliminer. Mais l’équipe de Richard Lerner,
du Scripps Research Institute (La Jolla, Californie), a découvert
que les anticorps pouvaient tuer eux-mêmes des bactéries - en
l’occurrence la bactérie E.Coli. Ces chercheurs avaient déjà
démontré qu’associés à l’oxygène singulet –une forme très réactive
et très oxydante de l’oxygène- les anticorps pouvaient produire
du peroxyde d’hydrogène, un ‘’nettoyeur’’ de bactéries. Mais
au cours de leurs dernières expériences, Lerner et ses collègues
ont découvert qu’une autre arme permettait aux anticorps de
tuer E.Coli. Cette molécule a la même signature chimique que
l’ozone, un gaz présent dans l’atmosphère mais inconnu en biologie.
Ces résultats, publiés dans la revue Science du 15 novembre,
ouvrent de nouvelles possibilités de lutte contre les infections
bactériennes. Si la présence de l’ozone est confirmée, les chercheurs
devront aussi regarder de plus près les effets de cette molécule
toxique dans l’organisme.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/
17
novembre 2002 
Cancers, vieillissement : découverte d'un mécanisme
de lutte anti-oxydants
Des chercheurs français ont mis en évidence un mécanisme essentiel
pour lutter contre les oxydants, molécules responsables du vieillissement
et de certains cancers, a annoncé jeudi le CEA (Commissariat
à l'énergie atomique). Tous les organismes vivants sont exposés
à la toxicité des oxydants dérivés de l'oxygène que l'on respire
et dont les effets inéluctables conduisent au vieillissement
et aux cancers par oxydation progressive des cellules. Pour
la première fois, le mécanisme de détection de ces oxydants
a pu être identifié dans un organisme modèle de la cellule humaine,
une levure dénommée "Saccharomyces cerevisiae", indique le CEA.
Il s'agit d'un véritable système de veille cellulaire capable
de détecter la présence d'oxydants et de déclencher la production
d'anti-oxydants. En l'absence de pareil système de surveillance,
la toxicité est telle que la cellule est incapable de survivre.
Ce système comprend un détecteur, la protéine Orp1, capable
d'être activée en présence de très faibles concentrations d'oxydants
et qui par une réaction chimique spécifique transmet un signal
à une autre protéine, qui déclenche alors la contre-attaque,
la production d'une panoplie de molécules anti-oxydantes. Ces
travaux conduits par l'équipe du Dr Matthieu Toledano du Laboratoire
des stress oxydants et cancer (LSOC), du CEA à Saclay (région
parisienne, Essonne) sont parus jeudi dans la revue spécialisée
Cell. L’oxygène est essentiel au processus de respiration, source
de l’énergie cellulaire. Dans la cellule, il se transforme en
deux oxydants, l’ion superoxyde et le peroxyde d’oxygène ou
eau oxygénée. Capables de détruire toutes les structures cellulaires
lorsque leur concentration est élevée, ces deux oxydants sont
à l’origine de cancers et des lésions pathologiques observées
au cours du vieillissement. Ce système de surveillance découvert
chez la levure est conservé chez l'homme. Il n'était jusqu'à
présent connu que chez les bactéries.
http://actu.dna.fr/021114191146.6y72sylq.html
17
novembre 2002
Refroidir
en « chauffant » : un paradoxe du monde de la physique ?
Des physiciens de l’Institut de physique nucléaire de Lyon (CNRS/IN2P3(1)
et Université Claude-Bernard Lyon I), en collaboration avec
l’Institut für Ionenphysik d’Innsbruck (Autriche), ont établi
expérimentalement, et pour la première fois de manière directe,
l’existence d’une capacité calorifique négative. Le système
étudié, un ensemble fini d’une quinzaine de molécules d’hydrogène,
refroidit en effet brusquement au cours de sa transition liquide/gaz,
malgré l’apport extérieur d’énergie. Nous l’expérimentons tous
les jours. Il suffit de chauffer de l’eau pour voir sa température
augmenter. Mais dès que l’eau se met à bouillir, sa température
n’augmente plus jusqu’à ce que tout le liquide soit vaporisé.
Un tel comportement est très général dans les milieux macroscopiques.
Fournir de l’énergie à un système fait augmenter sa température
jusqu’à ce qu’il commence à changer d’état (évaporation ou fusion)
; bien que chauffé en continu, il garde alors une température
constante tant que l’évaporation (ou la fusion) n’est pas complète.
Le langage de la physique traduit cela en disant que « la capacité
calorifique »(2) du système est positive. Mais, existe-t-il
des systèmes ayant une capacité calorifique négative, c’est-à-dire
dont la température diminue quand on les chauffe ? Comme l’avait
proposé dès 1970 le physicien théoricien Hans Thirring, ce serait
le cas des étoiles dont la température du cœur augmente au fur
et à mesure qu’elles perdent leur énergie par rayonnement. À
l’autre extrême, ce serait également le cas des noyaux atomiques
dont la température baisserait au moment de leur vaporisation.
Aujourd’hui, une équipe de l’Institut de physique nucléaire
de Lyon, en collaboration avec l’Institut für of Ionenphysik
de l’Université d’Innsbruck, vient de mettre en évidence, pour
la première fois de manière directe, l’existence d’une capacité
calorifique négative des agrégats d’hydrogène, petits paquets
constitués d’une quinzaine de molécules. Leurs expériences ont
consisté à étudier de nombreuses collisions entre un agrégat
d’hydrogène et un atome d’hélium au repos et à détecter pour
chacune d’elles l’ensemble des fragments obtenus. L’intérêt
de telles collisions est qu’elles permettent de déposer une
quantité importante d’énergie sur l’agrégat durant un intervalle
de temps suffisamment bref pour que le système n’ait pas le
temps d’évoluer. L’évolution de la taille des fragments obtenus
en fonction de l’énergie déposée sur l’agrégat leur a ensuite
permis de démontrer l’existence d’un refroidissement durant
la vaporisation des agrégats. Entre gaz et liquideÀ la différence
des systèmes macroscopiques dans lesquels deux phases (gazeuse
et liquide) peuvent coexister, un système constitué d’un aussi
petit nombre de particules ne peut avoir de frontière distinguant
ces deux phases : il est soit gazeux, soit liquide. Dès qu’il
se retrouve dans un état intermédiaire, état instable par nature,
il cherche à rejoindre « aussi vite que possible » les conditions
de l’état gazeux, même au prix d’un refroidissement semblable
à celui observé. Dans le monde macroscopique, où un très grand
nombre de molécules est mis en jeu, un refroidissement aussi
brutal de toutes les molécules du système n’est pas possible
; aussi observe-t-on la coexistence des deux phases à une même
température, seule la très petite fraction de molécules se trouvant
à l’interface liquide/gaz étant affectée par la transition de
phase. Entre macro et microscopique Une question demeure cependant.
Où se situe dans ce cas la limite entre les mondes microscopique
et macroscopique ? Cette question n’est pas uniquement théorique.
Elle intervient dans le contexte actuel du développement des
nanotechnologies, où la miniaturisation des dispositifs met
en jeu des interrupteurs électroniques pouvant être fabriqués
avec seulement quelques atomes. Qu'est-ce que la température
? Déterminer la température d’un système microscopique est loin
d’être trivial. Ici, elle est mesurée à partir de la distribution
statistique de la taille des agrégats après une collision à
haute vitesse. Derrière cette mesure, il y a la définition habituelle
du mot « température » selon la thermodynamique statistique
: la température est une échelle représentant l’énergie cinétique
moyenne d’une molécule au sein du système. Là encore, la question
de la limite entre macro et microscopique revient : jusqu’où
en effet peut-on encore se référer à une répartition statistique
de l’énergie cinétique ? Notes : (1) Institut National de Physique
Nucléaire et de Physique des Particules (2) La capacité calorifique
d’un système est l’énergie qu’il faut lui fournir pour augmenter
sa température d’un degré Kelvin
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php?communique=FR122806
16
novembre 2002 
La Fnac expérimente la formation en ligne
Geoffrey Bansard, 01net.
L'enseigne proposera la semaine prochaine une série de formations
en ligne. La Fnac teste à distance une offre déjà existante
en magasin. Dès lundi, la Fnac offrira un ensemble de 16 formations
en ligne. Au programme, des initiations à certains logiciels
(Excel, Word ou Money), à des systèmes d'exploitation (Windows
Millenium et XP) ou l'apprentissage de la gravure, par exemple.
« Nous avons décliné sous une forme accessible à distance des
formations qui existent déjà en magasin », explique Jan Löning,
le PDG de Fnac.com. Depuis son domicile, le client pourra donc
accéder à une classe virtuelle, à laquelle un maximum de 15
élèves seront connectés simultanément. L'interactivité sera
de mise par l'intermédiaire d'un microphone, voire d'une webcam.
L'offre se veut accessible au plus grand nombre : il n'est pas
nécessaire de posséder une connexion Internet à haut débit,
ni un ordinateur surpuissant. Un modem 56 K et un PC équipé
d'un processeur cadencé à 200 MHz et 64 Mo de RAM suffisent,
annonce la Fnac. Des prix peu attrayants Pourtant, le service,
qui semble alléchant au premier abord, perd vite de son attrait
à l'annonce du prix. A 99 euros la formation de 2 heures et
119 euros les deux sessions de 1 h 30, le retour sur investissement
risque de ne pas être immédiat. De même, le stade expérimental
de ces formations transparaît à travers des détails gênants.
Ainsi, les futurs élèves ne peuvent accéder aux sessions qu'après
avoir reçu par la Poste le CD-ROM nécessaire à chaque formation.
La Fnac n'a en effet prévu ni le téléchargement du contenu ni
celui des codes d'accès à la classe virtuelle depuis son site.
Quant à l'inscription, elle n'est pas non plus réalisable en
ligne, « du moins dans l'immédiat », se défend le PDG de Fnac.com.
Il est donc nécessaire de décrocher son téléphone pour réserver
sa place. Ces défauts de jeunesse disparaîtront sans doute au
fur et à mesure de la maturation du service. « Même si nous
n'attendons pas une percée tout de suite, nous espérons une
augmentation progressive et continuelle de la fréquentation
de ces formations », ajoute Jan Löning.
http://www.01net.com/rdn?oid=197076&rub=1714
16
novembre 2002 
Grossesse sans danger pour les quinquagénaires
Mathieu Perreault La Presse
Les quinquagénaires peuvent tomber enceintes sans risques excessifs
pour leur santé ou celle des bébés, selon une étude publiée
aujourd'hui dans une prestigieuse revue médicale américaine.
Les auteurs, des gynécologues californiens, affirment qu'une
sélection et un suivi serrés permettent de reculer l'âge d'une
fécondation artificielle jusque dans la soixantaine, alors que
la plupart des cliniques nord-américaines n'acceptent pas de
patientes de plus de 50 ans. Depuis une dizaine d'années, la
clinique de fertilité de l'Université de Californie du Sud a
implanté des ovules dans 77 femmes de 50 à 63 ans. «Nous avions
fixé la limite à 55 ans, mais une patiente a menti sur son âge
en 1996», explique l'un des auteurs de l'étude, le Dr David
Tourgeman, en entrevue téléphonique. «Elle avait dit avoir 54
ans, en fait elle en avait 62. Depuis, nous vérifions mieux
les âges.» Quand le bébé est né, les gynécologues californiens
n'avaient pourtant pas refusé la paternité du bébé, allant parler
de la «mère miracle» de 63 ans à la télé. L'étude publiée dans
le Journal of the American Medical Association montre que les
taux de succès et de grossesses multiples chez ces 77 femmes
sont semblables à ceux de la fécondation artificielle chez les
femmes plus jeunes. Il n'y avait pas non plus de différence
au niveau du poids à la naissance, qui est deux fois plus souvent
faible avec la fécondation artificielle qu'avec une grossesse
naturelle. Aucun bébé n'est mort à la naissance. Les ovules
avaient été donnés par des femmes au début de la vingtaine.
Par contre, l'hypertension était beaucoup plus fréquente : 35%
contre 4% chez les femmes en moyenne, et 10% chez les femmes
de plus de 40 ans. Le diabète était aussi un peu plus fréquent.
Une femme sur 10 a même eu une hypertension grave, provoquant
la naissance prématurée du bébé, «de quelques semaines», selon
le Dr Tourgeman. Pourtant, les femmes ayant des problèmes de
diabète et d'hypertension avaient été écartées. Comme les grossesses
multiples augmentent le risque d'hypertension, les gynécologues
californiens recommandent de n'implanter qu'un embryon, plutôt
que deux comme c'est la norme - le taux de succès baisserait
ainsi de 50% à 25%. Deux spécialistes québécois qui ont lu l'article
ont eu des réactions différentes. Un professeur au département
d'obstétrique à l'Université Laval, le Dr Raymond Lambert, n'est
pas surpris par les risques médicaux modérés. Mais le Dr Louise
Lapensée, de la clinique de fertilité Procréa, s'attendait à
des taux de succès plus bas chez les quinquagénaires. Tous deux
ont noté que l'hypertension sévère était très élevée, à 10%.
Faut-il abolir les limites d'âge des cliniques de fertilité
-50 ans chez Procréa et au Centre universitaire de santé McGill
? «Si j'avais une patiente en bonne santé de 51, 52 ans, je
ne suis pas sûre que je ne pousserais pas son dossier au comité
d'éthique, dit le Dr Lapensée. L'étude du JAMA va peut-être
avoir une influence sur les comités d'éthique, mais il reste
d'autres considérations. Les naissances prématurées avec l'hypertension
sévère, c'est un coût énorme pour la société. Et il faudrait
des études sur les enfants, cinq ou 10 ans après. Peut-être
que les femmes qui ont un enfant à 55 ans vont le regretter
quand elles auront moins d'énergie, à 65 ans.» Le Dr Tourgeman
affirme que certaines quinquagénaires se sont vu refuser la
fécondation artificielle après un test psychologique visant
à évaluer si leurs capacités parentales étaient à la hauteur
de cette situation exceptionnelle. Mais son équipe n'a aucun
projet de suivi à long terme.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110156977.html
16
novembre 2002
Alcool
au volant : à 0,4 g/l, le cerveau fait des erreurs
Chacun sait que l'alcool perturbe les performances motrices
et intellectuelles. Un nouveau travail montre que, même en faible
quantité, il affecte la fonction du cortex cingulaire antérieur,
région frontale qui surveille les erreurs des opérations cognitives.
Une alcoolémie à 0,04 % (0,40 g/l), soit deux verres de vin,
suffit pour diminuer cette capacité à reconnaître une erreur
et à la corriger. Ainsi, l'alcoolémie au volant devrait être
inférieure à 0,40 g/l, voire nulle. De notre correspondante
à New York Le Pr Richard Ridderinkhof, psychologue à l'université
d'Amsterdam, qui a dirigé cette étude sur le cortex cingulaire
antérieur, explique au " Quotidien " les principaux résultats.
" Une structure de la région frontale du cerveau frontal que
l'on appelle cortex cingulaire antérieur (CCA) est connue pour
effectuer, entre autres, deux fonctions :
a) surveiller les actions et détecter l'activation de réponses
erronées ou conflictuelles
b) et signaler la nécessité d'ajuster la performance une fois
que de telles erreurs ou conflits ont été détectés ". D'après
l'étude, " la consommation d'alcool (même à des doses modérées)
affecte ces deux fonctions :
1) l'efficacité de la détection d'erreurs est réduite, comme
l'indique l'amplitude d'une onde EEG du cerveau appelée négativité
liée à l'erreur (Error-Related Negativity ou ERN). Cette onde
de l'activité électrique cérébrale est produite par le CCA immédiatement
après qu'une erreur est commise.
2) l'alcool réduit aussi la faculté d'ajuster la performance
immédiatement après la survenue d'une erreur. On sait qu'une
information qui distrait ralentit la performance, mais cet effet
ralentisseur de l'information gênante est normalement réduit
juste après une erreur, comme si nous étions brièvement capables
d'opérer à un niveau superoptimal, par exemple pour empêcher
des erreurs supplémentaires. Cet ajustement de performance disparaît
presque complètement avec l'alcool
3) ces deux effets sont présents même à des doses d'alcool inférieures
aux concentrations sanguines d'alcool qui sont autorisées pour
conduire. La limite autorisée est fixée à 0,05 % aux Pays-Bas
et à 0,08 % en Angleterre et dans certains Etats américains.
Notre étude montre que, même à 0,04 % (ce qui correspond grossièrement
à deux verres de vin chez un jeune homme adulte), les effets
néfastes sont importants ". Trois nouvelles informations " Certains
pourraient dire : "Ne savions-nous pas déjà que l'alcool perturbe
nos performances et notre contrôle du comportement ? Alors,
qu'y a-t-il de nouveau ?
1) Nous savons maintenant que l'alcool produit ces actions,
à travers ses effets sur le CCA.
2) Nous savons avec plus de précisions quelles sont les fonctions
mentales affectées par l'alcool : la détection d'erreur et l'ajustement
de la performance.
3) Nous avons appris qu'un degré d'alcoolémie censé être sans
risque pour la circulation routière ne l'est pas. Les limites
actuelles sont fondées, entre autres, sur les statistiques des
accidents de voiture. Les résultats présents démontrent d'une
façon directe que même des doses modérées d'alcool induisent
des perturbations importantes de la surveillance des actions
dans le CCA. Bien qu'il y ait des limites à la généralisation
directe de ces résultats d'épreuve de laboratoire à des situations
de la vie réelle, l'implication ultime devrait être que l'alcoolémie
maximale au volant devrait être inférieure à 0,04 %. L'alcool
devrait probablement être interdit complètement au volant. "
Y a-t-il des implications cliniques ? " Parmi les applications
cliniques, on pourrait utiliser notre méthodologie pour examiner
les effets (négatifs ou positifs) d'autres agents. Par exemple,
des médicaments psycho-énergétiques (ou smart drugs) sont introduits
pour améliorer les performances ou contrecarrer les effets du
vieillissement. L'état actuel de la connaissance en neurosciences
cognitives nous permet d'aborder ces questions directement.
" " Une étude importante " " C'est une étude importante, relativement
simple, qui suggère un mécanisme par lequel l'alcool peut interférer
avec le fonctionnement normal, qu'il soit moteur ou cognitif
", commente pour " le Quotidien " le Dr Alan Leshner, directeur
de l'American Association for the Advancement of Science et
rédacteur en chef du journal " Science ". Son précédent poste
à la tête du National Institute on Drug Abuse (NIH) assure son
expertise sur la question. " L'étude suggère que, même si vous
n'êtes pas activement conscient des fautes que vous faites,
votre cerveau l'est, et l'alcool diminue cette capacité du cerveau
à reconnaître que vous avez fait une erreur et abaisse par conséquent
la capacité à corriger cette erreur. "
Dr Véronique NGUYEN
15
novembre 2002 
Intel sort la puce la plus puissante au monde
(3,06 GHz)
L'américain Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, a
élargi la gamme de ses Pentium 4 en lançant jeudi la puce la
plus puissante au monde, dotée d'une fréquence de 3,06 GHz et
incorporant une nouvelle technologie qui permet d'accroître
la performance d'un ordinateur. Cette technologie, Hyper-Threading
(HT) Technology, utilisée pour la première fois dans un microprocesseur
pour ordinateur personnel (PC), permet à l'utilisateur de travailler
sur plusieurs applications en même temps sans ralentir la machine,
comme par exemple graver de la musique sur un CD tout en éditant
des films personnels, souligne Intel dans son communiqué. Avec
cette technologie, les logiciels voient le processeur comme
étant deux puces séparées, ce qui accroît la vitesse d'exécution
des commandes. Intel estime que la performance d'un PC peut
ainsi être augmentée de 25%. "De la même façon que les gens
font plusieurs choses à la fois pour être plus productifs, nous
voulons que nos PC fassent la même chose", a souligné Louis
Burns, responsable d'Intel, dans le communiqué. Dell et Gateway
notamment ont annoncé la disponibilité immédiate de PC équipés
de la nouvelle puce d'Intel. Le Pentium 4 avec une fréquence
de 3,06 GHz coûte 637 dollars par lot de 1.000 unités.
http://actu.dna.fr/021114193402.txk6n5hi.html
15
novembre 2002 
Nanotechnologies : un programme d'essais est
lancé à Edmonton
Presse Canadienne Edmonton
Les infirmières de l'hôpital universitaire d'Edmonton pourront
bientôt surveiller à distance les signes vitaux de leurs patients
grâce à de minuscules capteurs sans fil mis au point en Alberta.
Les appareils pourront être fixés aux meubles, au plancher et
même sur la cuvette des toilettes, chez les patients. De là,
ils pourront mesurer sans douleur la respiration ou le rythme
cardiaque des malades et transmettre l'information à des professionnels
de la santé. Un projet pilote devrait commencer dès le milieu
de l'année prochaine, grâce au soutien technique et financier
de l'Université de l'Alberta, de la Capital Health Authority
ainsi que des géants japonais de l'électronique Sony et Seiko.
De l'avis des scientifiques qui les ont mis au point, les applications
des capteurs nanotechnologiques sont quasi illimitées. Ils pourraient
notamment aider à mettre fin aux ronflements en modifiant les
habitudes physiologiques des dormeurs. Fixés à la croupe du
bétail, ils permettraient aux fermiers d'identifier plus rapidement
les animaux malades, contribuant ainsi à améliorer la quantité
et la qualité du célèbre boeuf de l'Ouest. Makoto Ibuka, le
directeur de la filiale de Sony impliquée dans le projet, explique
que c'est son père, Masaru Ibuka, qui a d'abord eu l'idée de
mettre son expertise au service de la santé. Souffrant de problèmes
cardiaques, il cherchait une façon simple de surveiller son
pouls. Son rêve est sur le point de se réaliser, avec le lancement,
par le consortium, d'un moniteur physiologique portatif ressemblant
à une montre-bracelet. Selon le responsable de la commercialisation,
Al Gourley, le produit novateur est promis à un brillant avenir.
C'est aussi ce que croit la chercheuse et professeure Masako
Miyazaki, qui est à l'origine du projet. Pour les dix prochaines
années, on estime le marché des nanotechnologies à 1000 milliards
$, souligne-t-elle. Et les capteurs ne constituent que les premiers
balbutiements de cette science. Éventuellement, des robots miniatures
pourront entrer dans le corps des patients pour diffuser des
médicaments ou pour réparer les tissus, cellule par cellule.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110157530.html
14
novembre 2002 
L’importation de cellules souches suspendue
Les scientifiques français devront attendre quatre mois avant
de savoir s’ils peuvent mener des recherches sur des cellules
souches humaines embryonnaires. L’importation de deux lignées
de cellules souches australiennes, décidée au printemps par
Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche du précédent
gouvernement, a été suspendue par le Conseil d’Etat. La plus
haute juridiction administrative répond ainsi au recours déposé
par l’association Alliance pour les droits de la vie, qui s’oppose
aux recherches sur l’embryon humain. Le Conseil d’Etat doit
se prononcer sur le fond : autoriser cette importation ou l’annuler.
Présidée par Christine Boutin- ancienne candidate à l’élection
présidentielle en 2002, pourfendeur du PACS – l’Alliance demande
«l'application logique du principe de précaution à l'être humain
dès son commencement». Craignant que la France prenne du retard
dans ce domaine nouveau de la recherche médicale, de nombreux
chercheurs se sont mobilisés depuis deux ans pour que la recherche
sur les cellules souches embryonnaires soit autorisée, sans
attendre le vote du projet de réforme des lois sur la bioéthique.
Votées en 1994, ces lois ont besoin d’être adaptées à l’évolution
des connaissances scientifiques. Le gouvernement Jospin a rédigé
un projet de réforme qui autorise les recherches sur des embryons
surnuméraires, conçus dans le cadre d’une assistance médicale
à la procréation, ne faisant plus l’objet d’un projet parental.
Ce texte a été adopté à l’Assemblée Nationale en première lecture
en janvier dernier. Il attend d’être inscrit à l’ordre du jour
du Sénat.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021114.OBS2742.html?0824
14
novembre 2002 
Découverte pour la compréhension du développement
de nos doigts
PARIS (AFP)
L'existence d'un mécanisme de régulation génique original créant
un seul centre de contrôle pour tous les doigts, qui permet
de mieux comprendre "par quel mécanisme les doigts se situent
au bout du bras", a été découverte par une équipe de chercheurs
de l'Université de Genève. "Ces résultats permettent une meilleure
compréhension du développement embryonnaire de nos doigts et
des très nombreuses malformations de ces structures tellement
indispensables dont souffre presque un enfant sur mille à la
naissance", souligne mercredi un communiqué de la Faculté des
Sciences où ont été effectués ces travaux, sous la direction
du Pr Denis Duboule. Il y a presque 15 ans, le laboratoire de
ce chercheur franco-suisse avait découvert que des gènes architectes,
nécessaires à la construction de nos bras et de nos jambes,
se trouvaient alignés sur nos chromosomes en suivant l'ordre
des structures qu'ils allaient construire : d'abord les gènes
de l'épaule, suivi des gènes du bras, puis de l'avant-bras pour
finir avec les gènes des doigts. "Autrement dit, les chercheurs
avaient constaté une correspondance entre l'organisation linéaire
des gènes et celle de nos membres", selon le communiqué. Comme
souvent, cette découverte déboucha sur de nouvelles hypothèses:
nos chromosomes pourraient contenir par exemple des petites
illustrations génétiques du futur plan de nos membres, une sorte
de plan de construction, transmis de génération en génération.
Il restait dès lors à comprendre comment ce plan était lu et
de quelle manière la disposition des gènes était traduite en
une disposition de structures. En utilisant une technologie
génétique de pointe, l'équipe du Pr Duboule, dont les travaux
sont publiés dans le magazine Nature, à paraître jeudi, a obtenu,
après 5 ans de travail, la réponse à la première partie de cette
énigme : comment l'extrémité de cette série de gènes correspond
à l'extrémité de nos bras, à savoir comment les doigts se trouvent-ils
à la fin du bras. "Pour ce faire, poursuit le communiqué, la
nature a inventé un mécanisme de régulation génique original
en créant un seul centre de contrôle pour tous les doigts. Celui-ci
se situe, sur le chromosome, à l'extrémité de la série de gènes
sur laquelle il agit. Il en résulte que seuls les gènes proches
de ce centre participent à la constitution des doigts. En conséquence,
les gènes de la fin de la série fonctionnent dans l'extrémité
des bras, pour y faire des doigts".
http://fr.news.yahoo.com/021114/202/2ui6j.html
13
novembre 2002 
Des clones de lymphocytes T contre le mélanome
métastatique
Un essai préliminaire laisse penser que la sélection et l’expansion
ex vivo de clones spécifiques de lymphocytes T pourrait être
utilisée avec succès dans des formes avancées de mélanome. Réinjectées
aux patients, ces cellules ont donné des résultats encourageants
chez 8 des 10 patients traités. Cet essai de phase I est présenté
par Yee et al. sous la rubrique des publications avancées des
PNAS. Ces auteurs ont prélevé, sélectionné, multiplié et stimulé
des clones de lymphocytes T CD8+ spécifiques d’antigènes associés
au mélanome. Quatre injections autologues de ces clones ont
été effectuées chez 10 patients avec un mélanome métastatique.
Les trois dernières injections étaient complétées par l’administration
d’interleukine 2. Selon les auteurs, les cellules réinjectées
ont survécu et se sont préférentiellement localisées sur le
site de tumeurs. Par ailleurs, les tumeurs ont légèrement régressé
ou se sont stabilisées chez huit patients sur 10 pendant une
période moyenne de 11 mois. Aucune toxicité « sérieuse » n’a
été observée. Source : Proc Natl Acad Sci USA 2002 Early Edition.
www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.242600099
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4394&cal=1
13
novembre 2002 
Ma mère est une tumeur
Agence Science-Presse
La recherche sur les embryons ne cesse de surprendre. Voici
cette fois des scientifiques qui ont créé un embryon de souris
à partir d'une... tumeur. Et ce faisant, ils ont peut-être fait
le premier pas vers une stratégie inédite pour, un jour, combattre
le cancer. Il s'agit en vérité d'une banale expérience de clonage:
les chercheurs ont pris le bagage génétique contenu dans une
cellule cancéreuse d'une souris, ont transféré ce bagage génétique
(l'ADN) dans un ovule vidé de son propre bagage génétique, et
ont inséminé cet ovule. L'embryon qui en a résulté était donc,
certes, un clone de la souris originale, mais plus encore, un
clone de sa tumeur cancéreuse. A un détail près: l'embryon en
question n'était plus porteur d'une tumeur. Comme si les modifications
génétiques qui avaient transformé une cellule saine en une cellule
cancéreuse avaient été mystérieusement effacées au moment du
clonage. En d'autres termes, l'ADN de la souris originale était
en quelque sorte reparti à zéro. Il s'était "reprogrammé" -une
expression que les biologistes ont bel et bien empruntée aux
informaticiens. Y aurait-il là l'embryon d'un nouveau médicament
contre le cancer? Tom Curran et James Morgan, de l'Hôpital St.
Jude pour enfants de Memphis, Tennessee, préviennent de ne pas
s'emballer. Ils sont d'abord les premiers surpris que ce "clonage
de tumeur" ait bel et bien donné un embryon. Ils le sont évidemment
encore plus qu'il ait donné un embryon en bonne santé. "Personne
ne l'avait prédit", a résumé Tom Curran dans le cadre du congrès
annuel de la Société des neurosciences à Orlando, Floride. Autre
détail non négligeable: l'embryon en question est mort. Un gène
mutant, anormal, a empêché sa croissance. Les chercheurs ne
se risquent pas à dire s'il s'agit d'un incident de parcours,
ou d'un accident directement lié à la technique de clonage elle-même.
Ce sera pour une prochaine expérience. Et, peut-être, pour le
congrès de l'an prochain de la Société des neurosciences...
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap1111025.html
13
novembre 2002 
Un cartable de la taille d'une clé
Coralie Cathelinais, Micro Hebdo,
L'académie de Dijon teste actuellement dans plusieurs lycées
une clé de stockage USB, éventuelle remplaçante du traditionnel
cartable. Elle permet ainsi aux élèves de consulter sur leur
ordinateur, entre autres, la liste des devoirs, l'emploi du
temps et les appréciations des professeurs. Près de 7,3 kg contre
quelques grammes. C'est la différence de poids qui sépare le
cartable moyen d'un élève de 6e et son homologue électronique,
actuellement testé dans le cadre du projet Arianedijon. Après
certaines collectivités locales, qui ont adopté un ordinateur
portable ou un livre électronique, l'académie de Dijon a opté
pour une clé USB, une unité de stockage mobile d'une capacité
variant entre 32 et 64 Mo, et dont la taille est comparable
à celle d'un stylo. Cette « clé du savoir », telle que l'appelle
Marie-Ange Arnoux, responsable du projet, a été distribuée à
titre expérimental à la rentrée dans trois classes de trois
collèges différents. Ce cartable virtuel - qui ne remplace tout
de même pas complètement le vrai - sert d'élément de liaison
entre le collège et le domicile des élèves, ou plus exactement
entre les ordinateurs qui s'y trouvent. Au coeur du projet Arianedijon
se trouvent trois serveurs informatiques sur lesquels sont stockés
cours, exercices, vidéos et autres informations. Une partie
privée, protégée par un mot de passe, permet aussi a chaque
élève de consulter la liste des devoirs, l'emploi du temps et
les appréciations des professeurs. Les élèves peuvent y accéder
depuis les ordinateurs du collège ou de chez eux, si ils sont
connectés à Internet. Mais ils peuvent aussi les télécharger
sur leur clé et les récupérer en branchant cette dernière sur
le port USB de leur micro personnel. A condition d'en avoir
un... « Pour que toutes les familles, même les plus défavorisées,
puissent bénéficier de cette expérience, des ordinateurs d'occasion,
récupérés au rectorat ou donnés par des entreprises, ont été
prêtés à ceux qui n'en avaient pas », explique Marie-Ange Arnoux.
Et la distribution de clés évite d'avoir à payer des frais de
connexion à Internet. Au cours de l'année scolaire, deux autres
classes de lycées et une d'IUT devraient se joindre à cette
expérience. L'autre objectif du rectorat de Dijon est d'en faire
bénéficier les enfants hospitalisés et handicapés afin qu'ils
puissent suivre un cursus scolaire en dehors des établissements.
Encore une préfiguration de ce que pourrait être l'école de
demain.
http://www.01net.com/rdn?oid=197148&rub=3187
12
novembre 2002 
Après les empreintes digitales, les génétiques
Pour identifier l'auteur d'un crime, les enquêteurs ont aujourd'hui
un allié de taille : la science. « La criminalistique est la
mise en oeuvre de méthodes scientifiques basées sur la chimie,
l'informatique, la toxicologie, la balistique, la réalisation
d'empreintes génétiques et la biologie moléculaire », explique
Alain Lamotte, directeur du laboratoire de police scientifique
de Lyon, en France. A l'occasion du Forum de science et société,
qui s'est déroulé du 8 au 10 novembre, au Collège Montmorency,
à Laval, il a fait part de son expérience aux étudiants. Peut-on
traquer un criminel jusque dans ses gènes et jusqu'au bout du
monde ? Alain Lamotte en est sûr. Il cite en exemple l'affaire
Caroline Dickinson. Cette jeune anglaise passait ses vacances
dans un village de l'ouest de la France, où elle s'est fait
assassinée. La police a pris les empreintes génétiques de tous
les hommes du village, âgés de 17 à 67 ans. Elle les a ensuite
comparées avec celles trouvées sur les vêtements de la victime.
Sans succès. Quelques années plus tard, la police de Miami,
en Floride, arrête un camionneur espagnol. Ses empreintes génétiques
ne laissent aucun doute : l'homme est bien le meurtrier de Caroline
Dickinson. Les fichiers ADN se constituent. La Banque nationale
de données génétiques du Canada à Ottawa a officiellement vu
le jour le 5 juillet 2000. Plus de 21 000 personnes sont fichées.
Les empreintes génétiques de chacun d'entre nous sont uniques.
A l'exception des jumeaux homozygotes (vrais jumeaux), elles
nous distinguent les uns des autres, sans erreur possible. «
La technique est infaillible », indique Alain Lamotte. Les fichiers
ADN permettent d'éviter les erreurs judiciaires et d'élucider
des affaires. Comme dans le cas d'Alain Montpetit. La police
a découvert, 20 ans après les faits, que cet animateur de radio
québécois (décédé depuis) est bien l'auteur du meurtre d'un
mannequin à New York.
http://fr.news.yahoo.com/021111/23/2ucql.html
12
novembre 2002 
Maternité sans limite
Pourquoi ne pas devenir mère après 50 ans, pourquoi ne pas franchir
cette barrière biologique? Pas pour des raisons médicales, en
tout cas, explique le spécialiste de la reproduction Richard
Paulson, dans un article publié aujourd'hui par le Journal of
the American Medical Association. Grâce aux méthodes de reproduction
médicalement assistée, les femmes peuvent avoir des enfants
jusqu'à 60 ans dans de très bonnes conditions, comparables à
celles des femmes jeunes, selon les conclusions de cet article,
qui ne consacre pas une ligne aux questions éthiques ou sociologiques
posées par ces grossesses post-ménopause. Le docteur italien
Severino Antinori a ouvert la voie au début des années 90 en
permettant à des femmes ménopausées d'avoir un enfant grâce
à la fécondation in vitro. Richard Paulson, qui dirige le département
de médecine reproductive de l'Ecole de médecine de Keck (Université
de Californie), fut le premier aux Etats-Unis à aider une femme
de 63 ans à concevoir un enfant - ce qui a largement contribué
à sa notoriété. Depuis, plusieurs dizaines de femmes ont bénéficié
de cette technique aux Etats-Unis. En France, le don d'ovocyte
est interdit au-delà de l'âge naturel de la conception. Paulson
et ses collègues basent leur étude sur 77 femmes de 50 à 63
ans qui ont voulu une grossesse, avec don d'ovule et fécondation
in vitro. 55 de ces femmes sont tombées enceinte et 45 enfants
sont nés vivants, presque tous par césarienne. Soit des taux
de succès similaires à ceux des couples jeunes, même si les
risques de diabète gestationnel et de prééclampsie (une hypertension
accompagnée d'œdèmes et de protéines dans les urines) sont plus
élevés, notent les auteurs. "Cependant, il n'apparaît pas de
raison médicale suffisante pour refuser une grossesse à ces
femmes sur la simple base de leur âge", écrit Paulson, le principal
auteur de l'étude. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021113.OBS2685.html?1242
11
novembre 2002 
Perceptions et pensées auraient plus d'impact
sur la santé que les gènes
Presse Canadienne Vancouver
Les perceptions, les pensées et les croyances ont plus d'impact
sur la santé des gens que leurs gènes, affirme un biologiste
cellulaire. Bruce Lipton fait partie d'un nombre réduit mais
grandissant de chercheurs qui estiment que les gens doivent
prendre la responsabilité de leur environnement au lieu de se
croire victimes de leurs gènes. Ex-chercheur à l'Université
Stanford, en Californie, M. Lipton est maintenant en désaccord
avec l'idée répandue selon laquelle les gens naissent avec un
ensemble de gènes qui contrôlent leur vie. Selon lui, les gènes
s'adaptent constamment, dépendant des besoins des cellules,
à mesure que celles-ci réagissent à leur environnement. «Nos
perceptions peuvent stimuler nos gènes ou les bloquer, nos perceptions
peuvent remanier nos gènes», affirme-t-il. M. Lipton effectuera
sous peu une tournée de plusieurs villes nord-américaines pour
prononcer des conférences au sujet de ce qu'il appelle la «nouvelle
biologie». En dépit des efforts mondiaux — au coût de plusieurs
milliards de dollars — pour dresser la carte du génome humain,
seulement environ 5 pour cent des maladies ont une origine génétique,
a-t-il déclaré récemment, à Santa Cruz, en Californie. Mais
certains scientifiques contestent ce pourcentage. Selon eux,
les gènes contribuent de manière importante à déterminer de
quelles maladies les gens pourraient hériter. Pour le docteur
Michael Hayden, un généticien de réputation mondiale qui enseigne
à l'Université de Colombie-Britannique, si une attitude positive
peut améliorer la qualité de vie d'un patient, elle n'aidera
pas nécessairement ceux qui ont une maladie d'origine génétique
à survivre plus longtemps. Une nouvelle étude fait écho aux
propos du Dr Hayden. Des chercheurs de l'Université de Glasgow,
en Écosse, ont constaté que le taux de survie des patients atteints
de cancer qui étaient en colère ou déprimés à cause de leur
maladie n'est pas différent du taux de survie des patients qui
adoptent une attitude positive. «Soixante pour cent des Canadiens
vont souffrir de troubles de la santé ayant une composante génétique»,
affirme le Dr Hayden. À son avis, les gènes jouent un rôle clé
dans notre réaction à l'environnement. Oui, dit-il, il est important
de faire ce que nous pouvons pour améliorer l'attitude des gens,
mais le plus important est de leur donner des outils pour prendre
le contrôle de leur vie et adopter des mesures positives afin
de prévenir certaines maladies. Les gens peuvent se protéger
contre les maladies du coeur, par exemple, en améliorant leur
alimentation et en faisant plus d'exercice, dira-t-il.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0211/sci_102110155932.html
11
novembre 2002 
Penser à
son prochain fou-rire, c'est bon pour la santé
Reuters Washington
Si les vertus curatives du rire sont déjà connues, des chercheurs
américains affirment que le fait même de penser à son prochain
fou-rire peut renforcer le système immunitaire et réduire le
stress. Le fait d'anticiper un événement joyeux peut augmenter
le taux d'endorphine, hormone qui donne la pêche, et faire baisser
la production d'hormones liées au stress, assure une étude de
scientifiques de l'Université de Irvine, en Californie, publiée
mercredi. L'étude s'est intéressée à 16 hommes qui tous trouvaient
drôle une certaine cassette vidéo. La moitié d'entre eux ont
été informés trois jours à l'avance qu'ils la visionneraient.
Des changements positifs ont été observés chez ceux qui savaient
qu'ils verraient la vidéo, a indiqué Berk, chercheur spécialisé
dans la médecine complémentaire et alternative qui a dirigé
l'étude. Quand les hommes ont regardé la vidéo, leur taux de
cortisol, hormone liée au stress, a chuté de 39%, et celui d'adrénaline,
de 70% a-t-il précisé. Le taux d'endorphine a, lui, augmenté
de 27% et celui d'hormone de croissance, de 87%. «L'hormone
de croissance est très bénéfique pour le système immunitaire»,
a commenté Berk. «Cette étude montre que le fait même de savoir
que l'on participera à un événement amusant réduit le taux d'hormones
de stress dans le sang et augmente celui des substances chimiques
connues pour aider à la relaxation», a-t-il ajouté. C'est la
première fois que quelqu'un montre qu'anticiper le fait que
l'on va s'amuser provoque des effets similaires au rire lui-même,
a-t-il conclu.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/tendances/0211/ten_102110154952.html
11
novembre 2002
L'école
se penche sur le fait religieux
Un séminaire a réfléchi sur son intégration aux disciplines
existantes.
Par Alain AUFFRAY
Du jamais vu : un ministre et un président de la République
se sont invités cette semaine à un séminaire de formation continue
de l'Education nationale. Du 5 au 7 novembre, 300 responsables
pédagogiques étaient réunis à Paris pour réfléchir à "l'enseignement
du fait religieux". L'organisation d'un tel séminaire avait
été l'une des recommandations du rapport remis en février par
Régis Debray à Jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale.
Dans l'esprit du rapporteur, ces trois jours de travaux au niveau
national, réunissant chercheurs et enseignants, sont le "point
de départ" d'un processus qui doit se poursuivre dans toutes
les académies. Il faut encore, sous l'autorité du nouvel Institut
européen en sciences des religions, produire les outils qui
permettront "de renforcer et d'assurer les professeurs". Des
expériences pilotes devraient être lancées dès cette année dans
les académies de Strasbourg et de Versailles. Dans son rapport,
Régis Debray évoquait "la menace d'une déshérence collective,
d'une rupture des chaînons de la mémoire nationale et européenne".
L'enseignement du fait religieux devrait, expliquait-il pour
illustrer son propos, rendre compréhensibles les vitraux de
Chartres tout en rappelant que la Trinité n'est pas seulement
une station de métro. "Inhabituel". Mardi, en ouverture du séminaire,
le ministre délégué à l'Enseignement scolaire, Xavier Darcos,
a lu un message de Jacques Chirac qui prônait l'amélioration
de l'enseignement du fait religieux "dans l'ensemble des matières"
: "Dans le monde d'aujourd'hui, la tolérance et la laïcité ne
peuvent pas trouver de base plus solide que la connaissance
et le respect de l'autre. Car c'est du repli sur soi et de l'ignorance
que se nourrissent les préjugés et les communautarismes." "Nous
traitons ici de questions politiques", a constaté jeudi Dominique
Borne, inspecteur général de l'Education nationale devant une
assemblée particulièrement attentive, saisie même, selon l'un
des participants, d'une "jubilation intellectuelle" plutôt inhabituelle
dans ce genre de circonstance. A l'évidence, ces cadres intermédiaires
de l'Education nationale ont tous conscience de l'importance
du sujet. Beaucoup ont recueilli des témoignages de professeurs
du secondaire qui font état de la quasi-impossibilité d'aborder
des questions religieuses face à des élèves se revendiquant
comme musulmans. Pour ces enseignants, l'inspection générale
a organisé cette année une université d'été sur l'islam d'Europe.
Mais il ne suffit pas d'informer les professeurs. Il faut surtout
dire quand et comment ils auront concrètement à aborder le fait
religieux. A ce propos, Régis Debray rapporte cette anecdote
: au cours d'un séminaire de formation, un professeur découvre
que le texte du Coran, dont la tradition dit qu'il a été transmis
à Mahomet par l'archange Gabriel, a en réalité été élaboré progressivement
tout au long du VIIe siècle. "Et comment je vais dire ça à mes
élèves ?", interroge-t-il. "C'est exactement notre problème",
conclut Régis Debray. Lacunes. Un principe au moins semble acquis
: il n'est pas question de créer un enseignement religieux,
ni même un enseignement spécifique d'histoire des religions.
Comme Jack Lang, Xavier Darcos a indiqué que l'enseignement
du fait religieux devait "naturellement" s'inscrire dans les
disciplines existantes. C'est déjà prévu depuis le milieu des
années 90 par les nouveaux programmes d'histoire et de géographie.
Il faut étendre cette préoccupation aux autres disciplines et
à l'enseignement primaire. Dominique Borne insiste sur la pauvreté
du matériel dont disposent aujourd'hui les professeurs. "La
crucifixion et la croix ne sont pas représentées dans les livres.
Ainsi, l'image la plus forte et la plus connue de la religion
chrétienne n'est jamais expliquée dans les classes." Pour pallier
ces lacunes, il a annoncé qu'un travail de relecture des programmes
était engagé. Où commence la religion, le mythe, la secte ?
Y a-t-il du bon et du mauvais religieux ? L'inspecteur général
reconnaît qu'il n'a pas de réponses à ces questions. Mais ce
qui importe à ses yeux, c'est que les maîtres d'aujourd'hui
"ne croient plus au principe que le savoir éteint la croyance"
et qu'ils comprennent que les futurs adultes ont besoin d'apprendre
à reconnaître "les signes du religieux" dans les textes, dans
l'art, dans le monde qu'ils habitent.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=63899
10
novembre 2002
Nouveaux
progrès dans la connaissance du rôle thérapeutique des cellules-souches
JPB-CJ
Retenez ceci: il est vraisemblable que, dans quelques années,
le début de ce 21e siècle sera considéré comme ayant marqué
une véritable révolution dans la compréhension de la mécanique
cellulaire comme plus généralement dans la médecine curative,
grâce aux découvertes qui s'accumulent actuellement concernant
le rôle des cellules-souches. Il s'agit, rappelons-le, de cellules
issues d'embryons précoces ou de foetus, dites indifférenciées.
Elles peuvent être cultivées in vitro pour constituer des tissus
régénératifs, ou greffées dans différents organes malades, au
sein desquels elles se multiplient en prenant les caractéristiques
du milieu cellulaire dans lequel elles sont introduites. Ces
cellules, selon la date du prélèvement après fécondation, sont
totipotentes (capables de reconstituer l'organisme entier),
pluripotentes (capable de donner des cellules de n'importe quel
tissu) ou multipotentes (adaptées à des tissus spécialisés).
Les applications thérapeutiques futures concernent en priorité
la régénération d'organes, y compris du tissu nerveux, que l'on
croyait jusqu'ici incapable de créer de nouveaux neurones ou
cellules gliales. Mais les cellules souches, convenablement
manipulées génétiquement, pourront aussi produire in vitro ou
in vivo différentes molécules dont l'absence provoque des pathogénies.
Ces applications, on le voit, ne doivent pas être confondues
avec le clonage, expérimental ou thérapeutique. Par cette dernière
technique, on introduit une cellule d'un organisme adulte dans
un oeuf fécondé énucléé de son matériel génétique d'origine,
que la cellule de l'adulte remplace progressivement. Les nouvelles
cellules résultant de la multiplication de l'oeuf (le blastocyte)
sont compatibles génétiquement avec le donneur, ce qui permet
chez celui-ci diverses greffes et utilisations thérapeutiques.
Ajoutons qu'il est apparu que l'organisme adulte semble disposer
dans certains tissus de cellules pluripotentes capables de régénérer
des tissus autres que le tissu d'origine, avec cependant semble-t-il
moins de plasticité que les cellules-souches embryonnaires.
On sait que les recherches sur ces questions soulèvent des controverses
de nature éthique, qui les ralentissent - sans les arrêter.
Il s'agit moins d'ailleurs d'éthique au sens général (rien ne
permettant d'affirmer que les chercheurs en soient dépourvus)
que d'objections découlant de la conception de la vie que se
font certaines religions. Pour celles-ci, l'embryon humain ,
même réduit à un oeuf fécondé, est déjà une personne ayant droit
, non pas au respect et à la dignité (sentiment subjectif) mais
à l'intangibilité exclusive de toute manipulation génétique.
Cependant, objectent les scientifiques, ces mêmes embryons sont
produits et détruits en série, soit à l'occasion des procréations
assistées, soit suite aux interruptions de grossesse, ce à quoi
n'objectent que les adversaires déterminés de l'avortement.
Pour le moment, les politiques, dans de nombreux pays, hésitent
à affronter l'opinion des milieux conservateurs, retardant ainsi
les bons effets thérapeutiques de telles recherches. Il s'agit
d'une des nombreuses incohérences sociétales auxquelles se heurtent
les sciences du vivant, que nous ne jugerons pas, mais qu'il
faut cependant constater. En attendant, les laboratoires continuent
à expérimenter. C'est ainsi que, dans la revue Science, a été
annoncé l'implantation de cellules-souches cérébrales humaines
dans des cerveaux de foetus de macaques, travaux revenant à
une équipe américaine du Children's Hospital de la Harvard Medical
School, menée par Evan Snyder. Citons également l'annonce faite
le 1er août 2001 par l'Institut israélien de Technologies de
Haïfa de la production des cellules cardiaques à partir de cellules
souches d'embryons...Les conséquences en matière de réparation
cardiaque, suite à infarctus ou cardiopathies diverses, seraient
de première importance. Le Prof. Joseph Itskovitz-Eldor, Technion
Rappaport Faculty of Medicine, Rambam Medical Center, qui serait
selon le communiqué israélien l'"inventeur" des cellules-souches
il y a 3 ans (avec des scientifiques de l'Université de Wisconsin),
est un des participants au projet. Un prix Nobel en perspective?
De leur côté, les spécialistes de la robotique intéressés par
la mise en relation des neurones ou autres cellules avec des
composants électroniques suivent avec le plus vif intérêt tous
ces développements. Les analogies entre démarches n'échapperont
à personne. Dans les deux cas, il s'agira de proposer (horresco
referens) des mécanos reconstructifs ou constructifs de nouvelles
entités. Pour en savoir plus - Cellules souches cérébrales dans
les cerveaux de macaques Science, 27 July 2001, Volume 293,
Number 5530. "Segregation of Human Neural Stem Cells in the
Developing Primate Forebrain", par Vaclav Ourednik, Jitka Ourednik,
Jonathan D. Flax, Michael Zawada, Cynthia Hutt, Chunhua Yang,
Kook I. Park, Seung U. Kim, Richard L. Sidman, Curt R. Freed,
and Evan Y. Snyder. Published online July 26, 2001 lien "suplemental
data" : http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/1060580/DC1
- Stem celles Research News : http://www.stemcellresearchnews.com/
- BMJ: Adult stem cells may be redefinable 1999 : http://www.bmj.com/cgi/content/full/318/7179/282/b
- l'utilisation des cellules souches neuronales (human neural
stem cells), la Canadian Myelin Research Initiative, 1998 http://www.myelinresearch.com/home.htm.
Y participe le professeur Evan Y. Snyder, du Children Hospital,
Harvard Medical School, responsable de la greffe de cellules
humaines dans les cerveaux de macaques. - Technion Israel Institute
of Technology : annonce de la production de cellules de coeur
à partir d'embryons. : http://pard.technion.ac.il/archives/presseng/Html/stemcells-Eng.Html
- Notre billet sur ce sujet en date du 15 juin 2001 : http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2001/15/humeur.htm
http://www.automatesintelligents.com/actu/010816_actu.html#actu8
10
novembre 2002 
Cancérologie : un vaccin ADN efficace contre
l’angiogenèse
L’inhibition de l’angiogenèse est une option de choix dans la
lutte antitumorale. Un groupe américain a mis au point un vaccin
ADN qui permet de prévenir l’angiogenèse et d’inhiber la croissance
tumorale. Ce vaccin testé avec succès chez des souris fait l’objet
d’une publication avancée sur le site de la revue Nature Medicine.
Niethammer et al. expliquent que ce vaccin a pour cible un récepteur
d’un facteur de croissance vasculaire: le vascular-endothelial
growth factor receptor 2 encore nommé FLK-1. L’administration
du vaccin ADN correspondant a permis de protéger des souris
d’un greffe normalement mortelle de cellules tumorales : cellules
de mélanome et cellules de carcinome du colon ou du poumon.
Par ailleurs, on a assisté à une réduction de la croissance
des métastases établies. D’après les auteurs, le vaccin n’a
pas eu d’effet toxique évident sur l’animal. Alors que l’angiogenèse
tumorale était inhibée, la fertilité des animaux n’a pas été
modifiée, ni les performances neuromusculaires ou l’hématopoïèse.
Par contre, les processus de cicatrisation étaient plus lents.
Cette option offre l’avantage de contourner le problème du ciblage
précis du type de tumeur selon son profil génétique puisque
le vaccin agit non pas sur la tumeur elle-même mais sur son
réseau vasculaire.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4385&cal=1
09
novembre 2002
Liberté
de la presse
international
Reporters sans frontières publie le premier classement
mondial de la liberté de la presse Le premier classement
mondial de la liberté de la presse révèle des surprises
parmi les démocraties occidentales : les Etats-Unis sont
moins bien classés que le Costa Rica, et l'Italie se trouve
derrière le Bénin. La France, quant à elle, est située
en 11e position. Les cinq pays les plus liberticides au
monde sont la Corée du Nord, la Chine, la Birmanie, le
Turkménistan et le Bhoutan. Des surprises pour les démocraties
occidentales : les Etats-Unis moins bien classés que le
Costa Rica, l'Italie derrière le Bénin Reporters sans
frontières publie le premier classement mondial de la
liberté de la presse. Il établit tout d'abord que la situation
de la liberté de la presse est menacée aux quatre coins
de la planète. Dans les vingt pays les plus mal classés,
on trouve des Etats asiatiques, africains, américains
et européens. La situation de l'Asie est particulièrement
critique puisqu'elle regroupe les cinq pays les plus liberticides
au monde : la Corée du Nord, la Chine, la Birmanie, le
Turkménistan et le Bhoutan. Si l'on s'arrête sur les pays
les mieux classés, on se rend compte que le respect de
la liberté de la presse n'est pas le privilège des pays
riches. Des Etats comme le Costa Rica ou le Bénin sont
là pour nous rappeler que l'émergence d'une presse libre
ne dépend pas seulement de la situation économique d'un
pays. Pour établir ce classement, Reporters sans frontières
a demandé à des journalistes, des chercheurs ou des juristes
de répondre à cinquante questions concernant l'ensemble
des atteintes à la liberté de la presse (assassinats ou
arrestations de journalistes, censures, pressions, monopole
de l'Etat dans certains domaines, sanction des délits
de presse, régulation des médias, etc.). Cent trente-neuf
pays apparaissent dans le tableau final. Les autres sont
absents, faute d'informations fiables et étayées. Dans
les pays les plus mal classés, la liberté de la presse
n'est qu'un vain mot. Les journaux indépendants n'existent
pas. La seule voix reste celle des médias publics, très
étroitement contrôlés et surveillés par le gouvernement.
Les très rares journalistes indépendants sont constamment
harcelés par les autorités, emprisonnés ou contraints
à l'exil. La presse internationale est interdite ou autorisée
au compte-gouttes, dans tous les cas surveillée de près.
En tête du classement, on trouve quatre pays ex-aequo
: la Finlande, l'Islande, la Norvège et les Pays-Bas.
Les pays scandinaves respectent scrupuleusement la liberté
de la presse dans leur pays, mais témoignent aussi, à
travers leurs prises de position, de leur attachement
à la liberté de la presse à l'étranger. Ils l'ont fait
encore récemment en Erythrée ou au Zimbabwe. Le premier
pays non européen est le Canada qui occupe la cinquième
place. Paradoxalement, certains régimes élus démocratiquement
sont mal classés. C'est notamment le cas de la Colombie
(114e) ou du Bangladesh (118e). Dans ces pays, des mouvements
armés, des milices ou des partis politiques mettent constamment
en péril la sécurité des journalistes. De son côté, l'Etat
n'utilise pas tous les moyens à sa disposition pour protéger
les journalistes et combattre l'impunité dont bénéficient
très souvent les responsables de ces violences. Le Costa
Rica mieux classé que les Etats-Unis Le mauvais classement
relatif des Etats-Unis (17e) est essentiellement lié au
nombre de journalistes interpellés ou incarcérés. Des
arrestations souvent motivées par le refus des journalistes
de révéler leurs sources aux tribunaux. Par ailleurs,
depuis le 11 septembre 2001, plusieurs professionnels
de la presse ont été arrêtés pour avoir violé les périmètres
de sécurité de certains bâtiments officiels. Le pays du
Sud le mieux classé est le Costa Rica, en 15e position.
Cet Etat d'Amérique centrale est traditionnellement le
bon élève du continent en matière de respect de la liberté
de la presse. En février 2002, il a même quitté le "club"
des dix-sept pays américains qui continuent de punir par
des peines de prison le délit d'"outrage" aux fonctionnaires.
L'assassinat, en juillet 2001, du journaliste Parmenio
Medina reste une exception dans l'histoire de la presse
costaricienne. Dernière dictature du continent américain,
Cuba (134e) est le seul pays de la région où il n'existe
aucune pluralité de l'information et où des journalistes
sont incarcérés. En Haïti (106e), les journalistes sont
victimes de milices dont les agissements sont couverts
par le gouvernement. Une mauvaise surprise en Europe :
l'Italie Les Etats de l'Europe des Quinze sont bien classés
à l'exception de l'Italie (40e). Dans ce pays, le pluralisme
de l'information est sérieusement menacé. Le président
du Conseil, Silvio Berlusconi, multiplie les pressions
sur la télévision publique, place ses hommes de confiance
au sein des médias d'Etat, et continue de cumuler ses
fonctions de chef de l'exécutif et de patron d'un groupe
de presse privé. Par ailleurs, l'emprisonnement du journaliste
Stefano Surace, condamné pour des délits de presse vieux
de trente ans, des cas de surveillance de journalistes,
de perquisitions, de convocations judiciaires abusives
et de saisies de matériel expliquent cette mauvaise place.
La France (11e) arrive seulement en huitième position
des pays de l'Union européenne en raison de certaines
dispositions inquiétantes pour la protection du secret
des sources et du placement en garde à vue de plusieurs
journalistes au cours de ces derniers mois. Parmi les
candidats à l'entrée dans l'Union européenne, la Turquie
(99e) est particulièrement mal classée. Malgré les efforts
du gouvernement, dans la perspective de l'adhésion de
ce pays à l'Union européenne, de nombreux journalistes
sont encore condamnés à des peines de prison et des médias
sont régulièrement censurés. Les entraves à la liberté
de l'information sont particulièrement graves dans le
sud-est du pays. Dans d'autres pays européens, comme la
Biélorussie (124e), la Russie (121e) et les anciennes
républiques soviétiques, il est encore difficile d'exercer
la profession de journaliste. Plusieurs professionnels
de la presse ont été assassinés ou sont emprisonnés dans
cette partie du monde. Le journaliste Grigory Pasko, incarcéré
depuis décembre 2001 dans la région de Vladivostok (Russie),
a été condamné à quatre ans de prison pour avoir rendu
publiques des images de déversement de déchets radioactifs
liquides par la flotte militaire russe en mer du Japon.
La situation au Moyen-Orient et l'attitude ambivalente
d'Israël Aucun pays du monde arabe ne figure dans les
cinquante premiers de ce classement. Le Liban arrive seulement
en 56e position et l'état de la liberté de la presse dans
la région n'est guère encourageant. En Irak (130e) et
en Syrie (126e), l'Etat utilise tous les moyens à sa disposition
pour contrôler la presse et faire taire les voix dissidentes.
Saddam Hussein, en particulier, n'a fixé qu'un objectif
aux médias de son pays : relayer la propagande officielle.
En Libye (129e) et en Tunisie (128e), aucune critique
à l'égard du colonel Mouammar Kadhafi ou du président
Zine Ben Ali n'est tolérée. Du fait de l'affaiblissement
politique de l'Autorité palestinienne (82e), les atteintes
au travail des journalistes dans cette zone se sont réduites.
Toutefois, des médias d'opposition islamistes ont été
fermés, plusieurs tentatives d'intimidation et d'agression
contre des journalistes palestiniens et étrangers ont
été recensées, et de nombreux sujets demeurent tabous.
L'objectif est clair : présenter au monde une image unitaire
du peuple palestinien et masquer notamment les manifestations
de soutien aux attentats anti-israéliens. L'attitude d'Israël
(92e) envers la liberté de la presse est ambivalente.
Malgré de fortes pressions exercées sur la télévision
et la radio publiques, le gouvernement israélien respecte
la liberté d'expression des médias israéliens. En revanche,
en Cisjordanie et à Gaza, Reporters sans frontières a
enregistré de très nombreuses violations du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques garantissant la
liberté de la presse, ratifié par l'Etat hébreu. Depuis
mars 2002, début de l'incursion de l'armée israélienne
dans les villes palestiniennes, de très nombreux journalistes
ont été malmenés, menacés, arrêtés, interdits de libre
circulation, pris pour cible, blessés, privés de leur
accréditation de presse ou encore expulsés. Les bons et
les mauvais exemples africains L'Erythrée (132e) et le
Zimbabwe (122e) sont les Etats les plus répressifs d'Afrique
subsaharienne. En Erythrée, toute la presse privée a été
interdite par le gouvernement en septembre 2001 et dix-huit
journalistes sont actuellement emprisonnés. De son côté,
le président zimbabwéen, Robert Mugabe, s'illustre régulièrement
par ses prises de position particulièrement virulentes
envers la presse étrangère ou d'opposition. A l'opposé,
le pays africain le mieux classé est le Bénin (21e), qui
figure pourtant parmi les quinze pays les plus pauvres
du monde selon le dernier rapport du Programme des Nations
unies pour le développement (PNUD). Enfin, dans d'autres
Etats africains comme l'Afrique du Sud (26e), le Mali
(43e), la Namibie (31e) ou le Sénégal (47e), il existe
une réelle liberté de la presse. Reporters sans frontières
défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la
presse dans le monde, c'est-à-dire le droit d'informer
et d'être informé, conformément à l'article 19 de la Déclaration
universelle des droits de l'homme. Reporters sans frontières
compte neuf sections nationales (Allemagne, Autriche,
Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède
et Suisse), des représentations à Abidjan, Bangkok, Buenos
Aires, Istanbul, Montréal, Moscou, Nairobi, New York,
Tokyo et Washington, et plus de cent correspondants dans
le monde. |
Le
Classement
Rang
Pays Note
1
Finlande 0,50
- Islande 0,50
- Norvège 0,50
- Pays-Bas 0,50
5 Canada 0,75
6 Irlande 1,00
7 Allemagne 1,50
- Portugal 1,50
- Suède 1,50
10 Danemark 3,00
11 France 3,25
12 Australie 3,50
- Belgique 3,50
14 Slovénie 4,00
15 Costa Rica 4,25
- Suisse 4,25
17 Etats-Unis 4,75
18 Hong-Kong 4,83
19 Grèce 5,00
20 Equateur 5,50
21 Bénin 6,00
- Royaume-Uni 6,00
- Uruguay 6,00
24 Chili 6,50
- Hongrie 6,50
26 Afrique du Sud 7,50
- Autriche 7,50
- Japon 7,50
29 Espagne 7,75
- Pologne 7,75
31 Namibie 8,00
32 Paraguay 8,50
33 Croatie 8,75
- Salvador 8,75
35 Taïwan 9,00
36 Maurice 9,50
- Pérou 9,50
38 Bulgarie 9,75
39 Corée du Sud 10,50
40 Italie 11,00
41 Républ. tchèque 11,25
42 Argentine 12,00
43 Bosnie
-Herzégovine 12,50
- Mali 12,50
45 Roumanie 13,25
46 Cap-Vert 13,75
47 Sénégal 14,00
48 Bolivie 14,50
49 Nigeria 15,50
- Panama 15,50
51 Sri Lanka 15,75
52 Ouganda 17,00
53 Niger 18,50
54 Brésil 18,75
55 Côte d'Ivoire 19,00
56 Liban 19,67
57 Indonésie 20,00
58 Comores 20,50
- Gabon 20,50
60 R. Yougoslavie 20,75
- Seychelles 20,75
62 Tanzanie 21,25
63 République centrafric. 21,50
64 Gambie 22,50
65 Madagascar 22,75
- Thaïlande 22,75
67 Bahreïn 23,00
- Ghana 23,00
69 Congo 23,17
70 Mozambique 23,50
71 Cambodge 24,25
72 Burundi 24,50
- Mongolie 24,50
- Sierra Leone 24,50
75 Kenya 24,75
- Mexique 24,75
77 Venezuela 25,00
78 Koweït 25,50
79 Guinée 26,00
80 Inde 26,50
81 Zambie 26,75
82 A. palestine 27,00
83 Guatemala 27,25
84 Malawi 27,67
85 Burkina Faso 27,75
86 Tadjikistan 28,25
87 Tchad 28,75
88 Cameroun 28,83
89 Maroc 29,00
- Philippines 29,00
- Swaziland 29,00
92 Israël 30,00
93 Angola 30,17
94 Guinée-Bissau 30,25
95 Algérie 31,00
96 Djibouti 31,25
97 Togo 31,50
98 Kirghizistan 31,75
99 Jordanie 33,50
- Turquie 33,50
101 Azerbaïdjan 34,50
- Egypte 34,50
103 Yémen 34,75
104 Afghanistan 35,50
105 Soudan 36,00
106 Haïti 36,50
107 Éthiopie 37,50
- Rwanda 37,50
109 Liberia 37,75
110 Malaisie 37,83
111 Brunéi 38,00
112 Ukraine 40,00
113 Rép. d. Congo 40,75
114 Colombie 40,83
115 Mauritanie 41,33
116 Kazakhstan 42,00
117 Guin. équat. 42,75
118 Bangladesh 43,75
119 Pakistan 44,67
120 Ouzbékistan 45,00
121 Russie 48,00
122 Iran 48,25
- Zimbabwe 48,25
124 Biélorussie 52,17
125 Arabie Saoudite 62,50
126 Syrie 62,83
127 Népal 63,00
128 Tunisie 67,75
129 Libye 72,50
130 Irak 79,00
131 Viêt-nam 81,25
132 Erythrée 83,67
133 Laos 89,00
134 Cuba 90,25
135 Bhoutan 90,75
136 Turkménistan 91,50
137 Birmanie 96,83
138 Chine 97,00
139 Corée du N. 97,50
|
http://www.rsf.fr/article.php3?id_article=4097
09
novembre 2002 
Micro Monstres
Nous partageons notre quotidien avec des millions de bestioles
invisibles à l'oeil nu. Pour la première fois, Canal D nous
montre ces créatures en mouvement et en couleurs. Premier épisode
ce mardi 12 novembre, à 19h.
Canada
Grâce à un nouveau microscope électronique mis au point par
Tim Richardson, les puces, tiques et autres acariens sont filmés
vivants. A l'écran, ils prennent des allures de monstres. Pourtant,
selon le scénariste de la série, le docteur Robert Buckman,
toutes ces petites bêtes ne sont pas si nocives : «Nous avons
pu observer un vers en train de manger des cellules infectées.
Mais il ne s'est attaqué qu'à la partie lésée. Lorsqu'il n'y
a plus rien à manger, il meurt ». Cet oncologiste d'origine
britannique a su utiliser ses talents de comédien pour aborder
avec clarté et un brin d'humour ce monde microscopique. Sourires
et légers chatouillements, la projection de presse du 4 novembre
n'a d'ailleurs laissé personne indifférent. Cette semaine, la
série présentera des poux qui ne se baladent pas que sur les
cheveux. Elle pointera du doigt ces acariens ou les punaises
qui se nichent dans les matelas. Elle s'immiscera entre les
poils des chiens pour y dénicher des puces... Les épisodes suivants
seront de plus en plus troublants. Ils illustreront comment
ces bibites interviennent dans nos choix de partenaires, s'échangent
en masse lors des baisers, ou se rapportent de voyage. Cette
production canadienne, signée Barna Alper, est réalisée en association
avec Canal D et Discovery Channel.
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3005.asp
07
novembre 2002 
Diagnostic à distance
Les médecins, répartis entre Brest, Paris, Strasbourg et Lannion,
ont étudié de concert le cas d’un patient souffrant d’un cancer
du foie, grâce à une représentation virtuelle de l’organe atteint
par la tumeur. Cette équipe médicale virtuelle testait pour
la première fois le logiciel Argonaute 3D destiné au télédiagnostic,
développé par l'Institut de recherche contre les cancers de
l'appareil digestif de Strasbourg (IRCAD) et France Telecom.
Les organes à traiter sont représentés en 3D sur l’écran à partir
des scanners réalisés sur le patient. Les ‘’tranches’’ photographiées
par le scanner sont reliées entre elles par le logiciel afin
de reconstituer une image en 3D. Les participants à la télé-réunion
ont besoin d’une souris adaptée à l’image tridimensionnelle
et d’une liaison internet haut débit. Chaque participant est
représenté à l’écran par un ‘’clone’’, une image obtenue à partir
d’une photo, afin que les interlocuteurs s’identifient facilement.
La conception de cet outil a coûté plus d’un million d’euros
mais le Pr Jacques Marescaux, président de l’IRCAD, espère le
mettre gratuitement à disposition des hôpitaux et des cliniques.
Ne seront facturées que les reconstitutions des organes en 3D
à partir des scanners ou des radios, soit un coût de 50 à 100
euros selon ce chirurgien passionné de télémédecine.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021106.OBS2389.html?1309
07
novembre 2002 
Tablet PC : une nouvelle race d'ultraportables
Antonin Billet, 01net
Microsoft, épaulé par cinq constructeurs informatiques, lance
aujourd'hui le Tablet PC, un nouveau type d'ordinateur ultra-portable
utilisant une version spéciale de Windows XP. Permettant une
prise de notes efficace au stylet, le Tablet PC a pour défaut
d'être relativement cher. Evoqué depuis plusieurs années déjà
par Bill Gates, le Tablet PC atteint enfin les rayons des magasins
informatiques. Dès aujourd'hui, cinq marques informatiques -
Compaq, Toshiba, Acer, Fujitsu-Siemens et ViewSonic - mettent
en vente de nouveaux ultraportables, embarquant le système d'exploitation
Windows XP Tablet Edition, de Microsoft. A partir de janvier
2003, les constructeurs Sony et NEC vendront également leurs
propres Tablet PC. « Microsoft voit le Tablet PC comme une évolution
de l'ordinateur portable classique. Il répond à des besoins
de mobilité à l'extérieur et à l'intérieur de l'entreprise »,
analyse Alexis Oger, chef de produits techniques de Microsoft
France. « A titre d'exemple, ces produits remplacent le papier
utilisé habituellement pour la prise de notes et permettent
un stockage et un archivage facile des données », ajoute-t-il.
Un outil mieux adapté à la prise de notes
Visuellement, les Tablet PC ressemblent à des ordinateurs portables,
à ceci près qu'on peut les commander à l'aide d'un stylet, à
la manière des assistants personnels. Ils ne sont pas forcément
dotés de claviers (certains utilisent un clavier externe que
l'on fixe sur le Tablet PC, comme le modèle de Compaq), mais
tous utilisent le système d'exploitation Windows XP Tablet Edition,
de Microsoft. Cette version de Windows XP gère un format de
données supplémentaire permettant de stocker schémas et notes
de travail écrites au stylet. Les écrans des Tablet PC, quoique
non tactiles, réagissent à la pression exercée par l'utilisateur
avec son stylet : 512 niveaux de pression sont reconnus, permettant
de traduire les nuances d'épaisseur de l'écriture. Les Tablet
PC exploitent également les technologies Wi-Fi et Bluetooth,
pour communiquer sans fil avec les réseaux d'entreprise. « Le
Tablet PC vient compléter nos gammes d'ordinateurs ultra-portables
professionnels et nous permet de toucher certains marchés verticaux.
Dans les hôpitaux, les cabinets d'architectes ou pour les inventaires
dans les entrepôts des entreprises, ce type de produit trouvera
naturellement sa place, observe Franck Piolet, chef de produits
portables de HP-Compaq. D'ici à un an, je pense que le Tablet
PC représentera 7 à 8 % des ventes de portables professionnels
Compaq », estime Franck Piolet.
Un marché de niche en 2003
D'une manière générale, le prix des Tablet PC vendus par les
constructeurs informatiques est relativement élevé (entre 2
000 et 3 000 euros ht). Selon le cabinet d'études Gartner Dataquest,
les Tablet PC ne devraient d'ailleurs représenter que 1 % du
nombre d'ordinateurs portables vendus en 2003, soit environ
425 000 unités. « En dehors d'industries verticales, seuls les
plus courageux utiliseront largement les Tablet PC vers la fin
2003 », estime Leslie Fiering, vice-président de Gartner Dataquest.
« Un manque de support au niveau des applications, une conception
matérielle un peu maladroite et un prix élevé constitueront
des entraves à l'adoption de ces machines pour la plupart des
utilisateurs », observe Ken Dulaney, directeur de recherches
de Gartner.
http://www.01net.com/rdn?oid=196884&rub=3184
06
novembre 2002 
Pour un demi-million de dollars, nous faisons
votre génome
Agence Science-Presse
Une campagne de financement pour un centre de recherche ou une
université récompense généralement ses donateurs avec une tasse,
une casquette, un livre ou une plaque à leur nom. Craig Venter,
celui qui fut derrière la version "commerciale" du décodage
du génome humain, a eu une autre idée: les gens qui donneront
500 000$ US à sa nouvelle Fondation J. Craig Venter pour la
science, verront leur génome analysé, et les résultats fournis
sur disquette. Venter, 55 ans, a démissionné en janvier de la
compagnie qu'il avait lui-même fondé, Celera Genomics (voir
ce texte). Il s'est depuis lancé dans d'autres projets, possiblement
plus payants que le décodage du génome: lors de son départ,
en janvier, Celera n'était en effet pas la seule compagnie à
se poser des questions sur son avenir. Plusieurs firmes du secteur
biotechnologique, qui ont investi des millions dans le décodage
des gènes humains, se rendent compte que la perspective de médicaments
tirés de ces informations génétiques, n’est plus aussi proche
qu’on l’espérait. La fondation créée par Craig Venter est un
organisme à but non lucratif qui entend superviser plusieurs
projets de recherche, dont un laboratoire développant des technologies
permettant un séquençage des gènes plus rapide, et la création
d'un organisme vivant capable de produire de l'hydrogène. Le
laboratoire constitue toutefois la priorité, au point où Venter,
selon la revue Science, se serait fixé pour objectif, d'ici
deux ans, d'avoir séquencé les gènes de 1000 personnes… à raison
de 500 000$ chacun. Les données seront fournies à ces 1000 personnes,
mais serviront aussi à grossir, petit à petit, la banque de
données internationale (et publique) des gènes humains, GenBank.
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap0411026.html
06
novembre 2002 
Le soja de l'espace
Le prix au kilo de ce soja est sans aucun doute le plus élevé
du monde. Il a été cultivé sur la station spatiale internationale
et ramené sur Terre à bord de la navette Atlantis en octobre.
Tels de précieux cailloux, les pousses de soja sont pesées,
examinées, analysées, afin de savoir si la microgravité de l'ISS
a eu une influence sur leur composition chimique. Première impression:
le premier soja cultivé dans l'espace a belle allure, selon
les chercheurs du Wisconsin Space Center de la NASA. A partir
des 42 graines envoyées sur l'ISS, les astronautes en ont obtenu
83. Le soja a été cultivé pendant 97 jours dans une serre spéciale
(Advanced Astroculture plant growth chamber), sous l'œil attentif
de Peggy Whitson. Elle a ensuite séché les feuilles et les graines
pour qu'elles repartent sur Terre. Au-delà de la recherche sur
la culture des plantes en microgravité, la NASA s'intéresse
à la possibilité de cultiver la nourriture des astronautes pour
de longues missions. Il semblerait également que la présence
de plantes soit importante pour le moral des humains déracinés
dans l'espace. Dans une de ses correspondances, Peggy Whitson
s'étonnait de sa fascination pour les plants de soja. "Je pense
que voir de la verdure pour la première fois depuis un mois
et demi m'a vraiment fait de l'effet. [..] Si nous allons sur
Mars il nous faudra un jardin!"
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021104.OBS2305.html?0836
06
novembre 2002 
Un lien entre le tabagisme et d’éventuelles pathologies
métaboliques
Selon des travaux récents, un métabolite de la nicotine provoque
des modifications anormales des protéines chez les fumeurs.
Connue sous le nom de nornicotine, ce métabolite peut aussi
modifier la structure de certains médicaments. Ce résultat fait
l’objet d’une publication dans la revue PNAS. Mené par des chercheurs
du Scripps Research Institute (La Jolla, Californie), ce travail
a porté sur la nornicotine. Comme le rappellent Tobin Dickerson
et Kim Janda dans leur article, la nornicotine est un constituant
du tabac et un métabolite de la nicotine. Dans certaines conditions,
il avait été montré qu’elle pouvait catalyser certaines réactions
chimiques. En étudiant cette propriété catalytique, Dickerson
et Janda ont montré que la nornicotine provoquait des modifications
aberrantes (réaction de « glycation ») des protéines. Tout aussi
marquant, ces modifications chimiques étaient également visibles
sur des médicaments tels que la prednisone. D’autres investigations
ont confirmé la survenue de ces évènements chez des fumeurs.
En comparant le plasma de fumeurs à celui de non-fumeurs, il
a été montré que les protéines modifiées par la nornicotine
étaient retrouvées en plus grande quantité chez les fumeurs.
Selon les auteurs de cette étude, cette action de la nornicotine
est vraisemblablement une voie jusqu’ici non identifiée dans
le développement des pathologies liées au tabagisme. Ce type
de modification chimique a déjà été lié à diverses pathologies
comme le diabète, le cancer, la maladie d’Alzheimer ou de l’athérosclérose.
Source : "A previously undescribed link between smoking and
metabolic disease" by Tobin J. Dickerson and Kim D. Janda, PNAS
2002, early edition.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4365&cal=1
05
novembre 2002 
Percée dans le clonage de chèvre par cellules
génétiquement modifiées
La société anonyme industrielle Senmiao de Qingdao, au Shandong,
a déclaré le 31 octobre qu’après deux ans de recherches conjointes
avec l’Institut de biologie génétique et de gestation de l’Académie
des sciences de Chine et des établissements de recherches étrangers,
sur le réacteur biologique des glandes mammaires, quatre chèvres
clonées par cellules génétiquement modifiées pour obtension
de protéines thérapeutiques ont vu le jour entre le 28 septembre
et le 7 octobre 2002, dont trois survivent. Après vérification
de DNA, les chèvres clonées donnent, comme prévu, le gène de
l’interféron-ß et le gène de l’enzyme anticoagulant III. La
production de protéines thérapeutiques par le réacteur biologique
des glandes mammaires présente beaucoup d’avantages : haute
productivité, peu d’investissement, faible coût de production,
purification facile, activité biologique élevée et sûre, et
pas de pollution. Dans un petit nombre de pays, des établissements
de recherches ont obtenu des succès considérables dans l’expérimentation
clinique et la commercialisation des protéines thérapeutiques
produites par les réacteurs biologiques. Ce résultat des recherches
de la société Senmiao est le premier succès de transgenèse ovine
et elle est aussi la première à utiliser la technique du canon
à particules sur les chèvres. Durant deux ans, le groupe de
six chercheurs dirigé par Du Miao, de l’Institut de biologie
génétique et de gestation de l’Académie des sciences de Chine,
a obtenu 652 ovules fusionnées après la transplantation nucléaire
et la fusion électrique sur 127 chèvres du Loashan expérimentales,
ovules transplantées dans 62 chèvres en rut. Le bouc clonné
Tongtong n’a vécu que 25 heures après sa naissance, mais il
est le premier échantillon du clonage par la technique du canon
à particules, et représente une grande valeur scientifique et
d’application. Dans le corps de Tongtong, des chercheurs ont
obtenu des cellules génétiquement modifiées vivantes, et ont
procédé au reclonage dans 7 chèvres choisies. On pourra connaître
le résultat sous peu. Si ces trois chèvres clonées par les cellules
génétiquement modifiées peuvent se reproduire, l’industrie pharmaceutique
chinoise connaîtra un bel avenir.
CIIC 2002/11/04 16:13UTC Copyright © China Internet Information
Center. All Rights Reserved E-mail: webmaster@china.org.cn Tel:
86-10-68326688
http://www.china.org.cn/french/48014.htm
05
novembre 2002 
Opération “la science au bout du fil”
Que cachent exactement les mots «changements climatiques» ?
Annoncent-ils une catastrophe ? Quel est l’avenir du climat
et le rôle de l’activité humaine ? Autant de questions, parmi
beaucoup d’autres, que tout un chacun peut poser aujourd’hui
à des scientifiques grâce à un simple coup de fil. Dans le cadre
de la Semaine européenne de la science et de la technologie,
des chercheurs français se mobilisent pour répondre aux interrogations
des citoyens par téléphone, du 4 au 8 novembre, de 13h à 18h,
au 0.810.00.80.00 (prix d’un appel local). Cinq grands thèmes
ont été retenus : le climat (lundi), l'environnement électromagnétique
(mardi), le clonage (mercredi), les nouvelles technologies au
service de la personne handicapée (jeudi), les allergies (vendredi).
En France, cette opération est organisée par l’association Science
Contact, émanation de la Cité des Sciences et de l’Académie
des Sciences. Des opérations similaires sont organisées en Grande-Bretagne
et en Allemagne. Des questions peuvent également être posées
par internet, sur le site de Science Contact, qui donne le détail
du programme et les noms des intervenants.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021104.OBS2276.html?0836
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