Info science
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la génétique

La rubrique Info science s'arrête en décembre 2002, mais vous pouvez retrouvez des sujets pertinents sur le Forum, rubrique "Tout sur la science"


 




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2002

Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

Le secret de la salamandre
Les Raëliens (rael.org) installent un laboratoire de clonage humain...

Une nouvelle révolution de la biologie

Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique

Excisions et circoncisions forcées

Des chercheurs font pousser des dents de porc
..
Cousins de plus en plus lointains

Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?

L'origine de l'immunité naturelle au sida identifiée

Evolution des espèces

Une batterie au lithium plus performante

Les pirates du génome

L'ONU et le clonage reproductif

Une hormone pour soigner la sclérose en plaque ?

Le Bhoutan pour le développement du "Bonheur national brut"

De l'antimatière en quantité quasi industrielle

L'Europe va se lancer dans l'aventure martienne

Une vitamine qui rend intelligent

Schizophrénie : nouvelle piste génétique

Nouvelle piste sur l'homosexualité

Ouverture d'un centre de fécondation artificielle pour lesbiennes

Des mouches rendues temporairement homosexuelles...

De la forme de la poire

Un nouveau gène candidat pour le cancer de la prostate

L'an 1 du cinéma en ligne

Cancer du côlon : nouvelle explication génétique

La clinique qui choisit le sexe des enfants

Les cellules graisseuses nouveau réservoir du virus du sida ?

Identification d'un groupe de gènes communs aux cellules souches

Un pacemaker biologique transféré par génie génétique chez...

Nanomatériaux aux États-Unis

Nano-médecine: vers le ciblage des tumeurs in vivo

Hewlett-Packard crée une puce avec des molécules

Nicotine et mort subite du nourrisson

Thérapie génique réussie de la mucopolysaccharidose

L'or liquide au secours des puces du futur

Des médecins ferment une perforation du ventricule sans chirurgie

Business lunaire

Des astronomes vont tenter de mesurer la vitesse de la gravité

Le potentiel de certaines cellules souches adultes moins important ?

Une thérapie génique favorise la régénération des artères coronaires

Un géant solaire

Websurg, université virtuelle pour les chirurgiens du monde entier

La musique rend-elle intelligent ?

Virtual Surg : reconstruction du corps en 3D et simulations...

Des vaccins à ARN

Les nanotechnologies ont besoin de cash et de temps

Pourquoi le gecko colle ?

La télévision du 11 septembre, danger pour la santé

Tous les organes humains seraient clonés d’ici cinq ans

Soie : ver contre araignée


30 septembre 2002
Le secret de la salamandre

Pourra-t-on un jour faire repousser un membre?
New York Times Irvine, Californie
Dans une salle qui ressemble à un placard et qu'on appelle le Leg Lab (laboratoire des pattes), des salamandres dans des verres de plastique regardent dans le vide. Le laboratoire s'appelle ainsi parce que plusieurs de ces petits reptiles ont été amputés d'une patte. Mais ne vous inquiétez pas, la salamandre guérit vite. Mieux encore, sa patte repoussera. Les salamandres, qu'on scrute dans ce labo, sont les supervedettes de la régénération. Elles peuvent faire repousser leurs pattes mais aussi leur queue, une partie de leur coeur, leur rétine et le cristallin de leurs yeux. Les humains n'ont pas cette capacité. Alors ici, les savants espèrent trouver le secret de la salamandre pour que les humains aussi puissent un jour se régénérer de la même façon. «Je suis convaincu qu'éventuellement nous pourrons nous aussi régénérer un bras ou, au moins, un doigt. J'aimerais bien voir ça de mon vivant», affirme le biologiste David M. Gardiner, codirecteur du laboratoire de l'Université de la Californie à Irvine avec sa femme Susan V. Bryant, doyenne de la faculté des sciences biologiques. La médecine régénérative, traitant de la repousse ou de la réparation d'organes endommagés, est au centre des préoccupations médicales ces temps-ci. Actuellement, on parle surtout des cellules souches, que l'on espère reproduire à l'extérieur du corps, transformer en tissus spécifiques et transplanter dans le corps des patients. Mais certains scientifiques préfèrent l'hypothèse de la salamandre, c'est-à-dire l'idée de provoquer chez les humains un processus de régénération semblable à celui de la salamandre et d'autres animaux. La régénération naturelle au moyen de médicaments ou de gènes, disent-ils, serait plus facile qu'une transplan-tation. Et le tissu serait celui du patient, éliminant tout problème de rejet. Et même si l'on n'arrivait pas à reproduire les exploits de la salamandre, l'étude des animaux régénérateurs donnera au moins des indices à ceux et celles qui étudient les cellules de souche. Jusqu'à maintenant, la régénération naturelle demeure un secteur négligé de la médecine. Cela peut se comprendre. Les scientifiques étudient la régénération naturelle depuis 200 ans et n'ont pas appris grand chose. Il semble peu probable, ou à tout le moins bien difficile, qu'on réussisse à obtenir une repousse d'un bras durant le vivant de David Gardiner, qui a 53 ans. «J'aimerais dire que nous avons accompli des progrès formidables, mais ce serait un mensonge», déclare Catherine Tsilfidis, professeure adjointe à l'Institut de l'oeil de l'Université d'Ottawa, qui étudie la régénération chez les tritons, un animal de la famille des salamandres. La médecine régénérative De nos jours, cependant, les techniques génétiques commencent à permettre aux scientifiques de pénétrer les mystères de la régénération. Combinées à la médecine régénérative, elles suscitent un grand intérêt scientifique, voire commercial pour le domaine. La société Eli Lilly appuie en effet des études sur les gènes qui permettent aux amphibiens de se régénérer, et des investisseurs ont récemment injecté 9 millions dans le démarrage de ce qui semble être la première entreprise vouée à la régénération naturelle chez les êtres humains. L'entreprise appelée Hydra Biosciences se fonde largement sur les oeuvres de Mark T. Keating, un des fondateurs de la compagnie et biologiste à l'Université Harvard, spécialiste de la régénération chez les dards, un poisson proche de la perche. La compagnie de Cambridge, au Massachusetts, tire son nom d'une créature des étangs qui peut se régénérer en deux êtres séparés après avoir été tranchée en deux, comme l'hydre de la mythologie. «Ce que nous essayons de faire, c'est de stimuler l'habileté naturelle du corps de régénérer, dit M. Keating. Il n'y a aucune preuve que les cellules humaines sont «fondamentalement différentes» de celles des dards. Les humains ont la capacité de régénérer certains types de tissus dans le foie, les muscles et les os, tandis que les salamandres peuvent faire repousser des membres complets.» La planaire, un petit ver plat, peut être coupé en 279 morceaux, et un nouveau ver entier poussera à partir de chaque segment. La capacité des jeunes enfants de faire repousser un bout de doigt au-delà de la dernière jointure semble constituer le seul exemple possible de régénération de membres chez les humains. Cette capacité a été découverte par accident en Angleterre, en 1974, quand un enfant qui avait perdu un bout de doigt dans un accident a été transporté à l'hôpital. Trop occupé pour exécuter le traitement habituel, le médecin s'est contenté de faire des points de suture. Quand elle y est revenue le lendemain, elle s'est aperçue que le doigt repoussait. Les scientifiques croient cependant qu'il pourrait s'agir d'une poursuite de la croissance rapide de l'enfant, et non d'une véritable régénération. Il semble que les cellules animales spécialisées, près d'une blessure, perdent leur spécificité et retournent à un état originel. Les animaux créent ainsi leurs propres cellules souche. Ces cellules forment un monticule appelé blastème et se multiplient rapidement. Elles retrouvent ensuite leur spécificité pour rebâtir le membre ou l'organe blessé. C'est le mystère de ce processus que les scientifiques veulent déchiffrer.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141716.html

30 septembre 2002
Les Raëliens (rael.org) installent un laboratoire de clonage humain à Abidjan
Agence France-Presse Washington

La société Clonaid, liée à la secte des Raëliens, a décidé d'étendre ses opérations à l'Afrique en créant un laboratoire de clonage humain à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de la société. Le laboratoire sera opérationel en janvier et des scientifiques africains sont actuellement formés aux procédures de clonage et à l'utilisation de la «machine à cloner» mise au point par des ingénieurs sud-coréens pour le compte de Clonaid, a-t-on indiqué de même source. Cette machine, baptisée RMX 2010, permet de réaliser la fusion entre un ovocyte énucléé et le matériel génétique d'un donneur. «Nous sommes très heureux de participer à la montée de l'Afrique dans ce nouveau siècle de technologies et d'avoir au sein de notre équipe internationale les compétences de scientifiques africains hautement qualifiés pour cette entreprise qui améliorera la vie des gens dans le monde, sans considération de leur origine, nationalité ou race», a déclaré le PDG de Clonaid, la chimiste française Brigitte Boisselier. Ce laboratoire prétend répondre à la «demande croissante de clonage» sur le continent africain, a précisé Clonaid. La secte des Raëliens a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, dit «Raël». Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël, qui dit compter 55 000 adeptes dans le monde, professe que la vie sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par clonage.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141962.html


29 septembre 2002
Une nouvelle révolution de la biologie
René TRÉGOUËT

Décidément la biologie est bien en train de connaître la plus grande révolution de son histoire et chaque mois qui passe révèle de nouvelles et extraordinaires possibilités de duplication et de régénération du vivant. Après les fantastiques propriétés de régénération et de restauration fonctionnelle des cellules-souches embryonnaires et adultes, mises en évidence au cours de ces derniers mois et souvent évoquées dans notre lettre (voir dans la rubrique médecine de notre lettre n°206 l'article sur le traitement révolutionnaire de l'artérite par injection de cellules souches de moelle épinière et sur les potentialités des cellules-souches pour traiter les maladies des yeux) c'est à présent la découverte de l'existence d'un mécanisme universel, jusqu'alors ignoré, gouvernant le vivant et sa reproduction, qui vient bouleverser les sciences de la vie. Ce mécanisme baptisé "ARN interférents" par les scientifiques, permet de "mettre en veille" certains gènes pathogènes responsables du déclenchement de graves maladies. La compréhension et la maîtrise de ce mécanisme ouvrent des perspectives aussi immenses qu'imprévisibles en ce qui concerne les génomes végétaux, animaux et humains. Cette découverte, diffusée au grand public, samedi 10 août, par le quotidien anglais The Independent ( Independant du 10-08-2002 http://www.independent.co.uk/story.jsp?story=323027 ) pourrait donner naissance à des outils thérapeutiques d'un nouveau type contre les maladies infectieuses et virales mais aussi contre les cancers. Bien qu'il soit encore trop tôt pour mesurer la portée exacte de cettedécouverte, la communauté scientifique est persuadée que cette possibilité de désactivation des gènes par interférence de l'ARN ouvre des perspectivesthérapeutiques nouvelles qui viennent prolonger et amplifier celles déjà entrevues par le séquençage de la totalité du génome de l'espèce humaine. La révolution a débuté, en 1990, avec les expérimentations sur les mécanismes moléculaires de coloration des pétunias du professeur Richard Jorgensen de l'université de l'Arizona, à Tucson. A partir de la technique génétique dite "antisens", il était parvenu à obtenir un changement de couleur de ses pétunias en intégrant dans leur patrimoine héréditaire des gènes capables de modifier la lecture des gènes végétaux naturellement impliqués dans la coloration. Comme cela est souvent le cas en science, le professeur Jorgensen venait, sans le savoir, d'utiliser le mécanisme d'"interférence de l'ARN". Ce n'est qu'en 1998, avec les travaux conduits sur un ver (Caenorhabditiselegans) et sur une mouche (la drosophile) publiés dans la revue scientifique Nature, que l'existence généralisée de ce mécanisme de désactivation des gènes a pu être mis en lumière dans d'autres genres vivants. Depuis, les travaux des équipes dirigées par Gordon Carmichael (université du Connecticut) et Philip Sharp (Massachussets Institute of Technology, Cambridge) ont révélé l'existence de minuscules fragments d'informations génétiques, présents dans les cellules sous la forme d'ARN - la molécule qui traduit l'ADN en protéines ˆ capables d'"interférer" dans la lecture de l'information biologique contenue dans l'ADN. l'ARN interférent est sans doute le plus ancien moyen de lutte contre les agents infectieux, et l'un des mécanismes fondamentaux de la vie. Mais au fil de l'évolution , les vertébrés ont abandonné ce système de défense archaïque au profit des anticorps et des interférons. Aux origines de la vie, ces petits ARN venaient se coller aux ARN viraux, neutralisant ainsi les virus. Les plantes et les invertébrés s'en servent toujours ainsi. Chez les humains, ces éléments se sont reconvertis en «horlogers des gènes» : les ARN interférents allument ou éteignent les gènes en fonction des besoins de l'organisme. Ces équipes américaines ont révélé, récemment, dans la revue Nature, qu'un tel mécanisme pouvait être utilisé à des fins thérapeutiques. Ces deux équipes viennent en outre de démontrer in vitro qu'elles pouvaient, en utilisant ce mécanisme, prévenir l'infection de cultures de cellules humaines par des virus responsables, d'une part, de la poliomyélite et, d'autre part, du sida. Cette nouvelle découverte éclaire le décryptage du génome humain d'une lumière nouvelle car, outre les 30 000 gènes dont la cartographie complète est attendue en 2003, les chercheurs vont également devoir décrypter ces innombrables fragments d'ARN qu'ils ont longtemps négligés. A présent les chercheurs vont accélérer les essais visant à introduire ces minuscules fragments d'ARN dans le noyau cellulaire afin d'essayer de commander la désactivation des gènes les plus pathogènes, notamment ceux qui permettent le déclenchement de graves maladies virales ou de cancers. Il ne fait désormais plus aucun doute que l'on parviendra, à terme, à contrôler de manière de plus en plus fine et sélective l'activation et la désactivation d'un nombre croissant de gènes, et ce contrôle de l'activité génétique deviendra évidemment un fantastique outil thérapeutique dans le traitement d'une multitude de maladies de nature bactérienne, virale ou cancéreuse. Si l'on imagine les extraordinaires possibilités thérapeutiques ouvertes par l'utilisation de ces interrupteurs génétiques et les potentialités régénératrices des cellules-souches, qui ne cessent de se confirmer et de s'étendre, on peut, même en faisant preuve d'un optimisme prudent et en tenant compte des difficultés techniques de maîtrise de ces nouvelles connaissances fondamentales, prévoir que la biologie, la médecine, et plus largement la santé et les conditions de vie de nos populations vieillissantes, vont connaître au cours des 20 prochaines années une révolution aux conséquences sociales, économiques et morales sans précédent dans la longue histoire de l'humanité. Grâce à ces progrès décisifs dans la connaissance et la maîtrise des mécanismes fondamentaux du vivant, l'espérance de vie sans incapacité (EVSI), qui constitue un indicateur fondamental de qualité de vie, va très probablement continuer àcroître encore plus vite que l'espérance de vie à la naissance (c'est déjà le cas actuellement), qui augmente d'un an tous les 4 ans, en France. Dans cette perspective, il est plus que jamais essentiel que notre pays prenne toute sa place dans cette aventure scientifique et humaine exaltante et consacre à la recherche, notamment dans ce domaine des sciences de la vie, des moyens exceptionnels, à la hauteur des enjeux et des espoirs immenses qui s'annoncent.


29 septembre 2002
Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique
Agence France-Presse Tokyo

Des chercheurs japonais ont mis au point une aiguille microscopique sur le modèle d'une trompe de moustique qui réduirait considérablement la douleur occasionnée par une prise de sang, a annoncé jeudi le chef de l'équipe de recherche. La minuscule aiguille est intégrée à un appareil médical portable, qui permet à ses utilisateurs de prélever directement leur sang, de le tester puis d'envoyer les résultats à un médecin par internet, a indiqué Eiji Nakamachi, ingénieur de l'institut de technologie d'Osaka. M. Nakamachi, qui dirige le Centre Bio Venture de cette université de l'ouest du Japon, compte vendre d'ici deux ans et demi cet appareil, actuellement de la taille d'une carte postale. Le diamètre externe de l'aiguille fabriquée en titane mesure 60 micromètres (60 millionièmes de mètre) et son diamètre interne 25 microns alors que la trompe du moustique mesure 30 à 40 microns, a-t-il expliqué. L'aiguille, dix fois plus petite que celles utilisées actuellement, pourrait «réduire sensiblement la douleur», a-t-il dit. Un ressort, qui s'étend lorsqu'il est chaud, fait pénétrer l'aiguille dans la peau et une pompe électrique miniature aspire un échantillon de sang pendant une minute. «Si nous inversons la pompe, (l'aiguille) peut devenir un vecteur de médicaments», a précisé M. Nakamachi. Le professeur a néanmoins admis que vouloir copier la nature présentait des difficultés. «Nous avons regardé des vidéos de moustiques aspirant le sang et nous avons constaté qu'ils piquaient en général plusieurs fois à la recherche d'un vaisseau sanguin ... Il nous faut maintenant établir un système sensoriel efficace» pour repérer les vaisseaux sanguins, a-t-il conclu.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090140632.html

27 septembre 2002
Excisions et circoncisions forcées
Dépêche extraite du site: www.tiscali.be rubrique "Culture" .
Dans l'Est indonésien - 13-03-2001

Kesui, petite île des Moluques (Est indonésien) peuplée de 3000 âmes. L'islamisation forcée des Moluques est à l'oeuvre et Kesui n'échappe pas à la règle. Marina, 14 ans, est "priée" de s'asseoir sur les genoux d'une vieille musulmane. Elle lui dit que ça ne lui fera pas plus mal qu'une fourmi qui pique et procède sans ménagement à l'excision c'est-à-dire à l'ablation de son clitoris. Vient ensuite le tour de sa petite soeur Emiliana, 6 ans, puis de son autre petite soeur Anselma, 8 ans. Christina Sagat, âgée de 32 ans, autre villageoise de cette île, a subi le même sort. Son clitoris a été coupé à l'aide d'un couteau de cuisine. Il lui a été dit que c'était pour la purifier des saletés des chiens et des cochons. Mais les couteaux de cuisine n'étaient ni lavés ni désinfectés. Tommy Rusin, fait prisonnier dans un village musulman de Kesui, a subi une circoncision forcée. L'imam lui a assuré que l'opération ne serait pas douloureuse. Mais Tommy hurla de douleur et l'imam éclata de rire. L'imam s'est servi de la même lame, sans l'aseptiser, pour circoncire de force plus de 30 personnes. Il fallut des semaines pour que les infections se résorbent. Jusqu'à la fin des années 80, les Moluques étaient majoritairement chrétiennes dans une Indonésie à 88% musulmane et à 9% chrétienne. Mais l'équilibre confessionnel s'est modifié vers les années 88-89 à l'instigation du dictateur Suharto de sorte que la majorité confessionnelle dans les Moluques a basculé en faveur des Musulmans. Aujourd'hui 54% des Moluquois sont musulmans et 44% sont chrétiens. Et il a suffi d'une altercation à Ambon en janvier 1999 entre un chauffeur de bus musulman et un passager chrétien pour que le feu soit mis aux foudres : églises brûlées par les musulmans, mosquées brûlées par les chrétiens, tueries et atrocités commises les uns contre les autres. 60% des tués sont musulmans. Puis, depuis novembre 2000, éclate cette campagne de conversion forcée menée par des fanatiques musulmans contre la communauté chrétienne des Moluques. 5800 chrétiens moluquois ont été convertis de force. Les 900 chrétiens de Kesui se sont rendus. Il n'y a aujourd'hui plus un seul chrétien dans cette île. Qui a dit que les religions du Livre étaient plus aimantes que les autres?
DF Remarque de B. Courcelle:
L'excision et la circoncision sont TOUJOURS forcées, pratiquées sur des nouveaux-nés, des enfants ou des adolescents obligés d'accepter du fait de la pression sociale.
Dépêche de l'agence Fides, 7 décembre 2000
Indonésie: situation dramatique aux Moluques "Les hommes sont circoncis, les femmes subissent la pratique de l'infibulation. Les chrétiens des Moluques sont victimes de mutilations des organes génitaux comme signe d'appartenance à l'islam. Les argousins utilisent des lames rudimentaires et les victimes de ces violences souffrent de blessures infectées et purulentes". Tel est le dramatique témoignage de l'agence missionnaire "Fides" sur les violences perpétrées par les musulmans sur les chrétiens des Moluques au cours de l'année à peine écoulée. L'agence "Fides" a récolté des témoignages de première main envoyés par un groupe international en faveur des Droits de l'Homme, qui prépare un dossier prêt à la publication ces prochains jours. Ces sources confirment le phénomène des conversions forcées et des mutilations des chrétiens, catholiques et protestants, dans les îles Keswui, Teor et Ceram. Le gouverneur d'Amboine, Saleh Latucosina, responsable de l'Etat d'Urgence Civil dans les Moluques, a reconnu qu' "il est indéniable qu'une islamisation forcée a lieu à Kewui et Teor". Le gouverneur a déclaré avoir reçu des nouvelles des rescapés qui ont quitté les îles. Après les attaques de leurs villages, les chrétiens ayant survécu aux massacres étaient enfermés dans diverses mosquées. Là, sous peine de mort, ils étaient contraints à subir les rites de conversion à l'Islam. Auparavant ils étaient obligés à prendre un bain de purification, puis à professer, par trois fois, la foi en Allah et Mahomet. Sous la menace des armes, ils devaient répondre à la question: "Vous convertirez-vous de plein gré?". Costantinus, Vincent et Christina, parmi les témoins écoutés, ont fui de Kesui sur une embarcation vers Amboine. Ils ont raconté que les 3 et 4 décembre, beaucoup d'hommes et femmes ont été contraints à la circoncision comme preuve de leur conversion à l'islam. Sans anesthésie ni désinfectant, les hommes et les femmes ont été circoncis avec une lame de rasoir. Au début les femmes pensaient que leur circoncision serait seulement symbolique. Christina raconte avoir été conduite dans une petite sale où elle dut s'asseoir sur un linge blanc. Après lui avoir lavé les organes, une femme musulmane pratique une incision avec un couteau, le linge tâché étant la preuve de sa circoncision. De même que pour tous les autres: sans anesthésie ni désinfectant ce qui oblige toutes ces femmes à aller se laver dans l'océan pour soigner leurs blessures. Les persécutions aux Moluques durent depuis un an et onze mois, rappelle Mgr. Petrus Canisius Mandagi, évêque de Amboine. De nombreuses violations des droits de l'homme et des lois civiles ont été commises par la population locale, les autorités administratives et les institutions musulmanes. "Il y a eu une infinité d'actes de férocité, dépravation et criminalité, comme des tortures, des viols et d'autres abus sexuels, persécutions, massacres, pillages et destruction des propriétés, tous perpétrés par les membres de la majorité religieuse aux dépens de la minorité". La majeure partie des victimes sont des personnes simples, sans défense et innocentes ("Fides", 28 décembre 2000). Mgr. Mandagi, dénonce comme auteur de ces violences, le groupe terroriste musulman, Laskar Jihad, qui jouirait de l'appui de "l'internationale islamique": "les autorités locales minimisent en parlant de 800 militants. Des protestants parlent de 15.000 hommes. Selon nous, ils sont en tout 7.000, dont 5.000 à Amboine et 2.000 dans le nord. Il faut retenir que parmi ces guerriers il y a des soldats étrangers de la Malaisie, des Philippines du Sud, du Pakistan, de l'Afghanistan et de la Lybie. Ce qui fait penser à un soutien international islamique dans ce conflit"
http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Moluques.html


26 septembre 2002
Des chercheurs font pousser des dents de porc dans des intestins de rats
Des chercheurs américains sont parvenus à faire pousser des dents de porc à l'intérieur d'intestins de rats, une réussite remarquable de bio-ingéniérie susceptible d'ouvrir la voie à une véritable révolution dans le domaine dentaire, selon un communiqué publié jeudi. Une équipe de l'Institut Forsyth, à Boston (Massachusetts), a placé des cellules de dents immatures prélevées sur des porcs âgés de six mois dans des intestins de rats. Au bout de 30 semaines, ils ont constaté que ces cellules avaient évolué en de petites molaires couvertes d'émail et composées de dentine, une matière d'apparence osseuse située sous l'émail. Ces recherches semblent aussi confirmer l'existence de cellules-souches dentaires qui pourraient détenir la clé pour l'avenir pour la mise au point de techniques de régénération dentaire chez l'homme. Les cellules-souches sont des cellules à un stade non différencié présentes aussi bien chez l'embryon que chez l'adulte et susceptibles d'évoluer en divers types de tissus. "La possibilité d'identifier, d'isoler et de propager des cellules-souches dentaires dans un but d'une thérapie biologique de remplacement de dent présente le potentiel de révolutionner la médecine dentaire", a déclaré Dominick DePaola, président du Forsyth Institute. Les chercheurs ont formulé l'espoir de pouvoir affiner cette technique. Ils se sont fixé pour objectif de produire d'ici à cinq ans des dents de la taille et de la forme désirée et d'ici à dix ans d'être capables de régénérer des dents humaines. Les détails de ces travaux doivent être publiés dans la revue Journal of Dental Research à paraître le 1er octobre.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948305,00.html


26 septembre 2002
Cousins de plus en plus lointains
Le Chimpanzé est l’animal le plus proche de l’Homme. Jusque là, rien de nouveau. Il se pourrait toutefois que nos patrimoines génétiques divergent plus que ce que l’on pensait, à en croire les résultats d’une étude publiée dans les Proceedings of the national Academy of Sciences. Nous n’aurions pas 98,5%de notre code génétique en commun mais juste 95%. Le professeur Roy Britten de l’institut de technologie de Californie (Etats Unis) a, pour le montrer, comparé une séquence de 735 000 paires de bases chez l’homme et le chimpanzé. Son analyse montre que les substitutions, le changement d’une base par une autre, sont responsables de 1,4% des divergences entre les deux séquences. Ce que les précédentes études avaient montré. Là où les choses changent, c’est que le professeur Roy Britten a aussi tenu compte des insertions et des délétions, ajout ou suppression de bases, qui accroissent encore les différences entre nos deux génomes. Autrement dit, il y aurait globalement pour la séquence étudiée 5% de divergences entre les deux espèces. Ces mécanismes ont lieu aussi bien au niveau de zones non codantes qu’au sein des gènes. Ce qui suggère, selon l’auteur de cette étude, que les insertions et les délétions sont réparties régulièrement sur le génome. Toutefois, la zone étudiée ne comporte que peu de gènes, d’autres études tenant compte des insertions et des délétions sur des séquences plus longues devront être menées avant de pouvoir confirmer ces résultats.
Nadia Sahali

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020925.OBS0516.html?1007

26 septembre 2002
Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?

(NASA)
Des microbes flotteraient sur les nuages de la planète Vénus. Les cieux y seraient relativement cléments à 50 km d’altitude avec leurs 70°C et une pression d’une atmosphère. C’est ce que rapporte le magazine New Scientist. Cette conclusion provient de l’analyse de données de différentes missions - Venera, Pioneer Venus et Magellan – par des chercheurs américains de l’université du Texas à El Paso (Etats Unis). Leur étude a révélé différentes anomalies de l’atmosphère vénusienne qu’ils s’expliquent par la présence d’une forme de vie. L’atmosphère de Vénus devrait être riche en monoxyde de carbone compte tenu des radiations solaires que la planète reçoit or elle en contient peu. Les chercheurs ont aussi mis en évidence la présence de deux gaz : le sulfure d’hydrogène et le dioxyde de soufre. Normalement ces deux gaz réagissent entre eux lorsqu’ils sont en contact à moins que quelque chose ne les produise. De plus, un gaz difficile à synthétiser de façon inorganique a été détecté dans les nuages acides : le sulfide carbonyle. Les chercheurs en déduisent que le monoxyde de carbone serait consommé et que les trois autres gaz seraient synthétisés par un organisme biologique. Lequel pourrait utiliser les rayonnement UV du Soleil comme source d’énergie pour produire ces différents gaz. Cette théorie a été présentée lors d’un congrès, the Second European Workshop on Astrobiology in Graz qui a eu lieu en Australie. Toutefois, elle ne fait pas l’unanimité. André Brack, du Centre de Biophysique Moléculaire d’Orléans (France), estime que pour qu’il y ait la vie il faudrait un volume d’eau plus important. Les petites gouttes d’eau de l’atmosphère de Vénus ne constitueraient pas un volume suffisant.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020926.OBS0583.html?1007


26 septembre 2002
L'origine de l'immunité naturelle au sida identifiée
Certains séropositifs possèdent une immunité naturelle qui empêche la progression du sida. Des chercheurs chinois et américains en ont découvert l'origine. De nouveaux traitements sont à l’étude.
Une équipe sino-américaine du Centre de recherches Aaron Diamond sur le sida (Adarc) a réussi à isoler un groupe de protéines — qu'elle a appelées défensines-alpha-1, alpha-2 et alpha-3 — capables d'inhiber la réplication du virus VIH et d'empêcher ainsi la progression de l'infection chez les 1 à 2% des séropositifs qui ne développent jamais de sida. Il s’agit de personnes séropositives, dites "non-progressives à long terme", qui vivent très longtemps sans jamais développer de sida et son cortège de maladies opportunistes. "Cette découverte (1) est une étape importante dans notre compréhension de la manière par laquelle le corps combat le VIH", a souligné le Dr Linqi Zhang, qui dirigeait les recherches. "En comprenant comment le système immunitaire de certaines personnes parvient à contrôler l'infection par le VIH, nous pourrions être capables de mettre au point de nouveaux traitements qui profitent de ce phénomène", a-t-il ajouté. Vers de nouveaux traitements ? La communauté scientifique savait depuis 1986 que certains globules blancs du système immunitaire, les lymphocytes TCD8, pouvaient produire des facteurs (substances chimiques) capables d'inhiber la multiplication du virus du sida. Il apparaissait, en particulier, que les cellules TCD8 des personnes naturellement "immunisées" pouvaient produire de fortes concentrations de ces facteurs. Mais en dépit des efforts, l'identité de ces agents chimiques restait un mystère. Une étude canadienne réalisée auprès de prostituées kenyanes séropositives avait montré que 5% environ d'entre elles possédaient une sorte d'immunité naturelle contre le VIH/sida, vraisemblablement d'origine héréditaire. Afin de confirmer que c'était bien l'action de ces défensines-alpha qui était à l'origine du phénomène d'"immunisation", l'équipe de chercheurs les a supprimées artificiellement des protéines produites par des lymphocytes TCD8 prélevés sur des personnes "non-progressives à long terme". Résultat : l'activité anti-VIH de ces globules étaient aussitôt pratiquement éliminée. "Les défensines-alpha s'annoncent prometteuses pour renforcer l'arsenal des traitements contre le VIH", a souligné le directeur de l'Adarc, David Ho. Il a confirmé que son équipe "poursuivait déjà de nouvelles approches thérapeutiques fondées sur cette découverte". Contre le sida, "tous les moyens sont bons" Contacté par tf1.fr, Simon Wain-Hobson, professeur de virologie et spécialiste du sida à l’Institut Pasteur, a accueilli cette étude avec prudence et intérêt. En attendant de pouvoir connaître l’intégralité des travaux, ce chercheur britannique indique qu’il s’agit d’une "piste pas absolument nouvelle" mais qui méritait d’être explorée. Cette découverte ne doit pas susciter de faux espoir, a-t-il averti, surtout dans le domaine de la lutte contre le sida. "On rêve d’un vaccin : des essais sont menés depuis 15 ans sans réussite. Le VIH est un virus extrêmement dur à comprendre. Le chemin est encore long…", rappelle-t-il avant de s’emporter devant les ravages de la pandémie. "Parfois, je n’en peux plus de rester poli", s’excuse-t-il. Et de lâcher, sur la découverte sino-américaine : "En étant très pragmatique, je dirai que tous les moyens sont bons dans cette lutte. Il ne faut pas avoir d’états d’âme". Qui oserait encore prétendre que les scientifiques sont des êtres froids ? (1) Les travaux sont publiés dans l’édition de vendredi de la revue américaine Science.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948118,00.html


25 septembre 2002
Evolution des espèces
Entre Darwinisme et créationisme
Une troisième voie (aticle de 9 pages parue dans la version française du magazine américain NEXUS N° 22 paru ce mois de septembre) En voici quelques extraits : Un nouveau groupe, bien mieux éduqué que les créationnistes typiques, est entré récemment dans la mélée (de la recherche sur l'origine de la vie). Ce groupe défend une théorie appelé le "Intelligent Design" (Création Intelligente) qui se prévaut d'une mane de faits scientifiquement établis... Cependant les IDers (en anglais) trahissent leurs origines créationnistes en insistant sur le fait que la vie, au niveau le plus fondamental, est si incroyablement et si irréductiblement complexe qu'elle n'aurait jamais pu "apparaître" simplement comme le prétendent les darwinistes... Ils suggèrent aussi que toute chose doit son existence à Dieu (quelque soit le nom qu'on lui donne) ou par "l'action d'une intervention exterieure"... La seule idée que les humains puissent avoir été créés par des extraterrestres est si terrible et méprisable pour la science officielle et pour la religion qu'il est hors de question d'en faire mention. Ainsi 140 ans après la théorie de l'évolution, il n'y a toujours pas, dans le répertoire, de fossile définissable clairement comme espèce de transition... 140 ans d'études concertées ou individuelles sans résultat ! Plantes et animaux : mais il se pourrait que les scientifiques évitent d'étudier les domestiques car ce qu'ils y découvrent s'écarte complètement du paradigme évolutionniste reconnu. Presque toutes les plantes domestiques sont supposées être apparues il y a de 5000 à 10000 ans, des groupes différents étant apparus à divers endroits de la terre à des époques différentes (le froment, l'orge et les légumineuses dans le "Croissant fertile", aujourd'hui l'Iraq, la Syrie et le liban - plus tard, le blé, le millet et le riz au lointain Orient - plus tard encore dans le nouveau monde : le maïs, les poivrons, les haricots, les courges, les tomates et les pommes de terre) ... Même pour les plantes qui ont des origines sauvages, tel les herbes, les grains et les céréales, le processus par lequel par lequel elles sont devenues du froment, de l'orge, du millet, du riz etc. demeure un profond mystère. Il n'est pas un botaniste capable d'expliquer de manière concluante commentles plantes sauvages ont évolué en plantes domestiques... Le blé et l'avoine domestiques auraient été obtenus à partir d'un ancêtre possédant 7 chromosomes, alors qu'ils en ont 42, une multiplication par six. La canne à sucre, monstre contenporain aux 80 chromosomes, aurait dérivé d'un ancêtre qui n'en avait que 10 ; un facteur de 8... (comment les fermiers primitifs (Néolithique) ont-ils pu "hybrider" à un tel niveau, sans doute à l'aide de leurs gourdins et pierres à feu..! ). Par exemple (Toujours dans la même logique darwinienne) le fait qu'en 1837, le jardin botanique de St Petersbourg en Russie amorça une tentative de culture de seigle sauvage afin d'en produire une nouvelle espèce domestique. Ils s'y essayent encore aujourd'hui parce que leur seigle n'a rien perdu de ses attributs sauvages. (je m'en doutait...) A coup de millions d'années : les généticiens pensaient que cette large fourchette pouvait être réduite en faisant un relevé des mutations dans lADN mitochondrique humain. (morceaux d'ADN flottant à l'extérieur des noyaux). Ils se mirent au travail, collectionnant des échantillons provenant du monde entier... N'écoutant que leur courage, les généticiens se placèrent dans la ligne de tir et annoncèrent que l'origine des humains ne remontait nullement aux quelque huit à cinq millions d'années supposées ; ils n'avaient environ que 200 000 ans... Entre temps quelque chose se produisit qui détruisit presque tous les humains....Au fond de la classe les créationnistes agitent fébrilement la main, préssés qu'ils sont de désigner le déluge. mais comme ils refusent de contredire la bible, qui situe l'époque de cet évenement à environ 6000 ans, personne ne les prend au sérieux. Et pourtant il semble que les deux camps pourraient utilement travailler de concert sur cette question... Vous savez qui a laissé qui a laissé des traces de ses oeuvres sur nos corps et dans notre réservoir génétique. Pour qu'éclate la vérité il suffira que quelques outsiders rompent les rangs de leurs confrères contitionnés. Tournons-nous vers la jeune génération. N'ayant pas de traites à payer, de familles à élever, de pensions à prévoir, ils peuvent trouver le courage de leurs convictions. N'attendez pas cela de personnes au delà de la quarantaine, peut être de la trentaine. Mais quelque part dans le monde, des hommes et des femmes sont nés qui détronerons le darwinisme et le remplaceront par la vérité.


24 septembre 2002
Une batterie au lithium plus performante
Un ordinateur portable plus léger, muni d’une batterie au lithium plus performante et de petite taille, ce n’est pas pour tout de suite, mais cela serait possible à en croire les résultats d’une étude publiée dans la revue Nature Materials. Yet Ming Chiang et ses collègues du Massachussets Institute of Technology (MIT) à Cambridge (Etats Unis), ont synthétisé une molécule qui conduit et emmagasine le courant plus efficacement que les batteries traditionnelles. En 1997, des chercheurs avaient montré l’intérêt de l’utilisation de la molécule de lithium-fer-phosphate (LiFePO4). Jusqu’à présent elle était considérée comme bon marché et non toxique mais de faible conductivité. Yet Ming Chiang et ses collègues ont rendu sa conductivité dix millions de fois plus importante que les autres en ajoutant du magnésium, de l’aluminium ou du titanium au LiFePO4. Une telle batterie serait de plus petite taille que celles que l’on possède actuellement. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives et les chercheurs émettent l’idée d’une voiture électrique enfin munie d’une batterie de taille raisonnable.

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020924.OBS0439.html?1221

24 septembre 2002
Les pirates du génome
LE MONDE
Les pirates du génome En Californie, des bio-informaticiens rebelles conçoivent et diffusent gratuitement sur Internet des données scientifiques permettant au grand public de faire des manipulations génétiques. Dans le jardinet coincé entre sa véranda et la palissade du voisin, Eric Engelhard a installé trois ruches en bois blanc. Elles sont en pleine activité, des centaines d'abeilles volent en permanence autour de sa maison : "La saison dernière, elles ont produit 140 kg de miel, j'en donne à tout le monde autour de moi". Pourtant, ce n'est pas le miel qui intéresse Eric, mais les abeilles. Elles lui servent de cobayes pour effectuer des manipulations génétiques qu'il réalise seul, chez lui, en toute liberté, sans en référer à quiconque. Son but est de créer un animal qui n'existe pas dans la nature : l'abeille sans venin, dont la piqûre sera sans danger et presque indolore... Eric, trente-six ans, n'est pas un amateur. Installé à Davis, ville universitaire au nord-est de San Francisco réputée pour ses centres de recherche en sciences de la vie, il exerce le métier de "bio-informaticien": après des études de biologie, il a décidé de se consacrer à l'informatique, car désormais la recherche génétique dépend entièrement des ordinateurs, seuls capables de compiler, assembler, représenter et analyser le flux gigantesque de données brutes produites nuit et jour par les laboratoires. Il travaille actuellement pour une société spécialisée dans la recherche sur le cancer : "Mon projet personnel, n'a rien à voir avec ce que je fais pour gagner ma vie, mais je possède les connaissances nécessaires grâce à mon expérience professionnelle". Eric a installé un laboratoire de fortune dans la chambre de sa fille de trois ans, qui dort désormais avec son grand frère : "Quand on s'y connaît, on n'a pas besoin de grand' chose pour faire du génie génétique. Un établi, des récipients étanches, et des produits chimiques et de cultures bactériennes en vente libre. Et bien sûr, il me faut de l'ADN, en l'occurrence des abeilles" - ou plus exactement, des dards et glandes à venin broyés dans un mixer. A partir de cette pâte, Eric réussit à obtenir de l'ADN pur, grâce à une série de réactions chimiques réalisées dans des tupperware. Puis, pour identifier le gène responsable de la production de venin, il fait analyser ses échantillons par une société locale spécialisée dans le décryptage du code génétique : "Il s'agit d'une opération automatisée tout à fait banale, qui coûte à peine 25 dollars. Les résultats sont envoyés directement dans mes ordinateurs via Internet, je n'ai plus qu'à utiliser mes logiciels bio-informatiques pour les interpréter". Par approximations, il finit par découvrir quel type de gène artificiel il faudra implanter dans le génome pour inhiber la production de venin. Il s'attaque alors à la conception puis à la duplication du gène modifié, toujours dans des petits bacs en plastique. Le tout aura coûté moins de 500 dollars. Aujourd'hui, Eric possède plusieurs tubes remplis d'ADN modifié, tous rangés dans le congélateur familial. Il est prêt à passer à l'étape suivante : "Je vais extraire du sperme de bourdon - c'est assez cruel, il faut leur arracher les organes génitaux -, le déshydrater, puis le réhydrater dans une solution contenant les gènes modifiés, qui seront incorporés aux cellules de sperme". Ensuite, il se procurera une cinquantaine d'abeilles-reines, qu'il va inséminer artificiellement, une à une : "C'est un procédé ancien et désuet, mais l'université de Davis possède les instruments adéquats, ils vont me les prêter". Les ouvrières qui naîtront de cette manipulation possèderont, dans leur génome, une copie du gène modifié, qui neutralisera la glande à venin : "Avant l'été prochain, des abeilles sans venin voleront dans mon jardin. Pour le reste, leur aspect et leur comportement resteront inchangés - enfin, en théorie". Eric sait qu'aux Etats-Unis, il est illégal de lâcher dans la nature des organismes génétiquement modifiés sans autorisation officielle, mais cela ne l'inquiète pas : "Je vais lire les nouvelles lois, pour savoir ce que je risque. Au pire, je ferai mon expérience dans une serre, où mes abeilles resteront prisonnières - en attendant mieux. Mais récemment, l'agence fédérale de protection de l'environnement a donné à une grande firme des autorisations de dissémination pour des organismes bien plus dangereux, notamment des virus modifiés porteurs de gènes de scorpion, destinés à tuer les chenilles dans les champs de coton". Il sait également que l'Etat ne sera pas le seul à s'intéresser à ses travaux : "Ici à Davis, il y a une forte communauté de militants écolos, je ne sais pas ce qu'il vont penser de mes abeilles. Je peux aussi craindre des réactions de la part des églises protestantes conservatrices, qui sont violemment opposées à toute forme de génie génétique. Cela dit, moi aussi, je suis prêt à me battre pour mes idées. Je suis partisan de la liberté absolue de la recherche scientifique, mon projet ira à son terme". Eric a la conviction de travailler dans l'intérêt de la science, car il a décidé de diffuser gratuitement sur Internet les résultats de ses recherches, sa méthodologie et ses logiciels. Il fera même cadeau de ses abeilles à d'autres chercheurs désireux de poursuivre son œuvre. En fait, il s'est lancé dans une croisade contre l'esprit de mercantilisme et de concurrence acharnée qui règne dans les entreprises de biotechnologies américaines : "Mon projet-abeilles est une passion personnelle, comme d'autres font de la musique, mais c'est aussi une libération, une réaction contre le climat de secret et de surveillance qui sévit sur mon lieu de travail, contre la propagande qu'on nous assène à longueur de journée sur le caractère sacro-saint de la propriété intellectuelle". Eric s'insurge en particulier contre la pratique, courante aux Etats-Unis, consistant à déposer des brevets sur des gènes : "Un gène humain n'est pas une invention, il est le produit de trois milliards d'années d'évolution, et il réside dans chaque cellule de chacun d'entre nous : comment une société privée peut-elle prétendre en devenir propriétaire ?". Eric n'est pas isolé dans son combat. Sa collègue Katherine Nelson, qui fut l'une des responsables du grand projet international de séquençage du génome humain à Berkeley avant de rejoindre le secteur privé, est encore plus catégorique : "Nos patrons se fichent éperdument de guérir le cancer, ils veulent gagner beaucoup d'argent très vite, c'est tout. Notre entreprise a breveté 800 gènes responsables de certains cancers, et désormais elle confisque cette information pour son seul usage. Si nous partagions nos résultats, d'autres labos se joindraient à nous, et ensemble, nous trouverions des remèdes plus rapidement, mais on nous l'interdit. Au contraire, nos chefs nous ordonnent souvent d'abandonner des pistes prometteuses parce qu'ils ont peur que ce ne soit pas rentable. Tout le système est pervers : les laboratoires privés collectent des informations scientifiques du domaine public, ils y rajoutent un petit quelque chose, puis ils déposent un brevet couvrant la totalité des données. C'est du vol légalisé. ". Eric et Katherine ont créé une association baptisée CVBIG (groupe d'intérêt de bio-informatique de la Vallée Centrale), qui organise des conférences mensuelles : "Nous espérions une quinzaine de membres, nous en sommes à 180 en moins d'un an".Tous ne partagent pas les convictions des deux fondateurs, loin de là, mais Eric remarque que de nombreux bio-informaticiens sont favorables au principe de l'entraide et du partage : "La contagion avec Internet a joué. Quand je me suis mis à l'informatique, j'ai découvert l'esprit de coopération désintéressée des hackers et de la communauté du logiciel libre, qui travaille en "open source" (source ouverte) : les auteurs publient l'intégralité du code constituant leurs logiciels. Aujourd'hui, la majorité des ordinateurs utilisés en bio-informatique fonctionnent avec le système d'exploitation libre Linux. Il est bien meilleur que les produits commerciaux équivalents, car il est le fruit d'une entraide entre des milliers de bénévoles passionnés". Eric milite aussi dans l'association locale des utilisateurs de Linux (LUGOD), qui compte plus de 500 membres. Il fait tout son possible pour favoriser les contacts entre les deux groupes, qui ont commencé à se mélanger. Ainsi, Mike Simons, vice-président de LUGOD, est devenu un membre actif de CVBIG : "Je viens promouvoir l'usage des logiciels libres de bio-informatique. Il y en a de plus en plus, car la philosophie "open source" progresse dans ce milieu. Les universités californiennes avaient pour habitude de déposer des copyright sur tous les logiciels créés par leurs chercheurs, mais désormais certains d'entre eux exigent que leurs logiciels soient distribués en open source". L'un des pionniers de la "bio-informatique libre", Jim Kent, fait des recherches pour l'université de Santa Cruz, à trois heures de route de Davis. Il travaille surtout chez lui, une grande maison à demi-restaurée dans un quartier d'ateliers et d'entrepôts. Au printemps 2000, il s'était rendu célèbre en créant en un temps record un logiciel permettant d'assembler et de présenter sous forme graphique les données brutes provenant des différents laboratoires participant au projet international de séquençage du génome humain. La base de données gratuite de Santa Cruz n'est pas aussi complète que celle de Celera, mais elle s'en rapproche. Par ailleurs, Jim Kent a diffusé gratuitement plusieurs autres logiciels : "je les ai écrits pour mes propres recherches sur le génome de l'homme et de la souris, puis je les ai prêtés à des confrères, et ils se sont répandus naturellement. Certains chercheurs les adaptent ou les améliorent, d'autres m'appellent pour me demander d'ajouter telle ou telle fonction. Quand je peux, je le fais, pour rendre service". En revanche, Jim ne sait que penser du projet-abeille d'Eric : "Le généticien de garage, travaillant isolément, sans aucun garde-fous, est une nouveauté, il n'y a aucun précédent. Quand on fabrique un être vivant et qu'on le lâche dans la nature, il va se reproduire, interagir avec son milieu. Comment évoluera une abeille si son arme principale ne fonctionne plus ? Mystère... Espérons que les généticiens sauvages seront moins irresponsables que ceux qui travaillent dans les multinationales". A sa connaissance, Eric n'a pas encore fait d'émules, mais cela ne saurait tarder. Dans la région de San Francisco, le débat sur la "génétique libre" est sorti du ghetto des spécialistes, grâce notamment à l'action de différents mouvements culturels avant-gardistes. Des groupes de plasticiens, de sculpteurs et de vidéastes, qui se sont baptisés "bio-artistes", ou " biopunks" - en référence au mouvement cyberpunk également né à San Francisco -, ont décidé d'intervenir à leur façon. Ils multiplient les expositions picturales ludiques ou provocatrices, les conférences et même les interventions dans les écoles. Ils mettent en garde l'opinion contre les agissements des firmes de biotechnologie, mais s'opposent aussi aux traditionalistes, religieux ou laïques, qui voudraient empêcher l'avènement d'un monde nouveau, refaçonné par le génie génétique. Déjà, ils militent pour la légalisation de toutes les formes de manipulations génétiques "consensuelles", c'est-à-dire pratiquées sur un adulte consentant ou sur soi-même. Eric ne fréquente pas de bio-punks, mais comme eux, il rêve de voir apparaître au sein de la jeunesse américaine une génération de "bio-hackers", qui se passionneront pour la génétique, comme leurs aînés se sont passionnés pour Internet et les jeux vidéo : "Cela arrivera, si on leur donne accès à tous les outils et à toute l'information. Bientôt, les adolescents surferont sur le génome humain en toute liberté, et Dieu sait ce qu'ils découvriront... Une bande de gamins s'amusant sur Internet peut faire avancer la connaissance plus vite qu'un grand projet pyramidal et bureaucratique. Je suis sûr que mes abeilles sans venin vont être adoptées : leur avenir est assuré, même s'il est imprévisible".
Yves Eudes


23 septembre 2002