Moins
de calories pour rester jeune de cœur
Guerre sociale
Des bactéries pour graver des circuits
Création d'un fonds de 100 millions pour décrypter...
Une poignée de main transatlantique
Le centre de la galaxie est un trou
La Terre a un nouveau compagnon
Le satellite au secours de la médecine d'urgence
Grande première à l'Hôpital Royal Victoria
Newtgames prépare les jeux multidimensionnels
IBM annonce la mise au point du plus petit circuit intégré du monde
L’atome piégé dans la chambre noire
La génétique au service de la longévité
Des pièces détachées pour réparer le corps humain
Biotechnologie : les Français décodent
Les bâtisseurs de l’infiniment petit
Des milliers d’ordinateurs pour former une protéine
Un brevet génétique empêche le dépistage du cancer du sein
Fécondation in vitro : éviter les fausses couches
Le sexe pourrait être déterminé par le cerveau
Prédisposition au stress post-traumatique
Des jumelles enfantées par leur grand-mère
Hubble, machine à remonter le temps jusqu'à la naissance de l'Univers
Le facteur qui contrôle la capacité des oeufs à répliquer identifié
Foxd3
permet aux cellules souches embryonnaires...
Le sexe des autruches déterminé par l'examen ADN...
Cellules souches tueuses contre tumeurs cérébrales
Sydney Brenner se propose de séquencer le génome de...
Fête de la science
La colonne vertébrale contre-attaque
Quand le risque de consanguinité justifie l’infidélité
Le père de Dolly s’intéresse aux humains
Un millénaire et demi de conflits
Le multimédia éducatif transforme peu à peu l'enseignement
Maladie de Parkinson. Résultats encourageants
Clonage : les pistes à suivre, selon Wilmut
Découverte d'un gène dont l'absence est associée au cancer du sein
Une souris immunisée avec succès contre le VIH
Une arme transgénique contre l'arsenic
Le lait de vaches clonées ne diffère quasiment pas du lait ''normal''
Fujitsu : un robot pour actionner les télécommandes domestiques
Un petit ver de terre à l'origine du Nobel
NTT et DoCoMo inventent l'échange d'email via une poignée
de main
Le télescope le plus puissant du monde
Mystérieux microquasars
"Demain les clones" sur Arte (Télévision le mardi 8 à 20h45)
Communication quantique sans fil
Le suicide responsable de la moitié des morts violentes
Bébés-bulles : essai de thérapie génique interrompu
Le gène de la cire d'oreille
Les gènes du moustique et du germe du paludisme séquencés
Le paranormal se passe entre les deux oreilles
Greffe de cellules souches neurales chez la souris
Clonage humain : grossesses en cours, des fausses couches aussi
Il est encore temps de cloner des humains
Ecstasy : de nouveaux dégâts cérébraux mis en évidence
31
octobre 2002 
Moins de calories pour rester jeune de cœur
Il n’est jamais trop tard pour entamer un régime moins calorique
et garder un cœur jeune –ou presque… Des chercheurs ont constaté
sur des souris d’âge moyen, l’équivalent d’une cinquantaine d’années
pour l’homme, que la réduction de l’apport caloriques retardait
le vieillissement du cœur. Tomas Prolla, Richard Weindruch et leurs
collègues, qui publient aujourd’hui leurs résultats dans les Proceedings
of the National Academy of Sciences, ont passé au crible près de
10.000 gènes du cœur pour observer l’impact de ce changement de
régime au niveau génétique. D’autres études menées sur des souris,
des primates ou d’autres animaux, ont déjà montré qu’un régime alimentaire
pauvre en calories permettait d’allonger la durée de vie. Prolla
a été surpris de constater qu’un régime hypocalorique avait des
effets bénéfiques sur les souris même lorsqu’il était entamé tard
dans la vie. Ces changements alimentaires influeraient sur le programme
génétique qui gouverne les cellules du cœur, expliquent les chercheurs.
Les chercheurs ont d’abord étudié les modifications génétiques apparaissant
dans le cœur de souris âgées (30 mois) par rapport à des jeunes
(5 mois). Ils ont ensuite soumis d’autres souris à un régime à partir
de l’âge de 14 mois. En vieillissant, celles-ci sont passées à côté
de certaines altérations responsables d’un moins bon fonctionnement
du cœur. Ces résultats suggèrent donc que le processus de vieillissement
a été retardé par une alimentation moins calorique.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021029.OBS2018.html?1239
31
octobre 2002 
Guerre sociale
Par IGNACIO RAMONET
Après le 11 septembre 2001 et la guerre d'Afghanistan, les citoyens
ont le sentiment d'être plongés dans un monde dominé par la violence
politique et le terrorisme. Depuis plus d'un an, à coups de terribles
images et de témoignages hallucinants, les grands médias jettent
l'effroi en relatant des attentats épouvantables, des explosions
meurtrières, des prises d'otages spectaculaires... Plus une semaine
ne se passe sans que soit versé un douloureux tribut de sang, d'Israël
à Bali, de Karachi à Moscou, du Yémen à la Palestine... Donnant
l'impression que la planète serait balayée par l'ouragan d'une sorte
de nouveau conflit mondial - la « guerre contre le terrorisme international
» - plus atroce encore que les précédents. Et dont l'éventuelle
guerre américaine contre l'Irak ne serait qu'un simple épisode.
Cette impression est fausse. Contrairement aux apparences, la violence
politique n'a jamais été aussi faible. Les révoltes et les insurrections
d'ordre politique, les guerres et les conflits ont rarement été
aussi peu nombreux. N'en déplaise aux médias, le monde est calme,
tranquille, largement pacifié. Il suffit pour s'en convaincre de
comparer le paysage géopolitique actuel à celui d'il y a vingt-cinq
ou trente ans. La presque totalité des groupes protestataires radicaux
adeptes de la lutte armée ont disparu. Et la plupart des conflits
de haute et basse intensité qui, dans tous les continents, causaient
chaque année des dizaines de milliers de morts se sont terminés.
Presque tous les brasiers que la perspective marxiste de construire
un monde meilleur avait enflammés sont effectivement éteints ou
en voie d'extinction. Il reste à peine, à l'échelle de la planète,
une dizaine de foyers de violence : Colombie, Pays basque, Tchétchénie,
Proche-Orient, Côte-d'Ivoire, Soudan, Congo, Cachemire, Népal, Sri
Lanka, Philippines... Certes, un nouvel adepte de la lutte armée
- l'islamisme radical - a fait son apparition et occupe désormais
le devant de la scène médiatique. Mais ses actions, aussi spectaculaires
soient-elles, ne doivent pas masquer l'essentiel : la lutte politique
armée s'est raréfiée. Cela veut-il dire qu'il n'y a pas d'autres
formes de violence à l'oeuvre ? Non, évidemment. A commencer par
la violence économique qu'exercent, stimulés par la mondialisation
libérale, les dominants sur les dominés. Les inégalités atteignent
des dimensions inédites. Littéralement révoltantes. La moitié de
l'humanité vit dans la pauvreté, plus d'un tiers dans la misère,
800 millions de personnes souffrent de malnutrition, près d'un milliard
demeurent analphabètes, un milliard et demi ne disposent pas d'eau
potable, deux milliards n'ont toujours pas d'électricité... Et,
aussi incroyable que cela puisse paraître, ces milliards de damnés
de la terre se tiennent politiquement tranquilles. C'est même l'un
des grands paradoxes de notre temps : plus de pauvres que jamais,
et moins de révoltés qu'il n'y en eut jamais. Cette situation peut-elle
durer ? C'est peu probable. En raison sans doute de l'épuisement
du marxisme comme moteur international de la révolte sociale, le
monde traverse une sorte de transition. Entre deux cycles de révolutions
politiques. Et, alors que les injustices sont plus scandaleuses
que jamais, on observe que d'autres formes de violence atteignent
déjà des dimensions paroxystiques. En particulier la violence des
pauvres contre les pauvres, et certaines formes primitives de la
révolte (1) qui s'expriment par la délinquance, la criminalité,
l'insécurité et qui, un peu partout, non seulement en France, prennent
les caractéristiques d'une véritable guerre sociale. En Amérique
latine et dans d'autres régions de la planète, il y a trente ans,
un jeune qui trouvait un revolver s'enrôlait au sein d'une organisation
pratiquant la lutte armée pour changer le sort de l'humanité. Aujourd'hui,
un jeune qui trouve un revolver songera avant tout à lui, et, se
sentant victime de la rupture du contrat social par les dominants,
il rompra à son tour ce contrat en attaquant une banque ou en cambriolant
un magasin. Depuis le début de la grande crise économique en décembre
2001 et la paupérisation massive des classes moyennes, le taux de
« délinquance » en Argentine a été multiplié par quatre... Au Brésil,
l'un des pays les plus inégalitaires du monde - dont les électeurs
ont massivement voté en faveur du « candidat des pauvres » Inacio
« Lula » da Silva -, la guerre sociale atteint des proportions insolites.
Dans la ville de Rio, entre 1987 et 2000, ont été tués par balles
plus de mineurs de moins de 18 ans que dans l'ensemble des conflits
de Colombie, Yougoslavie, Sierra Leone, Afghanistan, Israël et Palestine.
Au cours de ces treize années, par exemple, un millier de jeunes
ont trouvé la mort dans l'affrontement israélo-palestinien ; durant
la même période, 3 937 mineurs étaient abattus dans la seule ville
de Rio (2)... Devant cette vague montante de ce que les médias appellent
l'« insécurité », de nombreux pays - Mexique, Colombie, Nigeria,
Afrique du Sud, etc. - en viennent désormais à dépenser plus pour
la conduite de cette guerre sociale que pour leur propre défense
nationale. Le Brésil, par exemple, consacre 2 % de sa richesse annuelle
(PIB) à ses forces armées, mais plus de 10,6 % à protéger les riches
contre le désespoir des pauvres... La grande leçon de l'histoire
de l'humanité est celle-ci : les êtres humains ont toujours fini
par se révolter devant l'aggravation des inégalités. La montée actuelle,
au Sud comme au Nord, des délinquances et des criminalités - qui
ne sont souvent que des manifestations primitives et archaïques
d'agitation sociale- constitue un signe indiscutable de l'exaspération
des plus pauvres devant l'injustice du monde. Il ne s'agit pas encore
de violence politique. Mais chacun sent bien qu'il s'agit d'un sursis.
Pour combien de temps ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/RAMONET/
31
octobre 2002 
Des bactéries pour graver des circuits
Cyril Fievet, 01net.
En agissant directement sur la matière, au niveau moléculaire, des
bactéries « entraînées » pourraient un jour tenir lieu d'ouvriers
spécialisés, et assurer des tâches diverses. Selon une équipe japonaise
du Forestry and Forest Products Research Institute, une bactérie
nommée Acetobacter xylinum peut être « dressée » pour tracer avec
précision des bandes de matière d'une incroyable finesse. Ces travaux,
exposés dans la revue Nature, ont mis en évidence le déplacement
de ces bactéries lorsqu'elles secrètent des bandes de cellulose.
Placées sur des « rails » de taille nanométrique (moins d'un millionième
de millimètre de largeur) élaborés sur une plaque de cuivre, les
bactéries avancent en produisant la cellulose au rythme régulier
de quatre millièmes de millimètre par minute. Les applications d'un
tel procédé pourraient être multiples Selon les chercheurs impliqués
dans la découverte, on peut imaginer des bactéries capables de réparer
des tissus vivants, comme la peau, par exemple. Ou encore des bactéries
qui traceraient des circuits électroniques micro ou nanoscopiques,
de façon autonome et contrôlée. En tout état de cause, ces recherches
confirment l'intérêt des scientifiques pour les « nanomachines »,
des mécanismes artificiels ou biologiques de taille moléculaire
pouvant intervenir sur la matière. Bien que controversée, au sein
de la communauté scientifique, la faisabilité des nanomachines semble
passer par la compréhension des organismes de faible taille comme
les bactéries. Des travaux récents laissent d'ailleurs espérer des
avancées majeures en la matière. Le premier « moteur moléculaire
» (une molécule synthétisée par des bactéries, et capable de tourner
autour d'un axe de façon contrôlée), réalisé en 1999, a montré la
voie : des engins de taille nanométrique, alimentés en énergie de
nature biologique, pourraient voir le jour et constituer la base
de NEMS, ou encore nanosystèmes électromécaniques.
http://www.01net.com/rdn?oid=196554&rub=3371
30
octobre 2002 
Création d'un fonds de 100 millions pour décrypter
les variations génétiques
Paul Recer Associated Press Washington
Afin de parvenir plus rapidement à identifier les gènes qui provoquent
des maladies graves, une équipe internationale de chercheurs commence
à utiliser un fonds de 100 milliards de dollars pour isoler les
blocs d'ADN qui contiennent des variations communes de la structure
génétique humaine, ont annoncé des responsables de ce programme
mardi. Neuf groupes de recherche de cinq pays participeront à ce
projet, qui doit s'étaler sur trois ans, pour analyser les spécificités
génétiques d'échantillons de sang prélevés sur des personnes du
Nigeria, du Japon et de Chine ainsi que de personnes vivant aux
États-Unis et ayant des ancêtres d'Europe du Nord et de l'Ouest.
Le but est de pister et de comprendre les variations qui frappent
le séquençage des milliards de molécules composant le génome humain.
Les quelque 3,5 milliards de paires de «brins» qui composent l'ADN
humain, molécule à structure en double hélice, sont le constituant
de base des gènes humains. Ces brins sont constitués des lettres
chimiques A,T,C et G (adénine, thymine, cytosine et guanine). Une
cartographie des blocs soumis à des variations formera «un raccourci
puissant» permettant d'identifier les séquences géniques liées à
des maladies comme le diabète ou le cancer, a expliqué le Dr Francis
Collins, président de l'Institut national de recherche sur le génome
humain. «Ce travail va avoir un profond impact sur l'avenir de la
médecine,» a-t-il annoncé en présentant le projet, baptisé projet
HapMap, lors d'une conférence de presse. Le Projet Génome humain
(HGP), qui regroupe des organismes publics aux États-Unis, en Grande-Bretagne,
en France, en Allemagne, au Japon et en Chine, estime qu'à terme,
mais pas avant au moins une dizaine d'années, on pourra commencer
à envisager la mise au point de médicaments spécifiquement adaptés
à l'identité génétique d'un patient malade. Les prédispositions
génétiques pourront également être détectées très tôt, permettant
de combattre ces maladies dont on sait qu'au moins 1500 d'entre
elles naissent de mutations d'un ou plusieurs gènes. Il faudra sans
doute encore deux ans avant d'avoir cette carte génétique complète.
Ce ne sera là qu'un début, tout comme apprendre à lire n'est que
le début de l'instruction, soulignent les experts.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100152069.html
30
octobre 2002 
Une poignée de main transatlantique
Des scientifiques américains et britanniques ont réussi la première
poignée de main dans le web, ce qui ouvre une nouvelle ère pour
la réalité virtuelle. Un chercheur du University College à Londres
et un autre du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont saisi
un cube relié à un ordinateur et l'ont fait bouger en même temps
afin de simuler une poignée de main. Ils ont utilisé de petits appareils
qui reproduisent la sensation du toucher avec des impulsions à très
haute fréquence. Ces impulsions ont voyagé par des câbles de fibres
optiques à larges bandes passantes. Cette technologie pourrait éventuellement
permettre d'avoir une idée de la nature de l'objet touché, s'il
s'agit de bois ou de chair, par exemple.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
30
octobre 2002 
Le centre de la galaxie est un trou
Agence Science Presse
Pas facile, de trouver un trou noir, dans la noirceur du cosmos...
Eh bien le trou noir dont on soupçonnait la présence au centre de
notre galaxie, la Voie lactée, vient peut-être de se trahir. Notre
galaxie, en dépit de sa centaine de milliards d'étoiles, dont notre
Soleil, n'est en rien exceptionnelle. Les astronomes disent depuis
longtemps qu'elle est similaire à bien d'autres galaxies, y compris
sur un point étrange: elle abriterait en son centre un trou noir,
un de ces corps célestes si massifs que rien ne peut échapper à
sa gravité titanesque -même pas la lumière. Sauf qu'observer un
trou noir, c'est tout sauf évident. On tentait d'y arriver depuis
une vingtaine d'années par des observations indirectes -un rayon
de lumière qui aurait été dévié en passant à proximité de ce soi-disant
corps céleste, ou un fin rayonnement tout autour de sa zone-limite...
En vain. Un équipe internationale de 23 astronomes et astrophysiciens
affirme dans la revue Nature y être finalement parvenu: une étoile
dont on s'aperçoit maintenant, après des années d'observation, qu'elle
accomplit, en 14 ans, une orbite autour d'un corps céleste massif,
invisible à nos yeux, sauf par les ondes radio qui en émanent. S'ils
ont raison, ce sera non seulement la première observation indirecte
de ce trou noir, mais encore, la première confirmation de l'existence
de n'importe quel trou noir: en effet, on en parle, on en parle,
mais on n'a encore jamais mis le doigt sur un seul d'entre eux.
Il a fallu 10 ans de traque à l'équipe dirigée par Rainer Schödel,
de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre à Garching,
Allemagne. Dix ans pour être capable de dresser petit à petit la
trajectoire de cette étoile autour d'un objet que l'on croit être
deux millions et demi de fois plus massif que notre Soleil. Voilà
pour l'exploit astronomique. Ceci dit, compte tenu du fait que ce
trou noir est situé à 26 000 années-lumière de nous -soit à peu
près la distance entre nous et le centre de notre galaxie- et que
ce n'est donc pas demain la veille qu'il risque de nous avaler,
qu'y a-t-il à tirer de cette information? Une seule chose, au bénéfice
des astronomes: c'est la première fois qu'on arrive à suivre l'orbite
d'un corps céleste situé aussi loin de nous. De peine et de misère,
depuis sept ans, des astronomes ont détecté la présence de planètes
tournant autour d'autres étoiles, mais les distances se mesuraient
chaque fois en dizaines d'années-lumière. Ici, on parle de quelque
chose qui est 2000 fois plus loin: réussir à voir bouger cette étoile
aurait paru impensable il y a quelques années seulement. S'ils y
sont arrivés, c'est grâce à de nouveaux outils, regroupés sous le
terme d'imagerie adaptative optique. Grosso modo, ces outils atténuent
les distorsions que subit un rayon de lumière lorsqu'il traverse
notre atmosphère -et permettent ainsi aux astronomes d'obtenir des
images 20 fois plus précises d'objets très lointains, plus précises
dans certains cas, que les images du télescope spatial Hubble. La
consécration que vivent grâce à ce trou noir ces nouveaux outils
les amènera à servir encore plus: pour identifier des corps célestes
lointains... et pour découvrir d'autres étoiles en orbite autour
de qui-sait-quoi au centre de notre galaxie.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100151410.html
27
octobre 2002
La Terre
a un nouveau compagnon
Des astronomes ont découvert un astéroïde qui partage la même orbite
que la Terre autour du Soleil et qui se comporte par moment comme
un satellite de notre planète. 2002 AA29 mesure environ 100 mètres
de long. Il tourne autour du Soleil en une année terrestre, suivant
une orbite curieuse en forme de fer à cheval, expliquent les découvreurs
dans la revue Meteoritics and Planetary Science. L’astéroïde s’approche
de la Terre avant de repartir en sens inverse. AA29 est proche de
la Terre, même s’il est situé à plusieurs dizaines de millions de
kilomètres –alors que la Lune est à moins de 400.000 km. Cet astéroïde
‘’co-orbital’’ n’est pas une seconde Lune, même si à certaines périodes
il se comporte de la même façon. Ce fut le cas en l’an 572, et devrait
de nouveau se produire en 2575. AA29 se situe alors à moins de 30
millions de km de la Terre. Ce nouveau compagnon de La Terre a été
repéré en janvier dernier par les chercheurs du projet LINEAR (Lincoln
Laboratory Near-Earth Asteroid Research). Il ressemble aux astéroïdes
Troyens de Jupiter, qui ont un mouvement synchrone de celui de la
géante gazeuse. Ils sont maintenus en place par l’attraction conjuguée
de Jupiter et du Soleil. Mais jusqu’à présent, à l’exception de
Cruithne, aucun objet de ce type n’avait été découvert dans le voisinage
de la Terre.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020922.OBS1749.html?1248
27
octobre 2002 
Le satellite au secours de la médecine d'urgence
Agence France-Presse Toulouse, France
Testée dans des villages isolées de Guyane française et à bord d'avions,
la télémédecine via le satellite pourrait devenir, grâce à un projet
de l'Agence spatiale européenne (ESA), un outil précieux pour les
secours d'urgence. «Ce projet va démontrer qu'en situation d'urgence
et lorsque les infrastructures terrestres sont touchées, comme lors
d'un tremblement de terre ou d'inondations, les satellites peuvent
offrir une réponse efficace», explique le responsable des applications
à l'ESA, Francesco Feliciani. L'ESA a financé ce projet baptisé
DELTASS (acronyme anglais de Système de télémédecine par satellite
pour les les secours d'ugence) mis en oeuvre par par le Centre national
d'études spatiales. «En cas de catastrophe, les télécommunications
sont le nerf de la guerre», ajoute un représentant de l'Institut
de médecine spatiale (MEDES) de Toulouse, Nicolas Poirot. Le chef
du service médical d'urgence de Toulouse, le Pr Christian Virenque,
raconte ainsi que lors de l'explosion de l'usine AZF, en septembre
2001, «pendant plusieurs heures, nous avons dû faire face à une
quasi paralysie des systèmes de télécommunications (lignes fixes
touchées et réseaux GSM saturés).» «Deltass, souligne-t-il, nous
aurait assurément aidés.» Présenté au Salon international de l'innovation
et de la prospective qui se déroule à Toulouse jusqu'au 26 octobre,
Deltass «combine des équipements pour effectuer un diagnostic médical
et des moyens de communications satellitaires», explique un autre
membre du MEDES, Laurent Braak. Le système comprend des malettes-téléphone
pour les secouristes et de valises de télémédecine plus perfectionnées
(avec équipements bio-médicaux de base et un micro-ordinateur) pour
les médecins. Sur le site de la catastrophe, les premiers secouristes
localisent les victimes et établissent un degré d'urgence. Le dossier
médical du blessé est ouvert. Il pourra constamment être complété
et consulté, notamment par le centre de coordination. Grâce à la
valise, les médecins vont mesurer et transmettre les données de
base (tension artérielle, température, saturation en oxygène, électrocardiogramme).
L'examen peut se poursuivre durant le transport vers un hôpital
de campagne monté en urgence, grâce à des ambulances dotées de valises
permettant au dossier du malade ou du blessé de le précéder à l'hôpital.
«Il est important de savoir si l'état du patient est stable ou s'il
s'aggrave pendant le transport pour mieux l'accueillir à son arrivée»,
insiste M. Poirot. En plus de l'établissement d'un historique, immédiatement
accessible, de chaque patient, Deltass permet d'avoir une vue globale
du sinistre. Cela est essentiel car «connaître le nombre des victimes
et leur localisation permet de déterminer l'organisation des secours»,
note M. Poirot. Si l'on ajoute à ces atouts la possibilité de prendre
conseil auprès d'hôpitaux même très lointains auxquels le dossier
médical aura été transmis, Deltass, selon ses concepteurs doit être
précieux pour la Sécurité civile et les services d'urgence.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0210/sci_102100150342.html
27
octobre 2002
Grande première
à l'Hôpital Royal Victoria
Une femme atteinte de leucémie doit la vie à l'enfant qu'elle a
eu malgré sa maladie. Elle a été guérie grâce à des cellules souches
prélevées sur le cordon ombilical de son bébé, une petite fille
née prématurément. Patrizia Durante est enceinte de 26 semaines
quand elle passe un examen de routine, le 24 juillet 2001. Elle
apprend alors qu'elle est atteinte de la leucémie : les médecins
ne lui donnent que quelques semaines à vivre. Cinq semaines plus
tard, les médecins décident qu'elle doit accoucher. Son bébé, un
fille née à 31 semaines, est placé dans un incubateur pendant deux
mois. La mère entreprend des traitements de chimiothérapie qui ne
donnent aucun résultat. Les médecins lui annoncent qu'elle a besoin
d'une transplantation. Le docteur Pierre Laneuville, directeur de
la division d'hématologie de l'Hôpital Royal Victoria, à Montréal,
explique que les médecins ont pris le sang congelé du cordon ombilical
de la petite fille, qu'ils l'ont décongelé et injecté au printemps
dernier dans les veines de la mère. C'est la première fois que les
cellulles souches du cordon ombilical servent à regénérer les cellulles
d'une mère. Le sang parfaitement sain de la fillette, prénommée
Victoria Angel, a servi à éliminer le sang malade de Patrizia. Cette
dernière est persuadée que sa fille est venue dans sa vie pour la
sauver.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
26
octobre 2002 
Newtgames prépare les jeux multidimensionnels
Xavier Oswald, 01net.
Newtgames veux faire coexister les jeux de rôle réels et les jeux
de rôle en ligne. Un mélange des genres qui préfigure de nouvelles
générations de jeux mêlant Internet, téléphonies mobiles, et géolocalisation.
Projet Newtgames commercialisera, à partir de l'automne prochain,
un jeu massivement multijoueur et multiplate-forme, liant PC et
mobiles. Son objectif est de s'implanter durablement en France et
au Japon, où il est déjà partenaire d'opérateurs mobiles. Il lui
faut d'abord faire ses preuves et attirer 50 000 abonnés pour atteindre
la rentabilité, avant d'essayer de faire de Kigen un jeu mondial.
Interview de Mathieu Castelli,
PDG de Newtgames 01net. : Pouvez-vous expliquer les principes
de Kigen, votre jeu? Mathieu Castelli : Kigen est une nouvelle
forme de jeu de rôle online, massivement multijoueur. Géolocalisés
par leur téléphone mobile, les joueurs évoluent à la fois dans leur
propre ville et dans un univers virtuel. Ils peuvent agir soit sur
le terrain, grâce aux fonctions WAP de l'interface mobile, soit
sur Internet. En ville, ils peuvent interagir avec les joueurs situés
près d'eux, ou communiquer avec ceux connectés sur Internet. Ceux-ci,
depuis l'interface Web, ont une vue en trois dimensions où apparaissent
les joueurs sur le terrain, disposent de moyens de communication
ainsi que des tableaux de bord. Ils peuvent alors mettre en place
des stratégies visant à prendre des objets à leurs adversaires ou
bien les tuer.
Sur quelles technologies s'appuie votre jeu ?
Nous avons utilisé les langages classiques PC et Mac comme Flash
ou la technologie Shockwave. Côté terminal mobile, le joueur doit
posséder un téléphone GPRS, WAP ou Java. Le jeu sera commercialisé
sur la base d'un forfait mensuel d'environ 5 euros auprès de son
opérateur. Nous travaillons avec Orange, en France, et nous venons
de passer un accord avec le second opérateur mobile japonais KDDI.
Notre objectif est de conquérir plus de 50 000 abonnés rapidement
afin d'atteindre le point mort. Vous avez été incubé par Inventmobile,
une filiale d'Orange. Que recherchez-vous à Capital-IT ?
Les 600 000 euros investis par Inventmobile ont servi à amorcer
la pompe. Afin de nous imposer dans les pays prioritaires (Japon,
Allemagne, Royaume-Uni et France), nous avons besoin de 1 à 2 millions
d'euros. De cette somme dépendra la rapidité de développement de
Kigen. Si tout va bien, le jeu devrait sortir l'automne prochain.
Nos revenus proviendront des abonnements, mais aussi de partenariats
avec des réseaux de distribution, tel que la Fnac, qui pourraient
organiser des jeux-concours afin de faire venir des clients dans
leurs magasins.
http://www.01net.com/rdn?oid=195954&rub=3357
26
octobre 2002 
IBM annonce la mise au point du plus petit circuit
intégré du monde
Le constructeur informatique IBM a annoncé jeudi la mise au point
et le fonctionnement du plus petit circuit intégré du monde, basé
sur l'utilisation de molécules qui se déplacent à la façon de dominos
culbutés. La technique, appelée "cascade moléculaire", a permis
aux chercheurs d'IBM de faire fonctionner des éléments numériques
logiques d'une taille environ 260.000 fois inférieure aux éléments
utilisés dans les microprocesseurs les plus modernes actuellement
sur le marché. Ces circuits ont été élaborés grâce à des molécules
de monoxyde de carbone placées sur une surface de cuivre. "C'est
une étape marquante dans la recherche de circuits informatiques
à l'échelle du nanomètre", a estimé Andreas Heinrich, physicien
au Centre de recherche Almaden d'IBM situé à San José (Californie)
et co-auteur de l'article publié jeudi dans Science Express, l'édition
internet de la revue américaine Science. "La cascade moléculaire
n'est pas seulement une nouvelle méthode pour le calcul informatisé,
c'est aussi la première fois que tous les composants nécessaires
au calcul informatisé à l'échelle du nanomètre ont été fabriqués,
connectés et qu'ils ont fonctionné", a ajouté le chercheur. Un nanomètre
équivaut à un milliardième de mètre.
http://actu.dna.fr/021025075012.blwa4g53.html
25
octobre 2002 
L’atome piégé dans la chambre noire
Photographié sous toutes les coutures. Même l’atome n’échappe plus
aux flashs. Grâce à des impulsions lasers ultra-courtes, des physiciens
ont réussi à photographier les mouvements des électrons à l’intérieur
d’un atome de krypton. Ils publient leurs résultats dans la revue
Nature datée d’aujourd’hui. Pour obtenir une image arrêtée de ce
qui se passe au sein de l’atome, la ‘’vitesse de l’obturateur’’
doit être plus que rapide. L’équipe de l’Autrichien Ferenc Krausz,
de l’Université de technologie de Vienne, a appliqué une découverte
récente : la production d’une impulsion laser de l’ordre de l’attoseconde
(1 attoseconde = 10-18 secondes). Les physiciens ont ainsi pu prendre
plusieurs images du retour à l’équilibre des électrons au sein de
l’atome après que l’un d’entre a été excité, et reconstituer le
film de cette ‘’réorganisation’’ interne. Ces travaux ouvrent la
voie à un nouveau champ de recherche, l’«attophysique».
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20021024.OBS1850.html?1040
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