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2002

Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

Naissance du premier bébé cloné par clonaid et les Raëliens
30 ans après Apollo 11, attraper la Lune pour décrocher Mars

Etude : les diverses populations humaines génétiquement similaires

Des plantes transgéniques pour dépolluer les sols contaminés

Décryptage du génome du riz par une équipe menée par le Japon

Génétique : la notion de race n'existe pas

Des microbes vieux d'au moins 2800 ans découverts dans l'Antarctique

Un fabricant japonais invente une seringue pour des piqûres sans...

Les OGM indispensables pour la recherche

Pollution industrielle

Les académies favorables aux organismes génétiquement modifiés

Contraceptif masculin

Des chercheurs percent une partie des secrets du rythme biologique

Asimo, un robot qui progresse

L'Université de Stanford va cloner des embryons humains

Une image stockée dans une molécule

Pas de brevet pour les êtres vivants

Publication de dossiers confidentiels sur les ovnis

Engrais miracle

Découverte, grâce à des souris, de gènes cruciaux pour la durée de vie

Le génome de la souris publié

La Chine et les OGM: la faim justifie-t-elle les moyens ?

La Chine pourrait lever l'interdiction de la publicité sur les préservatifs

Le « Festival des PV électroniques » débutera à Cannes

Le "zoo congelé" de San Diego clone des espèces en voie...

Les raéliens attendent le premier bébé cloné

Le suicide en Chine : des causes semblables à celles des...

Retard mental : un nouveau gène identifié

Dramatique : si rien n'est fait, le Sida fera plus de morts que...

Jouer à Dieu

OGM : accueil favorable en France des mesures sur l'étiquetage

Des planètes géantes se seraient formées plus vite qu'on le croyait


27 décembre 2002
Naissance du premier bébé cloné par clonaid et les Raëliens
Vidéos TF1 (l'ensemble des JT) : http://www.tf1.fr/video/news/lesjt/
France 2 & 3 (juste l'article clonage) : http://www.france2.fr/view-video.php3?videoUrl=/contents/Video/0002D5EB.ram

TF1
Vendredi 27 décembre 2002
Mise à jour : 08 h 39 SCIENCES
Une secte prétend avoir cloné un humain
La scientifique française et membre de la secte des raéliens Brigitte Boisselier a affirmé jeudi soir avoir mis au monde une petite fille obtenue par la technique très controversée du clonage. On attend l’avis d’experts indépendants.
L’information mérite d’être prise avec beaucoup de précautions mais, si elle était avérée, il s'agirait du premier bébé obtenu par la technique controversée du clonage humain et dont la naissance aurait été rendue publique. Interrogée par l’AFP sur les circonstances de cette naissance, la scientifique française a refusé de fournir immédiatement davantage de précisions, en particulier la technique de clonage mise en œuvre et le lieu de naissance. Brigitte Boisselier s’est contentée d’annoncer que le bébé, une petite fille, est venue au monde "aujourd'hui" (jeudi) "par césarienne". "Ca s'est très bien passé", s'est bornée à affirmer la Française, présidente de la société de clonage humain Clonaid.
Attente d'une confirmation
"Je préfère ne pas en dire plus pour l'instant", a-t-elle dit, en ajoutant qu'elle ferait une présentation publique vendredi en Floride. Il n'était pas possible, en l'absence d'une publication scientifique dans les règles de l'art, d'obtenir pour l'instant une quelconque confirmation d'experts indépendants que le bébé est bien un clone.
D'autres sont dans la course
Le 27 novembre, Mme Boisselier avait indiqué à l'AFP que cette naissance était attendue par un couple d'Américains. L'enfant né jeudi serait donc une copie génétique de sa mère, à des années d'intervalle. De nombreux scientifiques ont mis en garde contre de telles expériences, qui chez les animaux laissent encore parfois des séquelles : malformations congénitales, difformités physiques, déficiences du système immunitaire, vieillissement prématuré, etc. Fin novembre, le professeur et gynécologue italien Severino Antinori avait annoncé la naissance d'un bébé créé par clonage pour janvier. Un autre scientifique, l'andrologue américain Panos Zavos, a annoncé publiquement être aussi dans la course pour produire le premier bébé cloné.
En soucoupe volante
Le mouvement des raéliens, qui réfute l'appellation de "secte", a été fondé en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, installé au Québec et qui se fait appeler "Raël". Se présentant comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet, il prône une interprétation scientiste de la Bible. Il affirme ainsi que la vie humaine sur Terre a été établie par des extra-terrestres (les "Elohim" de la Genèse) arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Selon "Raël", le clonage permettra à l'humanité d'atteindre un jour la vie éternelle, en permettant de renouveler régulièrement son enveloppe corporelle. Les raéliens, qui revendiquent 55.000 adeptes dans le monde, se disent aussi partisans de la "géniocratie", le pouvoir des plus intelligents…
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,974776-e30ge30=,00.htm

France 2 & 3
ETATS-UNIS 09:26
Un bébé cloné, selon les raéliens
Une membre française de la secte des raéliens a affirmé jeudi soir avoir mis au monde un bébé obtenu par clonage
Le bébé, une petite fille, est venue au monde par césarienne, selon Brigitte Boisselier, la président de la société de clonage humain Clonaid, basée aux USA, à las Vegas. Cette information n'est pas confirmée scientifiquement pour l'instant. Si elle l'était, il s'agirait de la première naissance d'un bébé cloné rendue publique. Brigitte Boisselier avait affirmé en novembre dernier que la naissance d'un bébé cloné était attendue par un couple d'Américains. Le bébé serait une copie génétique de sa mère. Brigitte Boisselier, 46 ans, chimiste de formation, s'était en 1997 dans le projet contesté du clonage humain. Celui-ci soulève une large réprobation tant des scientifiques que des politiques et des religieux. Outre les réserves éthiques, la technique du clonage, testée chez les animaux, entraîne de nombreux cas de malformations, de déficiences du système immunitaire, de vieillissement prématuré. Fin novembre, le gynécologue italien Severino Antinori a annoncé un bébé cloné pour janvier. Un scientifique américain, Panos Zavos, a annoncé aussi qu'il allait produire le premier bébé cloné. Brigitte Boisselier est membre des raéliens, un mouvement qui réfute l'appellation de "secte". Il a été fondé en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, installé au Québec, qui se fait appeler "Raël". Il prone une interprétation scientifique de la Bible.
http://www.france2.fr/semiStatic/61-NIL-NIL-185830.html

AFP
Les raéliens revendiquent le premier bébé cloné
(27/12/2002) MIAMI (AFP)
La scientifique française et membre de la secte des raéliens Brigitte Boisselier affirme avoir mis au monde jeudi un bébé obtenu par la technique du clonage. Le bébé, une petite fille, est venue au monde "aujourd'hui" (jeudi) "par césarienne". "Ca s'est très bien passé", s'est bornée à affirmer Mme Boisselier, présidente de la société de clonage humain Clonaid, jointe par téléphone. Il n'est pas possible, en l'absence d'une publication scientifique dans les règles de l'art, d'obtenir pour l'instant une quelconque confirmation d'experts indépendants que le bébé est bien un clone.
http://www.afp.com/francais/newsml/stories/021227061751.m2smjyiz.html

Nouvel Obs
FLORIDE
Clonage : l'effet d'annonce des Raéliens
La chimiste Brigitte Boisselier, directrice de la société Clonaid liée à la secte ufologique, affirme avoir mis au monde le premier bébé humain cloné. Pour le généticien Axel Kahn, il s'agit de "propagande". La chimiste française Brigitte Boisselier, 46 ans, membre de la secte des raéliens, a affirmé jeudi soir avoir mis au monde un bébé obtenu par la technique du clonage, une fillette génétiquement identique à sa mère de 30 ans. Le bébé est venu au monde jeudi, par césarienne. Brigitte Boisselier devait tenir vendredi une conférence de presse en Floride, munie d'un équipement vidéo et accompagnée d'un "inspecteur indépendant" pour prélever des cellules ADN du bébé et de la mère. Beaucoup de scientifiques sont sceptiques quant à la capacité de Clonaid de réussir un clonage humain. La compagnie a été fondée en 1997 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, également chef de la secte des Raéliens.
"Evêque"
Brigitte Boisselier, chimiste et ancienne directrice du marketing d'une firme de chimie française, affirme qu'elle est un "évêque" raélien, et que sa société Clonaid a des liens spirituels mais pas économiques avec les Raéliens. Elle n'est pas spécialisée dans les problèmes de reproduction génétique. Le clonage humain, interdit dans différents pays dont la France, n'est pas régi pas une loi particulière aux Etats-Unis, mais toute manipulation sur des humains doit être soumise à l'approbation de l'administration. Brigitte Boisselier n'a pas dit où se déroulent ses expériences. Il y a quelques semaines le docteur italien Severino Antinori avait affirmé qu'il avait créé un clone mâle à naître en janvier.
"Géniocratie"
Claude Vorilhon alias Raël et ses adeptes proclament que des extra-terrestres lui ont rendu visite dans les années 70 pour lui révéler qu'ils avaient créé toute vie sur terre grâce à des manipulations génétiques. Se présentant comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet, il prône une interprétation scientiste de la Bible. Il affirme ainsi que la vie humaine sur Terre a été établie par des extra-terrestres (les "Elohim" du livre de la Genèse) arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Selon "Raël", le clonage permettra à l'humanité d'atteindre un jour la vie éternelle, en permettant de renouveller régulièrement son enveloppe corporelle. Les raéliens, qui revendiquent 55.000 adeptes dans le monde, se disent aussi partisans de la "géniocratie", la démocraties des plus intelligents.
Invérifiable
L'effort des raéliens pour mettre au monde le premier bébé soi-disant cloné ayant été réalisé dans le plus grand secret, il n'est pas possible, en l'absence d'une publication scientifique, d'obtenir pour l'instant une quelconque confirmation scientifique indépendante que le bébé est bien un clone. Le généticien français Axel Kahn a ainsi déclaré vendredi sur Europe-1 qu'il n'y avait "strictement aucune preuve" que les Raéliens aient réussi à faire naître un bébé cloné. "Il faudrait que les scientifiques fassent la carte génétique du bébé cloné et la carte génétique de la personne dont ce bébé est un clone, et démontrent que cette carte génétique est identique", a-t-il précisé. "Par conséquent, si ce bébé est cloné et si les Raéliens veulent le prouver, qu'ils apportent cette preuve scientifique", a ajouté le chercheur. "Tant qu'elle n'a pas été apportée, il s'agit purement et simplement de propagande" ou "encore d'une de ces fantaisies dont ils sont coutumiers". Pour le Pr Kahn, "il y a la technique qui, jusqu'à présent, ne marchait pas chez les singes et chez les hommes: est-ce que les Raéliens sont les premiers à avoir réussi à la faire marcher? Il n'y a aucun élément pour le penser aujourd'hui". Si cette naissance était confirmée de source scientifique indépendante, il s'agirait en tout cas du premier bébé obtenu par clonage humain et dont la naissance aura été publiquement annoncée. Une telle naissance ferait entrer l'humanité dans l'ère de la reproduction asexuée: le premier enfant qui n'est plus le fruit d'un mélange génétique d'un père et d'une mère mais la reproduction à l'identique de l'un des deux parents.
http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20021227.OBS4623.html

Le Monde
• LEMONDE.FR | 27.12.02 | 08h22
• MIS A JOUR LE 27.12.02 | 09h16
La secte raélienne annonce la naissance du premier clone humain
Le gynécologue italien Severino Antinori et un andrologue américain, Panos Zavos, souhaitaient être les premiers à annoncer la naissance d'un clone humain.
La scientifique française et membre de la secte des raéliens Brigitte Boisselier a affirmé, jeudi 26 décembre au soir, avoir mis au monde un bébé obtenu par la technique du clonage. Le bébé, une petite fille, est venue au monde "par césarienne". "Cela s'est très bien passé", s'est bornée à affirmer Mme Boisselier, présidente de la société de clonage humain Clonaid. Il n'était pas possible, en l'absence d'une publication scientifique en bonne et due forme, d'obtenir une quelconque confirmation d'experts indépendants que le bébé est bien un clone. Interrogée sur les circonstances de cette naissance, la scientifique française a refusé de fournir immédiatement davantage de précisions, en particulier la technique de clonage mise en œuvre et le lieu de naissance. "Je préfère ne pas en dire plus pour l'instant", a-t-elle dit, en ajoutant qu'elle ferait une présentation publique, vendredi en Floride. Mme Boisselier avait expliqué en novembre qu'elle procéderait à des publications scientifiques de ses travaux.
REPRODUCTION ASEXUÉE
Si cette naissance d'un clone humain était confirmée de source scientifique indépendante, il s'agirait du premier bébé obtenu par la technique controversée du clonage humain et dont la naissance aura été rendue publique. Elle marquerait l'entrée de l'humanité dans l'ère de la reproduction asexuée car, pour la première fois, un enfant ne serait plus le fruit d'un mélange génétique d'un père et d'une mère mais la reproduction à l'identique de l'un des deux parents. Le 27 novembre, Mme Boisselier avait indiqué que cette naissance était attendue par un couple d'Américains. L'enfant né jeudi serait donc une copie génétique de sa mère, à des années d'intervalle. "Nous sommes très heureux. C'est une apothéose", a affirmé Nadine Gary, porte-parole de Clonaid. De nombreux scientifiques ont mis en garde contre l'application à l'homme du clonage, une technique qui connaît encore des taux d'échec très importants chez l'animal et engendre souvent des séquelles chez les nouveaux-nés : malformations congénitales, difformités physiques, déficiences du système immunitaire, vieillissement prématuré, etc. Si le bébé est bien un clone et survit au-delà de la petite enfance, quel sera son développement cognitif et comportemental, s'est interrogé jeudi soir, William Muir, professeur de génétique à la Purdue University (Indiana). "Cette personne sera-t-elle normale ? Le processus de clonage implique une 'reprogrammation' des gènes. Or nous ne savons pas quel en est l'impact sur le développement mental chez les brebis, les vaches, les cochons ou les souris, autrement dit si leur comportement est normal", a expliqué le professeur Muir à l'AFP.
COURSE AU BÉBÉ CLONÉ
Agée de 46 ans, Brigitte Boisselier, chimiste de formation, s'est engagée en 1997 dans le projet controversé du clonage humain en prenant les rênes de Clonaid, dont les bureaux se trouvent à Las Vegas (Nevada). Fin novembre, le professeur et gynécologue italien Severino Antinori avait annoncé la naissance d'un bébé créé par clonage pour janvier. Un autre scientifique, l'andrologue américain Panos Zavos, a annoncé publiquement être aussi dans la course pour produire le premier bébé cloné. A la controverse scientifique sur le clonage humain reproductif, qui suscite une large réprobation dans la communauté scientifique, politique et religieuse, risque de s'ajouter une dimension "théologique", Mme Boisselier se décrivant en effet aussi comme une "évêque raélienne". Ufologique et areligieux, le mouvement des raéliens, qui réfute l'appellation de "secte", a été fondé en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, installé au Québec et qui se fait appeler "Raël". Se présentant comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet, il prône une interprétation scientiste de la Bible. Il affirme ainsi que la vie humaine sur Terre a été établie par des extraterrestres (les "Elohim" de la Genèse) arrivés en soucoupes volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Le clonage humain est donc à la base de la "croyance" raélienne. Selon "Raël", le clonage permettra à l'humanité d'atteindre un jour la vie éternelle, en permettant de renouveler régulièrement son enveloppe corporelle. Les raéliens, qui revendiquent 55 000 adeptes dans le monde, se disent aussi partisans de la "géniocratie", le pouvoir des plus intelligents. Avec AFP
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--303531-,00.html

L'express
vendredi 27 décembre 2002
Les raéliens revendiquent le premier bébé cloné
La scientifique française et membre de la secte des raéliens Brigitte Boisselier affirme avoir mis au monde jeudi un bébé obtenu par la technique du clonage. Le bébé, une petite fille, est venue au monde "aujourd'hui" (jeudi) "par césarienne". "Ca s'est très bien passé", s'est bornée à affirmer Mme Boisselier, présidente de la société de clonage humain Clonaid, jointe par téléphone. Il n'est pas possible, en l'absence d'une publication scientifique dans les règles de l'art, d'obtenir pour l'instant une quelconque confirmation d'experts indépendants que le bébé est bien un clone. Interrogée sur les circonstances de cette naissance, la scientifique française a refusé de fournir immédiatement davantage de précisions, en particulier la technique de clonage mise en oeuvre et le lieu de naissance, ajoutant qu'elle ferait une présentation publique vendredi en Floride. Elle n'a pas précisé non plus si elle présenterait le bébé à cette occasion. Si cette naissance d'un clone humain était confirmée de source scientifique indépendante, il s'agirait du premier bébé obtenu par la technique controversée du clonage humain et dont la naissance aura été rendue publique. Surtout elle marquerait l'entrée de l'humanité dans l'ère de la reproduction asexuée car, pour la première fois, un enfant ne serait plus le fruit d'un mélange génétique d'un père et d'une mère mais la reproduction à l'identique de l'un des deux parents. Le 27 novembre, Mme Boisselier avait indiqué que cette naissance était attendue par un couple d'Américains. L'enfant né jeudi serait donc une copie génétique de sa mère, à des années d'intervalle. De nombreux scientifiques ont mis en garde contre l'application à l'homme du clonage, une technique qui connaît encore des taux d'échec très importants chez l'animal et des séquelles parfois rédhibitoires chez les nouveaux-nés: malformations congénitales, difformités physiques, déficiences du système immunitaire, vieillissement prématuré, etc. Agée de 46 ans, Brigitte Boisselier, chimiste de formation, s'est engagée en 1997 dans le projet controversé du clonage humain en prenant les rênes de Clonaid, dont les bureaux se trouvent à Las Vegas (Nevada). Fin novembre, le professeur et gynécologue italien Severino Antinori avait annoncé la naissance d'un bébé créé par clonage pour janvier. Un autre scientifique, l'andrologue américain Panos Zavos, a annoncé publiquement être aussi dans la course pour produire le premier bébé cloné. A la controverse scientifique sur le clonage humain reproductif qui suscite une large réprobation dans la communauté scientifique, politique et religieuse, risque de s'ajouter une dimension "théologique", Mme Boisselier se décrivant en effet aussi comme une "évêque raélienne". De nature ufologique et areligieux, le mouvement des raéliens, qui réfute l'appellation de "secte", a été fondé en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, installé au Québec et qui se fait appeler "Raël". Se présentant comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet, il prône une interprétation scientiste de la Bible. Il affirme ainsi que la vie humaine sur Terre a été établie par des extra-terrestres (les "Elohim" de la Genèse) arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Le clonage humain est donc à la base de la "croyance" raélienne. Selon "Raël", le clonage permettra à l'humanité d'atteindre un jour la vie éternelle, en permettant de renouveler régulièrement son enveloppe corporelle. Les raéliens, qui revendiquent 55.000 adeptes dans le monde, se disent aussi partisans de la "géniocratie", le pouvoir des plus intelligents.
http://www.lexpress.fr

Libération
Monde
Polémique sur l'annonce du premier bébé humain cloné
27 décembre 09:26:15 MIAMI, Floride (Reuters)
Clonaid, une société américaine liée à la secte des Raëliens, s'apprête à annoncer vendredi la naissance du premier bébé cloné de l'histoire, affirme la presse américaine. La firme devrait faire savoir à l'occasion d'une conférence de presse prévue à 09h00 heure locale (14h00 GMT) à Hollywood (Floride), au nord de Miami, que la petite fille semble en bonne santé, indiquent les médias. Aucun représentant de la société n'a pu être contacté. Brigitte Boisselier, directrice de Clonaid et dirigeante du mouvement raélien, a déclaré la semaine dernière à Reuters qu'un embryon humain avait été cloné en mars dernier et que la naissance d'une petite fille était attendue sous peu. Elle a ajouté que dix embryons clonés avaient été implantés au printemps dernier mais que cinq de ces grossesses s'étaient soldées par une fausse couche. Quatre autres bébés clonés sont attendus l'an prochain, a-t-elle affirmé. Brigitte Boisselier, 45 ans, est une biochimiste française associée aux Raéliens, un groupe ayant son siège social au Québec, qui croit que la vie sur Terre a été créée par des extraterrestres et qui prône l'amour libre. Le médecin italien Severino Antinori, qui s'est fait connaître en 1994 pour avoir aidé une femme à enfanter à l'âge de 62 ans, a annoncé fin novembre qu'une femme enceinte d'un embryon cloné allait accoucher en janvier. Depuis, Clonaid semble engagée dans un course de vitesse contre Antinori. Plusieurs spécialistes de la reproduction et des sectes ont réagi avec force à l'affirmation de la compagnie Clonaid, y voyant avant tout un coup de publicité.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=77093


22 décembre 2002
30 ans après Apollo 11, attraper la Lune pour décrocher Mars
WASHINGTON (AFP)
Trente ans après la mission Apollo 17 qui marqua la fin de l'exploration de la Lune par la Nasa, plusieurs projets veulent refaire du satellite naturel de la Terre un terrain de recherche et peut-être d'entraînement pour des missions plus lointaines, vers Mars. L'un des projets immédiats est concocté par une société privée américaine, qui a obtenu le feu vert de Washington pour le lancement par l'agence spatiale russe au cours du premier semestre 2003 d'un satellite qui irait se placer en orbite autour de la Lune pour filmer sa surface. Le satellite Trailblazer, de la compagnie californienne Transorbital, réalisera des images au mètre près de la surface lunaire, avec pour priorité la visite des sites où s'étaient posés les astronautes des missions Apollo entre 1969 et 1972. L'agence spatiale européenne (ESA) a également programmé une mission autour de la Lune en 2003, avec le lancement d'un satellite de recherche, SMART-1, par une fusée Ariane 5 à Kourou, en Guyane. Ce satellite disposera d'un spectromètre à rayon X pour dresser une carte de la surface lunaire et donner la composition de ses roches et minéraux, ainsi que d'une caméra vidéo à haute résolution (AMIE). En ce qui concerne les vols habités, ce sont les Chinois qui, depuis quelques mois, parlent le plus d'une reprise de l'exploration humaine de la Lune. "La Chine pense réaliser sa première exploration de la Lune en 2010 et y établir une base comme nous l'avons fait au pôle sud et au pôle nord", déclarait en mai dernier Ouyang Ziyuan, responsable scientifique du programme chinois d'exploration lunaire. Un mois plus tôt, la Chine avait réussi son troisième lancement d'un vaisseau spatial automatisé, le "Shenzhou" (Vaisseau divin), qui a effectué 108 rotations autour de la Terre avant de se poser. La Chine vise son premier vol habité en 2005. A la Nasa, le retour de l'homme sur la Lune n'est pas à l'ordre du jour, une position que déplorent d'anciens responsables de l'agence spatiale américaine. "Les responsables de l'exploration de la Nasa envisagent plusieurs missions d'exploration humaine. La Lune est l'une des nombreuses possibilités", a expliqué Don Savage, responsable des relations publiques au siège de la Nasa à Washington. George Abbey, ancien responsable du centre spatial Johnson de la Nasa à Houston (Texas) regrette pour sa part que "nous n'(ayons) envoyé aucun homme au delà de l'orbite terrestre depuis trente ans". "La Lune est un tremplin vers le futur. Nous avons besoin de cette expérience si nous voulons aller sur Mars", déclarait-il au cours d'une conférence, à Houston, en juillet 2002. Rick Tumlinson, responsable de la Space Frontier Fondation en Californie et organisateur de cette conférence, soutient les projets de création de bases habitées sur la Lune et sur Mars. "Mais nous devons le faire sérieusement, ou tout cela pourrait ressembler aux missions Apollo : une explosion de gloire qui ne laisse rien derrière elle, sauf des drapeaux et quelques empreintes de pieds", a-t-il estimé. Elément nouveau du budget de la Nasa pour 2003, plus de 120 millions de dollars seront consacrés à la recherche sur la propulsion nucléaire et la mise au point de générateurs nucléaires embarqués, qui réduiraient le temps de voyage vers les limites de notre système solaire. La Nasa envisage d'utiliser, dans un premier temps, cette énergie nucléaire dans des laboratoires envoyés sur la surface de Mars pour y mener des forages. La Nasa prévoit également dans la décennie à venir l'envoi d'une sonde qui irait collecter des échantillons au pôle sud de la Lune, dans la région appelée bassin d'Aitken. Ces échantillons, une fois rapportés sur Terre, pourraient permettre d'établir l'origine de la Lune, issue de la Terre à sa création ou formée ailleurs dans l'espace avant d'être capturée par la gravité terrestre.

http://fr.news.yahoo.com/021208/202/2vtme.html

21 décembre 2002
Etude : les diverses populations humaines génétiquement similaires

Les populations issues de différentes parties du monde partagent davantage de caractéristiques communes qu'on ne le pensait jusqu'à présent, selon une étude à paraître vendredi dans la revue Science. Les chercheurs savent depuis longtemps qu'en dépit des différences physiques, les diverses populations humaines sont génétiquement similaires entre elles. Mais une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs de l'Université de Stanford, dirigée par le Pr Marcus Feldman, met en évidence que de petites différences d'ADN d'un individu à l'autre permettent de retracer leur origine ancestrale géographique. Pour cette étude, la plus importante de ce type à ce jour, les scientifiques ont prélevé des échantillons d'ADN sur 1.056 personnes issues de 52 populations dans cinq régions géographiques: Afrique, Eurasie (Europe, Proche-Orient, Asie centrale et du sud), Asie orientale, Océanie et Amériques. Ils ont ensuite identifié chaque population en analysant des "microsatellites", de courts segments d'ADN spécifiques et qui sont transmis de génération en génération. "Chaque microsatellite avait entre quatre et 32 types distincts", a expliqué le Pr Feldman. "La plupart ont été trouvés sur plusieurs continents, ce qui suggère que seulement une petite fraction de traits génétiques permettent de distinguer une population spécifique", a-t-il ajouté. "Cela signifie que les différences visibles entre groupes humains, telles que la couleur de la peau ou la forme du crâne, résultent de différences infimes dans les traits génétiques", a-t-il poursuivi. En d'autres mots, a noté le scientifique, la séquence d'ADN d'un individu à l'autre est identique à 99,9%. Les chercheurs ont par ailleurs noté que 94% des variations génétiques survenaient entre individus d'un même groupe de population, alors que les variations entre deux groupes de population différents ne représentaient que 3 à 5%. Un groupe de scientifiques, dirigé par Noah Rosenberg de l'Université de Californie du sud, a ensuite voulu voir si l'on pouvait prédire l'origine ancestrale d'un individu par une simple analyse d'ADN. Pour cela, ils ont retiré les étiquettes des 1.056 échantillons d'ADN prélevés et ont tenté de leur assigner à chacun un groupe géographique majeur et éventuellement un sous-groupe de population. Pour quatre de ces groupes (Afrique, Asie orientale, Océanie et Amériques), ils ont réussi sans aucune difficulté. En revanche, pour les individus originaires d'Eurasie (Europe, Proche-Orient, Asie centrale et du sud), la tâche s'est révélée plus difficile, à l'exception des Basques d'Espagne, une population isolée sur le plan géographique et linguistique. "Une histoire complexe de migrations, de conquêtes et de commerce sur plusieurs milliers d'années pourrait expliquer ces difficultés", a noté le Pr Feldman.
http://actu.dna.fr/021219195920.0alugb6i.html


20 décembre 2002
Des plantes transgéniques pour dépolluer les sols contaminés
Les chercheurs ont découvert des plantes capables d'accumuler dans leurs tiges et leurs feuilles des substances toxiques ou des métaux lourds. Ils tentent aujourd'hui d'améliorer leur efficacité grâce aux manipulations génétiques. En matière d'arsenic, les scientifiques ne se cantonnent pas aux recettes classiques de certaines vieilles dames excentriques. Ils destinent en effet le poison à des plantes habilement manipulées génétiquement afin qu'elle l'absorbent sans dommage. Des chercheurs américains, dirigés par Richard Meagher (université de Georgie, Athens) ont transformé une plante, l'arabette (Arabidopsis thaliana), afin qu'elle puisse accumuler de deux à trois fois plus d'arsenic que la plante naturelle, obtenant ainsi une plante capable de dépolluer très efficacement les sols contaminés. Ce champ de la recherche scientifique, la phytoremédiation, est en plein développement depuis le début des années 1990. Le terme combine le mot grec phyton, signifiant plante, et le verbe latin remediare, pour décrire le processus de conversion d'éléments toxiques en leurs formes inoffensives chez les plantes. La phytoremédiation trouve ses racines dans les caractéristiques de certaines plantes sauvages qui survivent sur des sols ou dans des eaux pollués par des substances toxiques, des métaux lourds tels le zinc, le cadmium, le cuivre ou certains composés organiques. La majorité de ces plantes accumulent les substances dangereuses au niveau des racines, et seule une infime quantité est véhiculée à travers le système vasculaire jusqu'aux parties aériennes. Elles n'intéressent donc pas beaucoup les tenants de la phytoremédiation, qui leur préfèrent les plantes dites "hyperaccumulatrices", qui stockent de 10 à 500 fois plus de polluants dans leurs tiges et leurs feuilles. On peut récolter cette biomasse pour l'incinérer, et récupérer les métaux dans les cendres pour les réutiliser en métallurgie.
PEU COÛTEUX ET INOFFENSIF
Les sites pollués par les activités humaines abondent. Il y en aurait à peu près 1,4 million en Europe de l'Ouest. Or les nettoyer n'est pas chose facile, surtout lorsque les sols sont contaminés par des métaux lourds, non biodégradables. Les techniques actuelles font appel à des méthodes chimiques ou physico-chimiques d'extraction, très coûteuses et dommageables pour l'environnement. Elles détruisent la structure du sol et le laissent biologiquement inactif. Au contraire, la phytoremédiation se pratique sur place, est peu coûteuse et ne porte pas atteinte à l'environnement. Elle est déjà mise en pratique sur le terrain, notamment aux Etats-Unis. Cependant, malgré l'indentification d'un grand nombre de plantes possédant des caractéristiques d'extraction de certains métaux, beaucoup reste à faire. La plupart ne sont pas encore passées par l'étape de la sélection, qui doit améliorer leurs caractéristiques. Par ailleurs, ce sont souvent de petites plantes, telles Alyssum murale, qui pousse sur les roches métamorphiques, Brassica juncea, la moutarde indienne extractrice de plomb, ou les Thlaspi, qui accumulent le zinc et le nickel. Selon certains chercheurs, ces espèces manquent d'efficacité. Enfin, tous les polluants n'ont pas trouvé leur plante hyperaccumulatrice. C'est le cas du mercure, de l'argent ou, jusque récemment, de l'arsenic. En effet, il y a deux ans, l'équipe de Lena Ma, de l'université de Floride (Gainseville), a identifié une fougère, Pteris vittata, qui tolère et hyperaccumule l'arsenic, tout en conservant une croissance très rapide et une forte biomasse. Seulement, argumente Richard Meagher, les bases moléculaires de cette activité sont inconnues, et donc "les enzymes responsables de l'hyperaccumulation ne sont pas encore disponibles pour être intégrés à d'autres espèces ayant une distribution géographique et écologique plus large". D'où son travail de dentellière sur Arabidopsis thaliana, la plante modèle pour les biologistes végétaux. Il s'agissait d'amener l'arabette à extraire du sol l'arsenic, présent sous sa forme oxydée d'arsenate, puis à véhiculer ce dernier via le système vasculaire jusqu'aux feuilles. Habituellement, les plantes tolérantes à un poison l'enferment dans un complexe pour protéger le métabolisme normal de l'organisme. Ce que ne sait pas très bien faire l'arabette.
RARES PUBLICATIONS
Les chercheurs américains ont donc introduit dans son génome non pas un, mais deux gènes étrangers provenant d'une bactérie, Escherichia coli, et dirigent la synthèse de deux enzymes : l'une favorise la transformation chimique de l'arsenate en arsenite, l'autre permet la formation d'un composé qui va former un complexe avec l'arsenite et le retenir prisonnier dans les feuilles. Une première, semble-t-il, en matière d'augmentation substantielle de la tolérance à l'arsenic et de son hyperaccumulation dans une plante transgénique. Ces résultats remarquables viennent d'être publiés dans la revue Nature Biotechnology. En fait, les résultats de la transgenèse en matière de phytoremédiation n'ont pas encore fait l'objet de nombreuses publications. L'équipe de Richard Meagher est certainement l'une des plus connues pour ses travaux sur le transfert, dans des plantes, de gènes bactériens convertissant du mercure toxique en sa forme moins dangereuse et volatile. A Cambridge, au Royaume-Uni, Neil Bruce et son équipe transforment des plants de tabac avec des gènes, là encore bactériens, à l'origine de la synthèse d'une enzyme de détoxification du TNT (trinitrotoluène). D'autres chercheurs étudient la dégradation par les plantes transgéniques du trichloroéthylène. Pourquoi une telle timidité ? Peut-être parce qu'on ne sait pas si ces gènes, en l'occurrence bactériens, peuvent être transmis à des espèces végétales consommées par des herbivores, et leur conférer ce pouvoir d'hyperaccumuler des éléments toxiques. Un risque que certains n'ont peut-être pas envie de prendre alors que la nature fait déjà si bien les choses.
Catherine Tastemain

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--302803-,00.html

20 décembre 2002
Les cellules-souches au secours des insuffisants cardiaques
Une équipe de chercheurs français est parvenue, pour la première fois, à régénérer le coeur de rats victimes d'attaques cardiaques en y injectant des cellules-souches embryonnaires prélevées sur des souris. Ces travaux, réalisés par l'équipe du biologiste Michel Pucéat (CNRS-Montpellier), pourraient, à terme, bouleverser le traitement des maladies cardiaques en offrant une alternative à la greffe du myocarde, une intervention chirurgicale particulièrement lourde et frappée de pénurie. "Les cellules-souches embryonnaires, qui ont la potentialité de générer tous les tissus, et dont la destinée pourrait être prédéterminée, pourraient remplacer les zones détruites au cours d'une attaque cardiaque", estiment les chercheurs qui parlent déjà de "nouvelle voie de thérapie cellulaire". Menés en collaboration avec l'équipe de André Terzic à la clinique Mayo de Rochester (Minnesota), ces recherches ont été financées par l'Association Française contre les Myopathies (AFM) et la Fondation de France. Leurs résultats détaillés sont publiés dans FASEB Journal, le journal de la fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale . "En trois semaines, les coeurs - qui avaient perdu la moitié de leurs capacités - ont retrouvé leur fonction normale, les cellules-souches sont devenues de vraies cellules cardiaques et la transplantation des cellules de souris a été extrêmement bien tolérée par les rats", a indiqué Michel Pucéat à l'AFP. Le chercheur aimerait bien vérifier maintenant qu'il peut obtenir d'aussi bons résultats sur des animaux plus gros, en injectant des cellules-souches humaines dans des coeurs de moutons, proches en taille de ceux des hommes. Mais le recours à ces cellules-souches issues d'embryons - très controversé dans le monde - vient d'être suspendu en France par le Conseil d'Etat. "En attendant la révision des lois de bioéthique qui nous permettra de mener à bien ces recherches, nous allons mener nos essais sur des moutons, avec des cellules de souris", explique Michel Pucéat. Le coeur est composé d'environ deux milliards de cellules qui chacune, constitue une unité contractile. Ces cellules se contractent toutes ensemble, assurant ainsi la fonction de la pompe cardiaque. Au cours d'un infarctus, des millions d'entre elles sont définitivement perdues car, contrairement au foie, au rein, aux os ou aux muscles, le coeur ne dispose d'aucune capacité régénératrice. Cette disparition est responsable de l'"insuffisance cardiaque" qui se développe et va en s'aggravant au fil des ans. L'insuffisance cardiaque affecte au moins 500.000 personnes en France, 120.000 nouveaux cas apparaissent chaque année et 176.000 personnes meurent pendant la même période de maladies cardio-vasculaires. Faute de thérapies médicamenteuses satisfaisantes, cette pathologie implique le plus souvent une greffe cardiaque. Mais cette transplantation, très lourde pour le patient - et pour le contribuable - impose des traitements qui ne sont pas dénués d'effets secondaires dangereux et sont très contraignants puisqu'ils doivent être pris à vie pour éviter le rejet des cellules par l'organisme du bénéfiaire de la greffe. De plus, tous les patients atteints - les diabétiques par exemple - ne peuvent être candidats à une greffe. Et, faute de donneurs en nombre suffisant, les chirurgiens sont bien en peine de faire face à la totalité des demandes.

http://actu.dna.fr/021219141852.hv5c3f2t.html

19 décembre 2002
Décryptage du génome du riz par une équipe menée par le Japon

TOKYO (AFP)
Une équipe internationale menée par le Japon a annoncé mercredi être parvenue à décrypter le génome du riz, ouvrant la voie à la production de variétés résistantes aux insectes et maladies. "Ce résultat est aussi historique que le décodage du génome humain il y a deux ans. Je suis fier que le Japon ait contribué à ce projet en tant que leader", a déclaré le Premier ministre Junichiro Koizumi, dans un message aux chercheurs, se félicitant de la qualité des biotechnologies japonaises. "Je suis convaincu que la recherche génomique va, dans un avenir proche, grandement contribuer à la résolution des problèmes alimentaires et environnementaux du monde", a-t-il ajouté. Selon les experts, le décryptage du génome du riz, un processus plus difficile que pour le génome humain, sera utile aux 800 millions de personnes souffrant de malnutrition, la moitié du monde, dont toute l'Asie, utilisant le riz comme aliment de base. Cette percée scientifique pourrait permettre d'accroître la rentabilité des cultures et d'accélérer l'identification des gènes de deux autres céréales majeures, le blé et le maïs, qui n'ont pas encore été décryptées. Connu sous le nom de Projet international de séquençage du génome du riz (International Rice Genome Sequencing Project, IRGSP), l'opération a mis à contribution les laboratoires publics de 10 pays: Japon, Etats-Unis, Chine, France, Inde, Taïwan, Corée du Sud, Brésil, Thaïlande et Grande-Bretagne. Le projet s'est appuyé sur de précédentes études de la firme américaine Monsanto qui avait effectué une première ébauche de séquençage du génome en 2000 et du groupe agro-chimique suisse Syngenta qui a annoncé en avril un premier décryptage "grossier" de la variété de riz "Japonica". Syngenta a offert ses données sans demander de paiement au projet international en mai mais ses conclusions n'avaient pas été rendues publiques. L'IRGSP est le premier consortium à publier la totalité de ses données concernant le décryptage du génome du riz et ce, avec une marge d'erreur d'un dix millième. Le Japon a lancé son projet de décryptage en 1991 qui est devenu un programme international à partir de 1998. En 12 ans, le Japon a apporté des financements d'un total de 40 milliards de yens (325 M USD) dont 16 milliards sortis des caisses de l'Etat, à ce projet. La proportion de gènes décodés par le Japon est équivalente à 55% du total alors que les Etats-Unis y ont contribué pour 18% et la Chine pour 10%. L'IRGSP a utilisé une variété de Japonica à grains courts appelée "Nippon Bare" qui contient entre 40 à 60.000 gènes, ce qui est bien plus que la variété Indica à grains longs (45.000 à 56.000 gènes) et bien davantage que celui de l'homme qui renferme 30 à 40.000 gènes. L'équipe de chercheurs a indiqué avoir analysé 92% des 400 millions de paires de rubans d'ADN trouvées dans cette variété et qu'il leur reste à décoder seulement 8%. Alors que le génome humain devrait être intégralement décrypté au début de l'an prochain, le processus pour le riz prendra un peu plus de temps car les gènes du riz sont souvent petits, selon l'équipe.


18 décembre 2002
Génétique : la notion de race n'existe pas

Des chercheurs portugais ont confirmé, encore une fois, ce que plusieurs scientifiques prétendent depuis longtemps : l'idée de race n'est pas reflétée dans les gènes d'une personne et donc la race n'a aucune signification génétique. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs de l'Université fédérale de Minas Gerias et de l'Université de Porto, au Portugal, ont étudié plusieurs peuples, dont les Brésiliens, une des populations les plus métissées de la planète. Ils ont notamment découvert que dix facteurs génétiques différenciant 20 Portugais de 20 Africains de l'île de Sao Tomé n'avaient rien à voir avec les caractéristiques physiologiques telles que la peau ou la couleur des cheveux. Les chercheurs, ont aussi eu la surprise de découvrir que les Blancs étudiés avaient en moyenne 33% de gènes comportant des caratérisitiques amérindiennes et 28% de caractéristiques africaines. Cette étude est publiée le périodique américain Proceedings of the National Academy of Sciences.

http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp

18 décembre 2002
Des microbes vieux d'au moins 2800 ans découverts dans l'Antarctique
Agence France-Presse Washington

Des chercheurs américains ont localisé un lac d'eau salée préservé depuis près de trois millénaires sous la calotte polaire en Antarctique, réalisant des prélèvements qui contiennent des organismes vivants de cette époque, selon des travaux publiés lundi aux États-Unis. Grâce au prélèvement de deux carottes glaciaires réalisé dans des conditions extrêmes, à des températures approchant -40 degrés C, les chercheurs ont pu isoler des microbes vieux de plus de 2800 ans, jamais au contact de l'environnement actuel, et qu'ils ont pu ramener à la vie. «Les températures froides préservent très bien l'ADN (acide désoxyribonucléique, constituant le génome des organismes vivants), ce qui en fait de parfaits «musées glacés» pour l'étude des anciens ADN», a expliqué John Priscu, de l'Université du Montana à Bozeman, qui a participé à l'étude. Ces travaux publiés dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des Sciences (PNAS) américaines pourraient apporter des éléments importants pour la compréhension de l'évolution des micro-organismes, selon ce chercheur. «La calotte glaciaire de ces lacs représente une oasis pour la vie dans un environnement que nous pensions inhospitalier», a expliqué M. Priscu. «Ces organismes pourraient posséder des substances actives dans la glace, telles que des antigels et des inhibiteurs de cristallisation qui permettent aux organismes de survivre à ces cycles de gel-dégel et de revenir à la vie quand ils sont exposés à l'eau sous forme liquide», a-t-il ajouté. Les prélèvements proviennent du lac Vida, l'un des plus grands lacs de la région des Dry Valleys (vallées sèches) aux environs de McMurdo en Antarctique. Les chercheurs ont montré que sous 19 mètres de glace il existe une réserve d'eau qui demeure à l'état liquide par une température de -10 degrés C, grâce à une salinité sept fois supérieure à celle de la mer.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0212/sci_102120168951.html

17 décembre 2002
Un fabricant japonais a inventé une seringue pour des piqûres sans douleur

Le principal fabricant de matériel médical japonais Terumo a annoncé lundi avoir développé la plus petite seringue du monde, qui permet de pratiquer des piqûres pratiquement sans douleur pour le patient. La compagnie basée à Tokyo est parvenue à produire un prototype mesurant 0,2 millimètres de diamètre qui peut être fabriqué à la chaîne, a indiqué Takako Ogawa, porte-parole de la firme. La seringue est dessinée selon une technique d'effilement qui facilite la diffusion du liquide contenant les médicaments vers la pointe, a expliqué la porte-parole. "Avec cette technique, nous avons pu développer la seringue la plus petite du monde pouvant être produire à grande échelle", a précisé la porte-parole. "Cela dépend des gens mais certaines personnes ne sentent même pas de petit pincement avec cette aiguille", a-t-elle ajouté. La compagnie n'a pas encore décidé de date pour la commercialisation de la seringue "mais cela ne prendra pas plus que cinq ou six années", selon la porte-parole, qui a souligné que le groupe "espère le faire aussi vite que possible". Dans un premier temps, Terumo destine l'équipement au marché japonais à l'injection d'insuline. "La demande de seringues ne faisant pas mal est très forte parmi les diabétiques qui reçoivent quatre à cinq injections d'insuline par jour", a-t-elle dit. "Nous examinons aussi la possibilité de la vendre à l'étranger dans le futur", a ajouté la porte-parole. Des chercheurs japonais avaient indiqué en début d'année avoir développé une aiguille encore plus petite, mais qui n'est pour le moment qu'au stade du prototype. Modelée sur le principe des morsures de moustique, l'aiguille est dotée d'une pompe électrique miniature qui pourrait réduire fortement la douleur lors des prises de sang.

http://actu.dna.fr/021216150652.h45vxnl6.html

16 décembre 2002
Les OGM indispensables pour la recherche

Comme les Académies de Médecine et de Pharmacie jeudi, l'Académie des Sciences souligne vendredi les avantages des OGM. Et appelle à lever le moratoire sur leur expérimentation et leur commercialisation.
Deux rapports en une semaine, deux pavés dans la mare ! Après les Académies de Médecine et de Pharmacie, jeudi (lire l'article OGM : pas de danger pour la santé), c'est au tour de l'Académie des Sciences de remettre vendredi ses conclusions sur les plantes génétiquement modifiées.
Avantages et débouchés multiples
Dans l'introduction au rapport de l'Académie des Sciences, le professeur Roland Douce (1) rappelle en préambule que "la quasi-totalité des plantes cultivées aujourd'hui est le fruit de milliers d'années de sélections génétiques à partir de plantes sauvages". L'agriculture moderne, indique le scientifique, est devenue "intensive, performante mais malheureusement polluante". Elle devra changer afin de répondre à la pression démographique, à l'urbanisation croissante et aux exigences des consommateurs, le tout en respectant l'environnement. Comment ? Notamment en utilisant des plantes génétiquement modifiées (PGM) par "l'insertion d'un ou plusieurs gènes" — ce que l'on appelle la transgenèse. Cette transformation présente de multiples avantages, souligne le professeur Douce : réduire le recours aux pesticides, créer des plantes plus résistantes "aux stress variés (température, salinité, sécheresse, attaques bactérienne, fongiques et virales, etc)", "changer les qualités nutritionnelles et gustatives des aliments"…
Moratoire levé dans un an ?
Dans le domaine de la recherche, la transgenèse est par ailleurs "un outil indispensable à la compréhension du vivant", affirme Roland Douce. Lequel évoque les débouchés des OGM dans les domaines de la santé ("anticorps, vaccins, produits dérivés du sang, etc") et de l'industrie ("matières plastiques biodégradables, biocarburants, etc"). Certes, leur utilisation soulève de "nombreuses questions", telles que leur impact sur la biodiversité, leurs éventuels effets toxiques ou allergiques, ou le contrôle de l'agriculture par des multinationales. Des questions qui conduisent à des réactions de rejet des technologies modernes et à "une forme d''éco-terrorisme' redoutable". Pourtant, insiste le Pr. Douce, "au plan sanitaire et avec un recul d'une dizaine d'années, on n'a pas relevé un seul incident sanitaire imputable à la consommation d'OGM". Aussi, "pour éviter que la désinformation prenne le pas l'argumentation", le rapport invite les scientifiques à mieux communiquer et le public à mieux s'informer. Recommandation ultime : lever le moratoire sur l'expérimentation et la commercialisation des OGM. Lequel pénalise les agriculteurs et les chercheurs européens. Une levée qui doit être rigoureusement encadrée et qui doit prendre en compte l'écologie, la traçabilité des produits et le libre choix des consommateurs, selon Roland Douce. La ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot a d'ailleurs envisagé, vendredi matin sur RMC-Info, une levée dans "à peu près" un an du moratoire européen sur les OGM. Le débat ne fait que commencer.
(1) Membre de l’Académie des Sciences, professeur à l'université Joseph Fourier, membre de l’Institut universitaire de France et directeur de l’Institut de biologie structurale.
Par Matthieu DURAND
http://www.tf1.fr/news/sciences/0%2C%2C971213e30ge30%3D%2C00.html


16 décembre 2002
Pollution industrielle

Des chercheurs ont démontré que la pollution industrielle engendre des mutations génétiques chez les animaux. Canada 13/12/2002 - Dans la région des Grands Lacs du Canada, les aciéries libèrent différents composés chimiques dans la nature. Cette pollution industrielle a causé des anomalies génétiques chez le goéland argenté. Christopher Somers, biologiste à la MacMaster University d'Hamilton, en Ontario et ses collègues du Centre de santé environnementale d'Ottawa, en Ontario, viennent d'en apporter la preuve. C'est ce qu'ils écrivent dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences du 9 décembre. Les chercheurs ont voulu reproduire, chez la souris, des expositions à ces produits toxiques. Ils ont disposé des laboratoires témoins, à un kilomètre de la zone industrielle de Hamilton Harbor et à trente kilomètres de là, dans un environnement rural sain. De septembre à novembre, ils ont placé une vingtaine de souris, qui ont respiré l'air pollué de l'aciérie. Puis ils ont fait s'accoupler les mâles et les femelles. Ils ont ensuite prélevé du sang aux souriceaux et à leurs parents. Ils ont constaté que les mutations sont 1,5 à 2 fois plus nombreuses chez les souris et les souriceaux contaminés que chez les autres. Le goéland argenté est un oiseau migrateur qui nidifie dans la région des Grands Lacs inférieurs, au Canada. Dans les années 60 et 70, des études ont montré que les goélands argentés avaient des problèmes de reproduction : mort précoce des embryons et comportement parental anormal au cours de l'incubation. Les scientifiques croyaient que des concentrations importantes de composés organochlorés y étaient pour quelque chose. Plus récemment, les chercheurs ont remarqué que les composés aromatiques polycycliques, comme le benzène, qui s'échappent des fours des aciéries, à proximité des lieux de nidification, causent de fréquentes mutations du patrimoine génétique du volatile. Ses congénères vivant en milieu rural n'ont pas ce problème. Cette découverte démontre que les enfants peuvent hériter des mutations de leurs parents. Ces travaux ne vont pas rassurer les gens qui travaillent dans le domaine du nucléaire et qui craignent de transmettre un cancer à leurs enfants.

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3053.asp

14 décembre 2002
Les académies favorables aux organismes génétiquement modifiés

Dans deux textes distincts, les académiciens des sciences et ceux de médecine et de pharmacie se prononcent pour une introduction "raisonnée et prudente, au cas par cas", des plantes transgéniques dans l'agriculture. Les académies des sciences, de médecine et de pharmacie ont rarement fait preuve à un tel degré de leur sens de l'actualité. Alors même que l'Union européenne est en passe de se doter d'une législation complète sur l'étiquetage et la traçabilité des organismes génétiquement modifiés, qui pourrait conduire à lever le moratoire sur les OGM décidé en 1999, elles se prononcent en faveur des plantes génétiquement modifiées. Dans deux rapports distincts, rendus publics jeudi 12 décembre pour celui des Académies de médecine et de pharmacie et vendredi 13 décembre pour celui de l'Académie des sciences, les trois assemblées savantes parviennent à des conclusions similaires : les plantes transgéniques peuvent être introduites, de façon "raisonnée et prudente" et "au cas par cas", dans l'agriculture. Au terme d'une "analyse approfondie" réclamée par le gouvernement, les deux Académies nationales de médecine et de pharmacie ont estimé que l'utilisation des OGM à des fins alimentaires ou thérapeutiques ne présentait aucun risque particulier. Dans les recommandations que ces institutions chargées d'éclairer le gouvernement sur les questions de santé publique ont transmises à la ministre de la recherche, les académiciens observent notamment que le mode d'obtention des OGM ne soulève pas de problème dans la mesure où l'ADN des génomes de ces organismes est semblable à celui des autres génomes existants, car il est, comme eux, dégradé dans l'intestin lors de la digestion. "En caricaturant, on pourrait dire qu'en mangeant des carottes ou des laitues, on ne court pas le risque d'introduire dans son génome des gènes de carotte ou de laitue et que ce n'est pas parce que l'on aurait introduit un gène de laitue dans le génome d'une carotte que l'on ferait apparaître ce risque", expliquent les académiciens. Selon eux, le danger potentiel des OGM ne peut être dû qu'aux protéines dont la synthèse est codée par le gène introduit. C'est donc, selon eux "au cas par cas" et selon "des protocoles précis et bien définis au niveau national et européen" qu'il conviendra de vérifier l'absence de toxicité ou de réactions allergiques, comme cela doit être le cas pour tous les nouveaux aliments. "Il faut remarquer à cet égard que plusieurs centaines de millions d'habitants de notre planète (en Amérique du Nord et du Sud, en Inde et en Chine) consomment quotidiennement depuis plusieurs années des aliments à base d'OGM et qu'aucun effet nocif sur la santé n'a été rapporté, résument les deux académies. De même, depuis quinze ans, de nombreux médicaments provenant d'OGM sont largement utilisés, et aucun effet nocif particulier n'a été observé ; bien au contraire, les hormones ainsi obtenues ont des avantages sur le plan de la sécurité en raison de l'absence de contaminations d'origine animale." En toute hypothèse, les académiciens estiment que "les avantages escomptés l'emportent sur les risques éventuels", étant entendu que les OGM ouvrent, pour l'alimentation, des perspectives très favorables, parmi lesquelles la réduction de l'usage des pesticides et des insecticides, l'amélioration de la qualité des aliments permettant de lutter contre certaines carences (en fer et en vitamines), contre les déficits protéiniques ou les déséquilibres alimentaires (excès de corps gras saturés entraînant un accroissement des risques d'affections cardio-vasculaires). Les perspectives thérapeutiques sont, pour les académiciens tout aussi prometteuses avec la possibilité de fabriquer - avec une sécurité accrue et en l'absence de tout risque de contamination par des virus animaux - de nombreuses molécules (hormones, interférons, anticorps, vaccins, etc.) qu'il est difficile ou impossible d'obtenir par d'autres méthodes. Des malades actuellement incurables pourraient ainsi bénéficier de ces nouvelles méthodes de production. Dans un tel contexte, les Académies de médecine et de pharmacie jugent que les contraintes réglementaires en vigueur qui encadrent strictement les travaux de recherche sur les OGM et l'usage de ces derniers "mériteraient d'être reconsidérées" dans la mesure où "elles mettent la France et l'Union européenne dans une position d'infériorité par rapport à d'autres pays industrialisés" sans présenter de quelconques avantages sanitaires. L'Académie des sciences (l'une des cinq académies de l'Institut de France), à laquelle un rapport sur l'état de la science et de la technologie avait été commandé en juillet 1998 par le gouvernement Jospin, ne dit pas autre chose. Dans la treizième étude qu'elle a consacrée à ce sujet, elle s'interroge sur les OGM. Dans son texte, elle considère, sous la plume de Roland Douce, directeur de l'Institut de biologie structurale et animateur du rapport, que si "l'utilisation des OGM soulève de nombreuses questions d'ordre scientifique", le moratoire "a déjà placé et placera de plus en plus l'agriculture française et européenne dans une position très difficile ces prochaines années. En un mot, la France a-t-elle raison de se laisser distancer en imposant une certaine interprétation maximaliste du principe de précaution ?" Le rapport qu'il a coordonné répond par la négative à cette question. Les recommandations générales appuient donc une "introduction raisonnée et prudente, au cas par cas, des plantes transgéniques dans l'agriculture", sous l'égide des actuels organismes de contrôle. Le groupe d'académiciens recommande d'autoriser et de déveloper des recherches visant à accroître les connaissances indispensables à une évaluation raisonnée des conséquences de ces avancées (avantages et risques potentiels) "tout en garantissant l'indépendance des chercheurs des organismes publics face aux impératifs économiques et aux pressions diverses". La recherche fondamentale doit être soutenue, via des actions incitatives telles que Génoplante. Le citoyen doit dès le plus jeune âge être mieux formé à la biologie afin de former son jugement. Les chercheurs sont encouragés à communiquer avec le public. Le rôle des pouvoirs publics est également abordé. Ils doivent "adopter une attitude ferme, notamment sur les questions de seuil de présence fortuite d'OGM dans des semences conventionnelles et sur le maintien de l'ordre public autour des cultures expérimentales d'OGM". Outre la situation européenne, l'Académie des sciences examine les promesses des OGM pour les pays en développement. Alain Weil, du Cirad, estime qu'il convient en la matière de "proposer aux pays du Sud un partenariat respectueux de leur souveraineté". Secrétaire perpétuel honoraire de l'Académie des sciences, Paul Germain met en garde contre une sollicitude mal placée : "Certains pays africains ne souffrant pas de problèmes de famine ont vu leur agriculture traditionnelle détruite et leur sécurité alimentaire compromise le jour où les marchés ont été ouverts sans précaution à un envahissement de produits nouveaux (...) L'application de ces progrès aux pays en développement mérite d'être faite avec discernement."
Jean-Yves Nau et Hervé Morin

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--302063-,00.html

13 décembre 2002
Contraceptif masculin
A l'origine, le contraceptif est un traitement qui soigne les patients atteints d'un trouble rare du métabolisme, appelé maladie de Gaucher. En effectuant des tests sur des souris, Frances Platt, biochimiste à l'Université Oxford, au Royaume-Uni, a remarqué que le N-butyldeoxynojirimycine (NB-DNJ) rendait les mâles infertiles. Elle a observé les souris à qui on avait donné du NB-DNJ au microscope et s'est aperçue que le composé déformait leurs spermatozoïdes des souris, qui avaient la queue enroulée autour de la tête. Ainsi handicapés, les spermatozoïdes éprouvent alors beaucoup de difficultés à rejoindre l'ovule et quand ils y parviennent, ils sont alors incapables de le fertiliser. Frances Platt a noté qu'après avoir été absorbé, le contraceptif agit rapidement, ne change pas les niveaux d'hormones et n'a pas d'effets secondaires. Son action contraceptive n'est pas irréversible et il ne produit aucun effet sur des souris femelles. Les chercheurs décrivent les résultats de leurs travaux dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences du 10 décembre. Une fois le traitement interrompu, la fertilité des souris mâles revient dans un délai de trois semaines, parce que leurs spermatozoïdes ne vivent pas plus de 21 jours. Frances Platt parle plutôt de 40 jours chez l'homme. Reste à tester ce contraceptif sur l'homme. Les expériences débuteront au début de l'année prochaine et dureront près de trois ans.

http://fr.news.yahoo.com/021211/23/2w04p.html

13 décembre 2002
Des chercheurs percent une partie des secrets du rythme biologique
Agence France-Presse Washington

Deux équipes de chercheurs ont percé une partie des secrets du rythme biologique permettant à l'homme de maintenir une régularité dans ses périodes d'éveil et de sommeil, selon des travaux jeudi aux États-Unis. Des chercheurs de l'Université de Stanford (Californie) ont mis en évidence le rôle d'une molécule présente dans la rétine, capable de transmettre à l'horloge biologique du cerveau des informations sur la quantité de lumière présente dans l'environnement, déterminante dans le rythme de l'organisme. Cette molécule, appelée mélanopsine, serait l'un des récepteurs photosensibles présents dans la rétine pour réguler le cycle quotidien, selon les chercheurs dont les travaux sont publiés dans la revue américaine Science. Ils pu montrer, lors d'expériences sur des souris, que certaines cellules de la rétine contenant cette protéine photosensible permettaient de réguler en partie l'horloge biologique de ces souris. Privées de mélanopsine, les souris ont moins bien ajusté leurs périodes d'activité au cycle jour-nuit artificiel qui leur était imposé en laboratoire. La perte de réactivité au cycle jour-nuit était de l'ordre de 40% chez les souris dépourvues de la molécule. Les chercheurs soulignent cependant que le rôle de cette molécule paraît limité aux informations sur la lumière de faible intensité, d'autres photorécepteurs encore inconnus jouant un rôle pour la transmission d'autres informations au cerveau. «Cette étude clarifie le rôle de la mélanopsine dans l'établissement et le maintien de l'horloge circadienne (quotidienne)», a expliqué Bruce O'Hara, chercheur à Stanford et co-auteur de l'une des études. Une autre étude sur ce gène de la mélanopsine (Opn4), également publiée dans Science arrive aux mêmes conclusions que l'équipe de Stanford. La mélanopsine est «la protéine clé qui envoie les signaux à l'horloge», a commenté le Dr Steve Kay du Scripps Research Institute qui a mené les travaux parallèles.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0212/sci_102120167311.html

12 décembre 2002
Asimo, un robot qui progresse

Deux ans après le lancement du premier Asimo, la firme japonaise Honda a présenté aujourd’hui la nouvelle version de ce robot humanoïde, plus convivial que le premier. Asimo sait déjà marcher, monter des marches et reconnaître des voix. Asimo 2 a en plus la capacité de suivre le mouvement qu’on lui indique, de reconnaître un visage préprogrammé et d’appeler la personne par son nom, ou encore de fournir des informations de dernière minute en se connectant à internet. Honda a l’intention de placer ces robots d’1m20 dans certaines de ces concessions automobiles au Japon. Sept compagnies, dont IBM, emploient déjà le robot Asimo comme réceptionniste ou ‘’hôtesse’’ d’accueil. Honda aimerait que ce bipède high-tech devienne un compagnon domestique. Mais la location annuelle du robot coûte encore plus de 160.000 dollars.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021211.OBS3960.html?0802


12 décembre 2002
L'Université de Stanford va cloner des embryons humains

L'Université de Stanford, aux États-Unis, a annoncé son intention de cloner des embryons humains en vue de produire des cellules souches pour la recherche médicale. Elle devient ainsi la première université américaine à s'engager publiquement dans ce type de travaux, particulièrement controversés depuis l'année alors que le président George W. Bush limitait le financement public de la recherche sur ces cellules. Le nouveau programme est développé dans le cadre du nouvel Institut pour la médecine et la biologie cellulaire et cancéreuse de l'institution californienne. Il démarre grâce à des fonds provenant d'une donation anonyme de 12 millions de dollars. La recherche de l'Institut sera principalement axée sur la lutte contre le cancer. Toutes les cellules souches créées seront partagées avec les chercheurs travaillant dans d'autres universités et instituts que Stanford. Les cellules souches embryonnaires, créées dès les premiers jours de la maternité, peuvent se transformer en n'importe quelle autre cellule ou tissu. Les chercheurs espèrent qu'elles permettront un jour de réparer ou remplacer les zones touchées chez les victimes des maladies de Parkinson et d'Alzheimer, du diabète, du cancer et de blessures affectant la moelle épinière. Mais les embryons doivent être détruits pour permettre la récolte des cellules, une méthode rejetée notamment par certains opposants à l'avortement.

http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp

11 décembre 2002
Une image stockée dans une molécule
Cyril Fievet, 01net

Les données numériques relatives à une image ont pour la première fois été « enregistrées » dans une molécule. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives au stockage de données. L'expérience, menée à l'Université d'Oklahoma et décrite la semaine dernière dans le New Scientist, a permis de mémoriser des bits d'informations dans une molécule. Chacun des 19 atomes d'hydrogène de la molécule utilisée stockait une partie des 1024 bits composant l'image. Cette dernière, une image en noir et blanc de 32 pixels de côté, était ainsi encodée par les variations de fréquence des protons composant les atomes de la molécule. A chaque bit de l'image correspond une fréquence, dont l'amplitude représente soit « 0 » soit « 1 ». Balayée par une onde électromagnétique, la molécule « imprime » les données correspondantes en mémorisant les fréquences unitaires.
Une expérience de « photographie moléculaire »
Ces données stockées par la molécule peuvent ensuite être lues, après émission d'un nouveau champ d'onde, en mesurant - à l'aide d'un instrument de résonance magnétique nucléaire - les variations de fréquences produites en réaction par la molécule. De nombreuses autres tentatives d'utilisation de particules élémentaires ou de molécules pour stocker de l'information ont eu lieu avec succès cette année. Dans le cas présent, les scientifiques ne s'expliquent pas véritablement le comportement « très complexe » de la molécule soumise à des variations de fréquences. Mais, si le procédé est jugé encore « très expérimental », il ouvre une nouvelle voie vers le stockage de données dans des volumes de taille infinitésimale.

http://www.01net.com/rdn?oid=198793&rub=3371
08 décembre 2002
Comprendre la biologie numérique

Expliquer ce qu'est la biologie numérique est impossible sans en exposer le principe. Ce texte n'a pas pour but de rapporter nos résultats scientifiques, mais d'expliquer, le plus simplement possible, cette approche radicalement nouvelle de la biologie. Nous espérons qu'il sera également utile à tous ceux, scientifiques ou non, qui ont quelque difficulté à sauter le pas. Comment croire en effet que l'on peut enregistrer/numériser avec une carte-son d'ordinateur, comme pour un son ou une image, l'activité spécifique d'une molécule à activité biologique : une substance naturelle (histamine, caféine, nicotine, adrénaline...), un médicament, un antigène ou un anticorps, voire la signature immunologique d'une bactérie ou d'un virus ? Imaginons que l'on ait donné un téléphone à Archimède en lui affirmant qu'on peut l'entendre à l'extrémité de la Terre, sans lui expliquer ce que sont les fréquences sonores et leur traduction électromagnétique (EM). La vie dépend des signaux que les molécules échangent. Par exemple, quand on se met en colère, l'adrénaline "dit" à son récepteur, et à lui seul (en molécule fidèle elle ne parle à aucun autre) de faire battre le coeur plus vite, de contracter les vaisseaux cutanés... Les mots "signal moléculaire" sont très fréquemment utilisés en biologie. Mais lorsque l'on demande aux biologistes les plus éminents quelle est la nature physique de ce "signal", ils restent les yeux ronds, ne comprenant même pas la question. C'est qu'ils se sont mitonné une physique à eux, strictement Descartienne - aux antipodes de la physique moderne - selon laquelle le simple contact (les lois du choc de Descartes, rapidement démenties par Huygens) entre deux structures coalescentes crée de l'énergie et permet un échange d'information. Je l'ai longtemps cru, récité, sans me rendre compte de l'absurdité de la chose, comme pendant des centaines de milliers d'années les hommes ont cru que le Soleil tournait autour de la Terre. Les molécules vibrent, on le sait depuis des décennies. Chaque atome de chaque molécule et chacune des liaisons chimiques, les "ponts" qui relient les atomes, émettent un ensemble de fréquences qui leur est propre. Ces fréquences spécifiques de molécules simples ou complexes sont détectées à des milliards d'années-lumières grâce à des radiotélescopes. Les biophysiciens les décrivent comme une caractéristique physique essentielle de la matière, mais les biologistes n'envisagent pas que des rayonnements EM puissent jouer un rôle dans les fonctions moléculaires elles-mêmes. On ne trouvera les mots "fréquence" ou "signal" (au sens physique du terme) dans aucun traité de biologie, et encore moins "EM", cause d'excommunication par le Saint-Office Scientifique du biologiste qui en ferait usage. J'aimerais bien, tel Archimède, avoir eu dans mon bain l'idée géniale : "Euréka, les vibrations des molécules ne leur servent pas à danser la salsa au bal du samedi soir ; elles sont leur outil de travail, qui leur permet d'adresser leurs instructions à la molécule suivante dans la cascade d'événements qui président aux fonctions biologiques, et, probablement dans une large mesure, chimiques". Cela ne fut malheureusement pas le cas. J'ai suivi une démarche purement expérimentale. Après huit années de recherches mes expériences montraient vers 1991 qu'on pouvait transférer le signal moléculaire par un amplificateur et des bobines EM. En juillet 1995, j'ai enregistré et rejoué ce signal avec un ordinateur multimédia. Une carte-son n'enregistre que des fréquences inférieures à 20.000 Hz. Dans plusieurs milliers d'expériences, nous avons fait "croire" à un récepteur - spécifique d'une molécule simple ou complexe - qu'il était en présence de sa molécule préférée en lui "jouant" les fréquences enregistrées de cette molécule. Afin de parvenir à ce résultat, deux opérations sont nécessaires : 1) enregistrer l'activité d'une substance sur un ordinateur ; 2) la "rejouer" à un système biologique sensible à la substance d'origine. Il y a donc tout lieu de penser que lorsque c'est la molécule elle-même qui est en présence du récepteur, elle fait la même chose : elle envoie les fréquences que le récepteur est capable de reconnaître. Ce qui veut dire que le signal moléculaire peut être efficacement représenté par un spectre de fréquences entre 20 Hz et 20.000 Hz. La même gamme que pour l'oreille humaine ou la musique. Depuis quelques centaines de milliers d'années les hommes font interagir des fréquences sonores avec un mécanisme biologique, celui de l'humeur. Les musiciens d'ambiance - musique d'ascenseur ou de supermarché - font de la neuropsychobiologie sans le savoir. Les sons aigus et rapides engendrent la gaîté, les aigus et lents la douceur, les sons graves et rapides réveillent l'ardeur guerrière, graves et lents le sérieux, la tristesse, le deuil. Ces sensations sont l'expression de phénomènes physico-chimiques cérébraux déclenchés par des fréquences définies. Nous ne faisons pas autre chose lorsque nous transmettons à des modèles biologiques des activités moléculaires enregistrées. On peut donc faire l'hypothèse que les systèmes biologiques fonctionnent comme un poste de radio, par corésonnance. Si on le règle sur 92.6 mégahertz, on capte radio-Truc, parce que le poste et la station vibrent à la même fréquence. Si on change un peu le réglage, à 92.7, on ne capte plus radio-Truc mais radio-Machin. à suivre sur http://www.digibio.com/cgi-bin/node.pl?lg=fr&nd=n3


08 décembre 2002
Pas de brevet pour les êtres vivants
La Cour suprême du Canada rejette l'idée que des êtres vivants génétiquement modifiés soient brevetés. Il s'agit d'une décision très partagée : 5 juges contre 4. . L'Université de Harvard demandait au gouvernement canadien d'accorder un brevet pour une souris modifiée génétiquement, pour permettre de tester de nouveaux médicaments contre le cancer. Le Commissaire aux brevets d'Ottawa avait refusé d'accorder le brevet, décision confirmée en Cour fédérale de première instance et renversée en Cour d'appel fédérale. La Cour suprême a conclu, à la majorité, qu'une forme de vie supérieure n'est pas brevetable, car elle n'est ni une «fabrication» ni une «composition de matières» au sens du mot «invention» figurant à l'article 2 de la Loi sur les brevets. Les juges L'Heureux-Dubé, Gonthier, Iacobucci, Bastarache et LeBel se sont prononcés contre l'émission du brevet. Les quatre dissidents ont été : la juge en chef McLaughlin et les juges Major, Binnie et Arbour. La décision du tribunal met fin à une saga judiciaire entamée en 1985. Cette affaire avait soulevé un important débat, plusieurs groupes de citoyens s'opposant à l'idée qu'une forme de vie puisse être brevetée comme un autre produit. Le Canada est le seul grand pays à avoir refusé ce brevet à l'université américaine, qui l'a obtenu aux États-Unis, en Europe et au Japon.

http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp

07 décembre 2002
Publication de dossiers confidentiels sur les ovnis

Le gouvernement anglais s'apprêtent à rendre publics des documents confidentiels sur les prétendues observations d'ovnis en territoire britannique. Cette publication est rendue possible grâce aux nouvelles législations du pays en matière de droit à l'information. Les amateurs d'objets volants non identifiés vont ainsi pouvoir parcourir le «dossier Rendlesham», du nom de la plus célèbre observation faite en 1980 dans la forêt de Rendlesham, dans le Suffolk, dans l'est de l'Angleterre. Des témoins, dont des officiers américains d'une base militaire, auraient aperçu un vaisseau spatial puissamment éclairé atterrir dans la forêt deux nuits consécutives. Le ministère de la défence britannique doit rendre l'information accessible dans Internet d'ici quelques jours. D'ici la fin de cette semaine, il pourra être consulté sur internet à l'adresse www.mod.uk parmi d'autres dossiers traitant des mêmes phénomènes d'observation.

http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200211/29/001-ovnis.asp

07 décembre 2002
Engrais miracle

En laboratoire, un chercheur a réussi à fabriquer une substance qui aide les plantes à pousser. Cet engrais augmente la croissance des végétaux de 10 à 20%. Canada 06/12/2002 - Cette molécule appelée LCO existe déjà dans la nature. Donald Smith, professeur au Département de phytologie de l'Université McGill, a pu la reproduire synthétiquement. Le LCO est fabriqué par les bactéries du sol qui entrent en communication (sous forme de signaux chimiques) avec les plantes au printemps. Ce sont les racines qui amorcent le dialogue en envoyant un premier message. Ce message arrive sous la forme de molécules appelées flavonoïdes. En guise de réponse, les bactéries fabriquent le fameux LCO. Le LCO donne le feu vert à la plante pour commencer la photosynthèse, qui permet aux plantes de se procurer l'énergie dont elles ont besoin pour vivre. Cette symbiose entre les plantes et les bactéries est primordiale : elle permet aux végétaux de se procurer l'azote minéral nécessaire à leur croissance. Un petit supplément de LCO stimule et augmente donc l'efficacité de la photosynthèse et aide les plantes à grandir. Cela fonctionne très bien avec le soya, le maïs, le coton mais aussi le blé, la salade, les pommes de terre et le melon. « En appliquant une petite dose de LCO sur des plantes en train de croître, on obtient des feuilles plus nombreuses et plus grosses. La récolte est ainsi de 10 à 20% supérieure à la normale », indique Donald Smith. Le LCO est très utile puisqu'il aide les plantes tropicales, comme le soya, à pousser plus rapidement au Québec. En effet, les plantes tropicales n'apprécient guère les températures fraîches du printemps québécois. En dessous de 17 degrés Celsius, le dialogue se fait mal entre les plantes et les bactéries : dans une terre froide, les racines n'arrivent plus à produire de flavonoïdes et les bactéries sont alors incapables de trouver leurs racines. « Avec le LCO, la symbiose entre les bactéries et les racines s'établit plus rapidement, la fixation de l'azote débute plus tôt en saison et la croissance de la plante s'accélère », affirme le spécialiste des plantes. Pour fabriquer du LCO de synthèse, Donald Smith cultive des bactéries du sol avec des flavonoïdes. A l'aide d'une centrifugeuse, il isole le composé obtenu qu'il dilue ensuite dans de l'eau. Le professeur de phytologie croit que le LCO pourrait apporter une solution au problème de la faim dans le monde, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. « Les végétaux transforment davantage de gaz carbonique en oxygène lorsque la photosynthèse des plantes est stimulée », soutient Donald Smith. En faisant pousser 1% plus de biomasse dans le sol canadien, le chercheur estime que l'on réduirait les émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère d'un demi-milliard. Le soya est une plante tropicale qui fait partie de la famille des légumineuses. On plante le soya au printemps et on le récolte à la mi-septembre. Originaire d'Asie, sa culture remonte à plusieurs milliers d'années. Le soya ne fut introduit en Amérique du Nord qu'au vingtième siècle. Les Américains en sont aujourd'hui les principaux producteurs, avec près de 50% de la production mondiale.

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3043.asp

06 décembre 2002
Découverte, grâce à des souris, de gènes cruciaux pour la durée de vie
Des chercheurs français sont pour la première fois parvenus à accroître considérablement la durée de vie de souris transgéniques, sans altération de leur état de santé, a annoncé mercredi dans un communiqué l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Ces travaux, publiés jeudi par le magazine scientifique Nature, ont permis d'élucider partiellement le mécanisme biologique impliqué. Auparavant, seuls de minuscules vers (C. elegans), des mouches drosophiles et quelques souris (au prix d'être naines et infertiles) avaient vu leur longévité augmentée après modifications de leur génome. Ces travaux, dirigés par Martin Holzenberger (Hôpital Saint-Antoine, Paris) en collaboration avec l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), mettent en lumière une famille de gènes cruciaux pour la longévité. Jusqu'à présent, seuls quelques gènes étaient connus pour rallonger la vie lorsqu'ils sont mutés et ceci uniquement chez des animaux simples, la mouche drosophile et Caenorhabdtis elegans, un petit ver constitué de seulement 1.000 cellules. S'ils peuvent vivre plus longtemps, ces animaux mutés sont pour la plupart atteints de nanisme et ont de sérieuses difficultés à se reproduire. Martin Holzenberger et son équipe se sont interrogés sur le devenir de souris dépourvues du gène qui assure la synthèse d'un récepteur, l'IGF-1 (Insulin-like Growth Factor type 1), présent en grande partie à la surface de pratiquement toutes les cellules de l'organisme, et qui joue un rôle essentiel dans la croissance pré et post-natale. Les souris mutées naissent avec un poids normal et se développent normalement, bien qu'elles grossissent un peu moins vite que leurs congénères après le sevrage. Cette différence de poids reste cependant très modeste (6% chez les mâles et 8% chez les femelles). Ces mutants, élevés jusqu'à leur mort naturelle, sont nourris normalement : leurs dépenses caloriques, leurs rythmes biologiques, leur fertilité, leur taux de pathologies sont normaux par rapport à leurs congénères non mutés. Pourtant, les courbes de survie sont nettes : ces animaux mutants vivent en moyenne 26% plus longtemps que les autres, avec un net avantage pour les femelles. Les chercheurs en déduisent que le récepteur à l'IGF-1 jouerait un rôle crucial dans la longévité.

http://actu.dna.fr/021204193442.wmrrrqiq.html

05 décembre 2002
Le génome de la souris publié

Andrew Bridges Associated Press Los Angeles
Près de deux ans après le séquençage du génome humain, les scientifiques de six pays ont publié la carte génétique presque complète de la souris, une percée qui pourrait selon eux permettre de mieux comprendre l'évolution de l'homme. Ce travail de décodage, qui révèle une étonnante similarité génétique entre la souris et l'homme, devrait également permettre de rendre plus efficace le rôle que joue déjà le petit mammifère dans l'étude des maladies humaines. Des comparaisons entre la carte génétique de la souris et celle de l'homme offrent déjà des enseignements sur le génome humain que les scientifiques ont cartographié mais pas encore complètement déchiffré. «Nous avons encore besoin d'aide pour interpréter ce livre de vie», souligne Kerstin Lindblad-Toh, une responsable du Consortium du séquençage du génome de la souris. La société de biotechnologie Celera Genomics, basée dans la Maryland, a réalisé sa propre version du génome de la souris il y a plus d'un an, mais seuls des clients peuvent y accéder en payant. En revanche, le projet du Consortium est publié gratuitement sur Internet. Il fait l'objet d'un article dans la revue Nature à paraître jeudi. Une comparaison initiale entre les génomes de la souris et de l'homme montre que les deux espèces sont très proches sur le plan génétique, bien qu'elles aient eu pour la dernière fois un mammifère comme ancêtre commun il y a 75 millions d'années. Le génome de la souris comprend 2,5 milliards de bases ADN, soit environ 14% de moins que celui de l'homme, mais chacune des deux espèces compte quelque 30 000 gènes. Pas moins de 99% des gènes de la souris ont un équivalent dans le génome humain. Les chercheurs estiment que plus de 90% des gènes associés à la maladie sont identiques chez l'homme et le rongeur. Ils ont choisi la souris pour leur travail de séquençage, car l'animal est fréquemment utilisé pour des recherches médicales en laboratoire. Chez l'homme comme chez la souris, une petite partie du génome (2,5%) ne contient pas de codes génétiques, mais pourrait jouer un rôle important en régulant la fonction des gènes, selon les chercheurs. La comparaison des deux génomes a permis de découvrir quelque 1200 gènes chez l'homme et 9000 chez le rongeur. Les scientifiques espèrent que les cartes génétiques du rat, de la vache, du chimpanzé et du chien seront bientôt disponibles, ce qui permettra de nouvelles comparaisons. L'identification d'un gène ne permet pas automatiquement de connaître sa fonction. La manipulation génétique chez la souris, qui est déjà courante, aide les chercheurs à déterminer leur rôle. Les comparaisons entre génomes devraient apporter de nouvelles connaissances sur l'histoire de l'évolution et la diversité biologique. Les souris par exemple possèdent davantage de gènes liés à l'odorat et à l'accouplement que l'homme. «Cela ouvre un tout nouveau domaine de recherche», souligne Rick Woychik, directeur du Laboratoire Jackson dans le Maine. Chaque année, on estime que 25 millions de souris sont utilisées pour des recherches en laboratoire, notamment sur le cancer, le diabète, l'hypertension et l'obésité. Il faudra deux ou trois ans pour obtenir la version finale du génome de la souris.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0212/sci_102120164522.html

05 décembre 2002
La Chine et les OGM: la faim justifie-t-elle les moyens ?

Pendant que les OGM sèment la discorde un peu partout dans le monde, la Chine est fermement déterminée à devenir un joueur de taille dans leur culture et leur commercialisation. Un choix qui pourra difficilement être épargné par la critique, déjà bien amorcée dans les pays européens et certains pays d’Asie.
Monique Fournier

Alors que les pays européens multiplient les consultations publiques autour des organismes génétiquement modifiés (OGM) et qu’un nombre grandissant de pays asiatiques s’opposent à leur utilisation dans leur agriculture, la Chine est décidée à investir massivement dans la recherche et la commercialisation de produits agricoles issus du génie génétique. Elle projette même de couvrir la moitié de ses champs en plantes transgéniques d’ici dix ans. Selon une étude parue dans la revue Science, en janvier dernier, la Chine se hisserait derrière les États-Unis quant aux ressources allouées à la recherche et développement en biotechnologies végétales. Les scientifiques chinois travailleraient sur le plus grand nombre d’espèces végétales, soit pas moins d’une cinquantaine, et plus de 120 gènes fonctionnels, propulsant ainsi la Chine au premier rang mondial dans ce domaine. L’Agence sanitaire de génie génétique chinoise a autorisé des essais en champs, des relâchements en culture ou la commercialisation de 251 organismes génétiquement modifiés (plantes, animaux et micro-organismes). Des 141 plantes transgéniques développées par les instituts de recherche, l’Agence aurait approuvé la culture à l’air libre de 65 d’entre elles et la commercialisation de 31. La Chine procède depuis deux ans à des essais en champs de riz transgénique résistant à des insectes nuisibles. Elle prévoit sa culture d’ici deux ans, une première en Asie. La volonté du gouvernement chinois de devenir un joueur international de taille dans le règne des plantes modifiées est claire. Presque toute la recherche en biotechnologie végétale est financée par l’État. En 1999, la Chine avait investi environ 112 millions de dollars dans ce secteur d’activité. Quoique largement en tête des pays en développement, les dépenses chinoises annuelles ne représentent à peine que 5% du montant total dépensé par les pays industrialisés (soit 2 à 3 milliards de dollars). Cependant, avec les augmentations prévues de 400% de son budget de recherche publique en biotechnologie végétale d’ici 2005, la Chine comptera alors pour le tiers du financement public mondial dans ce domaine.
La rhétorique de la faim...
Outre le prestige national que revêt la participation au développement d’une technologie de pointe, l’indépendance alimentaire constitue l’argument principal à l’engouement de la Chine pour les OGM. Lorsque Monsanto, Novartis et autres multinationales tentaient de faire accepter le maïs transgénique Bt ou le soja transgénique résistant au désherbant Round-Up au nom de la lutte contre la faim dans le monde, les sceptiques pouvaient sourire. Les plantes transgéniques proposées étaient principalement destinées à l’alimentation du bétail et des populations des pays riches, et la plupart des recherches étaient menées sur des plantes cultivées dans des pays du Nord. Aussi, le coût des biotechnologies soulevait le problème de l’accessibilité des pays pauvres à celles-ci, le risque de créer une plus grande dépendance de ces derniers envers les pays riches et la disparition de la diversité des productions locales remplacées par des monocultures. Mais, au premier abord, l’argument de la faim pour justifier le recours aux OGM peut paraître plus crédible lorsqu’il est évoqué par la Chine, un pays en développement disposant de 7% des terres arables mondiales pour nourrir une population de près de 1,3 milliard d’habitants, d’autant plus que ses recherches en biotechnologies végétales portent sur des variétés locales. Et pourtant, l’équation entre le fléau de la famine et sa solution OGM reste toujours à démontrer. Les promoteurs des biotechnologies végétales diront qu’elles permettent d’augmenter le rendement des cultures et de diminuer dans certains cas l’usage de pesticides. Selon l’étude de la revue Science, la culture du coton transgénique, auquel on a introduit un gène de la bactérie Bacillus Thuringiensis (Bt) pour lutter contre le charançon du cotonnier, aurait permis aux fermiers chinois de réaliser des économies importantes en pesticides, diminuant le coût de production de 28%. Cependant, selon un rapport gouvernemental chinois, cité par l’Agence France Presse en juin dernier, le coton Bt encouragerait la prolifération d’autres insectes nuisibles et risque de perdre son efficacité contre le charançon d’ici 8 ou 10 ans, en raison du phénomène de résistance. Lors d’une enquête réalisée en 2000 auprès de Monsanto par Solagral, une organisation non gouvernementale française qui étudie entre autres les impacts des négociations internationales sur l’agriculture et l’alimentation dans les pays en développement, la firme semencière admettait que mis à part le coton, les rendements de la plupart des OGM actuellement cultivés augmenteraient au mieux de 5% et ce, seulement si les conditions de culture sont réunies. De toute façon, le problème à l’origine de la famine en est-il un de manque de productivité et de faible rendement des cultures? L’augmentation de la productivité ne garantit pas une répartition efficace et équitable des ressources. Le Brésil, par exemple, représente le quatrième exportateur mondial de produits agricoles, et pourtant, 40% de sa population souffre de sous-alimentation. Même si la Chine est le premier pays producteur mondial de céréales (20,5%), de porc (46%), de coton (25%) et de tabac et un grand importateur net de produits agricoles, et bien qu’elle soit parvenue à sortir 76 millions de personnes des griffes de la faim dans la dernière décennie grâce à une croissance économique et agricole remarquable, elle abrite néanmoins le plus grand nombre de personnes victimes de sous-nutrition dans le monde après l’Inde. D’ailleurs, dans son rapport de l’année dernière sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) spécifiait bien «qu’un petit accroissement de la production serait suffisant si sa croissance s’accompagnait d’un accès équitable à la nourriture. Ceci pourrait se faire par une redistribution –de la nourriture, des moyens de produire ou du pouvoir d’achat nécessaire pour se la procurer- à ceux qui se trouvent actuellement aux plus bas échelons de cet accès». Une inégalité d’accès qui, selon le rapport de la FAO, n’aurait apparemment connu aucune baisse significative dans les trente dernières années. Cultiver la rhétorique de la faim pour justifier l’utilisation des biotechnologies en agriculture tend surtout à affamer les débats qui ont lieu autour des biotechnologies et à masquer les sources responsables de l’insécurité alimentaire. Car, si le problème de la faim en Chine et ailleurs est indéniable, le choix des OGM comme solution reste néanmoins discutable.
Les germes du problème
Que ce soit en Occident ou en Chine, présenter un moyen technique comme solution à un problème complexe détourne le regard du contexte qui l’a fait naître et simplifie une problématique qui demande du temps, des efforts collectifs et une volonté politique pour être résolue. La tendance à entretenir cette relation entre une situation critique et sa solution technique légitime et alimente le sentiment d’urgence à recourir à tous les moyens technologiques disponibles sans les remettre en question. Surtout, c’est une bonne façon pour les États-nations d’échapper à l’examen de conscience collectif qui permettrait d’identifier les conditions historiques, sociales et politiques qui ont prévalu au problème de la faim et d’en dégager les multiples voies de résolution. Un tel réductionnisme technologique qui, à l’instar des sociétés occidentales, semble avoir atteint l’empire du Milieu risque-t-il d’entraver la possibilité pour la société chinoise de tirer des leçons des décisions passées? Par exemple, quels ont été les impacts sur la production agroalimentaire de la collectivisation des terres sous la gouverne de Mao et de la décollectivisation qui s’ensuivit? Les mesures prises pour freiner la désertification qui touchait 28% du territoire chinois à la fin de 1999 se révèlent-elles suffisamment efficaces pour protéger les surfaces arables menacées? Que penser de la pénurie d’eau annoncée d’ici 30 ans, due à une irrigation massive, à une surexploitation des nappes souterraines et à une pollution importante? Un rapport sur le développement durable publié en 1997 par l’Organisation mondiale de la santé faisait état de 54 cours d’eau gravement pollués sur les 78 cours d’eau majeurs en Chine. À l’évidence, ce n’est pas l’usage de semences transgéniques qui contribuera à lui seul à dépolluer les nombreux cours d’eau essentiels à la production agricole. Aussi, l’entrée récente de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) aurait eu des conséquences sur les campagnes, non seulement en amplifiant l’exode rural, mais en soumettant les pratiques agraires aux exigences de compétitivité et de productivité de l’économie de marché mondialisée. Selon les données recueillies par Solagral, l’ouverture rapide des marchés intérieurs chinois aux importations agricoles précipiterait, d’ici cinq ans, plus de 40 millions d’agriculteurs au chômage. Est-ce que le recours aux OGM permettra vraiment d’augmenter la productivité de façon à relever non seulement les défis économiques mais aussi sociaux et politiques soulevés par la concurrence ?
Un enjeu démocratique
Il a fallu plus de deux ans pour que la mobilisation européenne contre les OGM se déplace vers l’Asie. Un article parue dans la revue Science en août 2000 fait état de l’opposition aux Philippines aux essais en champs de plantes modifiées, d’agriculteurs indiens qui détruisent des champs de coton transgénique et du refus des consommateurs japonais, pourtant friands de technologies, d’acheter des aliments issus du génie génétique. En Chine, les oppositions seraient quasi inexistantes. Mais qui ne dit mot, ne consent pas nécessairement. Les médias chinois, sous le contrôle de l’État, relateraient très peu les controverses autour des OGM qui sévissent dans d’autres pays. Cependant, l’opposition en Europe et dans certains pays d’Asie n’aura pas été sans effet sur l’attitude du gouvernement chinois à l’égard des biotechnologies. Tout porte à croire qu’elle aura contribué à l’application depuis le 20 mars dernier par Pékin d’une législation sur les OGM exigeant désormais l’étiquetage des produits importés. Une législation d’ailleurs qui aurait bloqué le printemps dernier des arrivages massifs de soja transgénique américain non étiqueté. L’exportation de soja en Chine représente un marché annuel de 1 milliard de dollars pour les producteurs américains. Ironiquement, que ce soit par protectionnisme ou pour conserver l’accès aux marchés européens, cette mesure contribuera peut-être à la prise de conscience du peuple chinois et de ses dirigeants des enjeux entourant la production et la commercialisation des plantes génétiquement modifiées. Car, comme le démontrent les expériences européennes et asiatiques, les réserves envers les OGM augmentent au fur et à mesure que la population est informée des enjeux liés à leur usage. Les débats européens entourant l’introduction des OGM dans l’agriculture et l’alimentation ont fait ressortir des considérations qui dépassent la seule question des risques sanitaires et environnementaux. Ces débats ont permis d’amorcer des réflexions sur la participation du public au choix des orientations scientifiques et technologiques, sur le rôle de la science dans la démocratie, sur la transformation des pratiques agraires avec l’avènement de la biotechnologie, sur le développement des sciences du vivant et sur l’appropriation du vivant par le système de brevets, etc. Mais, on peut se demander ce que signifient ces débats dans le contexte social et politique chinois où la diffusion de l’information d’intérêt public demeure sous le contrôle de l’État. L’enjeu démocratique qui sous-tend l’opposition aux OGM en Europe n’aura probablement pas le même écho en Chine… À l’heure où les pays européens envisagent la levée possible du moratoire, en vigueur depuis 1998, sur la culture et la commercialisation d’organismes génétiquement modifiés, quel sera l’effet d’un nouveau joueur, comme la Chine, sur les débats amorcés? Ces débat s’évanouiront-ils sous la pression commerciale conjointe des pays producteurs, tels les États-Unis et la Chine? Ou la réflexion entamée par les pays européens serait-elle déjà suffisamment enracinée pour mener vers d’autres formes d’actions démocratiques qui donneraient au citoyen un certain contrôle sur le destin biotechnologique annoncé? Ce sont des questions essentielles que l’on devra surveiller dans l’avenir, voire renouveler lorsque seront proposées les prochaines générations d’OGM, aux qualités nutritives et gustatives améliorées, comme nouvelle panacée à la lutte contre la malnutrition.
Pour en savoir plus :
J. Huang, S. Rozelle, C. Pray, et W. Qinfang, «Plant Biotechnology in China», Science, 25 January 2002, vol.295, pp. 674-677
D. Normile, «Agrobiotechnology: Asia Gets a Taste of Genetic Food Fights», Science, 24 Août 2000, vol. 289, pp.1279-1281


04 décembre 2002
La Chine pourrait lever l'interdiction de la publicité sur les préservatifs
Les autorités chinoises se préparent à lever l'année prochaine une interdiction de faire de la publicité pour les préservatifs afin de réduire la prévalence des maladies sexuellement transmissibles et notamment du sida, a rapporté lundi le journal China Daily. Une réglementation de l'Administration d'Etat de l'industrie et du commerce datant de 1989 interdit toute publicité pour des produits ayant trait à une activité sexuelle. Des publicités institutionnelles pour l'emploi des préservatifs pourraient être diffusées dès le début de l'année prochaine, a indiqué un responsable de cette administration sous couvert de l'anonymat au quotidien de langue anglaise. "L'interdiction aurait dû être levée il y a longtemps parce que les préservatifs sont le moyen le plus efficace d'éviter des grossesses, mais aussi de protéger les gens de maladies sexuellement transmissibles", a déclaré de son côté An Bohua, de la commission d'Etat du planning familial, cité par le China Daily. L'annonce de la possible levée de ce tabou officiel intervient au lendemain de la Journée mondiale contre le sida à laquelle le gouvernement chinois, qui reconnaît un million de séropositifs dans le pays, a participé dimanche en organisant des manifestations dans 13 villes. Selon les Nations unies et des experts chinois, le nombre de personnes infectées par le virus du sida en Chine pourrait grimper à 10 millions en 2010 en l'absence de mesures de lutte efficaces contre la progression de la maladie.

http://actu.dna.fr/021202110808.irmpen4c.html

04 décembre 2002
Le « Festival des PV électroniques » débutera à Cannes

Hélène Puel, 01net.
Dès le début de l'année prochaine, les contractuelles cannoises dispenseront aux automobilistes contrevenants des papillons électroniques. L'expérience pourrait être rapidement étendue à toute l'Europe. Imaginez ! Des agents municipaux verbalisent une Mercedes garée sur un passage piéton. Une contractuelle entre les données dans son PDA : immatriculation, marque du véhicule, lieu de l'infraction... Puis, elle accroche une carte à puce jetable à l'essuie-glace du véhicule. Science-fiction ? Pas vraiment ! La scène pourrait se dérouler à Cannes et ce, dès le début de l'année prochaine. Plus connue pour son Festival et ses congrès, Cannes vient d'être sélectionnée par la communauté de l'Union européenne comme ville pilote pour le PV (procès-verbal) électronique. Ce test, d'une durée de six mois, devrait rapidement s'étendre à la ville frontalière de Vintimille, puis à Turin.
Toute l'Union européenne concernée
A terme, ce sont tous les automobilistes européens qui pourraient passer sous le joug du PV électronique. Ainsi, un ressortissant français pris pour excès de vitesse en Italie ne pourra plus échapper à la contravention. Le contrevenant s'acquittera de son amende via des bornes électroniques installées chez les buralistes, aux centres des impôts ou encore à La Poste. C'est sur ces mêmes bornes (fournies pas Thalès) qu'il pourra imprimer le détail de son PV. Il aura ainsi accès aux données relatives à l'infraction. Et pourra éventuellement la contester. Si l'automobiliste a du mal à voir les avantages d'un tel système, l'Administration quant à elle se frotte les mains. Elle divisera ainsi par trois le coût du traitement d'un procès verbal (saisie des contraventions, des encaissements, gestion des timbres-amendes). « Il faut savoir que le personnel administratif passe une partie de son temps à entrer dans un ordinateur les données du carnet de contraventions. Aujourd'hui, le traitement d'un PV papier coûte entre 9 et 10 euros en France », explique Paul Grison l'inventeur de la Clip Carte ou PV électronique.
Un système entièrement informatisé
Dorénavant, tout sera entièrement informatisé. Chaque soir, la contractuelle connectera son PDA à son PC qui enverra directement les informations au centre de traitement général des PV. Un gain de temps et d'argent qui, si l'on en croit les autorités, ne devrait pas aboutir à la compression des effectifs, ni augmenter le nombre de papillons électroniques : « Le personnel devrait ainsi pouvoir se concentrer sur un travail de proximité. » L'automobiliste qui espère voir la mise en place du PV à puce retardée, vu les coûts d'installation, ferait bien de tirer un trait sur cette idée. « Nous fournissons l'équipement gratuitement, tant les PDA, que les bornes de paiement. Notre modèle économique est basé sur le prélèvement de 3,50 euros par PV », détaille Paul Grison. « Nous avons calculé ce prix en fonction des 25 millions de procès verbaux émis par an en France. Notre objectif n'est pas de multiplier les contraventions. » Même si les Etats et l'inventeur ont tout intérêt à multiplier cette source de revenus non négligeable. Avant que sonne l'avènement de la cyber-contractuelle européenne, l'expérience menée à Cannes doit s'avérer concluante, tant d'un point de vue pratique que légal. Pas question de déroger aux règles de confidentialité ! La Cnil veille. Mais si tout se déroule au mieux, il est fort probable que le papillon électronique sévira sur tout le territoire français d'ici à un an et demi.

http://www.01net.com/rdn?oid=198356&rub=3375

03 décembre 2002
Le "zoo congelé" de San Diego clone des espèces en voie de disparition
SAN DIEGO (AP)

Dans une pièce de l'hôpital du zoo de San Diego se trouve une arche de Noé version moderne. Une ménagerie composée des espèces d'animaux les plus rares de la planète -pandas, condors et même une baleine grise de Californie- est stockée dans quatre réservoirs. Bien sûr, il est impossible d'admirer ces animaux: chacun d'entre eux se compose d'échantillons de tissus placés dans des fioles congelées dans du liquide nitrogène à moins 196 degrés. Lorsque des chercheurs ont créé il y a 25 ans le "Frozen Zoo", ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils en feraient. Il leur semblait simplement bien de congeler des cellules vivantes. Aujourd'hui, cette initiative est sur le point de payer. Les scientifiques ont bon espoir de voir la vie éclore d'ici le mois de mars dans leur ménagerie congelée. Broutant dans une ferme de l'Iowa, onze vaches enceintes attendent des bantengs (buffles sauvages). Chassés pour leurs cornes fines et recourbées, ces animaux aux pattes blanches, communément appelés boeufs de Bali, sont à peine 8.000 dans le monde et sont pour la plupart regroupés en petits troupeaux sur l'île de Java. Les chercheurs de la société Advanced Cell Technology (ACT), qui avait causé des remous en novembre dernier en annonçant avoir cloné des embryons humains, ont introduit de l'ADN de banteng dans les ovules de trente vaches et prédisent désormais la naissance de six boeufs de Bali clonés. "Nous allons avoir un petit troupeau", souligne le Dr Robert Lanza. Qu'en faire ensuite reste pour l'instant une question sans réponse. L'objectif final est de les placer avec les bantengs non clonés présentés au zoo de San Diego. Mais les scientifiques veulent d'abord s'assurer que les clones sont en bonne santé et qu'ils ont l'esprit suffisamment social pour s'intégrer et s'épanouir au sein de leur espèce. Nombreux sont ceux qui espèrent que ces expérimentations deviendront rapidement une routine dans la conservation des espèces en voie de disparition et, peut-être, dans le retour des animaux disparus. "C'est une nouvelle arène et nous avons la responsabilité de vérifier quels bénéfices peuvent être tirés de cette technologie", commente Oliver Rider, le directeur du "zoo congelé". Comment ramener à la vie des espèces disparues a toujours été une énigme pour les conservateurs. Pour Rider et ses collègues, le clonage n'est pourtant pas LA solution. Ils prônent la préservation de leurs habitats naturels, l'interdiction de les chasser ou d'autres méthodes. Selon eux, la technologie peut néanmoins s'avérer utile, particulièrement lorsqu'il s'agit de diversité génétique. Au lieu de compter uniquement sur les gènes des animaux encore vivants, les chercheurs espèrent pouvoir utiliser le clonage pour réintroduire les gènes d'animaux disparus depuis longtemps. Les foetus de bantengs actuellement portés par les vaches proviennent tous de la cellule d'un banteng décédé il y a vingt ans. Des discussions tournent également autour du retour à la vie d'animaux disparus, comme le mammouth, une perspective irréaliste selon Oliver Rider. "C'est Jurassic Park. Intéressant, mais irréaliste". Le manque d'ADN viable est un des freins à ce clonage. Les scientifiques ont besoin d'une certaine quantité de tissus vivants pour réussir un clonage, et même alors, il leur reste des barrières technologiques et éthiques à franchir. Les défenseurs de la cause animale dénoncent le faible taux de réussite, comparé à ce qu'ils qualifient de cruauté envers les animaux. Les conservateurs religieux, les activistes anti-clonage et les mouvements féministes redoutent pour leur part que cette technologie ne soit utilisée pour créer des êtres humains.

http://fr.news.yahoo.com/021101/5/2tv66.html

02 décembre 2002
Les raéliens attendent le premier bébé cloné

Washington (AFP)
La scientifique française Brigitte Boisselier, « évêque » du mouvement raélien, a indiqué hier que cinq grossesses obtenues par implantation d’un embryon humain cloné étaient en cours et que le premier bébé, une petite fille d’un couple américain, était attendu d’ici la fin de l’année. « Nous avons cinq grossesses en cours, dont une qui ne va pas tarder.

On va bientôt avoir le premier (bébé) », a déclaré Mme Boisselier, également PDG de la société de clonage humain Clonaid, basé à Las Vegas. Cette première naissance proviendra d’un couple américain et le bébé attendu est une petite fille, a précisé Mme Boisselier, lors d’un entretien téléphonique accordé à l’AFP. Interrogée pour savoir si cette naissance surviendrait d’ici la fin 2002, elle a affirmé « ne pas souhaiter donner de date précise », tout en ajoutant « Mais, oui, c’est la réalité ». « Cela sera annoncé en temps utile », a-t-elle poursuivi, en indiquant que les cinq grossesses en cours concernaient deux couples américains, deux asiatiques et un européen. L’embryon a été obtenu en introduisant le matériel génétique d’un des deux parents dans un ovocyte auparavant énuclée. L’enfant sera donc la copie génétique de ce parent. Si une telle naissance survenait, l«’humanité ferait alors son entrée dans l’ère de la reproduction asexuée.
En bonne santé
Les test prénatals indiquent jusqu’à présent que le fœtus est en bonne santé. « Je suis très, très confiante. Cela se développe bien », a dit la scientifique française. La naissance, qui surviendra dans un pays non précisé « mais pas aux État-Unis », ne se fera sans doute pas à terme. « Notre stratégie va être de la déclencher u peu avant pour différentes raisons », a indiqué la PDG de Clonaid, sans vouloir fournir d’autres précisions. « Nous avons fait plus de 300 embryons humains avant d’implanter et 3,500 essais sur des œufs de vache et de cochon avant de commencer à travailler sur des œufs humains », at-t-elle précisé. Mardi, à Rome, le professeur gynécologue italien Severino Antinori avait annoncé la naissance du premier bébé créé par clonage pour le début janvier 2003. Un autre scientifique, l’andrologue américains Panos Zavos, a annoncé être dans la course pour produire le premier bébé cloné. Mme Boisselier, qui a rang d’ »évêque » du mouvement raélien, a indiqué qu’elle espérait pouvoir annoncer publiquement la naissance quand elle surviendra mais qu’elle se heurtait pour l’instant aux réticences du couple américain. Une trentaine de pays ont déjà interdit le clonage humain. Ceux qui l’ont autorisé, notamment la Grande-Bretagne, l’ont fait uniquement pour le clonage à des fins thérapeutiques, en l’interdisant comme méthode de reproduction.


02 décembre 2002
Le suicide en Chine : des causes semblables à celles des pays occidentaux
La Chine présente un taux de suicide particulièrement élevé et de nouveaux travaux viennent de montrer que les principaux facteurs de risque sont similaires à ceux identifiés dans les pays occidentaux. Les auteurs estiment que seules des mesures globales permettront de réduire l’incidence des suicides en Chine. Cette nouvelle enquête vient de faire l’objet d’une publication dans la revue anglaise The Lancet. Les auteurs de ce travail avaient déjà publié cette année dans le Lancet un article qui rendait compte de la fréquence élevée du suicide en Chine avec 287 000 cas estimés chaque année. Le suicide serait donc la cinquième cause de mortalité dans ce pays et occupe la première place chez les 15-34 ans. Ces mêmes auteurs menés par Michael Phillips (Beijing Suicide Research and Prevention Center) ont recherché les principaux facteurs de risque du suicide en Chine. Leur analyse a permis d’identifier plusieurs facteurs de risque significatifs : un état dépressif sérieux, un antécédent de tentative de suicide, une mauvaise qualité de vie, un niveau de stress élevé, des conflits avec d’autres personnes, des cas familiaux de comportement suicidaire, des proches ou des amis avec un antécédent de comportement suicidaire. Selon les auteurs, ces facteurs sont également retrouvés parmi les facteurs de risque de suicide dans les pays occidentaux. Par ailleurs, seul le cumul de plusieurs de ces facteurs contribue à augmenter significativement le risque de suicide. Dans un commentaire de ces résultats, Michael Phillips explique que « malgré des différences substantielles entre les caractéristiques des personnes qui se suicident en Chine et en occident, les facteurs de risque ne diffèrent pas beaucoup. Les programmes de prévention qui se concentrent sur un seul facteur ne réduiront probablement pas le taux de suicide de façon substantielle ; les efforts de prévention devraient se focaliser sur les individus exposés à de multiples facteurs de risque ».

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4429&cal=1 29/11/2002

02 décembre 2002
Retard mental : un nouveau gène identifié
Des chercheurs ont découvert pour la première fois un gène impliqué dans le retard mental isolé qui n’est pas porté par un chromosome sexuel. Ce gène assure la synthèse d’une protéine, la neurotrypsine, impliquée dans la communication entre les neurones. Ces travaux ont été menés sous la direction de Laurence Colleaux et d’Arnold Munnich (Hôpital Necker/Inserm) et sont publiés aujourd’hui dans la revue Science. Le retard mental est un handicap fréquent, qui touche 3% de la population, mais dans 40% des cas l’origine exacte de ce retard n’est pas élucidée. Dans le cas des retards mentaux non-syndromiques, qui ne sont pas associés à d’autres anomalies cliniques, onze gènes ont été identifiés, tous portés par le chromosome X. Laurence Colleaux a travaillé sur des patients issus de mariages consanguins. Cette stratégie nouvelle a permis d’identifier une mutation génétique sur le chromosome 4 dans deux familles. Ce gène permet la synthèse de neurotrypsine. Les chercheurs ont montré que, chez le fœtus, cette protéase était très présente dans les zones cérébrales impliquées dans l’apprentissage et la mémoire. Chez l’adulte, elle participe à la communication entre neurones au niveau des synapses. Les chercheurs en concluent d’un mauvais fonctionnement de ces transmissions synaptiques pourrait être responsable du retard mental. «Reste maintenant à décoder la cascade de gènes impliqués dans ce mécanisme et leur rôle éventuel dans d’autres retards mentaux».
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021129.OBS3393.html?0908


01 décembre 2002
Dramatique : si rien n'est fait, le Sida fera plus de morts que la seconde guerre mondiale
Le dernier rapport de l'ONU, publié le 26 novembre, sur le Sida vient nous confirmer que l'extension de l'épidémie du sida tourne à la catastrophe planétaire. Le Sida se propage rapidement dans de nouvelles régions du monde et a causé 3,1 millions de morts en 2002, selon le rapport de l'Onusida, le programme commun des Nations unies pour le VIH/SIDA, et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), (voir synthèse de l'ONU http://www.unaids.org/worldaidsday/2002/press/update/epiupdate2002_fr.doc ). Le sida aggrave la famine en Afrique et menace de submerger l' Asie d'ici cinq ans, mais il manque toujours des milliards de dollars pour combattre ce fléau, indique l'Onusida. En 2002, 5 millions de personnes ont contracté le virus (VIH), ce qui porte à 42 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde, précise le rapport. Tandis que le monde entre dans sa troisième décennie de sida, l'infection se propage au rythme de 14.000 nouveaux cas par jour, essentiellement (plus de 95% des cas) dans les pays en développement. Pour combattre sérieusement ce fléau dans les pays qui en ont le plus besoin, "il faudrait dix milliards de dollars par an, uniquement pour le sida et ce pendant dix ans", indiquait récemment le Dr Peter Piot, directeur exécutif de l'organisation. "A partir de 2007, il faudra quelque 15 milliards de dollars par an et ce niveau de ressources devra être maintenu pendant au moins dix ans encore", avertit maintenant l'Onusida, sachant qu'"on est loin du compte". L'Afrique subsaharienne continue à payer le plus lourd tribut - 3,5 millions de nouvelles infections en 2002 et 2,4 millions de morts -, alors qu'une "fraction minuscule" d'Africains bénéficient des traitements anti-sida. L'épidémie aggrave la famine sur le continent noir: "plus de 14 millions de personnes risquent de mourir de faim au Lesotho, au Malawi, au Mozambique, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe", s'alarme le rapport. Sept millions d'ouvriers agricoles dans 25 pays africains sont morts du sida depuis 1985. En 2001 seulement, le sida a tué près d'un demi-million d'habitants dans les six pays, principalement agricoles, menacés par la famine, la plupart étaient dans leurs années les plus productives. "La famine est un exemple tragique de la manière dont cette épidémie se combine à d'autres crises pour créer des catastrophes encore plus grandes," souligne le Dr Piot. "Ce qui se passe aujourd'hui en Afrique australe illustre bien que le sida ne peut pas être traité isolément". L'impact de l'épidémie sur chaque secteur économique et social doit en effet être pris en compte, ajoute-t-il. En Asie, 7,2 millions de personnes vivent maintenant avec le VIH. Et ce chiffre pourrait dépasser les 18 millions d'ici à 2007, à moins que n'intervienne une "action concertée et efficace" de prévention et de prise en charge, prévient l'Onusida. Pour la première fois de l'histoire de l'épidémie, cette année les femmes représentent 50% de l'ensemble des personnes séropositives pour le VIH (58 % en Afrique), relève le Dr Piot. "L'Europe orientale et les républiques d'Asie centrale conservent le regrettable privilège de connaître l'épidémie de VIH/sida à la croissance la plus rapide du monde", selon le rapport. "L'injection de drogues sans respect de l'hygiène est le moteur d'une expansion très rapide de l'épidémie", selon la patronne de l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland. C'est le mode de transmission principal en Europe orientale, dans plusieurs pays d'Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. D'amères expériences ont montré que le virus d'abord confiné à des petits groupes, comme les toxicomanes ou les homosexuels, passe ensuite à la population générale par l'intermédiaire des partenaires sexuels. Pourtant certaine exemples nous montrent que même une épidémie sévère peut refluer devant des interventions déterminées, souligne l'Onusida citant l'Ouganda ou le Cambodge, mais aussi de premiers signes de succès dans d'autres pays comme en Afrique du Sud où le nombre de femmes enceintes séropositives de moins de 20 an est tombé à 15,4% en 2001 contre 21 % en 1998. "Nous pouvons empêcher 29 millions de nouvelles infections à VIH cette décennie si nous mettons en oeuvre un ensemble complet de mesures de prévention dans le monde d'ici à 2005", a assuré le Dr Piot. Une baisse de la prévalence a également été observée parmi les jeunes femmes des quartiers pauvres d'Addis-Abeba en Ethiopie: les niveaux d'infection parmi les femmes de 15 à 24 ans en consultation prénatale ont chuté de 24,2% en 1995 à 15,1% en 2001. En Ouganda, les infections récentes semblent en baisse dans plusieurs parties du pays, comme le montre la baisse régulière de la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes de 15 à 19 ans. Ces tendances positives ne compensent toutefois pas encore la gravité de l'épidémie dans ce pays. Toutefois, c'est en Europe orientale et en Asie centrale que l'épidémie se propage le plus rapidement dans le monde. En 2002, on estime à 250.000, le nombre des nouvelles infections, ce qui porte à 1,2 million le nombre de personnes porteuses du virus. Jusqu'à 90% des infections relevées sont officiellement attribuées à la consommation de drogues injectables et près de 80% des nouvelles contaminations enregistrées entre 1997 et 2000, se sont produites chez les jeunes de moins de 29 ans. Dans les pays industrialisés, enfin, l'épidémie touche principalement les populations marginalisées et on observe une hausse des contaminations via des rapports hétérosexuels en Europe occidentale. L'ONUSIDA a en tout cas recensé près de 76.000 personnes infectées par le VIH en 2002 pour une population totale de 1,6 million de personnes vivant avec le VIH. Mais ce rapport de l'ONUSIDA ne révèle pas toute l'ampleur catastrophique de cette épidémie de Sida et à ce sujet il faut absolument lire l'article remarquable publié dans le dernier "Courrier International", et qui montre d'une manière implacable, en s'appuyant sur l'analyse du démographe américain Nicholas Eberstadt, que l'épidémie de Sida va atteindre 'ici 2025 une ampleur catastrophique en Inde en Russie et en Chine, au point de gravement compromettre le developpement économique des ces pays. L'auteur a retenu 3 scénarios, malheureusement crédibles, une épidémie "faible", "intermédiaire" et "forte". (voir article sur abonnement http://www.courrierinternational.com). Si l"on retient l'hypothèse de l'épidémie intermédiaire, les projections sont effrayantes : près de 200 millions de nouveaux cas dans les vingt-cinq prochaines années. Et une épidémie "grave" entraînerait plus de 250 millions de nouvelles contaminations. L'ONUSIDA estime que, depuis la découverte de la maladie jusqu'à aujourd'hui, environ 25 millions de personnes sont mortes du sida. Or, selon cette étude, en tablant sur une épidémie limitée, le sida ferait 43 millions de victimes dans ces trois pays au cours des vingt-cinq prochaines années et 105 millions dans le cas d'une épidémie d'ampleur intermédiaire. Quant aux effets sur la croissance économique, ils seraient eux aussi catastrophiques : En Russie, En cas d'épidémie limitée, les perspectives de croissance de la production par travailleur n'atteindraient même pas la moitié du taux prévu en l'absence du VIH. En cas d'épidémie intermédiaire, la production serait même inférieure en 2025 à son niveau de 2000. Pour l'Inde, au lieu d' une augmentation de 80 % de la production par personne en âge de travailler en l'absence de sida, une épidémie limitée réduirait les prévisions de croissance d'environ 40 % ; dans le scénario intermédiaire, la production par travailleur resterait inchangée. La Chine, elle, devrait, en l'absence de VIH, enregistrer une croissance de 50 % de la production par personne en âge de travailler. Une épidémie limitée diviserait ce taux par deux et, si l'on table sur le scénario le plus pessimiste, la productivité de la Chine reculerait sur cette même période. Face à ce fléau sanitaire, social et humain sans précédent, les discussions en cours à l'OMC sur les conditions dans lesquelles les pays pauvres touché par une grave pandémie (Sida, malaria, tuberculose) peuvent importer des médicaments à bas prix prennent évidemment une importance capitale. Cette négociation doit combler un vide juridique dans la déclaration de Doha (novembre 2001), qui précise les cas où une urgence sanitaire doit prévaloir sur le droit de la propriété intellectuelle en vigueur dans le commerce international. Cela se caractérise pour les médicaments par l'existence de brevets, qui assurent légalement à un laboratoire qui a découvert un nouveau médicament l'exclusivité de l'exploitation de ce produit pendant vingt ans. Au delà, il passe dans le domaine public et peut être copié. Dans ce cadre, les laboratoires du Nord détenteurs de brevets dénoncent le fait que des pays comme l'Inde, le Brésil ou la Thaïlande fabriquent des copies de médicaments (ou médicaments génériques), avant l'expiration du brevet, vendues bien moins chers que les originaux. Ce débat a éclaté sur la scène internationale lorsque 39 grands laboratoires pharmaceutiques ont intenté un procès à l'Afrique du sud, pays le plus touché par le Sida au monde, à cause d'une loi favorisant l'importation de médicaments génériques ne respectant pas les brevets. Face à l'émoi de l'opinion internationale, alertée par des ONG, les laboratoires ont finalement retiré leur plainte juste avant le procès, en avril 2001. Le texte de Doha entendait résoudre ce problème en stipulant qu'à partir de 2005, les pays producteurs de génériques (Inde, Thaïlande, Brésil...) devront se conformer au droit des brevets dans leurs exportations. Mais il ne précisait pas jusqu'ici les conditions exactes dans lesquelles un pays pauvre non producteur de médicaments et touché par une crise sanitaire grave peut importer des médicaments génériques. D'où la négociation en cours à l'OMC, sur laquelle le conseil général de l'OMC doit statuer les 10 et 11 décembre prochain à Genève. les 42 pays les moins avancés (PMA) devraient être éligibles. Le système pourrait être également ouvert à d'autres pays en développement (PED. L'Union européenne propose que les 145 membres de l'OMC soient concernés. Les Etats-Unis souhaiteraient en revanche que ces producteurs de génériques soient seulement des pays du sud (Inde, Brésil, Thaïlande). Le ministre délégué au Commerce extérieur, François Loos, s'est félicité mardi à l'Assemblée nationale de l'imminence d'un accord à l'OMC sur les conditions dans lesquelles les pays très pauvres peuvent, en cas de crise sanitaire, importer des médicaments génériques, moins chers que les originaux. La France, par la voix très ferme du Président Chirac, a clairement exprimé sa volonté de faire adopter à l'OMC un système de large exception au droit des brevets permettant à un pays pauvre touché par une crise sanitaire d'importer des médicaments génériques à bas prix. Cette conception s'oppose au système plus strict de dérogation préconisé par Américains, Suisses et Canadiens, qui défendent les grands laboratoires pharmaceutiques du Nord et souhaitent limiter davantage les possibilités d'utiliser les génériques, y compris en cas de crise sanitaire. Confrontée à ce désastre planétaire que représente le Sida la communauté internationale doit non seulement mobiliser tous ses moyens scientifiques, économiques et humains mais doit également faire prévaloir de manière absolue le principe d'urgence sanitaire et humanitaire sur toute autre considération économique et commerciale. Dans cette perspective il faut que tous les pays en voie de développement (et non les seuls pays les plus pauvres) touché par le Sida, ou toute autre une crise sanitaire grave, puissent importer en quantité suffisante des médicaments génériques. Il est également urgent de définir de manière claire et formel un principe universel d'assistance sanitaire qui pourrait faire l'objet d'une convention internationale. On pourrait enfin imaginer de prélever un petit pourcentage, redéfini chaque année par l'ONU, du Produit Mondial Brut (qui est de l'ordre de 40000 milliards de dollars par an), afin d'abonder, à un niveau financier suffisant, un fonds mondial entièrement consacrée à la prévention et de lutte contre les épidémies dans les pays en voie de développement. Face à une situation exceptionnellement grave, et sans précédent dans l'histoire de l'humanité, nous ne pouvons pas nous contenter d'utiliser les moyens d'action et de financement classiques et nous devons faire preuve d'une volonté et d'une imagination politiques nouvelles pour parvenir à éradiquer ou à maîtriser les grandes épidémies, qu'elles soient anciennes ou nouvelles comme le Sida. Les extraordinaires progrès des sciences du vivant et la connaissance du génome humain et demain du protéome nous donnent les moyens de combattre efficacement, et parfois d'éradiquer complètement, ces épidémies qui déciment l'humanité, souvent depuis la nuit des temps. Nous avons donc aujourd'hui l'impérieuse responsabilité politique et morale de tout mettre en oeuvre pour atteindre ce but.
René TRÉGOUËT Sénateur du Rhône
http://www.tregouet.org/lettre/index.html


01 décembre 2002
Jouer à Dieu

Agence Science-Presse
Darwin doit s'en retourner dans sa tombe. Ils appellent ça "accélérer l'évolution": des scientifiques ont inséré des gènes responsables du cancer dans des plantes et des animaux, dans le but de produire en quelques années des mutants qui, dans la nature, auraient nécesisté des millénaires. La technique, en fait, est déjà utilisé en génétique et en agro-alimentaire, où elle sert, justement, à améliorer la production d'animaux et de plantes comestibles. Mais dès lors qu'un gène humain surgit dans l'équation, cela devient une autre paire de manches. Des scientifiques britanniques ont fait part aux médias de leur condamnation de cette méthode, vantée récemment par son créateur, la compagnie américaine Morphotek. Celle-ci y voit une avenue prometteuse pour les compagnies pharmaceutiques et alimentaires, puisqu'elle permettrait d'isoler beaucoup plus rapidement des familles de plantes et d'animaux très rentables. Mais pourquoi cette technique est-elle justement plus rapide que la technique plus classique des croisements entre individus prometteurs, ou la multiplication des plantes auxquelles on a ajouté un gène précis? Parce que le gène en question est justement relié au cancer. Et que le cancer, rappelons-le, est un mal dont la caractéristique est une croissance plus rapide que la normale -trop rapide, lorsqu'elle est incontrôlée. Introduire ce gène dans des animaux ou des plantes, ou même des bactéries, déstabilise leur code génétique -leur ADN- et entraînerait la création de plus de rejetons mutants que ne le veut la normale. Si le but est de créer, par exemple, davantage de plantes résistantes à un insecte en particulier, il faut donc moins de temps à l'agriculteur pour obtenir une masse critique de ces plantes. C'est du moins ce qu'affirme Morphotek, et c'est bien là ce qui inquiète les opposants: qu'arriverait-il si ces gènes-clefs s'échappaient dans la nature? Pour l'instant, le projet est encore dans sa phase théorique: aucun animal n'a reçu d'injections de tels gènes, juste des cellules de mammifères, en éprouvette. Mais la technologie progresse trop vite à notre goût, proteste la branche britannique des Amis de la Terre, en entrevue au quotidien The Observer.

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap2511028.html

01 décembre 2002
OGM : accueil favorable en France des mesures sur l'étiquetage
Consommateurs, distributeurs et gouvernement français ont accueilli favorablement vendredi l'accord conclu la veille par les ministres européens de l'Agriculture fixant à 0,9% le seuil à partir duquel la présence d'organismes génétiquement modifiés (OGM) doit être mentionnée sur les produits. "Nous sommes satisfaits du compromis", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Agriculture. "Nous avions demandé 0,5%, mais si l'on veut obtenir un accord, chacun doit faire un pas", a-t-il reconnu précisant que l'essentiel était "d'être en dessous de 1%". Depuis des années, cette question n'avait pu être réglée, les Quinze n'ayant pu parvenir à un accord, certains prônant un seuil de 1%, d'autres proposant 0,5%, voire moins. Dès jeudi soir, le ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, saluait l'adoption d'un "texte très important pour la protection des intérêts des consommateurs", sur un sujet qu'il qualifiait par ailleurs de "kafkaïen". Le compromis adopté à Bruxelles fixe à 0,9% le seuil à partir duquel la présence d'OGM autorisés dans les aliments pour hommes ou pour animaux devra obligatoirement faire l'objet d'un étiquetage spécifique. Il traite également la question des éventuelles contaminations fortuites par des OGM non autorisés mais faisant l'objet d'une évaluation scientifique positive. Là, un seuil de tolérance de 0,5% a été retenu pour la présence accidentelle de ces OGM dans les denrées. Les distributeurs français qui souhaitaient que Bruxelles se hâte de régler cette question se félicitent de cette "étape très importante à la fois sur l'étiquetage et sur la politique des OGM", a souligné Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). "C'est un accord qui nous va assez bien", a-t-il affirmé. "Il traite de l'étiquetage des OGM autorisés, mais aussi de la question des éventuelles contaminations fortuites par des OGM non autorisés. Et pour ce dernier point, il nous paraissait très utile d'avoir un seuil de contamination fortuite, car dans certains cas, cela arrive. Autant le traiter", a-t-il dit. Ce compromis "est une avancée" qui permettra au consommateur d'avoir un étiquetage "plus clair", a indiqué Marie-José Nicoli, présidente de l'association de consommateurs UFC-Que-Choisir. Elle a toutefois ironisé sur la "pression" exercée par les pays "anglo-saxons, qui normalement réputés très environnementalistes" ont voté contre le compromis final, estimant les mesures retenues "trop restrictives". Le compromis passé n'augure pas pour autant de la levée du moratoire anti-OGM imposé depuis 1999 par sept des quinze pays de l'Union européenne. Il n'est "pas question de lever le moratoire anti-OGM", a insisté Mme Nicoli, "pour la bonne raison que le problème de traçabilité n'est pas encore défini". "Si une des matières premières constituant un produit est OGM, il faut le notifier sur ce produit, même si dans le produit final on ne retrouve pas d'OGM. C'est ce que l'on appelle la traçabilité-document", explique Mme Nicoli. "Nous ne nous prononcerons pour la levée de ce moratoire qu'à cette condition", a-t-elle martelé. L'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) estime, selon son directeur scientifique, Olivier Andrault, le seuil fixé à 0,9% "beaucoup trop élevé. Le seuil doit être de 0%, sinon l'étiquetage sera mensonger. Le consommateur doit être informé de manière complète et pouvoir choisir", a-t-il expliqué.

http://actu.dna.fr/021129173959.0fjfrjf4.html

01 décembre 2002
Des planètes géantes se seraient formées plus vite qu'on le croyait
WASHINGTON (AFP)

Les planètes géantes gazeuses comme Jupiter se sont probablement formées en quelques centaines et non en plusieurs millions d'années comme on l'estimait jusqu'à présent, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis. L'hypothèse généralement admise en astrophysique est qu'il faut plus d'un million d'années pour la formation de planètes géantes de structure gazeuse comme Jupiter et Saturne à partir de débris cosmiques. Elle est remise en question par ces travaux publiés dans la revue Science datée du 29 novembre. Selon l'étude, les planètes en formation subissent les effets des étoiles environnantes, comme notre Soleil, qui émettent une très forte chaleur et dispersent les gaz s'accumulant autour de ces planètes naissantes. Si le processus est trop long, les gaz sont dissipés par les radiations des étoiles, souligne l'astrophysicien Thomas Quinn, de l'université de Washington. "Si une planète géante gazeuse ne peut pas se former rapidement, elle ne se formera probablement pas du tout", a estimé le professeur Quinn. Le modèle habituel de formation des planètes décrit un disque de matière entourant une jeune étoile qui entame sa solidification pour devenir une masse formant le noyau de la planète. Ce processus, selon les principales théories, prend environ un million d'années. Puis certaines planètes accumulent une large enveloppe gazeuse pendant encore un à dix millions d'années. La nouvelle théorie, issue d'une modélisation mathématique, postule que le disque de matière (appelé disque protoplanétaire) commence à se fragmenter juste après avoir débuté sa rotation autour d'une jeune étoile. A mesure qu'il se fragmente, des amas de matière se forment rapidement et attirent des gaz qui composent une enveloppe autour de l'étoile. Ce modèle permet d'expliquer pourquoi deux autres planètes géantes de notre système solaire, Uranus et Neptune, n'ont pas d'enveloppe gazeuse comme Jupiter et Saturne, selon son auteur. A l'époque de la formation d'Uranus et Neptune, ces dernières étaient trop proche d'une étoile qui s'est depuis éloignée de notre système solaire. Cette étoile a fait perdre à ces planètes l'enveloppe gazeuse qu'elles avaient accumulé, selon la théorie publiée dans la revue américaine. Cette théorie ne porte pas sur des planètes de type tellurique comme la Terre ou Mars, situées plus près du Soleil. L'auteur de l'étude suppose que ces planètes plus petites se sont formées au cours d'un processus plus long correspondant mieux au modèle classique de naissance des planètes.

http://www.lefigaro.fr/perm/afp/sci/021128200935.ps5mkawn.html
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