Moins
de calories pour rester jeune de cœur
Guerre sociale
Des bactéries pour graver des circuits
Création d'un fonds de 100 millions pour décrypter...
Une poignée de main transatlantique
Le centre de la galaxie est un trou
La Terre a un nouveau compagnon
Le satellite au secours de la médecine d'urgence
Grande première à l'Hôpital Royal Victoria
Newtgames prépare les jeux multidimensionnels
IBM annonce la mise au point du plus petit circuit intégré du monde
L’atome piégé dans la chambre noire
La génétique au service de la longévité
Des pièces détachées pour réparer le corps humain
Biotechnologie : les Français décodent
Les bâtisseurs de l’infiniment petit
Des milliers d’ordinateurs pour former une protéine
Un brevet génétique empêche le dépistage du cancer du sein
Fécondation in vitro : éviter les fausses couches
Le sexe pourrait être déterminé par le cerveau
Prédisposition au stress post-traumatique
Des jumelles enfantées par leur grand-mère
Hubble, machine à remonter le temps jusqu'à la naissance de l'Univers
Le facteur qui contrôle la capacité des oeufs à répliquer identifié
Foxd3
permet aux cellules souches embryonnaires...
Le sexe des autruches déterminé par l'examen ADN...
Cellules souches tueuses contre tumeurs cérébrales
Sydney Brenner se propose de séquencer le génome de...
Fête de la science
La colonne vertébrale contre-attaque
Quand le risque de consanguinité justifie l’infidélité
Le père de Dolly s’intéresse aux humains
Un millénaire et demi de conflits
Le multimédia éducatif transforme peu à peu l'enseignement
Maladie de Parkinson. Résultats encourageants
Clonage : les pistes à suivre, selon Wilmut
Découverte d'un gène dont l'absence est associée au cancer du sein
Une souris immunisée avec succès contre le VIH
Une arme transgénique contre l'arsenic
Le lait de vaches clonées ne diffère quasiment pas du lait ''normal''
Fujitsu : un robot pour actionner les télécommandes domestiques
Un petit ver de terre à l'origine du Nobel
NTT et DoCoMo inventent l'échange d'email via une poignée
de main
Le télescope le plus puissant du monde
Mystérieux microquasars
"Demain les clones" sur Arte (Télévision le mardi 8 à 20h45)
Communication quantique sans fil
Le suicide responsable de la moitié des morts violentes
Bébés-bulles : essai de thérapie génique interrompu
Le gène de la cire d'oreille
Les gènes du moustique et du germe du paludisme séquencés
Le paranormal se passe entre les deux oreilles
Greffe de cellules souches neurales chez la souris
Clonage humain : grossesses en cours, des fausses couches aussi
Il est encore temps de cloner des humains
Ecstasy : de nouveaux dégâts cérébraux mis en évidence
31
octobre 2002 
Moins de calories pour rester jeune de cœur
Il n’est jamais trop tard pour entamer un régime moins calorique
et garder un cœur jeune –ou presque… Des chercheurs ont constaté
sur des souris d’âge moyen, l’équivalent d’une cinquantaine d’années
pour l’homme, que la réduction de l’apport caloriques retardait
le vieillissement du cœur. Tomas Prolla, Richard Weindruch et leurs
collègues, qui publient aujourd’hui leurs résultats dans les Proceedings
of the National Academy of Sciences, ont passé au crible près de
10.000 gènes du cœur pour observer l’impact de ce changement de
régime au niveau génétique. D’autres études menées sur des souris,
des primates ou d’autres animaux, ont déjà montré qu’un régime alimentaire
pauvre en calories permettait d’allonger la durée de vie. Prolla
a été surpris de constater qu’un régime hypocalorique avait des
effets bénéfiques sur les souris même lorsqu’il était entamé tard
dans la vie. Ces changements alimentaires influeraient sur le programme
génétique qui gouverne les cellules du cœur, expliquent les chercheurs.
Les chercheurs ont d’abord étudié les modifications génétiques apparaissant
dans le cœur de souris âgées (30 mois) par rapport à des jeunes
(5 mois). Ils ont ensuite soumis d’autres souris à un régime à partir
de l’âge de 14 mois. En vieillissant, celles-ci sont passées à côté
de certaines altérations responsables d’un moins bon fonctionnement
du cœur. Ces résultats suggèrent donc que le processus de vieillissement
a été retardé par une alimentation moins calorique.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021029.OBS2018.html?1239
31
octobre 2002 
Guerre sociale
Par IGNACIO RAMONET
Après le 11 septembre 2001 et la guerre d'Afghanistan, les citoyens
ont le sentiment d'être plongés dans un monde dominé par la violence
politique et le terrorisme. Depuis plus d'un an, à coups de terribles
images et de témoignages hallucinants, les grands médias jettent
l'effroi en relatant des attentats épouvantables, des explosions
meurtrières, des prises d'otages spectaculaires... Plus une semaine
ne se passe sans que soit versé un douloureux tribut de sang, d'Israël
à Bali, de Karachi à Moscou, du Yémen à la Palestine... Donnant
l'impression que la planète serait balayée par l'ouragan d'une sorte
de nouveau conflit mondial - la « guerre contre le terrorisme international
» - plus atroce encore que les précédents. Et dont l'éventuelle
guerre américaine contre l'Irak ne serait qu'un simple épisode.
Cette impression est fausse. Contrairement aux apparences, la violence
politique n'a jamais été aussi faible. Les révoltes et les insurrections
d'ordre politique, les guerres et les conflits ont rarement été
aussi peu nombreux. N'en déplaise aux médias, le monde est calme,
tranquille, largement pacifié. Il suffit pour s'en convaincre de
comparer le paysage géopolitique actuel à celui d'il y a vingt-cinq
ou trente ans. La presque totalité des groupes protestataires radicaux
adeptes de la lutte armée ont disparu. Et la plupart des conflits
de haute et basse intensité qui, dans tous les continents, causaient
chaque année des dizaines de milliers de morts se sont terminés.
Presque tous les brasiers que la perspective marxiste de construire
un monde meilleur avait enflammés sont effectivement éteints ou
en voie d'extinction. Il reste à peine, à l'échelle de la planète,
une dizaine de foyers de violence : Colombie, Pays basque, Tchétchénie,
Proche-Orient, Côte-d'Ivoire, Soudan, Congo, Cachemire, Népal, Sri
Lanka, Philippines... Certes, un nouvel adepte de la lutte armée
- l'islamisme radical - a fait son apparition et occupe désormais
le devant de la scène médiatique. Mais ses actions, aussi spectaculaires
soient-elles, ne doivent pas masquer l'essentiel : la lutte politique
armée s'est raréfiée. Cela veut-il dire qu'il n'y a pas d'autres
formes de violence à l'oeuvre ? Non, évidemment. A commencer par
la violence économique qu'exercent, stimulés par la mondialisation
libérale, les dominants sur les dominés. Les inégalités atteignent
des dimensions inédites. Littéralement révoltantes. La moitié de
l'humanité vit dans la pauvreté, plus d'un tiers dans la misère,
800 millions de personnes souffrent de malnutrition, près d'un milliard
demeurent analphabètes, un milliard et demi ne disposent pas d'eau
potable, deux milliards n'ont toujours pas d'électricité... Et,
aussi incroyable que cela puisse paraître, ces milliards de damnés
de la terre se tiennent politiquement tranquilles. C'est même l'un
des grands paradoxes de notre temps : plus de pauvres que jamais,
et moins de révoltés qu'il n'y en eut jamais. Cette situation peut-elle
durer ? C'est peu probable. En raison sans doute de l'épuisement
du marxisme comme moteur international de la révolte sociale, le
monde traverse une sorte de transition. Entre deux cycles de révolutions
politiques. Et, alors que les injustices sont plus scandaleuses
que jamais, on observe que d'autres formes de violence atteignent
déjà des dimensions paroxystiques. En particulier la violence des
pauvres contre les pauvres, et certaines formes primitives de la
révolte (1) qui s'expriment par la délinquance, la criminalité,
l'insécurité et qui, un peu partout, non seulement en France, prennent
les caractéristiques d'une véritable guerre sociale. En Amérique
latine et dans d'autres régions de la planète, il y a trente ans,
un jeune qui trouvait un revolver s'enrôlait au sein d'une organisation
pratiquant la lutte armée pour changer le sort de l'humanité. Aujourd'hui,
un jeune qui trouve un revolver songera avant tout à lui, et, se
sentant victime de la rupture du contrat social par les dominants,
il rompra à son tour ce contrat en attaquant une banque ou en cambriolant
un magasin. Depuis le début de la grande crise économique en décembre
2001 et la paupérisation massive des classes moyennes, le taux de
« délinquance » en Argentine a été multiplié par quatre... Au Brésil,
l'un des pays les plus inégalitaires du monde - dont les électeurs
ont massivement voté en faveur du « candidat des pauvres » Inacio
« Lula » da Silva -, la guerre sociale atteint des proportions insolites.
Dans la ville de Rio, entre 1987 et 2000, ont été tués par balles
plus de mineurs de moins de 18 ans que dans l'ensemble des conflits
de Colombie, Yougoslavie, Sierra Leone, Afghanistan, Israël et Palestine.
Au cours de ces treize années, par exemple, un millier de jeunes
ont trouvé la mort dans l'affrontement israélo-palestinien ; durant
la même période, 3 937 mineurs étaient abattus dans la seule ville
de Rio (2)... Devant cette vague montante de ce que les médias appellent
l'« insécurité », de nombreux pays - Mexique, Colombie, Nigeria,
Afrique du Sud, etc. - en viennent désormais à dépenser plus pour
la conduite de cette guerre sociale que pour leur propre défense
nationale. Le Brésil, par exemple, consacre 2 % de sa richesse annuelle
(PIB) à ses forces armées, mais plus de 10,6 % à protéger les riches
contre le désespoir des pauvres... La grande leçon de l'histoire
de l'humanité est celle-ci : les êtres humains ont toujours fini
par se révolter devant l'aggravation des inégalités. La montée actuelle,
au Sud comme au Nord, des délinquances et des criminalités - qui
ne sont souvent que des manifestations primitives et archaïques
d'agitation sociale- constitue un signe indiscutable de l'exaspération
des plus pauvres devant l'injustice du monde. Il ne s'agit pas encore
de violence politique. Mais chacun sent bien qu'il s'agit d'un sursis.
Pour combien de temps ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/RAMONET/
31
octobre 2002 
Des bactéries pour graver des circuits
Cyril Fievet, 01net.
En agissant directement sur la matière, au niveau moléculaire, des
bactéries « entraînées » pourraient un jour tenir lieu d'ouvriers
spécialisés, et assurer des tâches diverses. Selon une équipe japonaise
du Forestry and Forest Products Research Institute, une bactérie
nommée Acetobacter xylinum peut être « dressée » pour tracer avec
précision des bandes de matière d'une incroyable finesse. Ces travaux,
exposés dans la revue Nature, ont mis en évidence le déplacement
de ces bactéries lorsqu'elles secrètent des bandes de cellulose.
Placées sur des « rails » de taille nanométrique (moins d'un millionième
de millimètre de largeur) élaborés sur une plaque de cuivre, les
bactéries avancent en produisant la cellulose au rythme régulier
de quatre millièmes de millimètre par minute. Les applications d'un
tel procédé pourraient être multiples Selon les chercheurs impliqués
dans la découverte, on peut imaginer des bactéries capables de réparer
des tissus vivants, comme la peau, par exemple. Ou encore des bactéries
qui traceraient des circuits électroniques micro ou nanoscopiques,
de façon autonome et contrôlée. En tout état de cause, ces recherches
confirment l'intérêt des scientifiques pour les « nanomachines »,
des mécanismes artificiels ou biologiques de taille moléculaire
pouvant intervenir sur la matière. Bien que controversée, au sein
de la communauté scientifique, la faisabilité des nanomachines semble
passer par la compréhension des organismes de faible taille comme
les bactéries. Des travaux récents laissent d'ailleurs espérer des
avancées majeures en la matière. Le premier « moteur moléculaire
» (une molécule synthétisée par des bactéries, et capable de tourner
autour d'un axe de façon contrôlée), réalisé en 1999, a montré la
voie : des engins de taille nanométrique, alimentés en énergie de
nature biologique, pourraient voir le jour et constituer la base
de NEMS, ou encore nanosystèmes électromécaniques.
http://www.01net.com/rdn?oid=196554&rub=3371
30
octobre 2002 
Création d'un fonds de 100 millions pour décrypter
les variations génétiques
Paul Recer Associated Press Washington
Afin de parvenir plus rapidement à identifier les gènes qui provoquent
des maladies graves, une équipe internationale de chercheurs commence
à utiliser un fonds de 100 milliards de dollars pour isoler les
blocs d'ADN qui contiennent des variations communes de la structure
génétique humaine, ont annoncé des responsables de ce programme
mardi. Neuf groupes de recherche de cinq pays participeront à ce
projet, qui doit s'étaler sur trois ans, pour analyser les spécificités
génétiques d'échantillons de sang prélevés sur des personnes du
Nigeria, du Japon et de Chine ainsi que de personnes vivant aux
États-Unis et ayant des ancêtres d'Europe du Nord et de l'Ouest.
Le but est de pister et de comprendre les variations qui frappent
le séquençage des milliards de molécules composant le génome humain.
Les quelque 3,5 milliards de paires de «brins» qui composent l'ADN
humain, molécule à structure en double hélice, sont le constituant
de base des gènes humains. Ces brins sont constitués des lettres
chimiques A,T,C et G (adénine, thymine, cytosine et guanine). Une
cartographie des blocs soumis à des variations formera «un raccourci
puissant» permettant d'identifier les séquences géniques liées à
des maladies comme le diabète ou le cancer, a expliqué le Dr Francis
Collins, président de l'Institut national de recherche sur le génome
humain. «Ce travail va avoir un profond impact sur l'avenir de la
médecine,» a-t-il annoncé en présentant le projet, baptisé projet
HapMap, lors d'une conférence de presse. Le Projet Génome humain
(HGP), qui regroupe des organismes publics aux États-Unis, en Grande-Bretagne,
en France, en Allemagne, au Japon et en Chine, estime qu'à terme,
mais pas avant au moins une dizaine d'années, on pourra commencer
à envisager la mise au point de médicaments spécifiquement adaptés
à l'identité génétique d'un patient malade. Les prédispositions
génétiques pourront également être détectées très tôt, permettant
de combattre ces maladies dont on sait qu'au moins 1500 d'entre
elles naissent de mutations d'un ou plusieurs gènes. Il faudra sans
doute encore deux ans avant d'avoir cette carte génétique complète.
Ce ne sera là qu'un début, tout comme apprendre à lire n'est que
le début de l'instruction, soulignent les experts.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100152069.html
30
octobre 2002 
Une poignée de main transatlantique
Des scientifiques américains et britanniques ont réussi la première
poignée de main dans le web, ce qui ouvre une nouvelle ère pour
la réalité virtuelle. Un chercheur du University College à Londres
et un autre du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont saisi
un cube relié à un ordinateur et l'ont fait bouger en même temps
afin de simuler une poignée de main. Ils ont utilisé de petits appareils
qui reproduisent la sensation du toucher avec des impulsions à très
haute fréquence. Ces impulsions ont voyagé par des câbles de fibres
optiques à larges bandes passantes. Cette technologie pourrait éventuellement
permettre d'avoir une idée de la nature de l'objet touché, s'il
s'agit de bois ou de chair, par exemple.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
30
octobre 2002 
Le centre de la galaxie est un trou
Agence Science Presse
Pas facile, de trouver un trou noir, dans la noirceur du cosmos...
Eh bien le trou noir dont on soupçonnait la présence au centre de
notre galaxie, la Voie lactée, vient peut-être de se trahir. Notre
galaxie, en dépit de sa centaine de milliards d'étoiles, dont notre
Soleil, n'est en rien exceptionnelle. Les astronomes disent depuis
longtemps qu'elle est similaire à bien d'autres galaxies, y compris
sur un point étrange: elle abriterait en son centre un trou noir,
un de ces corps célestes si massifs que rien ne peut échapper à
sa gravité titanesque -même pas la lumière. Sauf qu'observer un
trou noir, c'est tout sauf évident. On tentait d'y arriver depuis
une vingtaine d'années par des observations indirectes -un rayon
de lumière qui aurait été dévié en passant à proximité de ce soi-disant
corps céleste, ou un fin rayonnement tout autour de sa zone-limite...
En vain. Un équipe internationale de 23 astronomes et astrophysiciens
affirme dans la revue Nature y être finalement parvenu: une étoile
dont on s'aperçoit maintenant, après des années d'observation, qu'elle
accomplit, en 14 ans, une orbite autour d'un corps céleste massif,
invisible à nos yeux, sauf par les ondes radio qui en émanent. S'ils
ont raison, ce sera non seulement la première observation indirecte
de ce trou noir, mais encore, la première confirmation de l'existence
de n'importe quel trou noir: en effet, on en parle, on en parle,
mais on n'a encore jamais mis le doigt sur un seul d'entre eux.
Il a fallu 10 ans de traque à l'équipe dirigée par Rainer Schödel,
de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre à Garching,
Allemagne. Dix ans pour être capable de dresser petit à petit la
trajectoire de cette étoile autour d'un objet que l'on croit être
deux millions et demi de fois plus massif que notre Soleil. Voilà
pour l'exploit astronomique. Ceci dit, compte tenu du fait que ce
trou noir est situé à 26 000 années-lumière de nous -soit à peu
près la distance entre nous et le centre de notre galaxie- et que
ce n'est donc pas demain la veille qu'il risque de nous avaler,
qu'y a-t-il à tirer de cette information? Une seule chose, au bénéfice
des astronomes: c'est la première fois qu'on arrive à suivre l'orbite
d'un corps céleste situé aussi loin de nous. De peine et de misère,
depuis sept ans, des astronomes ont détecté la présence de planètes
tournant autour d'autres étoiles, mais les distances se mesuraient
chaque fois en dizaines d'années-lumière. Ici, on parle de quelque
chose qui est 2000 fois plus loin: réussir à voir bouger cette étoile
aurait paru impensable il y a quelques années seulement. S'ils y
sont arrivés, c'est grâce à de nouveaux outils, regroupés sous le
terme d'imagerie adaptative optique. Grosso modo, ces outils atténuent
les distorsions que subit un rayon de lumière lorsqu'il traverse
notre atmosphère -et permettent ainsi aux astronomes d'obtenir des
images 20 fois plus précises d'objets très lointains, plus précises
dans certains cas, que les images du télescope spatial Hubble. La
consécration que vivent grâce à ce trou noir ces nouveaux outils
les amènera à servir encore plus: pour identifier des corps célestes
lointains... et pour découvrir d'autres étoiles en orbite autour
de qui-sait-quoi au centre de notre galaxie.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100151410.html
27
octobre 2002
La Terre
a un nouveau compagnon
Des astronomes ont découvert un astéroïde qui partage la même orbite
que la Terre autour du Soleil et qui se comporte par moment comme
un satellite de notre planète. 2002 AA29 mesure environ 100 mètres
de long. Il tourne autour du Soleil en une année terrestre, suivant
une orbite curieuse en forme de fer à cheval, expliquent les découvreurs
dans la revue Meteoritics and Planetary Science. L’astéroïde s’approche
de la Terre avant de repartir en sens inverse. AA29 est proche de
la Terre, même s’il est situé à plusieurs dizaines de millions de
kilomètres –alors que la Lune est à moins de 400.000 km. Cet astéroïde
‘’co-orbital’’ n’est pas une seconde Lune, même si à certaines périodes
il se comporte de la même façon. Ce fut le cas en l’an 572, et devrait
de nouveau se produire en 2575. AA29 se situe alors à moins de 30
millions de km de la Terre. Ce nouveau compagnon de La Terre a été
repéré en janvier dernier par les chercheurs du projet LINEAR (Lincoln
Laboratory Near-Earth Asteroid Research). Il ressemble aux astéroïdes
Troyens de Jupiter, qui ont un mouvement synchrone de celui de la
géante gazeuse. Ils sont maintenus en place par l’attraction conjuguée
de Jupiter et du Soleil. Mais jusqu’à présent, à l’exception de
Cruithne, aucun objet de ce type n’avait été découvert dans le voisinage
de la Terre.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020922.OBS1749.html?1248
27
octobre 2002 
Le satellite au secours de la médecine d'urgence
Agence France-Presse Toulouse, France
Testée dans des villages isolées de Guyane française et à bord d'avions,
la télémédecine via le satellite pourrait devenir, grâce à un projet
de l'Agence spatiale européenne (ESA), un outil précieux pour les
secours d'urgence. «Ce projet va démontrer qu'en situation d'urgence
et lorsque les infrastructures terrestres sont touchées, comme lors
d'un tremblement de terre ou d'inondations, les satellites peuvent
offrir une réponse efficace», explique le responsable des applications
à l'ESA, Francesco Feliciani. L'ESA a financé ce projet baptisé
DELTASS (acronyme anglais de Système de télémédecine par satellite
pour les les secours d'ugence) mis en oeuvre par par le Centre national
d'études spatiales. «En cas de catastrophe, les télécommunications
sont le nerf de la guerre», ajoute un représentant de l'Institut
de médecine spatiale (MEDES) de Toulouse, Nicolas Poirot. Le chef
du service médical d'urgence de Toulouse, le Pr Christian Virenque,
raconte ainsi que lors de l'explosion de l'usine AZF, en septembre
2001, «pendant plusieurs heures, nous avons dû faire face à une
quasi paralysie des systèmes de télécommunications (lignes fixes
touchées et réseaux GSM saturés).» «Deltass, souligne-t-il, nous
aurait assurément aidés.» Présenté au Salon international de l'innovation
et de la prospective qui se déroule à Toulouse jusqu'au 26 octobre,
Deltass «combine des équipements pour effectuer un diagnostic médical
et des moyens de communications satellitaires», explique un autre
membre du MEDES, Laurent Braak. Le système comprend des malettes-téléphone
pour les secouristes et de valises de télémédecine plus perfectionnées
(avec équipements bio-médicaux de base et un micro-ordinateur) pour
les médecins. Sur le site de la catastrophe, les premiers secouristes
localisent les victimes et établissent un degré d'urgence. Le dossier
médical du blessé est ouvert. Il pourra constamment être complété
et consulté, notamment par le centre de coordination. Grâce à la
valise, les médecins vont mesurer et transmettre les données de
base (tension artérielle, température, saturation en oxygène, électrocardiogramme).
L'examen peut se poursuivre durant le transport vers un hôpital
de campagne monté en urgence, grâce à des ambulances dotées de valises
permettant au dossier du malade ou du blessé de le précéder à l'hôpital.
«Il est important de savoir si l'état du patient est stable ou s'il
s'aggrave pendant le transport pour mieux l'accueillir à son arrivée»,
insiste M. Poirot. En plus de l'établissement d'un historique, immédiatement
accessible, de chaque patient, Deltass permet d'avoir une vue globale
du sinistre. Cela est essentiel car «connaître le nombre des victimes
et leur localisation permet de déterminer l'organisation des secours»,
note M. Poirot. Si l'on ajoute à ces atouts la possibilité de prendre
conseil auprès d'hôpitaux même très lointains auxquels le dossier
médical aura été transmis, Deltass, selon ses concepteurs doit être
précieux pour la Sécurité civile et les services d'urgence.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100150342.html
27
octobre 2002
Grande première
à l'Hôpital Royal Victoria
Une femme atteinte de leucémie doit la vie à l'enfant qu'elle a
eu malgré sa maladie. Elle a été guérie grâce à des cellules souches
prélevées sur le cordon ombilical de son bébé, une petite fille
née prématurément. Patrizia Durante est enceinte de 26 semaines
quand elle passe un examen de routine, le 24 juillet 2001. Elle
apprend alors qu'elle est atteinte de la leucémie : les médecins
ne lui donnent que quelques semaines à vivre. Cinq semaines plus
tard, les médecins décident qu'elle doit accoucher. Son bébé, un
fille née à 31 semaines, est placé dans un incubateur pendant deux
mois. La mère entreprend des traitements de chimiothérapie qui ne
donnent aucun résultat. Les médecins lui annoncent qu'elle a besoin
d'une transplantation. Le docteur Pierre Laneuville, directeur de
la division d'hématologie de l'Hôpital Royal Victoria, à Montréal,
explique que les médecins ont pris le sang congelé du cordon ombilical
de la petite fille, qu'ils l'ont décongelé et injecté au printemps
dernier dans les veines de la mère. C'est la première fois que les
cellulles souches du cordon ombilical servent à regénérer les cellulles
d'une mère. Le sang parfaitement sain de la fillette, prénommée
Victoria Angel, a servi à éliminer le sang malade de Patrizia. Cette
dernière est persuadée que sa fille est venue dans sa vie pour la
sauver.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
26
octobre 2002 
Newtgames prépare les jeux multidimensionnels
Xavier Oswald, 01net.
Newtgames veux faire coexister les jeux de rôle réels et les jeux
de rôle en ligne. Un mélange des genres qui préfigure de nouvelles
générations de jeux mêlant Internet, téléphonies mobiles, et géolocalisation.
Projet Newtgames commercialisera, à partir de l'automne prochain,
un jeu massivement multijoueur et multiplate-forme, liant PC et
mobiles. Son objectif est de s'implanter durablement en France et
au Japon, où il est déjà partenaire d'opérateurs mobiles. Il lui
faut d'abord faire ses preuves et attirer 50 000 abonnés pour atteindre
la rentabilité, avant d'essayer de faire de Kigen un jeu mondial.
Interview de Mathieu Castelli,
PDG de Newtgames 01net. : Pouvez-vous expliquer les principes
de Kigen, votre jeu? Mathieu Castelli : Kigen est une nouvelle
forme de jeu de rôle online, massivement multijoueur. Géolocalisés
par leur téléphone mobile, les joueurs évoluent à la fois dans leur
propre ville et dans un univers virtuel. Ils peuvent agir soit sur
le terrain, grâce aux fonctions WAP de l'interface mobile, soit
sur Internet. En ville, ils peuvent interagir avec les joueurs situés
près d'eux, ou communiquer avec ceux connectés sur Internet. Ceux-ci,
depuis l'interface Web, ont une vue en trois dimensions où apparaissent
les joueurs sur le terrain, disposent de moyens de communication
ainsi que des tableaux de bord. Ils peuvent alors mettre en place
des stratégies visant à prendre des objets à leurs adversaires ou
bien les tuer.
Sur quelles technologies s'appuie votre jeu ?
Nous avons utilisé les langages classiques PC et Mac comme Flash
ou la technologie Shockwave. Côté terminal mobile, le joueur doit
posséder un téléphone GPRS, WAP ou Java. Le jeu sera commercialisé
sur la base d'un forfait mensuel d'environ 5 euros auprès de son
opérateur. Nous travaillons avec Orange, en France, et nous venons
de passer un accord avec le second opérateur mobile japonais KDDI.
Notre objectif est de conquérir plus de 50 000 abonnés rapidement
afin d'atteindre le point mort. Vous avez été incubé par Inventmobile,
une filiale d'Orange. Que recherchez-vous à Capital-IT ?
Les 600 000 euros investis par Inventmobile ont servi à amorcer
la pompe. Afin de nous imposer dans les pays prioritaires (Japon,
Allemagne, Royaume-Uni et France), nous avons besoin de 1 à 2 millions
d'euros. De cette somme dépendra la rapidité de développement de
Kigen. Si tout va bien, le jeu devrait sortir l'automne prochain.
Nos revenus proviendront des abonnements, mais aussi de partenariats
avec des réseaux de distribution, tel que la Fnac, qui pourraient
organiser des jeux-concours afin de faire venir des clients dans
leurs magasins.
http://www.01net.com/rdn?oid=195954&rub=3357
26
octobre 2002 
IBM annonce la mise au point du plus petit circuit
intégré du monde
Le constructeur informatique IBM a annoncé jeudi la mise au point
et le fonctionnement du plus petit circuit intégré du monde, basé
sur l'utilisation de molécules qui se déplacent à la façon de dominos
culbutés. La technique, appelée "cascade moléculaire", a permis
aux chercheurs d'IBM de faire fonctionner des éléments numériques
logiques d'une taille environ 260.000 fois inférieure aux éléments
utilisés dans les microprocesseurs les plus modernes actuellement
sur le marché. Ces circuits ont été élaborés grâce à des molécules
de monoxyde de carbone placées sur une surface de cuivre. "C'est
une étape marquante dans la recherche de circuits informatiques
à l'échelle du nanomètre", a estimé Andreas Heinrich, physicien
au Centre de recherche Almaden d'IBM situé à San José (Californie)
et co-auteur de l'article publié jeudi dans Science Express, l'édition
internet de la revue américaine Science. "La cascade moléculaire
n'est pas seulement une nouvelle méthode pour le calcul informatisé,
c'est aussi la première fois que tous les composants nécessaires
au calcul informatisé à l'échelle du nanomètre ont été fabriqués,
connectés et qu'ils ont fonctionné", a ajouté le chercheur. Un nanomètre
équivaut à un milliardième de mètre.
http://actu.dna.fr/021025075012.blwa4g53.html
25
octobre 2002 
L’atome piégé dans la chambre noire
Photographié sous toutes les coutures. Même l’atome n’échappe plus
aux flashs. Grâce à des impulsions lasers ultra-courtes, des physiciens
ont réussi à photographier les mouvements des électrons à l’intérieur
d’un atome de krypton. Ils publient leurs résultats dans la revue
Nature datée d’aujourd’hui. Pour obtenir une image arrêtée de ce
qui se passe au sein de l’atome, la ‘’vitesse de l’obturateur’’
doit être plus que rapide. L’équipe de l’Autrichien Ferenc Krausz,
de l’Université de technologie de Vienne, a appliqué une découverte
récente : la production d’une impulsion laser de l’ordre de l’attoseconde
(1 attoseconde = 10-18 secondes). Les physiciens ont ainsi pu prendre
plusieurs images du retour à l’équilibre des électrons au sein de
l’atome après que l’un d’entre a été excité, et reconstituer le
film de cette ‘’réorganisation’’ interne. Ces travaux ouvrent la
voie à un nouveau champ de recherche, l’«attophysique».
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021024.OBS1850.html?1040
25
octobre 2002
La génétique
au service de la longévité
Des chercheurs américains ont réussi à doubler la longévité d'un
petit ver de terre par une modification génétique, tout en évitant
les effets indésirables habituels qui affectent les capacités de
reproduction, selon une étude publiée jeudi dans la revue américaine
Science. La technique consiste à modifier certains gènes régulant
l'activité hormonale, communs à de nombreuses espèces dont l'homme,
ouvrant des perspectives dans l'augmentation de la longévité humaine,
selon les chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco
(UCSF) qui ont mené l'étude. La technique, expérimentée sur un petit
ver d'un millimètre de long (Caenorhabditis elegans) très utilisé
en laboratoire, a permis de désactiver un groupe de gènes à différentes
étapes de l'animal, pour étudier leurs effets sur la longévité.
Les chercheurs ont étudié les gènes appelés daf-2 et daf-16. Dans
de précédents travaux, ils avaient montré que la désactivation partielle
du gène daf-2 permettait de doubler la longévité du ver. Le gène
encode un récepteur d'insuline ainsi qu'une hormone facteur de croissance.
D'autres études ont montré l'influence de ce facteur de production
hormonale sur la longévité de la mouche du vinaigre et de la souris.
Il est donc probable qu'il ait une importance identique chez l'homme.
Ce gène affecte également la reproduction. Mais la nouvelle recherche
montre que le gène agit de différentes façons à différents stades
de la vie pour contrôler la reproduction ou la longévité, ce qui
a permis aux scientifiques de découpler ces deux fonctions, a expliqué
Cynthia Kenyon, professeur à UCSF et principal auteur de l'étude.
"De nombreux biologistes de l'évolution ont prédit qu'on ne pourrait
augmenter la longévité sans inhiber la reproduction. Mais cela n'est
pas vrai. Ces vers vivent beaucoup plus longtemps que la normale
et se reproduisent parfaitement bien. Ils sont superbes et vigoureux.
Ces animaux ont le beurre et l'argent du beurre", a estimé le professeur
Kenyon. "A mesure que nous en découvrons davantage sur le fonctionnement
de ces gènes et d'autres qui leur sont liés, nous espérons apprendre
comment la jeunesse et la longévité peuvent être étendus chez l'homme,
également sans effet indésirable", a poursuivi la scientifique.
Son équipe a découvert que si le gène daf-2 est désactivé juste
après la naissance, les vers vivent deux fois plus longtemps mais
se reproduisent mal. En revanche, si ce gène peut fonctionner normalement
jusqu'au début de l'âge adulte, puis est désactivé, les vers ont
une vie prolongée tout en se reproduisant normalement. En 1993,
le professeur et son équipe avait découvert l'effet du gène daf-2,
réussissant pour la première fois à doubler par manipulation génétique
la vie d'un organisme vivant. La durée de vie de ce petit ver est
normalement de 15 jours.
http://actu.dna.fr/021025065554.ymjmg4mc.html
24
octobre 2002 
Des pièces détachées pour réparer le corps humain
Agence France-Presse Paris
Deux équipes de chercheurs américaines apportent un nouveau souffle
à la recherche sur la médecine réparatrice en montrant, dans des
travaux publiés dans la revue Nature, que les cellules souches -adultes
ou embryonnaires- pourraient servir de stocks de pièces détachées
inépuisables pour remplacer des organes ou des tissus défaillants.
La première équipe démontre que des cellules souches adultes peuvent
être aussi souples d'utilisation que celles d'origine embryonnaire.
La seconde, que des cellules souches embryonnaires peuvent donner
naissance, chez des rats, à de nouveaux neurones permettant de corriger
les effets de la maladie de Parkinson. Les premiers travaux sont
dus à l'équipe de Catherine Verfaillie (Université du Minnesota,
à Minneapolis) et les seconds, au chercheur Ron McKay et à ses collègues
de l'Institut national américain sur les désordres neurologiques
et les attaques (Bethesda, au Maryland). Les chercheurs de Minneapolis
ont mis en culture une variété de cellules souches adultes extraites
de la moelle osseuse de rats et d'humains. Ils ont ensuite isolé
de ces cultures des cellules souches «multipotentes», capables de
se multiplier indéfiniment. Injectées à des embryons de souris,
ces cellules se sont en effet différenciées en toutes sortes de
tissus, donnant naissance «à la plupart, sinon à tous les types
de cellules» du corps de l'animal, et dotées d'une enzyme (télomérase)
empêchant leur vieillissement prématuré. Les travaux du Dr Verfaillie
montrent ainsi que des cellules souches adultes peuvent avoir un
potentiel quasi équivalent à celui des cellules souches embryonnaires,
qui donne lieu à de vifs débats éthiques au sein de la communauté
scientifique. Les scientifiques de Bethesda ont pour leur part utilisé
des cellules souches embryonnaires comme thérapie chez des rats
artificiellement modifiés pour contracter la maladie de Parkinson.
Les chercheurs ont ainsi obtenu un important capital de neurones
producteurs de dopamine, la substance qui est précisément déficitaire
chez les personnes atteintes de cette maladie. Une fois injectés
dans le cerveau des rats malades, les neurones se sont mis à fonctionner
normalement et les rongeurs traités ont, au vu des tests de comportement
auxquels ils ont été soumis, montré des signes notables d'amélioration.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100148766.html
24
octobre 2002
Biotechnologie
: les Français décodent
Beaucoup en ont entendu parler, très peu savent de quoi il en retourne
: la biotechnologie fascine l'opinion, attire, inquiète… sauf quand
on l’explique. La double enquête qualitative et quantitative Ipsos/AMGEN,
menée auprès du grand public et de patients soignés par des traitements
issus de la biotechnologie, fait le point sur les ignorances, les
amalgames, les idées reçues ; elle met en évidence le manque comme
le besoin d'informations, sur une science méconnue dans son principe
et ses applications. Les évocations suscitées par la biotechnologie
doivent plus à l'imaginaire qu'à une connaissance pratique et concrète.
Les deux tiers des Français ont entendu parler de biotechnologie,
mais la moitié d'entre eux ne sait pas ce que c'est. Dans un cas
sur deux, on la confond avec l'écologie ; plus rarement, les Français
l'identifient à la phytothérapie, l'imagerie médicale, la bionique
ou la biométrie. Plus d'une personne sur trois pense que la biotechnologie
est le nom scientifique de l'agriculture ou de l'alimentation biologique.
Pour les interviewés, la biotechnologie est partout, elle "n'a pas
de frontières", "elle englobe tout ce qui est vivant". Les connaissances
(les trois quarts des interviewés savent que la biotechnologie permet
de procéder à des transformations génétiques sur les végétaux) se
mêlent aux visons les plus fantasmatiques (58% des sondés pensent
qu'on l'utilise actuellement dans la procréation).
Une acceptation des risques qui croît avec la perception de l'utilité
des recherches
Peut-être parce que les Français ont une idée assez vague de ce
qu'elle englobe, la biotechnologie fascine et inquiète, comme en
témoignent les avis recueillis pour chaque grand secteur d'application.
Pourtant, il suffit qu'elle leur soit expliquée par des chercheurs
d'Amgen qui se sont prêtés à un jeu de questions / réponses avec
les participants, pour que la plupart reconnaissent l'utilité de
la biotechnologie dans le diagnostic et la thérapie génique et dans
"la mise en place de traitements et de vaccins". Cette reconnaissance
de l'utilité des recherches prévaut sur la perception des risques,
pourtant jugés par une majorité comme très importants. A l'inverse
en effet, les Français sont d'autant moins enclins à accepter le
caractère risqué et moralement condamnable des recherches dont ils
n'identifient pas les contreparties évidentes : la "modification
génétique des plantes pour changer les qualités nutritives, gustatives,
ou de conservation des fruits et légumes" réunit une majorité de
défiants et seulement 29% des interviewés pensent que ces modifications
sont utiles. Les OGM apparaissent aux Français encore plus moralement
condamnables que la thérapie génique. Ce décalage est illustré par
les espoirs investis dans ces recherche : on compte trois fois plus
de Français à penser qu'à l'horizon de dix ans, la biotechnologie
aura permis de guérir de nouvelles maladies (88%) qu'à penser qu'elle
permettra de réduire la famine (29%) ou de réduire la pollution
de l'environnement (38%). Dans la même lignée, pour un peu plus
d'une personne sur deux, on aura, d'ici dix ans "constitué une réserve
de tissus organiques utiles aux greffes grâce au clonage". A l'espoir
de rémission de maladies, deux personnes sur trois opposent également
la création de nouvelles affections. Malgré tout, les interviewés
s'accordent sur la nécessité de poursuivre les recherches : l'idée
qu'il "faut continuer, aller plus loin, que les progrès potentiels
apparaissent vraiment importants" prend largement le pas sur le
souhait "d'arrêter là, de ne pas aller trop loin, car cela comporte
trop de risques" (60% contre 33% de citations).
Quand la connaissance avance, la peur recule
On constate surtout que l'encouragement à poursuivre la recherche
croît avec la connaissance effective de la biotechnologie et de
ses applications. "La peur est créée par la méconnaissance", comme
le souligne l'un des participants aux réunions de groupe. "Le problème,
c'est ce qui est le plus médiatisé : les poules sans plumes, le
clonage, …" ; "on fait peur en faisant du sensationnel, mais on
ne rassure pas les gens sur des choses simples comme les greffes
de tissu ou autre" ; " dire que l'insuline est issue de la biotechnologie,
ça recadre le débat ". Les explications fournies aux participants
de ces groupes par les chercheurs invités par Ipsos ont plus que
rassuré, véritablement inversé les préjugés : " Avant que le chercheur
arrive, on était tous négatifs, critiques. J'ai revu mon jugement".
Ce revirement est essentiellement attribuable à la prise de conscience
de la simplicité du " principe " : " soigner le corps avec le corps
" selon l'expression des participants et surtout des applications
thérapeutiques actuelles de la biotechnologie dans le traitement
de maladies comme le cancer, l'insuffisance rénale ou le diabète.
Le grand-public comme les patients soignés par des traitements issus
de la biotechnologie déplorent ainsi le manque d'information : "Au
début, on doit s'injecter un truc dans les veines, mais qu'est-ce
qu'il y a dedans ?" - "J'ai dit voyons voir le poison qu'on va m'injecter
; alors qu'une protéine, c'est fabriqué par l'organisme. Si c'est
naturel, c'est comme une greffe". Si la demande de pédagogie, de
mise en perspective, ou d'information est importante pour une large
majorité, elle apparaît cruciale chez des malades pour lesquels
l'acceptation psychologique du traitement joue un rôle essentiel
dans le vécu de la maladie. Les Français attendent de tous les acteurs
concernés de prendre la parole : des laboratoires car on a conscience
de leur part importante dans la conduite des recherches -"il faut
qu'ils prennent une part importante dans l'information"-, et des
médecins, qui restent le relais principal d'information "il faut
que les médecins eux-mêmes sachent ce qu'ils prescrivent". On souligne
encore le rôle à jouer par la sphère politique. L'enquête qualitative
montre combien la catastrophe de Tchernobyl, les affaires de vache
folle, sang contaminé et hormones de croissance ont lourdement ébranlé
la confiance à l'égard des systèmes institutionnels, et créé le
besoin de procéder par soi-même à l'évaluation des risques. Conscients
du décalage qu'il existe entre leurs connaissances sur le sujet
et les enjeux débattus sur la place publique, les Français sont
demandeurs d'une remise à niveau : les participants rencontrés dans
les groupes soulignent, après explications, que les débats sur la
biotechnologie devraient moins concerner les expériences du gynécologue
italien Antinori que la nécessité de soutenir la recherche sur un
secteur qui représente déjà un médicament sur deux mis chaque année
sur le marché. La démarche pédagogique s'impose à présent comme
témoignage d'une transparence, qui, faute d'être utilisée par le
grand public, indique qu'on ne leur cache pas les véritables enjeux.
Toutes les données...
Enquête réalisée par IPSOS Opinion de juin à septembre 2002 selon
la méthode suivante : 4 groupes de discussion ont été conduits en
juin 2002, réunissant chacun une dizaine de participants diversifiés
en sexe, âge et catégories socio-professionnelles à Paris, Lille
et Lyon. 10 entretiens individuels ont été réalisés en face à face
en juin et juillet 2002 avec des patients recevant des traitements
issus de la biotechnologie (érythropoïétine, insulines, immunosuppresseurs,
Interféron). Le volet quantitatif a été réalisé par téléphone les
20 et 21 septembre 2002, auprès d'un échantillon national représentatif
de la population française, composé de 1021 personnes âgées de 15
ans et plus. Les interviews ont été réalisées au domicile des personnes
interrogées. L'échantillon est construit suivant la méthode des
quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, après stratification
par régions et tailles d'agglomérations.
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1024.asp?rubId=21
22
octobre 2002 
Les bâtisseurs de l’infiniment petit
Les 7 merveilles du nanomonde
Cette drôle de molécule surdouée sait tout faire.Même chanter. En
route pour une carrière triomphante. De Bordeaux à Strasbourg, de
Toulouse à Paris, les nanomondes se construisent aussi en France.Entre
petites molécules et gros profits, la nanotechnologie réveille la
recherche.Démonstration.Dossier réalisé par David Larousserie On
a toujours besoin d’un plus petit que soi», dit l’adage. S’il n’exhalait
un parfum suranné, il collerait parfaitement à un domaine en plein
essor: les nanotechnologies. Améliorer matériaux, médicaments, communication,
mémoires ou circuits d’ordinateurs, en puisant dans ce que notre
monde a de plus petit et de plus simple – les atomes et les molécules
–, voilà la motivation des chercheurs et ingénieurs, architectes
d’un domaine prometteur. Un milliard de fois plus petits que le
mètre, leurs chefs-d’œuvre seront demain les maîtres de l’électronique,
de l’optique, de la mécanique, de la pharmacie ou de l’écologie.
Enfin, beaucoup y croient... Et même si l’étiquette «nano» est employée
à tort et à travers (des physiciens de la «micro» se revendiquent
maintenant de la «nano», un comble), elle recouvre une réalité économique
et scientifique qui n’en est qu’à ses balbutiements (lire p.89).
Pour faire de la nano, deux stratégies sont possibles. Soit dévaler
des sommets jusque dans la vallée, c’est-à-dire la miniaturisation
à outrance: c’est le cas dans l’industrie électronique dont les
transistors gravés sur les circuits intégrés sont de plus en plus
petits; puissance et rapidité sont alors au rendez-vous. Soit grimper
de la base vers les sommets, c’est-à-dire imaginer de petites molécules
douées de certaines fonctions qu’il s’agira ensuite de construire
et/ou d’assembler. Si l’imagination ne suffit pas, un petit œil
sur la nature aiguisera l’inspiration (lire p.91). A moins que,
par chance, une molécule aux propriétés remarquables soit découverte,
par exemple le nanotube de carbone (lire p.88). Imaginées ou copiées,
ces molécules réduiront la taille des circuits, détecteront des
traces de produits toxiques, iront droit sur les cellules malades...
Certains rêvent même d’un ordinateur réduit à une seule molécule
(plutôt grosse quand même). Les bâtisseurs du nanomonde ont un petit
côté démiurge... Pour l’instant, seule la première approche, dite
aussi top-down, a réellement porté ses fruits, mais la seconde,
dite bottom-up, s’apprête à débouler avec, en éclaireurs, les nanotubes
de carbone, déjà utilisés pour des écrans plats ou les plastiques
de voitures. Evidemment, travailler aux petites échelles n’est pas
une sinécure, d’autant qu’aucun microscope optique ne permet de
voir l’objet du désir. La discipline a dû attendre l’invention de
nouveaux instruments, microscope à effet tunnel puis microscope
à force atomique (respectivement en1981 et1986), pour se développer
à la fin des années 1980. Ces microscopes n’ont pas de lentilles
mais des pointes fines constituées de quelques atomes. Cela suffit
à photographier le nanomonde et également à le manipuler, comme
l’a si spectaculairement démontré, en 1990, IBM en bougeant un à
un les atomes d’une surface pour écrire ses initiales. Le signal
de la ruée était donné! Dans le nanomonde, tout le monde est heureux.
Les industriels qui voient pointer de la nouveauté sonnante et trébuchante,
mais surtout les chercheurs qui profitent de la manne. Quantité
d’effets nouveaux sont en effet à exploiter, à découvrir ou à comprendre
(lire page91). De plus, l’exploration de ce domaine neuf traverse
les frontières disciplinaires (chimie, biologie, physique...) mais
aussi géographiques (des réseaux et des collaborations se créent
en Europe). Vraiment tendance les nanotech ! Et plaisantes de surcroît.
Car Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965, a donné le
ton dans un discours prophétique sur les nanotechnologies qu’il
ponctuait, en décembre1959, par l’invitation aux scientifiques:
«Have some fun», «Prenez du plaisir».
http://www.sciencesetavenir.com/articles/p668/a26206.html
22
octobre 2002 
Des milliers d’ordinateurs pour former une protéine
Grâce à des dizaines de milliers d’ordinateurs individuels, une
équipe de l’université californienne de Stanford a réussi à simuler
la formation d’une protéine. La fonction de la protéine dépendant
directement de sa forme, comprendre comment la protéine prend telle
ou telle forme est très important pour les biologistes. Mais comparer
les expériences en laboratoires et les simulations informatiques
a toujours été difficile. Deux équipes viennent d’obtenir des résultats
très intéressants, publiés cette semaine par la revue Nature dans
son édition en ligne. Vijay Pande, de Standford, a mis sur pied
le projet Folding@home, qui consiste à mobiliser les capacités inutilisées
de milliers d’ordinateurs personnels. Pour cela, il suffit aux volontaires
de télécharger un petit software, via internet, et leur ordinateur
travaille sans qu’ils s’en occupent. Cette technique est déjà utilisée
par le SETI pour la recherche d’intelligence extraterrestre. De
son côté, Martin Gruebele, de l’université de l’Illinois, a mesuré
la vitesse de formation d’une protéine à partir de 23 acides aminés,
les ‘’briques’’ de la protéine. Leur résultat, une moyenne de 7,5
microsecondes, est proche de celui de l’équipe de Pande, 8 microsecondes.
La simulation a également montré qu’une protéine peut prendre plusieurs
chemins pour atteindre une même forme.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021021.OBS1673.html?0838
21
octobre 2002 
Un brevet génétique empêche le dépistage du cancer
du sein
Presse Canadienne Vancouver
Un test visant à détecter le cancer du sein ne pourra plus être
effectué en Colombie-Britannique parce qu'il fait appel à un gène
qui est la propriété d'une compagnie américaine. La société Myriad
Genetics, basée en Utah, a obtenu un brevet pour deux gènes qui
peuvent révéler si une femme pourrait développer un cancer du sein
héréditaire. Selon Simon Sutcliffe, responsable de l'Agence du cancer
de la Colombie-Britannique, 200 des tests effectués annuellement
sont maintenant transférés en Ontario, qui a décidé de ne pas honorer
le brevet. L'agence qui administrait elle-même les tests en Colombie-Britannique
a décidé de les abandonner après avoir été menacée de poursuites
par Myriad. Celle-ci demande maintenant 3500 $ pour les tests sanguins,
trois fois plus que ce qu'il en coûtait auparavant à la province.
Myriad détient également le monopole sur des gènes pour les cancers
du colon, de la prostate et des ovaires. Elle détient en fait des
brevets sur pas moins de 99 gènes. Jusqu'à maintenant des brevets
ont été émis pour 10 000 gènes dans le monde.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100148756.html
21
octobre 2002 
Fécondation in vitro : éviter les fausses couches
Agence Science Presse
Parmi les femmes qui recourent à la fécondation in vitro (FIV),
celles présentant un historique de fausses-couches à répétition
bénéficient particulièrement de ce qu'on appelle le diagnostic préimplantatoire.
Une étude américaine, présentée dans le cadre de la 58e assemblée
annuelle de la Société américaine de médecine reproductive, montre
qu'il a été possible d'obtenir une grossesse dans 63,6 % des cas
quand il y avait eu un tel diagnostic, qui consiste en un tri préalable
des embryons. Ce pourcentage n'était que de 37,5 % lorsque le diagnostic
préimplantatoire n'avait pas eu lieu. Ce diagnostic a pour but de
n'implanter que des embryons exempts d'anomalies génétiques sur
les neuf chromosomes analysés. Une mesure qui prend tout son sens
quand on rappelle que les résultats montrent que la proportion d'embryons
anormaux était de 68 % chez ces femmes. L'étude est toujours en
cours ; il n'est donc pas possible pour l'instant de connaître les
données sur le nombre de grossesses à terme.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100148927.html
21
octobre 2002 
Le sexe pourrait être déterminé par le cerveau
Reuters Londres
Le cerveau pourrait déterminer le sexe d'une personne, et non les
organes génitaux comme on pourrait le croire. Une équipe de chercheurs
américains a découvert qu'avant que des souris, mâles ou femelles,
développent leurs organes génitaux dans l'utérus de leur mère, leur
cerveau semble déjà avoir établi le sexe de l'animal en devenir.
S'il en va de même chez l'être humain, cela pourrait permettre de
déterminer le «sexe cérébral» des bébés nés avec des organes génitaux
ambigus (androgynes, hermaphrodites), écrit mercredi le journal
New Scientist. Les biologistes estiment pour l'instant que les embryons
développent des ovaires et donc un sexe féminin à condition que
le gène SRY, sur le chromosome Y, soit activé. Sans quoi, ce sont
des testicules qui se développent. «Mais, dans une étude portant
sur des souris, une équipe de l'Université de Californie, à Los
Angeles, a découvert que les mâles et les femelles présentent des
différences d'expression dans pas moins de 50 gènes, bien avant
que le SRY ne soit activé», rapporte le magazine. Eric Vilain, à
la tête de l'équipe en question, affirme que trois de ces gènes
sont dominants chez les femelles et quatre autres chez les mâles.
Mais les chercheurs disent devoir encore comprendre si ces gènes
influencent la sexualité cérébrale chez les souris et si cela est
également le cas chez les êtres humains.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100147709.html
20
octobre 2002 
Prédisposition au stress post-traumatique
Certains soldats envoyés au combat reviennent traumatisés à vie
alors que d'autres sont épargnés. Pourquoi ? La taille de l'hippocampe,
zone cérébrale impliquée dans la mémoire et le stress, est en cause.
États-Unis
Les personnes, qui ont un plus petit hippocampe que les autres,
courent davantage de risques de développer un syndrome de stress
post-traumatique lorsqu'elles vivent un drame. Telle est la conclusion
des travaux de chercheurs publiée dans la revue Nature Neuroscience
du 15 octobre. Brutalement confrontés à la mort, certains individus
contracteront le syndrome de stress post-traumatique. Une guerre,
un viol, un accident, une prise d'otage ou un tremblement de terre
pourront occasionner un tel état. Les victimes revivent constamment
la scène. Des images traumatisantes reviennent sans cesse les hanter.
Elles font des cauchemars à répétition. Elles sont irritables, ont
du mal à se concentrer et ressentent le besoin de s'isoler. Psychologue
au Centre médical de Manchester, dans le New Hampshire et à l'École
de médecine de l'Université Harvard, à Boston, Mark Gilbertson a
réalisé une étude sur 80 personnes : 40 vétérans de la guerre du
Vietnam et leur frère jumeau resté à la maison. Dix-sept anciens
combattants ont été tramatisés par les affrontements tandis que
leur frère est en bonne santé. Quant aux 23 autres, ils n'ont gardé
aucun séquelle des combats alors que leur jumeau souffre de stress
post-traumatique. Le scientifique a mesuré le volume de l'hippocampe
des sujets. Il a découvert une différence de 10% entre les personnes
traumatisées et celles en bonne santé. Grâce à la résonance magnétique
nucléaire, l'examen du cerveau de victimes de tels événements avait
déjà mis en évidence une taille inférieure de l'hippocampe chez
les personnes atteintes de stress post-traumatique. Mais il n'avait
pas permis de dire si cette réduction de volume était une cause
ou une conséquence du drame vécu. Mark Gilbertson a également noté
que plus l'hippocampe est petit, plus les symptomes de stress post-traumatique
sont graves. Ces résultats suggèrent que l'armée pourra un jour
prédire quels militaires ne doivent pas être envoyés à la guerre
car ils risquent d'en revenir traumatisés.
Aurélie Deléglise
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2981.asp
20
octobre 2002 
Des jumelles enfantées par leur grand-mère
Des jumelles ont été enfantées la semaine dernière aux Etats-Unis
par leur grand-mère, qui avait proposé à sa fille de mener à bien
cette grossesse en raison de sa stérilité, a annoncé vendredi la
famille. Sharon Dunn, 48 ans, avait promis à sa fille Trish Roberts,
aujourd'hui 25 ans, de porter ses enfants le moment venu, lorsqu'elles
avaient découvert il y a onze ans que la jeune fille était née sans
utérus, une anomalie rare. La semaine dernière, Sharon Dunn a tenu
promesse et remis à sa fille les deux petites filles qu'elle venait
de mettre au monde. "J'avais dit à Trish, quand elle avait quatorze
ans, que je le ferais pour elle si c'était possible. Cela fait longtemps
que nous préparions cela", a déclaré Mme Dunn à la chaîne de télévision
américaine ABC. Les petites Kaitlyn et Shelby ont été conçues in
vitro avant d'être implantées dans l'utérus de Sharon Dunn, et elles
sont nées le 10 octobre à Rapid City, dans le Dakota du Sud (centre).
"Trish et Mike ont apporté les ingrédients. Je n'ai fait que la
cuisson", a résumé Sharon Dunn en plaisantant. Interrogée sur les
rapport qu'elle entretient avec les jumelles, la mère/grand-mère
a été très claire: "ce sont mes petites-filles, pas mes bébés",
a-t-elle dit. "Je les aimerai toujours tendrement", a-t-elle ajouté.
http://actu.dna.fr/021019114956.w1axiw3h.html
18
octobre 2002 
Hubble, machine à remonter le temps jusqu'à la naissance de l'Univers
HOUSTON (AFP)
Le télescope spatial américain Hubble, qui a déjà révolutionné les
connaissances en astronomie au cours de 12 années de service, devrait
percer le mystère de la naissance de l'Univers d'ici à 2010, ont
promis chercheurs et astronautes réunis à Houston (Texas) cette
semaine pour le deuxième Congrès mondial de l'espace. Avec Hubble,
"nous pouvons remonter assez loin dans le temps pour voir que l'Univers
avait une allure bien différente", à son origine, et "nous pouvons
voir les galaxies se former", a expliqué Steven Beckwith, directeur
de l'Institut scientifique du télescope spatial Hubble de Baltimore
(Maryland). L'un des nouveaux instruments installés sur Hubble lors
de la dernière visite menée par la NASA en orbite en mars dernier
a "multiplié par dix le potentiel de découverte de Hubble", a ajouté
l'astronaute américain John Grunsfeld, parmi ceux qui, au sein de
l'équipage de la navette Columbia, étaient sortis dans l'espace
pour travailler sur le télescope. Hubble, ainsi gonflé de puissance,
réalisera à partir de 2003 des "images en champ profond", ce que
M. Beckwith a comparé à la pédale d'accélérateur d'une Ferrari.
"Au moins une fois dans sa vie, on a envie de pousser la voiture
à sa vitesse maximale", a dit le chercheur en expliquant : "Au moins
une fois dans la vie du télescope spatial, on veut savoir jusqu'où
cet engin peut voir". La Ferrari, appelée Advanced Camera for Surveys
(ACS), ou Caméra de recherches avancée, a une vision qui permettrait,
depuis Washington, de distinguer deux lucioles distantes de moins
de deux mètres l'une de l'autre à Tokyo. Hubble pèse 12,5 tonnes
et tourne en orbite à 560 km d'altitude. Ses différents équipements
en font une machine à remonter le temps puisqu'il est capable de
détecter une lumière émise il y a plus de 13 milliards d'années,
l'âge de l'Univers étant actuellement estimé à 15 milliards d'années.
L'observation des supernovae (étoiles massives en explosion) par
Hubble a permis de déduire la présence d'énergie noire qui a accéléré
l'expansion de l'Univers, contrairement aux théories préexistantes
des astronomes selon lesquelles l'expansion de l'Univers était en
ralentissement. Cette énergie noire "qui semble créer une pression
et pousser l'Univers vers l'extérieur", selon M. Beckwith, est l'une
des observations qui étaient totalement imprévues par les constructeurs
du télescope. L'ACS, instrument de Hubble permettant l'observation
en champ profond est celui qui promet les plus grandes découvertes
pour les années à venir, et celui qui permettrait de "remonter jusqu'au
début des temps", s'est enthousiasmé le chercheur. Environ la moitié
des découvertes de Hubble ont été faites avec des instruments qui
n'étaient pas conçus dans ce but. "Cela montre l'intérêt de mettre
au point des instruments à haute capacité dans un but général d'observation,
car en science on ne sait jamais trop ce qui va sortir", selon Beckwith.
L'ACS a récemment permis de détecter dans notre système solaire
un corps céleste mesurant la moitié de la taille de Pluton, aux
confins de notre système solaire, dans la zone appelée ceinture
de Kuiper, peuplée d'astéroïdes. Si cette boule de glace avait été
d'une masse équivalente à son voisin Pluton, on aurait pu la considérer
comme la dixième planète de notre système, a noté M. Beckwith. Ce
dernier a jugé que "d'autres observations permettront de trouver
d'autres objets aussi gros que Pluton, mais plus éloignés encore".
Hubble doit être remplacé en 2010 par le télescope James Webb, dont
la puissance devrait être encore dix fois supérieure à l'actuel
observatoire orbital. Hubble devrait alors être ramené sur Terre
par la navette spatiale, pour être exposé au Musée de l'air et de
l'espace de Washington. Mais en cas de retard du nouveau télescope,
la vie d'Hubble en orbite pourrait être prolongée.
http://fr.news.yahoo.com/021017/202/2sq9a.html
18
octobre 2002 
Le facteur qui
contrôle la capacité des oeufs à répliquer enfin identifié
News Press
Des chercheurs de l'Institut de Génétique Humaine du CNRS à Montpellier
viennent d'identifier chez un vertébré, le Xénope, le facteur qui
confère à l'œuf sa capacité à répliquer son génome après fécondation.
Il s'agit de cdc6, une protéine déjà connue pour son rôle dans la
prolifération cellulaire. Les implications possibles de ces travaux
sont telles que l'utilisation de cdc6 comme marqueur de fécondabilité
fait l'objet d'une demande de brevet. Cette découverte est publiée
dans la revue Nature du 17 octobre 2002. Chez les vertébrés, la
méïose est une étape cruciale du développement puisqu'elle permet,
chez les femelles, la transformation des ovocytes immatures en œufs
prêts à être fécondés. Seuls ces ovules seront capables de répliquer
leur génome afin de donner un embryon, mais seulement après la rencontre
avec un spermatozoïde. Dès 1967, l'existence d'un facteur qui régule
la capacité de réplication de l'ADN des ovocytes a été postulée,
puis confirmée dans les années 90. Mais c'est la première fois qu'une
équipe de chercheurs réussit à l'identifier. Il s'agit de cdc6,
une protéine impliquée dans les phases initiales de la réplication
de l'ADN lors de la prolifération cellulaire. Les chercheurs ont
observé que le facteur cdc6 n'est pas détectable dans les ovocytes
immatures alors qu'il est présent à la fin de la maturation meïotique
ainsi que dans les œufs fécondés. Ils ont démontré que, chez le
Xénope, cdc6 est d'abord pré-stocké dans l'ovocyte immature sous
la forme d'un ARN messager. Puis, la maturation de l'ovocyte en
œuf déclenche la synthèse de la protéine, juste avant la fécondation
de l'œuf. Grâce à ce mécanisme, les ovocytes peuvent rester ainsi
des années, dans les ovaires, à l'état quiescent, sans risque d'entrer
en réplication avant fécondation. Ces travaux confirment le rôle
déterminant que pourrait jouer cdc6, et d'autres facteurs de la
même famille, quand il s'agit de porter un diagnostic sur les capacités
d'une cellule à proliférer normalement ou de manière pathologique.
Ils révèlent également un mécanisme moléculaire nouveau qui assure
l'équilibre entre prolifération et différenciation cellulaires,
toutes deux essentielles au développement harmonieux de l'embryon.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php?communique=FR121403
17
octobre 2002 
Foxd3 permet aux cellules souches embryonnaires
de rester indifférenciées
Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont mis en évidence
chez la souris un gène impliqué dans le processus de l’embryogenèse
et dans l’établissement des lignées des cellules souches embryonnaires
(CSE) chez les mammifères. Cette découverte, qui place le gène Foxd3
comme un facteur clé du maintien de la totipotence des CSE, pourrait
constituer une avancée considérable dans la médecine thérapeutique
régénératrice. Selon Patricia Labosky, professeur assistante au
département de biologie du développement de la cellule de l’université
de Pennsylvanie, cette recherche devrait permettre de contrôler
certaines cellules embryonnaires à l’état indifférencié tout en
permettant à l’embryon de se développer normalement. Pour étudier
le contrôle exercé par le gène Foxd3 sur le développement embryonnaire,
P. Labosky et ses confrères ont établi des lignées de souris inactivées
pour ce gène. Sans Foxd3, les embryons ne survivent pas longtemps
car ils sont incapables de maintenir un stock suffisant de cellules
souches indispensables à la formation de tous les tissus. «Nos découvertes
indiquent que Foxd3 est un des gènes régulateurs centraux (ndlr:
avec Oct4, Fgf4 et Sox2) des phases du développement embryonnaire
des mammifères», a commenté Labosky. «Si nous sommes capables de
comprendre comment ces gènes régulent la différenciation, alors
nous pourrons nous servir des CSE comme outils thérapeutiques»,
a conclu la chercheuse. Source: Genes and Development 15 octobre
2002; 16(20): Lynn A. Hanna, Ruth K. Foreman, Illya A. Tarasenko,
Daniel S. Kessler, and Patricia A. Labosky. Requirement for Foxd3
in maintaining pluripotent cells of the early mouse embryo.
Pierre INIGUEZ
http://fr.news.yahoo.com/021017/54/2sq84.html
17
octobre 2002 
Le sexe des autruches déterminé par l'examen ADN
de leur plumage
PARIS (AFP)
Une nouvelle méthode pour déterminer le sexe des bébés autruches
par l'examen d'ADN prélevé sur leur plumage, mise au point par des
chercheurs brésiliens, est dévoilée dans la publication britannique
en ligne BMC Biotechnology. Cette nouvelle technique permettrait
d'éviter les méthodes "chirurgicales" utilisées jusqu'à présent
pour distinguer les mâles et les femelles, qui à l'oeil nu ne présentent
guère de différence morphologique, comme c'est le cas pour de nombreux
autres oiseaux. Native d'Afrique, l'autruche, appréciée pour sa
viande, ses plumes et sa peau, est désormais élevée un peu partout
dans le monde. Dans les années 60, une technique d'opération chirurgicale
effectuée sous anesthésie avait été mise au point pour déterminer
le sexe des oisillons. Outre qu'elle entraînait parfois des complications,
cette technique ne pouvait être utilisée que trois mois après la
naissance des oiseaux. Des tests génétiques ont été développés pour
la différenciation sexuelle de plusieurs espèces d'oiseaux pour
remplacer la chirurgie, mais ces tests, surtout basés sur la différence
des chromosomes sexuels, ne pouvaient s'appliquer aux autruches,
dont les chromosomes sont très similaires entre mâles et femelles.
Des chercheurs brésiliens ont mis au point une technique, économique,
applicable à grande échelle par les éleveurs, pour différencier
les autruches à partir de tests effectuées non sur le sang mais
sur les plumes de l'animal. La procédure utilisée "amplifie" les
fragments d'ADN spécifiques aux mâles ou aux femelles. Les chercheurs
ont testé leur technique sur 96 autruches âgées de cinq jours. Trois
mois plus tard, le sexe des mêmes animaux a été déterminé une nouvelle
fois, selon la méthode chirurgicale traditionnelle. Les chercheurs,
qui travaillent pour le département de Génétique à l'université
fédérale de Sao Carlos (Sao Paulo), ont constaté que les résultats
étaient identiques avec les deux méthodes, prouvant la pertinence
du recours à la méthode génétique.
http://fr.news.yahoo.com/45/
16
octobre 2002 
Cellules souches tueuses contre tumeurs cérébrales
En modifiant génétiquement des cellules souches embryonnaires, des
chercheurs américains ont fabriqué des cellules tueuses de tumeurs
cérébrales, ou gliomes. Les résultats de leurs travaux sont publiés
dans la revue Cancer Research. Actuellement, pour soigner un patient
atteint d’une tumeur cérébrale, une opération chirurgicale est nécessaire.
Le malade doit ensuite subir des séances de chimiothérapies ou de
radiothérapies, afin d’éliminer le maximum de cellules cancéreuses.
Lors d’un gliome, une partie des cellules cancéreuses ont tendance
à s’ancrer profondément dans les tissus cérébraux sains, ce qui
rend difficile leur éradication. Des risques de rechute sont donc
à envisager. John Yu, du centre médical du Cedar-Sinaï à Los Angeles
(Etats-Unis), et son équipe ont récolté des cellules souches de
fœtus de souris. Ils les ont ensuite modifiées génétiques pour qu’elles
produisent de l’Interleukine 12. cette molécule est connue pour
son action destructrice sur les gliomes. Les cellules tumorales
affectent voire suppriment localement l’activité immunitaire. Le
fait d’ajouter de l’interleukine 12 permet de dynamiser le système
immunitaire ce qui entraîne la destrcution des cellules cancéreuses.
Trois mois après avoir implanté des cellules tumorales, les chercheurs
ont injecté des cellules souches modifiées dans le cerveau de ces
souris. Les rongeurs ainsi traités ont vécu sensiblement plus longtemps
que ceux qui n’ont pas subi de traitement. Près d’un tiers d’entre
eux ont même développé une immunité à long terme contre les gliomes.
En effet, 120 jours après l’injection, la plupart des souris traitées
se portait comme des charmes. En étudiant le cerveau de ces rongeurs,
le Pr John Yu a remarqué que non seulement les cellules productrices
d’interleukine 12 se trouvaient sur le site de la tumeur principale
mais aussi à des endroits où seulement quelques cellules cancéreuses
avaient migré. Cette nouvelle méthode représente un traitement prometteur
pour lutter contre les gliomes, selon John Yu. Les cellules souches
pourraient être investies d’une nouvelle mission : le transport
de protéines pour lutter contre les gliomes.
Olivier Frégaville
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021015.OBS1394.html?1426
15
octobre 2002 
Sydney Brenner se propose de séquencer le génome de 100.000 personnes
Le Britannique Sydney Brenner, co-lauréat du prix Nobel de médecine
2002, a révélé lundi à Lisbonne avoir l'ambition de séquencer le
génome de cent mille personnes d'ici 2020. L'idée de prendre cent
mille personnes au hasard, séquencer leur génome et les accompagner
pendant leur vie est une des formes essentielles, a-t-il estimé,
pour comprendre, véritablement, le livre de la vie. Sydney Brenner,
75 ans, s'est vu décerner le 7 octobre le Nobel de médecine, en
compagnie de son compatriote John Suston et de l'Américain Robert
Horvitz, pour leurs découvertes sur les gènes, à partir de l'étude
de la vie et la mort des cellules d'un petit ver, permettant de
mieux comprendre les origines de maladies liées à la dégénérescence
des cellules, comme le cancer ou le sida. "La science est un peu
comme les horoscopes, il s'agit de prévoir l'inconnu. Nous ne savons
avoir compris quelque chose que quand nous arrivons à prévoir",
a-t-il affirmé. Sydney Brenner parlait lors de sa première conférence
de presse après avoir reçu le Nobel de médecine, organisée en marge
d'une réunion promue par la Fondation Calouste Gulbenkian, dont
il préside le conseil scientifique. Il a estimé que passer de l'"amalgame
de l'information" provenant du génome humain à sa connaissance est
une des principales questions qu'il aimerait voir résoudre pendant
sa vie.
http://actu.dna.fr/021015072107.040dg9fa.html
15
octobre 2002
Fête
de la science
Du 14 au 20 octobre a lieu la "Fête de la science'' à laquelle le
ministère des Affaires étrangères s'associe grâce à plusieurs manifestations
organisées par son réseau de coopération et d'action culturelle
à l'étranger. En écho aux thèmes retenus cette année pour la manifestation
en France - science de la vie ; développement durable ; société
de l'information -, le ministère des Affaires étrangères a choisi,
pour la promotion de cet événement à l'étranger, d'illustrer, à
la lumière des récents débats du Sommet de Johannesburg, l'approche
française des problèmes d'environnement et de développement. Ont
ainsi été mis à la disposition des ambassades, des centres culturels,
des instituts de recherche, des Alliances françaises, des établissements
scolaires français à l'étranger, différents instruments de promotion
: - Trois expositions, traduites en anglais et en espagnol : ''Biodiversité,
notre nature pour demain'', conçue par le Museum national d'histoire
naturelle, en présente les enjeux ; ''La biodiversité et nous :
10 ans après Rio'', réalisée en partenariat avec la Cité des sciences
et de l'industrie, fait la synthèse et le bilan du Sommet de Johannesburg
; ''De Rio à Johannesburg'' retrace la contribution de la recherche
française au développement durable. Par ailleurs, un encart sur
la biodiversité a été réalisé par le journal ''Science et vie junior''
pour être largement diffusé. Au total, près de 240 jeux de ces expositions
ont été envoyés à l'étranger. - Un programme ''biodiversité'' de
15 films documentaires de création autour des mêmes thèmes environnementaux,
ainsi qu'une sélection de films scientifiques parmi les 450 documentaires
du répertoire du ministère. Au total, 160 collections ont été diffusées
dans 110 pays. - Un ouvrage intitulé ''Johannesburg : Sommet mondial
du développement durable 2002, quels enjeux ? Quelle contribution
des scientifiques ?''. Edité avec le concours de l'Association pour
la diffusion de la pensée française, il a été rédigé par six personnalités
scientifiques, qui dans un langage accessible présentent l'avancée
des recherches sur les sujets de la biodiversité, du changement
climatique, de la désertification et les enjeux économiques et sociaux
qui y sont associés. Traduit en anglais, il est téléchargeable sur
le site France Diplomatie (www.diplomatie.gouv.fr). Grâce à ces
outils, de nombreuses manifestations fêtent la science de par le
monde. Par exemple, au Brésil une émission de télévision a été produite
et un festival ''Ver a cienca'', semblable au festival ''Image et
science'' présenté actuellement à Paris, est proposé au public.
En Russie seront projetés des films sur les problèmes scientifiques
et éthiques liés au clonage suivis de débats. En Inde, l'ensemble
du réseau a été mobilisé pour accueillir ''French science today
02 '', un cycle de films complétés par des conférences et des expositions
dressant un panorama de la recherche scientifique en France. Par
ses initiatives et ses relais à l'étranger, le ministère des Affaires
étrangères contribue à l'impact international de la ''Fête de la
science''.
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp?liste=20021014.html
14
octobre 2002
La colonne
vertébrale contre-attaque
Agence Science Presse
Depuis trois ans, les études sur la régénération de la colonne vertébrale
vivent une accélération de l'histoire. Auparavant, la plupart des
experts ne voyaient pas par quel miracle il serait un jour possible
de reconstituer une moelle épinière brisée -et ainsi, de permettre
à des handicapés de marcher à nouveau. Aujourd'hui, il ne se passe
plus trois mois sans que, d'un coin ou l'autre de la planète, un
autre laboratoire n'ajoute sa petite pierre à l'édifice. Les derniers
en date sont des chercheurs montréalais. Une équipe du service de
pathologie et biologie cellulaire de l'Université de Montréal, a
réussi à faire croître, chez des souris, des fibres nerveuses qui
avaient été préalablement sectionnées. Les animaux, lit-on dans
une édition récente du Journal of Neuroscience, ont retrouvé une
partie de leur mobilité, ainsi que -car l'un ne va pas toujours
avec l'autre- une bonne coordination de leurs mouvements. Le miracle
a été accompli par l'injection de substances capables de bloquer
d'autres substances qui, en temps normal, empêchent justement la
régénération des cellules nerveuses. On appelle ces dernières substances
des inhibiteurs de croissance. Autrement dit, ce que ces chercheurs
ont réussi à faire, c'est à «contrer» ces inhibiteurs de croissance.
En soi, ces chercheurs ne sont pas les premiers à explorer cette
piste. Si certaines des équipes qui, ailleurs dans le monde, donnent
de l'espoir aux paraplégiques, se sont plutôt penchées sur la possibilité
que des cellules-souches, injectées dans la moelle épinière, ne
contribuent à la reconstitution de celle-ci, plusieurs autres ont
effectivement suivi la piste des inhibiteurs de croissance. En avril
dernier par exemple, une équipe britannique a décrit dans la revue
Nature comment une enzyme produite par une bactérie (chondroitinase
ABC) et injectée à des rats a permis la régénération de ces fameuses
fibres nerveuses. Les rats peuvent en partie marcher, mais n'ont
pas recouvré beaucoup de sensations dans leurs pattes. En mai 2001,
une équipe américaine démontrait, également dans Nature, qu'une
partie d'une protéine appelée Nogo, produite par les gènes de plusieurs
animaux, dont les humains, pouvait entraîner une recréation des
cellules nerveuses lorsqu'on lui faisait cibler un récepteur précis
de notre système nerveux: en temps normal, Nogo active ce récepteur,
or, voilà qu'une partie de Nogo arrivait à le «bousiller» -entraînant
ainsi la croissance sans problèmes des fibres nerveuses. En juin
de cette année, la même équipe récidivait dans Science en identifiant
la raison de son succès de l'année précédente: un inhibiteur de
croissance -un autre- qui se lie au récepteur lorsqu'arrive Nogo.
Le problème derrière toutes ces recherches est double: d'une part,
des inhibiteurs de croissance, il y en a plusieurs, et on les connaît
encore mal. Choisir celui qui réussira est donc loin d'être évident.
Et d'autre part, resterait à lui donner les bonnes instructions:
la molécule que l'on désire «livrer» au bon endroit -là où doivent
croître de nouvelles fibres nerveuses- doit en effet, pour s'y rendre,
suivre ce chemin tortueux et largement méconnu qu'est le labyrinthe
de notre moelle épinière. Tous les Christopher Reeve de ce monde
-cet acteur qui incarna Superman et qui, aujourd'hui cloué sur une
chaise roulante, s'est fait l'un des promoteurs les plus actifs
de la recherche scientifique sur la régénération de la moelle épinière-
devront donc patienter. Entre les essais actuellement en cours sur
des souris et ceux qui pourraient éventuellement aboutir à des cobayes
humains, il s'écoulera encore des années. La chercheuse principale
de l'équipe montréalaise, Lisa McKerracher, est également derrière
une firme de biotechnologie, Bioaxone Thérapeutique, fondée précisément
dans le but de pousser plus avant cette exploration de l'univers
de notre système nerveux. Mais l'avantage, soulignent tous les chercheurs
impliqués, c'est que ces percées médicales, lorsqu'elles se produiront,
pourront peut-être également servir aux gens atteints de Parkinson
ou d'autres problèmes neurologiques, maladies dont le point de départ
fut, là aussi, des dommages aux cellules nerveuses.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100146477.html
13
octobre 2002
Quand le
risque de consanguinité justifie l’infidélité
Les nids des oiseaux réunissent souvent des progénitures d’ascendances
différentes, quand le mâle ou la femelle a eu des aventures extra-conjugales.
L’infidélité féminine est très répandue chez certaines espèces d’oiseaux,
sans être véritablement expliquée. Une équipe internationale d’ornithologistes
montre dans la revue Nature que certaines femelles s’accouplent
avec plusieurs mâles pour éviter les effets négatifs de la consanguinité.
Donald Blomqvist et ses collègues ont étudié le comportement du
bécasseau d’Alaska, du chevalier guignette et du gravelot à collier
interrompu. Chez ces trois espèces d’oiseaux côtiers, les femelles
multiplient les accouplements lorsque leur partenaire ‘’légitime’’
est génétiquement trop proche d’elles, afin d’avoir la meilleure
progéniture possible. Comment les oiseaux reconnaissent-ils cette
proximité génétique ? Les chercheurs n’ont pas tous les éléments
de réponse. Ce qui est certain, c’est que les oiseaux apprennent
beaucoup plus de choses par l’expérience qu’on ne pensait. Ces travaux
rejoignent d’autres études récentes qui montrent que « l’infidélité
au féminin, loin d’être anecdotique, a même ses avantages évolutifs
», comme l’explique le dossier de Sciences et Avenir (n°667), «
Femelles infidèles ».
http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20021010.OBS1221.html
13
octobre 2002 
Le père de Dolly s’intéresse
aux humains
Après le gynécologue italien Severino Antinori, c’est autour du
père de la brebis Dolly, d’annoncer son souhait de cloner un être
humain. En effet, le Pr Ian Wilmut souhaite déposer son projet de
clonage à partir de cellules souches embryonnaires humaines auprès
des autorités anglaises, d’ici l’année prochaine. Pour l’instant,
le Pr Ian Wilmut, responsable de l'Institut Roslin à Edimbourg,
ne va pas aussi loin que son homologue italien qui avait provoqué
une véritable polémique l’été dernier, en annonçant dans le quotidien
Libération, l’arrivée du premier bébé cloné en décembre. Le chercheur
écossais s’intéresse au clonage humain uniquement à des fins thérapeutiques.
Il espère ainsi trouver une technique pour traiter les maladies
cardiaques. Il n’a pour l’instant pas l’intention d’aller jusqu’au
clonage d’un bébé, car cela ne pourrait se faire qu’en totale illégalité.
Cependant, la position du père de Dolly, farouche opposant au Pr
Antinori, peut paraître surprenante. Jusqu’à présent, ces travaux
portaient sur la difficultés d’obtenir un clone sain. Il a en effet
observé que chez les rares animaux clonés qui survivent, de graves
malformations génétiques et physiques les rendent souffreteux. C’est
le cas de Dolly, le premier animal cloné. A sa naissance en 1996,
des anomalies chromosomiques ont été décelées. Très vite, les chercheurs
ont constaté que malgré son jeune âge, les cellules de son organisme
avaient le même âge que celles de la « mère » de Dolly. La brebis
avait été clonée à partir de cellules adultes d’un mammifère. Le
Pr Ian Willmut ne devrait déposer un dossier devant les autorités
qu’après une évaluation des risques par son institut.
Olivier Frégaville
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/
12
octobre 2002 
Un millénaire et demi de conflits
325
1er concile oecuménique de Nicée (Asie mineure), réuni par l'empereur
Constantin, converti au christianisme et qui en a fait une religion
d'Etat. En marge de la condamnation de l'arianisme, le judaïsme
est déclaré «aberration de la volonté divine» et les juifs «hérétiques».
Le jour de repos est déplacé du samedi au dimanche.
465
Au concile régional de Vannes (France), interdiction est faite à
un chrétien de partager de la viande avec un juif. En 533, au concile
régional d'Orléans, les mariages mixtes sont interdits.
589
Au concile régional de Tolède, les enfants nés de mariages mixtes
sont déclarés chrétiens et interdiction est faite aux juifs d'accéder
à des fonctions officielles.
1215
12e concile oecuménique, le quatrième organisé à Latran, près de
Rome, convoqué par Innocent III et qui légifère dans de nombreux
domaines de la vie religieuse, comme la communion pascale ou la
confession annuelle. Les juifs se voient imposer le port d'un habit
et d'un signe distinctifs, ils sont soumis à un tribut et l'Eglise
prescrit l'établissement de quartiers spéciaux, les ghettos.
1492
Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille décident la sanglante
expulsion des juifs d'Espagne et appuient l'Inquisition, avec son
lot de conversions forcées. Un siècle auparavant, en 1394, les juifs
avaient été expulsés de France. Ils trouvent refuge dans le Comtat
Venaissin, enclave provençale appartenant au Saint-Siège (jusqu'en
1791), où ils jouissent de la protection pontificale.
1516
Contre les attaques des Dominicains, l'humaniste et exégète allemand
Johannes Reuchlin prend la défense de la Kabbale et du Talmud. Au
terme d'un long procès, il convainc les autorités ecclésiastiques
romaines que leur étude ne nuit pas au christianisme.
1515
La Contre-Réforme marque un raidissement des attitudes
papales. Paul IV remet en vigueur la législation antijuive du Moyen
Age, et le système du ghetto est appliqué dans toute sa rigueur
à Rome.
1937 - 1945
Pie XI condamne solennellement le racisme dans son encyclique «Mit
brennender Sorge» (1937), et l'année d'après, devant des pèlerins
belges, il déclare: «L'antisémitisme est inacceptable; spirituellement,
nous sommes tous sémites». Son successeur Pie XII dénonce dans une
encyclique d'octobre 1939 les théories qui nient «l'unité de la
race humaine». Malgré ces avertissements, l'attitude de Pie XII
envers les nazis et l'Holocauste continue de diviser les historiens.
1964
En janvier, Paul VI se rend en pèlerinage à Jérusalem.
1965
La déclaration «Nostra aetate», approuvée lors du concile de Vatican
II, efface l'ancienne accusation de «peuple déicide» à l'égard des
juifs.
1986
Pour la première fois, un pape Jean-Paul II franchit l'entrée
de la synagogue de Rome.
1987
Dans le contexte difficile de la polémique du carmel de religieuses
dans le camp d'Auschwitz, Jean-Paul II reçoit des représentants
du Comité international juif pour les consultations interreligieuses.
Face à leurs reproches, il promet la rédaction d'un document sur
la Shoah. C'est celui qui a été rendu public lundi, onze ans de
rédaction pour dix pages A4.
1993
Signature, le 30 décembre, d'un accord qui scelle la reconnaissance
d'Israël par le Vatican et ouvre la voie à un échange d'ambassadeurs
entre les deux pays.
http://www.webdo.ch/hebdo/hebdo_1998/hebdo_12/vatican_histoire_12.html
11
octobre 2002
Le multimédia
éducatif transforme peu à peu l'enseignement
L'école sort de ses murs et le cours magistral recule sous l'effet
du multimédia éducatif, qui transforme peu à peu l'enseignement
sans toutefois révolutionner la pédagogie. Les 8e "rencontres de
l'Orme" (Observatoire des ressources multimédia en éducation), qui
se tiennent jusqu'à vendredi au Palais du Pharo de Marseille, permettent
de mesurer l'évolution des outils éducatifs du multimédia et leur
utilisation. "L'école a encore du mal à maîtriser le multimédia
et l'on manque d'instruments d'analyse qui permettent d'évaluer
son apport. On sait en revanche qu'il apporte un gain en sociabilité
dans les classes", explique Dominique Liautard, responsable de l'Orme.
"La formation des enseignants dans ce domaine est également trop
théorique". Chaque année, la production industrielle de produits
éducatifs croît avec le développement de l'équipement informatique
des classes sans que les professeurs aient toujours le temps de
maîtriser ces nouveautés. Environ 450 cédérom ou DVD ont reçu depuis
trois ans un label RIP (reconnu d'intérêt pédagogique) du ministère
de l'Education nationale. On compte aujourd'hui un ordinateur pour
six élèves dans les lycées, un pour treize dans les collèges et
un pour vingt-cinq dans les écoles. La plupart sont reliés en réseau
et branchés sur internet, indique Gérard Puimatto, chargé de mission
sur les nouvelles technologies à la faculté d'Aix-Marseille. "Face
à la pression sociale et économique, il faut mettre en place une
pression éducative", estime Dominique Liautard qui souhaite que
les enseignants "interviennent en amont dans la réalisation des
produits éducatifs". "Sinon, le marché nous imposera son modèle",
dit-elle. "L'offre actuelle est encore souvent inadaptée aux besoins
pédagogiques des enseignants", renchérit Gérard Puimatto. "J'ai
testé en classe un cédérom d'histoire-géo. C'est ludique mais j'aurais
pu faire la même chose en moins cher avec des moyens classiques",
explique Gérald Attali, professeur à Salon-de-Provence. A contrario,
le logiciel "Escritor" imaginé par Jean-Yves Chasle, professeur
de mathématiques, féru d'informatique, est cité en exemple. Il permet
aux enseignants d'entrer dans le cheminement intellectuel d'un élève
en analysant la progression de son raisonnement. Ceci par l'analyse
des traces de son écriture sur une palette graphique (hésitation,
avancement, erreur). Gratuit et disponible sur internet, il a été
traduit en 5 langues. L'utilisation du multimédia reste encore limitée.
Si 40% des enseignants disent l'utiliser, il ne représente en moyenne
que 4 heures de cours par semaine dans les collèges, indique Gérard
Puimatto. On l'utilise souvent comme support pédagogique, pour rechercher
de l'information sur l'internet. Il sert également pour des travaux
dirigés et permet aux élèves de devenir les acteurs de leur apprentissage.
La création de site scolaire permet en bout de course de valoriser
et mutualiser le travail d'une classe.
http://actu.dna.fr/021010155707.zgv8gq6y.html
10
octobre 2002 
Maladie de Parkinson. Résultats encourageants d'une
thérapie génique
Agence France-Presse Washington
Une équipe internationale de chercheurs a fait état des résultats
encourageants d'une méthode de thérapie génique testée sur des rats
pour le traitement de la maladie de Parkinson, selon une étude à
paraître vendredi dans la revue américaine Science. Les rats affectés
de troubles associés à la maladie ont montré une nette amélioration
de leur comportement moteur après l'implantation par les chercheurs
d'un certain gène dans une région du cerveau contrôlant le mouvement.
L'équipe de chercheurs sous la conduite du professeur Jia Luo, de
l'université de Auckland, en Nouvelle-Zélande, ont constaté que
cette méthode consistant à injecter un gène protégeant certaines
cellules nerveuses dans le cerveau avait pour effet de bloquer le
développement de la maladie. Cette technique «représente un traitement
potentiel pour la maladie de Parkinson et d'autres troubles neurologiques
associés à l'excitation excessive», écrivent les auteurs, tout en
soulignant que des études complémentaires seront nécessaires pour
déterminer si la méthode est applicable à l'homme. La maladie de
Parkinson se développe à la suite de la détérioration de certaines
cellules nerveuses du cerveau qui produisent la dopamine. Une carence
de cet acide aminé perturbe le fonctionnement des nerfs, causant
notamment tremblements et raideurs. Dans l'étude, le gène injecté
(celui de l'acide glutamique décarboxylase ou GAD) a permis la production
de neuromédiateurs appelés GABA (acide gamma-aminobutyrique), qui
ont rétabli l'équilibre au sein des cellules nerveuses du cerveau.
Environ 1,2 million de personnes sont touchées par la maladie de
Parkinson en Amérique du Nord. La maladie touche 1% des personnes
de plus de 60 ans, et 2% des personnes de plus de 70 ans. Mais elle
peut aussi toucher des personnes plus jeunes, et même des adolescents,
selon la Fondation nationale Parkinson, basée à Miami en Floride.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100145548.html
10
octobre 2002
Clonage :
les pistes à suivre, selon Wilmut
En mars 1997, Ian Wilmut a fait naître au Roslin Institute, en Ecosse,
le premier animal cloné à partir d'une cellule somatique de mammifère,
la brebis Dolly. Dans « Nature » de cette semaine, il fait le point
sur les techniques de clonage qui, en dépit de leur échec relatif,
ont permis de mettre en évidence la réversibilité de la différenciation
cellulaire. Celle-ci implique des mécanismes de reprogrammation
génétique qui sont aujourd'hui méconnus et mal maîtrisés. « Il est
surprenant que le clonage de cellules somatiques ait pu être amené
à bien », affirme aujourd'hui le « père » de Dolly, Ian Wilmut,
dans un article qu'il publie dans « Nature » avec des collaborateurs
du Roslin Institute, en Ecosse, et un chercheur de Nouvelle-Zélande.
En dépit de quelques succès, les mécanismes moléculaires en jeu
au moment du transfert nucléaire et au cours des premiers stades
du développement sont presque totalement méconnus. Le nombre d'échecs
est important et on estime que seulement de 0 à 4 % des embryons
clonés parviendront à l'âge adulte. Pourtant, en dehors de son caractère
spectaculaire, le clonage chez les mammifères a permis de mettre
en évidence la remarquable plasticité du développement cellulaire,
soulignent Wilmut et ses collaborateurs. Il a montré que les changements
de structure de la chromatine qui président à la différenciation
cellulaire sont en fait réversibles. La maîtrise des mécanismes
de reprogrammation du génome qui interviennent après le transfert
du noyau pourraient avoir des applications thérapeutiques importantes.
En particulier pour la production de cellules histocompatibles,
par transformation du phénotype cellulaire, qui permettrait le développement
de traitements efficaces des maladies dégénératives. Pour cela,
un certain nombre de progrès doivent être accomplis, notamment dans
l'étude des différences observées entre les espèces où le clonage
a été effectué avec succès (vaches, mouton, chèvre, porc et souris).
Les échecs ont pu être observés à tous les stades du processus :
stade embryonnaire, fœtal, périnatal et postnatal. Leurs causes
et leur période de survenue peuvent différer d'une espèce à l'autre.
Des anomalies du placenta sont par exemple la principale cause d'avortement
précoce chez les moutons et les bovins. Des mécanismes moléculaires
à élucider Il paraît également essentiel de déterminer le stade
optimal du cycle cellulaire du donneur (métaphase), le stade du
développement de la cellule dans lequel est prélevé le noyau. Chez
la souris, par exemple, plus le stade est élevé (blastomère à 2,4
et 8 cellules), plus les taux de succès diminuent. Quant aux mécanismes
moléculaires, ils impliquent les anomalies d'expression des gènes
intervenant dans l'empreinte génétique. De telles anomalies associées
ont déjà été décrites chez la souris et les bovins. Enfin, l'étude
de la régulation épigénétique de l'expression des gènes qui fait
intervenir des processus de méthylation pourrait fournir des renseignements
importants. Ainsi, la rapide déméthylation du génome paternel, qui
a été observée dans différentes espèces, n'existe pas chez la chèvre.
Dr Lydia ARCHIMÈDE
09
octobre 2002
Découverte
d'un gène dont l'absence est associée au cancer du sein
WASHINGTON
Des chercheurs américains ont identifié un gène dont l'absence ou
l'inactivité pourrait expliquer les cancers du sein d'origine non
héréditaire - soit plus de 90% des cas - selon les résultats d'une
étude annoncés lundi. Ces chercheurs ont découvert un gène manquant
ou inactif dans environ 60% des cas de cancer du sein examinés.
Ce gène, qu'ils ont appelé DBC2, est parmi les premiers identifiés
comme jouant un rôle dans la suppression des tumeurs et dont l'absence
est clairement associée aux cas de cancer du sein d'origine non
héréditaire. L'absence de ce gène DBC2 (pour "deleted in breast
cancer" ou absent du cancer du sein) pourrait également jouer un
rôle dans certains cas de cancer du poumon, selon l'étude à paraître
le 15 octobre dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences
américaine (PNAS). En outre, les chercheurs du Cold Spring Harbor
Laboratory (New York) et de l'Université de l'Etat de Washington
ont montré que la production de la protéine DBC2 dans les cellules
cancéreuses du sein ont la capacité de tuer ces cellules cancéreuses
ou d'arrêter leur progression. L'équipe du Dr Michael Wigler, du
laboratoire de l'Etat de New York, avait déjà identifié en 1997
le seul autre gène (PTEN) à être clairement associé aux cancer du
sein chez des personnes sans antécédents familiaux de la maladie.
En 1990, le groupe de chercheurs de l'université de Washington,
dirigé par le Dr Mary-Claire King, avait pour sa part identifié
le premier gène (BRCA1) lié au cancer du sein d'origine héréditaire.
Depuis, d'autres chercheurs ont identifié une série de gènes jouant
un rôle dans le développement du cancer du sein d'origine héréditaire.
Mais ce type de cancer du sein issu d'une mutation génétique représente
moins de 10% des cas. Un total de huit gènes a pour l'instant été
identifié comme jouant un rôle dans le développement du cancer du
sein d'origine héréditaire, les derniers en date étant une série
de six gènes découverts par des chercheurs de l'Institut sur le
cancer Dana-Farber et de l'Hôpital pour enfants de Boston (Massachusetts)
qui menaient des travaux sur une maladie infantile rare, l'anémie
de Fanconi. Ces derniers avaient annoncé en juin dernier avoir découvert
qu'une erreur dans n'importe lequel des six gènes impliqués dans
cette maladie augmente les risques de développer un cancer du sein.
Le cancer du sein, toutes causes confondues, tue 400.000 femmes
par an dans le monde et 800.000 nouveaux cas sont dépistés chaque
année. Il est la deuxième cause de mortalité chez la femme derrière
le cancer du poumon.
http://actu.dna.fr/021007211657.st5ih159.html
09
octobre 2002
Une souris
immunisée avec succès contre le VIH
Le professeur canadien Kenneth L. Rosenthal a réussi à immuniser
une souris d'une forme de virus du sida en lui administrant des
particules virales inactivées sur les muqueuses nasales. Le professeur
et son équipe "ont découvert que des souris immunisées par voie
nasale avec des particules virales inactivées du virus de l'immunodéficience
humaine (VIH) combinées à un nouveau stimulateur du système immunitaire
(adjuvant) sont protégées contre une inoculation par voie génitale
d'un virus modèle qui exprime une des protéines du VIH", indique
lundi CANVAC, le Réseau Canadien pour l'élaboration de vaccins et
d'immunothérapies. "Jusqu'ici, l'immunothérapie n'avait jamais ciblé
les voies muqueuses, or nous avons découvert que les différentes
muqueuses sont reliées à un système immunitaire autonome", a expliqué
Aline Rinfret, directrice scientifique adjointe de CANVAC. Cette
découverte, publiée dans le dernier numéro de la revue Journal of
Infectious Diseases, suggère qu'un vaccin administré par une des
muqueuses, par exemple celle du nez, pourait conférer une protection
contre l'infection dans une autre muqueuse, telle que celle des
voies génitales. "Nous espérons mettre au point un vaccin aux alentours
de 2006", a déclaré Aline Rinfret. Les chercheurs devront d'abord
améliorer les tests sur animaux avant de lancer plusieurs essais
cliniques au Canada et en Afrique afin d'élaborer un vaccin efficace.
CANVAC est constitué de 74 chercheurs canadiens issus de 25 universités
et centres de recherche au Canada. Spécialisé en immunologie, virologie
et biologie moléculaire, cet organisme, lancé en 2000, bénéficie
d'une subvention annuelle de 3 millions de dollars américains du
gouvernement canadien ainsi que de fonds du secteur privé.
http://actu.dna.fr/021008084248.dors4la1.html
08
octobre 2002 
Une arme transgénique contre l'arsenic
Son nom évoque crimes historiques et empoisonnements royaux mais
aujourd'hui l'arsenic est d'abord un problème de santé publique
grave, car il pollue les sols et l'eau. Des chercheurs proposent
une nouvelle arme pour lutter contre ce fléau: une plante transgénique
capable de pomper l'arsenic dans le sol et de le stocker dans ses
feuilles. Les plants peuvent ensuite être récoltés et incinérés
sans danger. Une solution moins coûteuse que de creuser le sol pour
enlever la terre empoisonnée et la stocker ailleurs -la seule solution
à l'heure actuelle pour nettoyer des sites contaminés. L'équipe,
dirigée par un chercheur de l'Université de Georgia, a travaillé
sur Arabidopsis thaliana, petite plante dont le génome a déjà été
entièrement séquencé. Les chercheurs ont inséré un gène de la bactérie
Escherichia coli qui permet à la plante de résister à l'arsenic
et de l'accumuler dans ses feuilles. Ces travaux sont publiés dans
la revue Nature Biotechnology du mois d'octobre. Au Bangladesh et
dans l'Etat indien du Bengale-occidental, l'empoisonnement à l'arsenic
par l'eau de boisson pose un très grave problème de santé publique.
112 millions de personnes seraient touchées par et près de 500.000
cancers induits par cette pollution seraient déjà à déplorer dans
cette région du monde, selon les estimations de l'OMS. En Inde,
les techniques agricoles de la Révolution verte des années 60 sont
en partie responsables de cette situation, selon les chercheurs.
La culture du riz dans des champs inondés a ramené à la surface
de l'eau naturellement très contaminée par l'arsenic. Chez l'homme,
ce poison peut provoquer des lésions de la peau, des cancers des
poumons, des reins ou du foie, et endommager le système nerveux
central.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021007.OBS1042.html?0819
08
octobre 2002 
Le lait de vaches clonées ne diffère quasiment pas
du lait ''normal''
Futura-Sciences.com
Lors d'une conférence organisée par la Food and Drug Administration
(FDA) et par Pew Initiative on Food and Biotechnology, un " think
tank " de Washington, des chercheurs des Universités du Wisconsin
et de l'Utah ont présenté des résultats obtenus lors d'une étude
du lait produit par des vaches clonées. Il semble que ce lait contienne
des taux de protéines, de matières solides, de matières grasses
et de minéraux quasiment identiques à ceux d'un lait produit par
des vaches " normales ". Seule une petite quantité d'éléments nutritifs
semble varier, ce résultat étant peut être dû au fait que le régime
alimentaire du grand nombre de vaches suivies n'était pas standard.
Cette étude a été financée par Infigen de DeForest (Wisconsin),
une entreprise spécialisée dans le clonage d'animaux d'exception,
essentiellement à des fins de reproduction. Les clones sont en effet
si chers qu'il n'est pas question de les utiliser directement comme
source de viande, mais plutôt pour la reproduction. Aujourd'hui,
aucune loi n'interdit la commercialisation du lait de ces animaux
et de la viande de leur progéniture. Cependant, les éleveurs ont
attendu le lancement sur le marché de ces produits conformément
à un accord informel passé avec la FDA, celui-ci prévoyant la réalisation
d'études complémentaires à propos de la sécurité. Quasiment tous
les scientifiques s'accordent à penser que le lait ou la viande
d'animaux clonés ne représente aucun danger pour la consommation
humaine. Source : Agence pour la Diffusion de l´Information Technologique
(ADIT, http://www.adit.fr)
http://www.futura-sciences.com/news1221.php
07
octobre 2002
Fujitsu :
un robot pour actionner les télécommandes domestiques
Le groupe japonais d'informatique Fujitsu a créé un robot capable
d'actionner les télécommandes de votre magnétoscope et d'autres
appareils ménagers après en avoir reçu l'ordre par téléphone cellulaire.
Fujitsu a annoncé lundi qu'il avait conçu le robot MARON-1, qui
a la forme d'un aspirateur, des roues motrices et des caméras circulaires
en guise d'yeux. L'entreprise espère commercialiser ce robot d'ici
un an au prix d'environ 200.000 yens (1.650 euros). Le robot peut
enregistrer les signaux infrarouges des télécommandes et les renvoyer
aux appareils domestiques à partir de messages envoyés d'un téléphone
cellulaire. "Si vous pointez la télécommande de votre magnétoscope
(VCR) en direction du robot, il est capable d'enregistrer un signal
infrarouge", a indiqué le porte-parole de Fujitsu, Scott Ikeda.
Plus tard, si vous vous souvenez que vous vouliez enregistrer une
émission et si vous avez bien programmé la fonction "enregistrement"
dans la mémoire du robot, vous pouvez utiliser votre téléphone mobile
pour demander au robot de mettre en route l'enregistrement, a-t-il
poursuivi. "Ce n'est pas plus difficile que cela", a affirmé M.
Ikeda. Le robot de couleur bleu et argenté, d'un poids de 5 kg,
peut se mouvoir automatiquement dans la maison ou sous le contrôle
d'une personne équipée de l'une des dernières versions des téléphones
cellulaires de NTT DoCoMo, dotés d'un accès internet et du service
de messagerie électronique. MARON peut relayer des images vers un
téléphone mobile, ou bien si vous lui demandez de garder l'entrée
de la maison, il peut hurler en cas de visite inattendue et composer
des numéros de téléphone pré-enregistrés comme ceux de la police,
selon Fujitsu. Il peut également surveiller les animaux domestiques,
mais il ne va pas les nourrir, a souligné M. Ikeda.
http://actu.dna.fr/021007123535.pcowxx7e.html
07
octobre 2002
Un petit
ver de terre à l'origine du Nobel
Un minucscule ver de terre est à l'origine du prix Nobel de médecine
2002 qui a récompensé lundi deux Britanniques, Sydney Brenner John
Sulston, et un Américain, Robert Horvitz, pour leurs découvertes
sur la division des cellules, leur suicide et leur transformation
en cellules éternelles. Chez l'homme, ce suicide concerne quotidiennement
des milliers de milliards de cellules et correspond au nombre des
naissances de nouvelles cellules. Cette disparition programmée des
cellules permet aussi aux organismes vivants de passer du stade
embryonnaire au stade adulte. A l'opposé, un défaut dans le programme
provoque une prolifération anormale des cellules et génère des maladies
comme les cancers. Grâce à ce subtil mécanisme d'élimination automatique,
le tétard se transforme en grenouille, et le foetus humain aux doigts
et pieds palmés perd les petites membranes qui, aux premiers jours,
relient ses doigts et ses orteils. Cette "sculpture cellulaire de
l'organisme" élimine aussi du cerveau humain les cellules neuronales
ayant servi à la construction de l'édifice qui, autrement, paralyseraient
son fonctionnement. Extrêmement complémentaires, les travaux des
trois lauréats ont apporté un nouvel éclairage sur les origines
de nombreuses maladies et ouvert de nouvelles pistes, pour le traitement
d'affections comme le sida, l'infarctus, les cancers. "La somme
des travaux des trois Nobel a permis de comprendre les mécanismes
centraux de l'apoptose - la mort programmée des cellules - et ont
ainsi contribué à la réinterpétation actuelle de la survenue de
nombreuses maladies", a expliqué à l'AFP l'un des spécialistes français,
Etienne Jacotot, de l'Institut Pasteur de Paris. Le premier pas
a été accompli au début des années 60 par Brenner. En choisissant
un ver d'un millimètre de long (Caenorhabditis elegans) il a fourni
la base du travail sur lequel se sont appuyés ses deux co-lauréats.
Le choix du ver répondait à un impératif précis: trouver un modèle
animal. En effet, les bactéries et les levures sur lesquelles les
chercheurs travaillent sont des organismes unicellulaires. Ils ne
peuvent donc pas servir pour des études sur le développement des
cellules et leurs interactions. Pour avancer, il fallait donc se
tourner vers d'autres êtres vivants. Mais les mammifères, certes
bourrés de cellules, ne pouvaient pas non plus être utilisés: trop
compliqués et trop lents à se reproduire. Au contraire, le ver avait
tous les avantages : multicellulaire mais relativement simple, se
reproduisant rapidement, transparent et donc observable au microscope,
il s'est révélé idéal. Brenner a ainsi pu montrer que des mutations
génétiques spécifiques pouvaient être déclenchées artificiellement,
qu'à chaque mutation, ou presque, correspond un gène spécifique
et que chaque mutation a un effet propre sur le développement des
organes. Par la suite, ce travail a permis à Sulston de dresser
l'"arbre généalogique" du ver, une "cartographie au gène près",
montrant que chacune des 1.090 cellules du ver suit le même programme
de division et de différenciation et que l'invertébré perd systématiquement
le même nombre de cellules - 121 - au cours de son développement.
Enfin, Horvitz a découvert les deux premiers "gènes de la mort",
puis un gène évitant un déclenchement intempestif du mécanisme.
Il a ensuite identifié une série de "gènes-éboueurs", ayant en charge
de déclencher l'élimination des cellules mortes par les cellules
voisines. Grâce aux travaux des trois Nobel, "la mort cellulaire
génère aujourd'hui plus de 10.000 publications spécialisées par
an et des essais cliniques visant à faire se suicider des cellules
devenues immortelles et cancéreuses sont déjà en cours pour lutter
contre certains cancers", rappelle M. Jacotot.
http://actu.dna.fr/021007153116.zfcoax47.html
07
octobre 2002
NTT et DoCoMo
inventent l'échange d'email via une poignée de mains
Les deux géants japonais des télécommunications NTT et sa filiale
DoCoMo ont développé une technologie qui se sert du corps humain
comme d'un réseau à large bande permettant l'échange d'emails et
d'autres données à travers une simple poignée de mains, selon un
journal paru lundi. Cette technologie s'appuie sur la conductivité
du corps humain et y adjoint la panoplie de fonctions (stockage,
agenda, etc..) d'un assistant personnel numérique (PDA, personal
digital assistant), a expliqué le quotidien Nihon Keizai Shimbun
(Nikkei). Le principe de ce système est de considérer le corps humain
comme un circuit à travers lequel peuvent passer des signaux électriques
de faible amplitude et d'ajouter un PDA à chaque extrémité du "fil",
a indiqué le Nikkei en citant des sources proches de NTT et DoCoMo.
Comme les sacs à mains et les vêtements transmettent également les
signaux électriques, le PDA peut rester dans la poche et malgré
tout envoyer ou recevoir des données. De cette manière, par une
simple poignée de mains, deux personnes pourront échanger leurs
adresses de courrier électronique, leurs noms et numéros de téléphones
qui s'inscriront automatiquement dans leur PDA. Les deux groupes
ont fait l'expérience de la transmission de données à une vitesse
de 10 mégabits par seconde, soit pratiquement autant qu'une connexion
internet à travers un réseau à large bande. Cette technologie devrait
permettre aussi la transmission d'informations à travers une poignée
de porte, des interrupteurs, un bureau ou une chaise, a indiqué
le Nikkei. Cela pourrait permettre par exemple de passer plus rapidement
les portillons d'entrée du métro ou de pénétrer dans des bâtiments
à sécurité renforcée par une simple pression. Le système pourrait
aussi faire démarrer un ordinateur, à peine l'utilisateur assis
sur sa chaise, selon le Nikkei.
http://actu.dna.fr/021007074843.cskigaoa.html
07
octobre 2002
Le télescope
le plus puissant du monde
Un télescope, qui distingue des objets 3 000 fois plus petits
que ceux observables depuis l'espace par Hubble, vient de naître.
Sa mission : étudier les galaxies.
La mise en réseau de plusieurs télescopes à ondes radio, basés en
Arizona, en Espagne, en Finlande et au Chili, a permis au télescope
virtuel de voir le jour. Astronome à l'Observatoire Haystack du
Massachusetts Institute of Technology (MIT), Sheperd Doeleman estime
que ce dernier possède un pouvoir de résolution jamais atteint auparavant:
il permet d'observer, de New York, les creux et les bosses d'une
balle de golf située à Los Angeles. Cet appareil utilise la technique
de l'interférométrie, qui combine les faisceaux de différents radiotélescopes.
L'interférométrie est une technique d'observation qui permet d'atteindre
une résolution supérieure à celle d'un télescope classique et donc
de discerner des détails très pointus. Directrice du Radio-observatoire
de l'Arizona, Lucy Ziurys précise que le télescope virtuel est capable
de détecter des ondes plus courtes et des émissions radio à plus
haute fréquence. Le nouveau télescope permettra d'expliquer pourquoi
les galaxies dites actives, comme les radiogalaxies, les quasars
et les galaxies de Seyfert, dégagent autant d'énergie. Une galaxie
active est une galaxie dont le noyau libère d'énormes quantités
d'énergie sous forme de rayonnement électromagnétique. Cette énergie
surpasse celle que libère l'ensemble des étoiles de la galaxie.
« Il existe deux types de galaxies actives : les galaxies qui sont
en train de produire des étoiles et celles qui possèdent un trou
noir massif en leur centre », explique Louis Bernstein, astronome
au Planétarium de Montréal. « Ces galaxies éjectent des courants
de particules à des millions d'années-lumière de distance. L'excès
d'énergie provient de là », ajoute-t-il. Mais le mécanisme de ces
éjections de matière est méconnu. Avec le nouveau télescope, les
astrophysiciens espèrent donc capturer des images détaillées de
ces jets de particules et comprendre le pourquoi des éruptions.
Les astronomes, qui s'intéressent à la Voie lactée où de telles
émissions d'énergie ont été détectées, vont maintenant observer
le centre de celle-ci où existerait un trou noir supermassif. Les
émissions d'énergie constitueraient la dernière trace de la matière
avant que cette dernière ne soit avalée par le trou noir.
Aurélie Deléglise
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2967.asp
05
octobre 2002
Mystérieux
microquasars
Des astronomes ont observé pour la première fois des émissions
d'énergie autour d'un trou noir de notre galaxie.
Des astrophysiciens du Commissariat à l'énergie atomique (CEA),
en France, ont observé les jets de matière d'un microquasar dans
notre galaxie. Un microquasar est l'association d'un petit trou
noir (étoile effondrée) et d'une étoile. Il éjecte de la matière
à la vitesse de la lumière. Les chercheurs publient leurs travaux
dans la revue Science du 4 octobre. Baptisé XTE J1550-564, un microquasar
a été découvert en septembre 1998. C'est un trou noir d'une masse
éqgale à dix fois celle du Soleil et autour duquel orbite une étoile
peu massive. Stéphane Corbel, chercheur au Service d'Astrophysique
du CEA, a étudié les jets de matière émis par cette source pendant
plusieurs années et dans différents domaines de longueurs d'ondes.
Il a suivi leur déplacement. En observant ces jets aux rayons X
et à très grande distance de XTE J1550-564, les chercheurs ont démontré
qu'un microquasar est capable d'accélérer des particules à des énergies
considérables. Les microquasars pourraient ainsi contribuer à la
production du rayonnement cosmique, ce flux de particules baignant
notre galaxie et dont l'origine est inconnue. Comme les quasars,
les microquasars émettent des jets de matière détectables à grande
distance jusqu'au domaine des rayons X. Mais les jets émis par les
microquasars évoluent beaucoup plus rapidement (semaine ou année)
que ceux produits par les quasars (millions d'années). L'échelle
de temps est donc plus accessible aux astrophysiciens. Les microquasars
sont donc des modèles plus facilement observables que les quasars.
Ils permettront d'en apprendre davantage sur les quasars, qui sont
des astres très brillants au centre d'une galaxie, émettant des
ondes radioélectriques.
Aurélie Deléglise
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2966.asp
05
octobre 2002 
"Demain les clones" sur Arte (Télévision)
Par Media-G le 04/10/02 France
Arte programme le magazine Demain les clones le mardi 8 à 20h45.
L'enquête menée par Sophie Nahum nous entraîne à la rencontre de
personnages étonnants tels que Randolfe Wicker, un activiste pro-clonage
qui se consacre à la défense du clonage humain. Homosexuel, Randolfe
rêve d'avoir un enfant biologique.
http://infos.tetu.com/lire/2917
05
octobre 2002 
Communication quantique sans fil
Le projet d’un système de communication cryptée basé sur les principes
de la physique quantique vient de franchir un pas important vers
sa concrétisation. Des chercheurs britanniques sont parvenus à envoyer
une ‘’clef’’ de cryptographie quantique à plus de 23,4 km via les
airs, sans câble de fibre optique. Pour transmettre des messages
codés, la cryptographie traditionnelle utilise des algorithmes informatiques
très complexes. Le plus délicat est de communiquer à son correspondant
la clef qui lui permettra de décoder les messages cryptés. Pour
éviter d’envoyer un barbouze et son attaché case, les clefs sont
elles-mêmes cryptées. Mais la montée en puissance des capacités
de calculs informatiques rendent ces transmissions de plus en plus
vulnérables. D’où le projet fou d’un système totalement sécurisé
: la cryptographie quantique. L’information n’est plus codée avec
des 0 et des 1, mais grâce à des photons polarisés avec des angles
différents. En vertu du principe d’incertitude d’Heisenberg, l’un
des fondamentaux de la physique quantique, l’observation d’une particule
modifie son état quantique. Une tentative de ‘’lecture’’ des photons
serait donc immédiatement trahie par ce changement, alors que la
violation d’un code informatique ne peut pas être décelée. Cependant,
envoyer ces faisceaux de photons n’est pas une mince affaire. Jusqu’à
présent, le record était de 60 km via des fibres optiques. L’équipe
de John Rarity, de QinetiQ, le laboratoire du ministère de la Défense
britannique, a réussi a faire voyager le message quantique d’une
montagne à l’autre, à travers plus de 23 km. On est encore loin
des 1.000 km nécessaires pour atteindre un satellite en orbite basse,
et d’autres difficultés demeurent, mais une étape importante vient
d’être franchie. Ces travaux sont publiés aujourd’hui dans la revue
Nature.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021003.OBS0895.html?1115
04
octobre 2002 
Le suicide responsable de la moitié des morts violentes
La violence sous toutes ses formes, guerre, homicides, viol, suicide…
tue 1,6 millions de personnes chaque année dans le monde selon un
rapport rendu public jeudi par l’Organisation mondiale de la santé
(OMS). La violence est la cause principale de mortalité entre l’adolescence
et le début de l’âge adulte. Les suicides représentent la moitié
de ces décès par mort violente, souligne le rapport de l’OMS. L’Europe
de l’Est a les taux de suicide les plus élevés. Selon Gro Harlem
Brundtland, président de l’OMS, les conflits maritaux, la consommation
de drogue, les armes en vente libre et les inégalités sociales sont
les principales causes de la violence. En conclusion, le rapport
demande davantage de politiques de prévention de la part des gouvernements
et une meilleure assistance aux victimes.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021004.OBS0906.html?1115
04
octobre 2002 
Bébés-bulles : essai de thérapie génique interrompu
L’essai de thérapie génique mené en France sur des enfants souffrant
d’un déficit immunitaire sévère, condamnés à vivre dans une bulle,
vient d’être suspendu par l’AFSSAPS, l’Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé. Une complication a en effet été
observée chez l’un des enfants traités par l’équipe d’Alain Fischer
et de Marina Cavazzana-Calvo à l’hôpital Necker-Enfants Malades
(Paris). Ces deux chercheurs de l’Inserm ont obtenu ces dernières
années les premiers succès de thérapie génique pour soigner des
nourrissons atteints du déficit immunitaire combiné sévère lié au
chromosome X (DICS-X). Dépourvus de défenses immunitaires, ces enfants
sont obligés de vivre dans un environnement stérile en attendant
une greffe de moelle osseuse. Depuis 1999, dix enfants ont bénéficié
de la thérapie génique dans le cadre de cet essai thérapeutique.
Chez le quatrième patient, opéré en octobre 99, les chercheurs ont
observé cette année un excès de certains lymphocytes T (des globules
blancs) dans le sang. Selon l’AFSSAPS, cette prolifération de lymphocytes
« s’apparente à une leucémie » mais il ne s’agit pas d’un cancer.
Par prudence, les médecins ont suspendu l’essai avant d’en savoir
plus sur cette complication.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021003.OBS0903.html?1115
03
octobre 2002 
Le gène de la cire d'oreille
Agence Science Presse
On sait bien que la génétique est devenue une science terriblement
importante ces dernières années, mais était-il vraiment nécessaire
de partir à la chasse aux gènes responsables... de la cire d'oreille?
C'est bien ce qu'ont fait des chercheurs japonais, à l'École de
médecine de l'Université de Nagasaki. Et on ne le croirait pas,
mais il y a des raisons médicales à leur quête. C'est que la cire
d'oreille révèle beaucoup de choses sur ce que vous êtes. Ainsi,
les experts -il y en a- savent depuis longtemps qu'il existe deux
types de cire d'oreille: humide et sèche. La première est plus fréquente
chez les Européens et les Africains, tandis que la seconde se retrouve
plus souvent chez les Amérindiens et les Asiatiques. Par ailleurs,
on a découvert il y a quelques années que cette cire pouvait contenir
des indices du risque que court une femme d'avoir le cancer du sein.
Bref, identifier les gènes qui sont derrière le développement de
cette matière peu ragoûtante pourrait un jour servir la société.
Qui a dit qu'il ne fallait jamais juger sur les apparences?
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100142220.html
03
octobre 2002 
Les gènes du moustique et du germe du paludisme séquencés
Ce résultat, fruit d'une collaboration internationale de grande
ampleur, ouvre la voie à des progrès dans la lutte contre ce fléau
qui tue plus de un million d'enfants chaque année. Les revues Nature
et Science annoncent dans leurs prochains numéros, respectivement
datés du 3 et du 4 octobre, le séquençage des patrimoines héréditaires
de Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la principale
forme du paludisme, et d'Anopheles gambiae, le moustique vecteur
de cet agent pathogène. Obtenu grâce à une collaboration internationale
de très grande ampleur, ce résultat ouvre la voie à de substantiels
progrès dans la lutte contre cette infection parasitaire qui, avec
le sida et la tuberculose, constitue l'une des principales causes
de mortalité à l'échelle planétaire. Pour l'Organisation mondiale
de la santé (OMS), de telles découvertes constituent une étape décisive
dans la lutte contre ce fléau. "C'est un moment extraordinaire dans
l'histoire de la science, a déclaré, le 2 octobre à Genève, Carlos
Morel, directeur du centre de recherche sur les maladies tropicales
de l'OMS. Le pouvoir énorme de la technologie moderne perce enfin
les mystères d'une maladie très ancienne qui continue de tuer des
millions de personnes."
Consortium international
Le séquençage du génome d'Anopheles gambiae a pu être obtenu à partir
des travaux préliminaires réalisés par des spécialistes travaillant
au centre national français de séquençage – ou Genoscope – et à
l'Institut Pasteur de Paris. Il a été réalisé par un consortium
international mis en place en mars 2001 et réunissant notamment
la société privée américaine Celera Genomics, le Wellcome Trust
et l'European Bioinformatics Institute (Royaume-Uni), l'European
Molecular Biology Laboratory et l'Institute for Genomic Research
(TIGR, Etats-Unis). Cette entreprise était d'autre part placée sous
le patronage du programme spécial sur les maladies tropicales géré
par plusieurs organisations onusiennes. En France, le Genoscope
a effectué une partie du séquençage et a, pour cela, bénéficié d'un
financement de 1 million d'euros du ministère chargé de la recherche.
La majeure partie du séquençage a été effectuée par Celera Genomics,
qui a bénéficié d'un financement de 9 millions de dollars provenant
de l'Institut national américain de l'allergie et des maladies infectieuses.
"Notre publication dans Science couvre bien la totalité du génome
du moustique vecteur de l'agent du paludisme. Mais elle ne constitue
pas encore la séquence définitive, car elle comporte un certain
nombre d'espaces à compléter, explique Patrick Wincker (Genoscope).
Le travail de finition nous demandera encore un certain temps. Il
y a à peine trois ans, les banques de données contenaient moins
de 10 gènes complets de ce moustique. Avec l'analyse informatique
de la séquence génomique aujourd'hui publiée, on peut estimer que
ce génome comporte environ 14 000 gènes, parmi lesquels certains
sont impliqués dans la transmission du parasite, dans la résistance
aux insecticides, dans l'olfaction du moustique ou dans son système
immunitaire." Ce résultat devrait pouvoir conduire, à terme, au
développement de nouveaux moyens de contrôle de la transmission
du paludisme via, notamment, une utilisation plus rationnelle des
insecticides et la mise au point de nouveaux répulsifs antimoustiques.
A ce résultat, il faut ajouter le séquençage de Plasmodium falciparum,
un parasite appartenant à la classe des sporozoaires, qui a pour
propriété d'infecter les globules rouges des mammifères, déclanchant,
de la sorte, des crises de paludisme. Cette affection qui sévit
sur un mode endémique dans de nombreux pays tropicaux – notamment
en Afrique – se caractérise notamment par des poussées fébriles
récurrentes et une anémie aux conséquences parfois mortelles. Le
parasite est transmis à l'homme par la piqûre de la femelle hématophage
des moustiques du genre Anopheles. On estime à 300 millions le nombre
de cas cliniques annuels de paludisme et à plus de un million le
nombre de morts dus à cette maladie, les décès concernant, dans
90 % des cas, des enfants de moins de 5 ans. Le séquençage du génome
de ce parasite a demandé six années de travail et réuni 150 chercheurs
de différents instituts américains et britanniques au premier rang
desquels le TIGR. Les auteurs de ce travail, qui comparent le génome
de Plasmodium falciparum à celui de Plasmodium yoelii yoelii, parasite
responsable d'un paludisme des rongeurs, précisent que les 14 chromosomes
de l'agent du paludisme humain comportent 5 300 gènes. Ils estiment
aussi avoir identifié les bases génétiques et moléculaires de l'action
pathogène de Plasmodium falciparum. Cet ensemble de données devrait
permettre de mener de nouvelles et prometteuses recherches visant
à mettre au point de nouveaux médicaments ainsi qu'un vaccin antipaludéen.
" De solides espoirs"
Ces perspectives sont d'autant plus intéressantes que les phénomènes
de résistance du parasite aux médicaments jusqu'ici efficaces contre
lui ne cessent de s'étendre, de même que la résistance des moustiques
aux insecticides. Les perspectives de lutte étaient, d'autre part,
assombries par les très grandes difficultés rencontrées par les
quelques équipes de chercheurs travaillant à la mise au point d'un
vaccin. "Cest la première fois que nous disposons des résultats
du séquençage du génome d'un parasite humain ainsi que de ceux de
son insecte vecteur et de sa cible humaine, souligne M. Wincker.
A ce titre nous pouvons raisonnablement nourrir de nouveaux et solides
espoirs."
Jean-Yves Nau
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--292761-,00.html
L'ADN
d'une centaine de bactéries décrypté
Lancées il y a moins d'une dizaine d'années, les entreprises de
séquençage des génomes des organismes vivants atteignent progressivement
leurs objectifs. Il y quelques semaines, on apprenait qu'une carte
physique du génome de la souris avait été mise au point par un
consortium international. Les génomes d'une centaine de bactéries
ont d'ores et déjà été séquencés, le dernier en date étant celui
de Streptococcus agalactiae ou streptocoque B. Chez les eucaryotes,
seuls les patrimoines héréditaires d'une levure et du ver Caenorhabditis
elegans ont été entièrement séquencés. Celui de la mouche drosophile
est presque terminé et une ébauche de la séquence d'un premier
poisson vient d'être publiée. La première version, définitive,
du séquençage du génome humain est attendue pour la fin de l'année
2003. • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.10.02
02
octobre 2002 
Le paranormal se passe entre les deux oreilles
Agence Science Presse
Phénomène paranormal? Non, simplement l'excitation d'une région
très précise de son cerveau au moyen d'électrodes. Mais la description
qu'a fait la dame de ce qu'elle voyait –elle était éveillée au moment
de cette expérience- aurait pu être retranscrite telle quelle dans
un manuel décrivant avec enthousiasme les « expériences extra-corporelles
» (Out-of-Body Experiences). « Je me vois étendue sur le lit, je
suis au-dessus », a-t-elle déclaré, après avoir décrit une sensation
de chute, puis le sentiment d'être légère comme une plume. « Beaucoup
de gens sont réticents à raconter ces expériences », parce que celles-ci
sont, dans la conscience populaire, associée au paranormal, explique
le neurologue Olaf Blanke, de l'hôpital universitaire de Genève
(Suisse). Pour cette raison, ces incidents sont peut-être plus répandus
qu'on ne l'imagine. Or, peut-être s'agit-il tout simplement de problèmes
liés au cerveau, qu'il conviendrait par conséquent d'étudier davantage.
L'expérience de Blanke et de son équipe, qui a porté sur une femme
de 43 ans qu'ils traitaient pour épilepsie, est décrite dans la
dernière édition de la revue britannique Nature. L'expérience a
consisté à stimuler électriquement une région du cerveau située
juste au-dessus de l'oreille droite, appelée le gyrus angulaire
droit. Cette région est connue pour intégrer les images qui nous
parviennent par nos yeux, avec l'aperçu que nous avons de notre
propre corps –ce qui contribue, croit-on, à nous maintenir en équilibre,
et à stimuler notre sens du toucher. Les chercheurs suisses sont
loin d'être les premiers à faire un lien entre une excitation électrique
de notre cerveau et les expériences extra-corporelles, incluant
ces récits où des gens cliniquement morts ont déclaré avoir flotté
au-dessus de leur corps. Depuis 1995, à l'Université Laurentienne
de Sudbury (Ontario), le psychologue Michael Persinger réussit à
susciter des expériences extra-corporelles et autres sensations
propres au paranormal (comme le sentiment d'être environné de gens
invisibles), juste en stimulant électriquement différentes régions
du cerveau de ses patients. De telles stimulations électriques ne
se produisent pas qu'en laboratoire : elles peuvent aussi avoir
pour origine des migraines intenses, des attaques cardiaques ou
des crises d'épilepsie. Et peut-être d'autres problèmes de santé,
d'où l'intérêt d'étudier davantage cette piste. Une piste certes
moins excitante que la piste paranormale. Mais qui a dit que la
réalité devait toujours être excitante?
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100142335.html
02
octobre 2002
Greffe de
cellules souches neurales chez la souris
Une équipe de neurochirurgiens américains de Pennsylvanie a réussi
à greffer chez la souris soumise à un traumatisme cérébral expérimental,
des cellules souches neurales (CSN) à l’endroit de la lésion, qui
ont survécu, se sont divisées en neurones et en cellules gliales,
et ont permis une amélioration des fonctions motrices des animaux.
Le professeur Tracy McIntosh (Head Injury Center, Ecole de médecine
de l’université de Pennsylvanie, Philadelphie, EU) et ses confrères
avaient pour objectif d’améliorer les fonctions motrices de souris
C57BL/6 (n=52) soumises à une lésion cérébrale corticale contrôlée,
et greffées par injection stéréotaxique de CSN. L’étude randomisée
a été réalisée avec placebo. Une nette amélioration des fonctions
motrices a été constatée pendant la durée d’observation (12 semaines)
entre les souris greffées avec les CSN et celles transplantées avec
des cellules rénales embryonnaires servant de contrôle. Les CSN
ont survécu pendant au moins 13 semaines et se sont dispersées autour
de la lésion, donnant naissances à des neurones fonctionnels ainsi
qu’à des cellules de la glie (astrocytes). Les auteurs s’estiment
satisfaits de ces résultats et prévoient de futures études cliniques
similaires chez l’homme, afin de traiter les maladies du système
nerveux central comme les maladies de Parkinson ou de Huntington,
et également les lésions cérébrales ischémiques ainsi que celles
de la moelle épinière. Source: Neurosurgery octobre 2002;51(4):2,
publication en ligne, sous presse
Pierre INIGUEZ
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4323&cal=1
01
octobre 2002 
Clonage humain : grossesses en cours, des fausses
couches aussi Agence France-Presse Washington
Plusieurs grossesses viables obtenues après implantation d'embryons
humains clonés sont actuellement en cours mais «il y a eu» aussi
des fausses couches, a affirmé à l'AFP Brigitte Boisselier, PDG
de Clonaid, une société de clonage humain liée à la secte des Raëliens.
«Oui, nous avons des grossesses viables, c'est-à-dire au-delà des
trois mois», a indiqué la chimiste française dans un entretien téléphonique
depuis ses bureaux de Las Vegas (Nevada). Mme Boisselier a précisé
que les implantations de blastocystes (embryons humains de quatre
à cinq jours) avaient lieu depuis «février, mars» mais s'est refusée
à donner de plus amples détails sur le nombre de grossesses en cours
ainsi que sur leur état d'avancement. Interrogée pour savoir si
des fausses couches étaient survenues, Mme Boisselier a reconnu:
«Oui, il y en a eu, comme dans les fécondations in vitro». De nombreux
spécialistes du clonage animal, dont le biologiste Rudolf Jaenisch,
du Whitehead Institute du Massachusetts Institute of Technology
(MIT), affirment que les tentatives de clonage d'un être humain
sont, non seulement vouées à l'échec, mais «irresponsables» et «répugnantes».
Il met en garde depuis longtemps contre l'application à l'homme
du clonage, une technique qui connaît des taux d'échec très importants
chez l'animal et résulte en une véritable «galerie des horreurs»
chez les foetus avortés ou les nouveaux-nés: malformations congénitales,
difformités physiques, déficiences du système immunitaire, vieillissement
prématuré, etc. Chez le petit nombre d'animaux qui survivent au-delà
de quelques jours, beaucoup présentent des anormalités (hypertrophie
placentaire, pneumonie, déficience hépatique, obésité, vieillissement
prématuré). Selon Mme Boisselier, l'examen des foetus avortés n'aurait
pas révélé d'anormalités. «Nous essayons de comprendre. Beaucoup
de facteurs peuvent intervenir. Cela peut être la femme qui n'est
pas en état de les recevoir», a-t-elle ajouté, sans toutefois vouloir
préciser le taux d'échec rencontré. Publicité Publicité En juillet
dernier, à l'occasion de la première Exposition internationale Bio
à Tokyo, le vice-président de Clonaid Thomas Kaenzig avait affirmé
que sa société travaillait au clonage de «10 à 20 clients». Il avait
précisé que «50 mères porteuses» avaient accepté de participer à
l'opération. Mis à part Clonaid, d'autres scientifiques sont engagés
dans la course au premier bébé cloné. Le gynécologue italien Severino
Antinori avait affirmé en mai dernier que trois femmes étaient enceintes
d'embryons clonés et que des équipes russes et chinoises étaient
aussi à l'oeuvre. Secte ufologique et areligieuse, le mouvement
des Raéliens a été créé par «Raël» (www.rael.org),
alias Claude Vorilhon, un ancien journaliste français qui vit au
Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou
Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre
la vie éternelle. Les Raéliens, qui disent avoir 55.000 adeptes
dans le monde, pensent que la vie sur la terre a été établie par
des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000
ans et que les humains ont été créés par clonage.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100142352.html
01
octobre 2002
Il est encore
temps de cloner des humains
La commission des Nations unies qui doit établir le document préparatoire
à l'élaboration d'une convention internationale interdisant le clonage
humain à des fins reproductives n'a pas trouvé de consensus. Le
statut de l'embryon est le noeud de la discorde. L'adoption d'une
convention internationale interdisant le clonage humain à des fins
reproductives prend du retard, alors que les partisans de cette
mesure insistent sur son urgence face aux progrès de la biogénétique.
La commission des Nations unies, qui doit établir le document préparatoire
à l'élaboration de cette convention, n'est toujours pas parvenue
à un consensus sur un texte commun proposé par l'Allemagne et la
France. Une trentaine de pays - de l'Australie au Japon en passant
par la plupart des pays européens - ont adopté des législations
interdisant l'application du clonage qui vise à la reproduction
humaine. Mais, en raison de l'absence de convention internationale
contraignante, ils redoutent de voir l'apparition de « paradis du
clonage ». « Nous ne cherchons pas à répondre à un danger théorique,
mais nous nous proposons d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard,
pour faire obstacle à une dérive actuellement en cours », a déclaré,
au nom de la France et de l'Allemagne, le représentant français
Jacques Villemain. Le blocage, selon les spécialistes de ce dossier,
découle de l'opposition entre les partisans d'une interdiction immédiate
du clonage reproductif à ceux qui, comme les Etats-Unis ou le Vatican,
veulent que soient interdites toutes les pratiques de clonage humain
qu'elles soient à but reproductif ou thérapeutique. Certains pays
qui ont déclaré le clonage reproductif illégal ont en effet laissé
la porte ouverte au clonage à des fins thérapeutiques qui pourrait,
éventuellement, permettre le traitement de nombreuses maladies telles
que la maladie d'Alzheimer qui frappe notamment l'ancien président
Ronald Reagan.
Nancy Reagan contre George Bush
On peut donc comprendre le différend qui oppose George W. Bush et
l'ancienne première dame des Etats-Unis, Nancy Reagan, sur le financement
fédéral de la recherche sur les cellules embryonnaires. A 81 ans,
Nancy Reagan milite en faveur d'une aide fédérale pour ce type de
recherche. « On perd beaucoup de temps », a-t-elle récemment confié
à un ami invité à transmettre ses déclarations au « New York Times
». Le quotidien rapporte que Nancy Reagan a contacté personnellement
20 membres du Congrès, alerté des responsables et discuté avec des
scientifiques de haut niveau.
S. H.
Les foetus gagnent un droit aux soins
L'administration Bush a édicté une nouvelle réglementation autorisant
désormais les Etats américains à utiliser des programmes fédéraux
d'assurance médicale infantile pour couvrir des soins prénatals.
Cette réglementation permettra aux autorités de considérer un fœtus
comme un enfant ayant droit aux soins, soins subventionnés par le
gouvernement fédéral. Grâce à une récente loi, les compagnies d'assurances
peuvent déjà refuser la couverture de l'interruption de grossesse
et les services de santé ont le pouvoir de s'abstenir de conseils
en matière de planning familial. Les partisans de l'avortement soupçonnent
l'administration Bush de vouloir revenir sur la décision de la Cour
suprême, en 1973, de reconnaître le droit des femmes à l'interruption
de grossesse.
01
octobre 2002 
Ecstasy: de nouveaux dégâts cérébraux mis en évidence
Une nouvelle étude révèle de nouveaux dégâts catastrophiques causés
par une prise même occasionnelle d'ecstasy sur les cellules cérébrales
contrôlant le mouvement, les réponses émotionnelles et cognitives,
et les centres du plaisir. Lors d'expériences en laboratoire sur
des singes-écureuils (saïmiris) et des babouins, des chercheurs
de l'Université Johns Hopkins ont mis en évidence des lésions graves
et irréversibles occasionnées par quelques doses d'ecstasy sur les
neurones à dopamine entraînant à terme des effets semblables à la
maladie de Parkinson. Si l'ecstasy a le même effet chez l'homme
que chez le singe, les chercheurs avertissent que les effets neurotoxiques
de l'ecstasy pourraient n'apparaître que plusieurs années après
l'absorption. "L'implication la plus troublante de nos conclusions
est que les jeunes adultes prenant de l'ecstasy courent un risque
accru, au fur et à mesure qu'ils vieillissent, de développer un
parkinsonisme, une affection similaire à la maladie de Parkinson",
a mis en garde George Ricaurte, neurologue à l'école de médecine
de l'Université Johns Hopkins. "L'absence d'effets nuisibles immédiats
et évidents de l'ecstasy est en partie responsable de la croyance
largement répandue que cette drogue est sûre. Mais le public doit
être conscient que l'usage d'ecstasy, même lors de prises occasionnelles,
peut endommager les cellules cérébrales et avoir de graves conséquences",
poursuit le Dr Ricaurte. Le parkinsonisme survient lorsque les neurones
dopaminergiques sont tellement endommagés que la production de dopamine
dans le cerveau est inférieure de 90% à son niveau normal. Les résultats
de ces travaux sont détaillés dans la revue Science publiée cette
semaine. Des études précédentes avaient déjà mis en évidence un
des effets de l'ecstasy sur la biochimie cérébrale, à savoir la
déperdition dans le cerveau de sérotononine, un neurotransmetteur
qui joue un rôle dans la régulation des humeurs et du comportement.
La maladie de Parkinson est causée par une diminution durable et
irréversible de la production de dopamine par le cerveau. La MDMA
(3,4 méthylène-dioxy-méthamphétamine) ou ecstasy provoque ainsi
chez le consommateur un effet euphorisant immédiat, un sentiment
d'intimité, d'intense plaisir et aussi d'infatigabilité, le tout
parfois suivi d'épisodes dépressifs. Les chercheurs ont donné trois
doses d'ecstasy à des singes-écureuils à trois heures d'intervalle
pour simuler une prise occasionnelle typique lors d'une nuit blanche
dansante. En plus du déficit de sérotonine dans le cerveau, ils
ont constaté de sérieuses carences durables et à long terme en dopamine,
un autre neurotransmetteur qui intervient sur le circuit cérébral
de "récompense" et participe au contrôle de la motricité. Un examen
plus approfondi dans la région du striatum, une région sous-corticale
du cerveau impliquée dans la motricité, a montré que 60 à 80% des
terminaisons des neurones dopaminergiques étaient détruites. Pour
vérifier que ces résultats n'étaient pas liées à la variété de singes
retenue, ils ont répété l'expérience chez des babouins et ont abouti
aux mêmes conclusions de graves lésions neuronales. Deux des singes
sont morts rapidement d'hyperthermie brutale, un effet susceptible
d'ailleurs de survenir chez l'homme. "Nous ne savons pas encore
si nos conclusions chez les primates non-humains sera généralisable
aux être humains mais il va sans dire qu'il s'agit d'une préoccupation
majeure", a souligné le Dr Ricaurte. "Cette étude montre qu'un usage
même occasionnel d'ecstasy peut avoir des effets à long terme sur
différents systèmes cérébraux", estime Alan Leshner, ancien directeur
de l'Institut national contre l'abus de drogue (NIDA). Pour lui,
le message aux jeunes est clair: "Ne jouez pas avec votre cerveau".
http://actu.dna.fr/020930164115.26bet2uq.html
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