Info science
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la génétique

La rubrique Info science s'arrête en décembre 2002, mais vous pouvez retrouvez des sujets pertinents sur le Forum, rubrique "Tout sur la science"


 




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2002


Moins de calories pour rester jeune de cœur
Guerre sociale

Des bactéries pour graver des circuits

Création d'un fonds de 100 millions pour décrypter...

Une poignée de main transatlantique

Le centre de la galaxie est un trou

La Terre a un nouveau compagnon

Le satellite au secours de la médecine d'urgence

Grande première à l'Hôpital Royal Victoria

Newtgames prépare les jeux multidimensionnels

IBM annonce la mise au point du plus petit circuit intégré du monde

L’atome piégé dans la chambre noire

La génétique au service de la longévité

Des pièces détachées pour réparer le corps humain

Biotechnologie : les Français décodent

Les bâtisseurs de l’infiniment petit

Des milliers d’ordinateurs pour former une protéine

Un brevet génétique empêche le dépistage du cancer du sein

Fécondation in vitro : éviter les fausses couches

Le sexe pourrait être déterminé par le cerveau

Prédisposition au stress post-traumatique

Des jumelles enfantées par leur grand-mère

Hubble, machine à remonter le temps jusqu'à la naissance de l'Univers

Le facteur qui contrôle la capacité des oeufs à répliquer identifié

Foxd3 permet aux cellules souches embryonnaires...
Le sexe des autruches déterminé par l'examen ADN...

Cellules souches tueuses contre tumeurs cérébrales

Sydney Brenner se propose de séquencer le génome de
...
Fête de la science

La colonne vertébrale contre-attaque

Quand le risque de consanguinité justifie l’infidélité

Le père de Dolly s’intéresse aux humains

Un millénaire et demi de conflits

Le multimédia éducatif transforme peu à peu l'enseignement

Maladie de Parkinson. Résultats encourageants

Clonage : les pistes à suivre, selon Wilmut

Découverte d'un gène dont l'absence est associée au cancer du sein

Une souris immunisée avec succès contre le VIH

Une arme transgénique contre l'arsenic

Le lait de vaches clonées ne diffère quasiment pas du lait ''normal''

Fujitsu : un robot pour actionner les télécommandes domestiques

Un petit ver de terre à l'origine du Nobel

NTT et DoCoMo inventent l'échange d'email via une poignée de main

Le télescope le plus puissant du monde

Mystérieux microquasars

"Demain les clones" sur Arte (Télévision le mardi 8 à 20h45)

Communication quantique sans fil

Le suicide responsable de la moitié des morts violentes

Bébés-bulles : essai de thérapie génique interrompu

Le gène de la cire d'oreille

Les gènes du moustique et du germe du paludisme séquencés

Le paranormal se passe entre les deux oreilles

Greffe de cellules souches neurales chez la souris

Clonage humain : grossesses en cours, des fausses couches aussi

Il est encore temps de cloner des humains

Ecstasy : de nouveaux dégâts cérébraux mis en évidence


31 octobre 2002
Moins de calories pour rester jeune de cœur

Il n’est jamais trop tard pour entamer un régime moins calorique et garder un cœur jeune –ou presque… Des chercheurs ont constaté sur des souris d’âge moyen, l’équivalent d’une cinquantaine d’années pour l’homme, que la réduction de l’apport caloriques retardait le vieillissement du cœur. Tomas Prolla, Richard Weindruch et leurs collègues, qui publient aujourd’hui leurs résultats dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, ont passé au crible près de 10.000 gènes du cœur pour observer l’impact de ce changement de régime au niveau génétique. D’autres études menées sur des souris, des primates ou d’autres animaux, ont déjà montré qu’un régime alimentaire pauvre en calories permettait d’allonger la durée de vie. Prolla a été surpris de constater qu’un régime hypocalorique avait des effets bénéfiques sur les souris même lorsqu’il était entamé tard dans la vie. Ces changements alimentaires influeraient sur le programme génétique qui gouverne les cellules du cœur, expliquent les chercheurs. Les chercheurs ont d’abord étudié les modifications génétiques apparaissant dans le cœur de souris âgées (30 mois) par rapport à des jeunes (5 mois). Ils ont ensuite soumis d’autres souris à un régime à partir de l’âge de 14 mois. En vieillissant, celles-ci sont passées à côté de certaines altérations responsables d’un moins bon fonctionnement du cœur. Ces résultats suggèrent donc que le processus de vieillissement a été retardé par une alimentation moins calorique.
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021029.OBS2018.html?1239

31 octobre 2002
Guerre sociale
Par IGNACIO RAMONET

Après le 11 septembre 2001 et la guerre d'Afghanistan, les citoyens ont le sentiment d'être plongés dans un monde dominé par la violence politique et le terrorisme. Depuis plus d'un an, à coups de terribles images et de témoignages hallucinants, les grands médias jettent l'effroi en relatant des attentats épouvantables, des explosions meurtrières, des prises d'otages spectaculaires... Plus une semaine ne se passe sans que soit versé un douloureux tribut de sang, d'Israël à Bali, de Karachi à Moscou, du Yémen à la Palestine... Donnant l'impression que la planète serait balayée par l'ouragan d'une sorte de nouveau conflit mondial - la « guerre contre le terrorisme international » - plus atroce encore que les précédents. Et dont l'éventuelle guerre américaine contre l'Irak ne serait qu'un simple épisode. Cette impression est fausse. Contrairement aux apparences, la violence politique n'a jamais été aussi faible. Les révoltes et les insurrections d'ordre politique, les guerres et les conflits ont rarement été aussi peu nombreux. N'en déplaise aux médias, le monde est calme, tranquille, largement pacifié. Il suffit pour s'en convaincre de comparer le paysage géopolitique actuel à celui d'il y a vingt-cinq ou trente ans. La presque totalité des groupes protestataires radicaux adeptes de la lutte armée ont disparu. Et la plupart des conflits de haute et basse intensité qui, dans tous les continents, causaient chaque année des dizaines de milliers de morts se sont terminés. Presque tous les brasiers que la perspective marxiste de construire un monde meilleur avait enflammés sont effectivement éteints ou en voie d'extinction. Il reste à peine, à l'échelle de la planète, une dizaine de foyers de violence : Colombie, Pays basque, Tchétchénie, Proche-Orient, Côte-d'Ivoire, Soudan, Congo, Cachemire, Népal, Sri Lanka, Philippines... Certes, un nouvel adepte de la lutte armée - l'islamisme radical - a fait son apparition et occupe désormais le devant de la scène médiatique. Mais ses actions, aussi spectaculaires soient-elles, ne doivent pas masquer l'essentiel : la lutte politique armée s'est raréfiée. Cela veut-il dire qu'il n'y a pas d'autres formes de violence à l'oeuvre ? Non, évidemment. A commencer par la violence économique qu'exercent, stimulés par la mondialisation libérale, les dominants sur les dominés. Les inégalités atteignent des dimensions inédites. Littéralement révoltantes. La moitié de l'humanité vit dans la pauvreté, plus d'un tiers dans la misère, 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, près d'un milliard demeurent analphabètes, un milliard et demi ne disposent pas d'eau potable, deux milliards n'ont toujours pas d'électricité... Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, ces milliards de damnés de la terre se tiennent politiquement tranquilles. C'est même l'un des grands paradoxes de notre temps : plus de pauvres que jamais, et moins de révoltés qu'il n'y en eut jamais. Cette situation peut-elle durer ? C'est peu probable. En raison sans doute de l'épuisement du marxisme comme moteur international de la révolte sociale, le monde traverse une sorte de transition. Entre deux cycles de révolutions politiques. Et, alors que les injustices sont plus scandaleuses que jamais, on observe que d'autres formes de violence atteignent déjà des dimensions paroxystiques. En particulier la violence des pauvres contre les pauvres, et certaines formes primitives de la révolte (1) qui s'expriment par la délinquance, la criminalité, l'insécurité et qui, un peu partout, non seulement en France, prennent les caractéristiques d'une véritable guerre sociale. En Amérique latine et dans d'autres régions de la planète, il y a trente ans, un jeune qui trouvait un revolver s'enrôlait au sein d'une organisation pratiquant la lutte armée pour changer le sort de l'humanité. Aujourd'hui, un jeune qui trouve un revolver songera avant tout à lui, et, se sentant victime de la rupture du contrat social par les dominants, il rompra à son tour ce contrat en attaquant une banque ou en cambriolant un magasin. Depuis le début de la grande crise économique en décembre 2001 et la paupérisation massive des classes moyennes, le taux de « délinquance » en Argentine a été multiplié par quatre... Au Brésil, l'un des pays les plus inégalitaires du monde - dont les électeurs ont massivement voté en faveur du « candidat des pauvres » Inacio « Lula » da Silva -, la guerre sociale atteint des proportions insolites. Dans la ville de Rio, entre 1987 et 2000, ont été tués par balles plus de mineurs de moins de 18 ans que dans l'ensemble des conflits de Colombie, Yougoslavie, Sierra Leone, Afghanistan, Israël et Palestine. Au cours de ces treize années, par exemple, un millier de jeunes ont trouvé la mort dans l'affrontement israélo-palestinien ; durant la même période, 3 937 mineurs étaient abattus dans la seule ville de Rio (2)... Devant cette vague montante de ce que les médias appellent l'« insécurité », de nombreux pays - Mexique, Colombie, Nigeria, Afrique du Sud, etc. - en viennent désormais à dépenser plus pour la conduite de cette guerre sociale que pour leur propre défense nationale. Le Brésil, par exemple, consacre 2 % de sa richesse annuelle (PIB) à ses forces armées, mais plus de 10,6 % à protéger les riches contre le désespoir des pauvres... La grande leçon de l'histoire de l'humanité est celle-ci : les êtres humains ont toujours fini par se révolter devant l'aggravation des inégalités. La montée actuelle, au Sud comme au Nord, des délinquances et des criminalités - qui ne sont souvent que des manifestations primitives et archaïques d'agitation sociale- constitue un signe indiscutable de l'exaspération des plus pauvres devant l'injustice du monde. Il ne s'agit pas encore de violence politique. Mais chacun sent bien qu'il s'agit d'un sursis. Pour combien de temps ?

http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/RAMONET/

31 octobre 2002
Des bactéries pour graver des circuits
Cyril Fievet, 01net.

En agissant directement sur la matière, au niveau moléculaire, des bactéries « entraînées » pourraient un jour tenir lieu d'ouvriers spécialisés, et assurer des tâches diverses. Selon une équipe japonaise du Forestry and Forest Products Research Institute, une bactérie nommée Acetobacter xylinum peut être « dressée » pour tracer avec précision des bandes de matière d'une incroyable finesse. Ces travaux, exposés dans la revue Nature, ont mis en évidence le déplacement de ces bactéries lorsqu'elles secrètent des bandes de cellulose. Placées sur des « rails » de taille nanométrique (moins d'un millionième de millimètre de largeur) élaborés sur une plaque de cuivre, les bactéries avancent en produisant la cellulose au rythme régulier de quatre millièmes de millimètre par minute. Les applications d'un tel procédé pourraient être multiples Selon les chercheurs impliqués dans la découverte, on peut imaginer des bactéries capables de réparer des tissus vivants, comme la peau, par exemple. Ou encore des bactéries qui traceraient des circuits électroniques micro ou nanoscopiques, de façon autonome et contrôlée. En tout état de cause, ces recherches confirment l'intérêt des scientifiques pour les « nanomachines », des mécanismes artificiels ou biologiques de taille moléculaire pouvant intervenir sur la matière. Bien que controversée, au sein de la communauté scientifique, la faisabilité des nanomachines semble passer par la compréhension des organismes de faible taille comme les bactéries. Des travaux récents laissent d'ailleurs espérer des avancées majeures en la matière. Le premier « moteur moléculaire » (une molécule synthétisée par des bactéries, et capable de tourner autour d'un axe de façon contrôlée), réalisé en 1999, a montré la voie : des engins de taille nanométrique, alimentés en énergie de nature biologique, pourraient voir le jour et constituer la base de NEMS, ou encore nanosystèmes électromécaniques.

http://www.01net.com/rdn?oid=196554&rub=3371

30 octobre 2002
Création d'un fonds de 100 millions pour décrypter les variations génétiques
Paul Recer Associated Press Washington

Afin de parvenir plus rapidement à identifier les gènes qui provoquent des maladies graves, une équipe internationale de chercheurs commence à utiliser un fonds de 100 milliards de dollars pour isoler les blocs d'ADN qui contiennent des variations communes de la structure génétique humaine, ont annoncé des responsables de ce programme mardi. Neuf groupes de recherche de cinq pays participeront à ce projet, qui doit s'étaler sur trois ans, pour analyser les spécificités génétiques d'échantillons de sang prélevés sur des personnes du Nigeria, du Japon et de Chine ainsi que de personnes vivant aux États-Unis et ayant des ancêtres d'Europe du Nord et de l'Ouest. Le but est de pister et de comprendre les variations qui frappent le séquençage des milliards de molécules composant le génome humain. Les quelque 3,5 milliards de paires de «brins» qui composent l'ADN humain, molécule à structure en double hélice, sont le constituant de base des gènes humains. Ces brins sont constitués des lettres chimiques A,T,C et G (adénine, thymine, cytosine et guanine). Une cartographie des blocs soumis à des variations formera «un raccourci puissant» permettant d'identifier les séquences géniques liées à des maladies comme le diabète ou le cancer, a expliqué le Dr Francis Collins, président de l'Institut national de recherche sur le génome humain. «Ce travail va avoir un profond impact sur l'avenir de la médecine,» a-t-il annoncé en présentant le projet, baptisé projet HapMap, lors d'une conférence de presse. Le Projet Génome humain (HGP), qui regroupe des organismes publics aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, au Japon et en Chine, estime qu'à terme, mais pas avant au moins une dizaine d'années, on pourra commencer à envisager la mise au point de médicaments spécifiquement adaptés à l'identité génétique d'un patient malade. Les prédispositions génétiques pourront également être détectées très tôt, permettant de combattre ces maladies dont on sait qu'au moins 1500 d'entre elles naissent de mutations d'un ou plusieurs gènes. Il faudra sans doute encore deux ans avant d'avoir cette carte génétique complète. Ce ne sera là qu'un début, tout comme apprendre à lire n'est que le début de l'instruction, soulignent les experts.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100152069.html

30 octobre 2002
Une poignée de main transatlantique

Des scientifiques américains et britanniques ont réussi la première poignée de main dans le web, ce qui ouvre une nouvelle ère pour la réalité virtuelle. Un chercheur du University College à Londres et un autre du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont saisi un cube relié à un ordinateur et l'ont fait bouger en même temps afin de simuler une poignée de main. Ils ont utilisé de petits appareils qui reproduisent la sensation du toucher avec des impulsions à très haute fréquence. Ces impulsions ont voyagé par des câbles de fibres optiques à larges bandes passantes. Cette technologie pourrait éventuellement permettre d'avoir une idée de la nature de l'objet touché, s'il s'agit de bois ou de chair, par exemple.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp


30 octobre 2002
Le centre de la galaxie est un trou

Agence Science Presse
Pas facile, de trouver un trou noir, dans la noirceur du cosmos... Eh bien le trou noir dont on soupçonnait la présence au centre de notre galaxie, la Voie lactée, vient peut-être de se trahir. Notre galaxie, en dépit de sa centaine de milliards d'étoiles, dont notre Soleil, n'est en rien exceptionnelle. Les astronomes disent depuis longtemps qu'elle est similaire à bien d'autres galaxies, y compris sur un point étrange: elle abriterait en son centre un trou noir, un de ces corps célestes si massifs que rien ne peut échapper à sa gravité titanesque -même pas la lumière. Sauf qu'observer un trou noir, c'est tout sauf évident. On tentait d'y arriver depuis une vingtaine d'années par des observations indirectes -un rayon de lumière qui aurait été dévié en passant à proximité de ce soi-disant corps céleste, ou un fin rayonnement tout autour de sa zone-limite... En vain. Un équipe internationale de 23 astronomes et astrophysiciens affirme dans la revue Nature y être finalement parvenu: une étoile dont on s'aperçoit maintenant, après des années d'observation, qu'elle accomplit, en 14 ans, une orbite autour d'un corps céleste massif, invisible à nos yeux, sauf par les ondes radio qui en émanent. S'ils ont raison, ce sera non seulement la première observation indirecte de ce trou noir, mais encore, la première confirmation de l'existence de n'importe quel trou noir: en effet, on en parle, on en parle, mais on n'a encore jamais mis le doigt sur un seul d'entre eux. Il a fallu 10 ans de traque à l'équipe dirigée par Rainer Schödel, de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre à Garching, Allemagne. Dix ans pour être capable de dresser petit à petit la trajectoire de cette étoile autour d'un objet que l'on croit être deux millions et demi de fois plus massif que notre Soleil. Voilà pour l'exploit astronomique. Ceci dit, compte tenu du fait que ce trou noir est situé à 26 000 années-lumière de nous -soit à peu près la distance entre nous et le centre de notre galaxie- et que ce n'est donc pas demain la veille qu'il risque de nous avaler, qu'y a-t-il à tirer de cette information? Une seule chose, au bénéfice des astronomes: c'est la première fois qu'on arrive à suivre l'orbite d'un corps céleste situé aussi loin de nous. De peine et de misère, depuis sept ans, des astronomes ont détecté la présence de planètes tournant autour d'autres étoiles, mais les distances se mesuraient chaque fois en dizaines d'années-lumière. Ici, on parle de quelque chose qui est 2000 fois plus loin: réussir à voir bouger cette étoile aurait paru impensable il y a quelques années seulement. S'ils y sont arrivés, c'est grâce à de nouveaux outils, regroupés sous le terme d'imagerie adaptative optique. Grosso modo, ces outils atténuent les distorsions que subit un rayon de lumière lorsqu'il traverse notre atmosphère -et permettent ainsi aux astronomes d'obtenir des images 20 fois plus précises d'objets très lointains, plus précises dans certains cas, que les images du télescope spatial Hubble. La consécration que vivent grâce à ce trou noir ces nouveaux outils les amènera à servir encore plus: pour identifier des corps célestes lointains... et pour découvrir d'autres étoiles en orbite autour de qui-sait-quoi au centre de notre galaxie.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100151410.html


27 octobre 2002
La Terre a un nouveau compagnon
Des astronomes ont découvert un astéroïde qui partage la même orbite que la Terre autour du Soleil et qui se comporte par moment comme un satellite de notre planète. 2002 AA29 mesure environ 100 mètres de long. Il tourne autour du Soleil en une année terrestre, suivant une orbite curieuse en forme de fer à cheval, expliquent les découvreurs dans la revue Meteoritics and Planetary Science. L’astéroïde s’approche de la Terre avant de repartir en sens inverse. AA29 est proche de la Terre, même s’il est situé à plusieurs dizaines de millions de kilomètres –alors que la Lune est à moins de 400.000 km. Cet astéroïde ‘’co-orbital’’ n’est pas une seconde Lune, même si à certaines périodes il se comporte de la même façon. Ce fut le cas en l’an 572, et devrait de nouveau se produire en 2575. AA29 se situe alors à moins de 30 millions de km de la Terre. Ce nouveau compagnon de La Terre a été repéré en janvier dernier par les chercheurs du projet LINEAR (Lincoln Laboratory Near-Earth Asteroid Research). Il ressemble aux astéroïdes Troyens de Jupiter, qui ont un mouvement synchrone de celui de la géante gazeuse. Ils sont maintenus en place par l’attraction conjuguée de Jupiter et du Soleil. Mais jusqu’à présent, à l’exception de Cruithne, aucun objet de ce type n’avait été découvert dans le voisinage de la Terre.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020922.OBS1749.html?1248


27 octobre 2002
Le satellite au secours de la médecine d'urgence
Agence France-Presse Toulouse, France

Testée dans des villages isolées de Guyane française et à bord d'avions, la télémédecine via le satellite pourrait devenir, grâce à un projet de l'Agence spatiale européenne (ESA), un outil précieux pour les secours d'urgence. «Ce projet va démontrer qu'en situation d'urgence et lorsque les infrastructures terrestres sont touchées, comme lors d'un tremblement de terre ou d'inondations, les satellites peuvent offrir une réponse efficace», explique le responsable des applications à l'ESA, Francesco Feliciani. L'ESA a financé ce projet baptisé DELTASS (acronyme anglais de Système de télémédecine par satellite pour les les secours d'ugence) mis en oeuvre par par le Centre national d'études spatiales. «En cas de catastrophe, les télécommunications sont le nerf de la guerre», ajoute un représentant de l'Institut de médecine spatiale (MEDES) de Toulouse, Nicolas Poirot. Le chef du service médical d'urgence de Toulouse, le Pr Christian Virenque, raconte ainsi que lors de l'explosion de l'usine AZF, en septembre 2001, «pendant plusieurs heures, nous avons dû faire face à une quasi paralysie des systèmes de télécommunications (lignes fixes touchées et réseaux GSM saturés).» «Deltass, souligne-t-il, nous aurait assurément aidés.» Présenté au Salon international de l'innovation et de la prospective qui se déroule à Toulouse jusqu'au 26 octobre, Deltass «combine des équipements pour effectuer un diagnostic médical et des moyens de communications satellitaires», explique un autre membre du MEDES, Laurent Braak. Le système comprend des malettes-téléphone pour les secouristes et de valises de télémédecine plus perfectionnées (avec équipements bio-médicaux de base et un micro-ordinateur) pour les médecins. Sur le site de la catastrophe, les premiers secouristes localisent les victimes et établissent un degré d'urgence. Le dossier médical du blessé est ouvert. Il pourra constamment être complété et consulté, notamment par le centre de coordination. Grâce à la valise, les médecins vont mesurer et transmettre les données de base (tension artérielle, température, saturation en oxygène, électrocardiogramme). L'examen peut se poursuivre durant le transport vers un hôpital de campagne monté en urgence, grâce à des ambulances dotées de valises permettant au dossier du malade ou du blessé de le précéder à l'hôpital. «Il est important de savoir si l'état du patient est stable ou s'il s'aggrave pendant le transport pour mieux l'accueillir à son arrivée», insiste M. Poirot. En plus de l'établissement d'un historique, immédiatement accessible, de chaque patient, Deltass permet d'avoir une vue globale du sinistre. Cela est essentiel car «connaître le nombre des victimes et leur localisation permet de déterminer l'organisation des secours», note M. Poirot. Si l'on ajoute à ces atouts la possibilité de prendre conseil auprès d'hôpitaux même très lointains auxquels le dossier médical aura été transmis, Deltass, selon ses concepteurs doit être précieux pour la Sécurité civile et les services d'urgence.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100150342.html

27 octobre 2002
Grande première à l'Hôpital Royal Victoria
Une femme atteinte de leucémie doit la vie à l'enfant qu'elle a eu malgré sa maladie. Elle a été guérie grâce à des cellules souches prélevées sur le cordon ombilical de son bébé, une petite fille née prématurément. Patrizia Durante est enceinte de 26 semaines quand elle passe un examen de routine, le 24 juillet 2001. Elle apprend alors qu'elle est atteinte de la leucémie : les médecins ne lui donnent que quelques semaines à vivre. Cinq semaines plus tard, les médecins décident qu'elle doit accoucher. Son bébé, un fille née à 31 semaines, est placé dans un incubateur pendant deux mois. La mère entreprend des traitements de chimiothérapie qui ne donnent aucun résultat. Les médecins lui annoncent qu'elle a besoin d'une transplantation. Le docteur Pierre Laneuville, directeur de la division d'hématologie de l'Hôpital Royal Victoria, à Montréal, explique que les médecins ont pris le sang congelé du cordon ombilical de la petite fille, qu'ils l'ont décongelé et injecté au printemps dernier dans les veines de la mère. C'est la première fois que les cellulles souches du cordon ombilical servent à regénérer les cellulles d'une mère. Le sang parfaitement sain de la fillette, prénommée Victoria Angel, a servi à éliminer le sang malade de Patrizia. Cette dernière est persuadée que sa fille est venue dans sa vie pour la sauver.

http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp

26 octobre 2002
Newtgames prépare les jeux multidimensionnels
Xavier Oswald, 01net.

Newtgames veux faire coexister les jeux de rôle réels et les jeux de rôle en ligne. Un mélange des genres qui préfigure de nouvelles générations de jeux mêlant Internet, téléphonies mobiles, et géolocalisation. Projet Newtgames commercialisera, à partir de l'automne prochain, un jeu massivement multijoueur et multiplate-forme, liant PC et mobiles. Son objectif est de s'implanter durablement en France et au Japon, où il est déjà partenaire d'opérateurs mobiles. Il lui faut d'abord faire ses preuves et attirer 50 000 abonnés pour atteindre la rentabilité, avant d'essayer de faire de Kigen un jeu mondial.
Interview de Mathieu Castelli,
PDG de Newtgames 01net. : Pouvez-vous expliquer les principes de Kigen, votre jeu? Mathieu Castelli : Kigen est une nouvelle forme de jeu de rôle online, massivement multijoueur. Géolocalisés par leur téléphone mobile, les joueurs évoluent à la fois dans leur propre ville et dans un univers virtuel. Ils peuvent agir soit sur le terrain, grâce aux fonctions WAP de l'interface mobile, soit sur Internet. En ville, ils peuvent interagir avec les joueurs situés près d'eux, ou communiquer avec ceux connectés sur Internet. Ceux-ci, depuis l'interface Web, ont une vue en trois dimensions où apparaissent les joueurs sur le terrain, disposent de moyens de communication ainsi que des tableaux de bord. Ils peuvent alors mettre en place des stratégies visant à prendre des objets à leurs adversaires ou bien les tuer.
Sur quelles technologies s'appuie votre jeu ?
Nous avons utilisé les langages classiques PC et Mac comme Flash ou la technologie Shockwave. Côté terminal mobile, le joueur doit posséder un téléphone GPRS, WAP ou Java. Le jeu sera commercialisé sur la base d'un forfait mensuel d'environ 5 euros auprès de son opérateur. Nous travaillons avec Orange, en France, et nous venons de passer un accord avec le second opérateur mobile japonais KDDI. Notre objectif est de conquérir plus de 50 000 abonnés rapidement afin d'atteindre le point mort. Vous avez été incubé par Inventmobile, une filiale d'Orange. Que recherchez-vous à Capital-IT ?
Les 600 000 euros investis par Inventmobile ont servi à amorcer la pompe. Afin de nous imposer dans les pays prioritaires (Japon, Allemagne, Royaume-Uni et France), nous avons besoin de 1 à 2 millions d'euros. De cette somme dépendra la rapidité de développement de Kigen. Si tout va bien, le jeu devrait sortir l'automne prochain. Nos revenus proviendront des abonnements, mais aussi de partenariats avec des réseaux de distribution, tel que la Fnac, qui pourraient organiser des jeux-concours afin de faire venir des clients dans leurs magasins.

http://www.01net.com/rdn?oid=195954&rub=3357

26 octobre 2002
IBM annonce la mise au point du plus petit circuit intégré du monde

Le constructeur informatique IBM a annoncé jeudi la mise au point et le fonctionnement du plus petit circuit intégré du monde, basé sur l'utilisation de molécules qui se déplacent à la façon de dominos culbutés. La technique, appelée "cascade moléculaire", a permis aux chercheurs d'IBM de faire fonctionner des éléments numériques logiques d'une taille environ 260.000 fois inférieure aux éléments utilisés dans les microprocesseurs les plus modernes actuellement sur le marché. Ces circuits ont été élaborés grâce à des molécules de monoxyde de carbone placées sur une surface de cuivre. "C'est une étape marquante dans la recherche de circuits informatiques à l'échelle du nanomètre", a estimé Andreas Heinrich, physicien au Centre de recherche Almaden d'IBM situé à San José (Californie) et co-auteur de l'article publié jeudi dans Science Express, l'édition internet de la revue américaine Science. "La cascade moléculaire n'est pas seulement une nouvelle méthode pour le calcul informatisé, c'est aussi la première fois que tous les composants nécessaires au calcul informatisé à l'échelle du nanomètre ont été fabriqués, connectés et qu'ils ont fonctionné", a ajouté le chercheur. Un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre.

http://actu.dna.fr/021025075012.blwa4g53.html

25 octobre 2002
L’atome piégé dans la chambre noire

Photographié sous toutes les coutures. Même l’atome n’échappe plus aux flashs. Grâce à des impulsions lasers ultra-courtes, des physiciens ont réussi à photographier les mouvements des électrons à l’intérieur d’un atome de krypton. Ils publient leurs résultats dans la revue Nature datée d’aujourd’hui. Pour obtenir une image arrêtée de ce qui se passe au sein de l’atome, la ‘’vitesse de l’obturateur’’ doit être plus que rapide. L’équipe de l’Autrichien Ferenc Krausz, de l’Université de technologie de Vienne, a appliqué une découverte récente : la production d’une impulsion laser de l’ordre de l’attoseconde (1 attoseconde = 10-18 secondes). Les physiciens ont ainsi pu prendre plusieurs images du retour à l’équilibre des électrons au sein de l’atome après que l’un d’entre a été excité, et reconstituer le film de cette ‘’réorganisation’’ interne. Ces travaux ouvrent la voie à un nouveau champ de recherche, l’«attophysique».
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021024.OBS1850.html?1040

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