Le
secret de la salamandre
Les Raëliens (rael.org) installent un laboratoire de clonage humain...
Une nouvelle révolution de la biologie
Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique
Excisions et circoncisions forcées
Des chercheurs font pousser des dents de porc..
Cousins de plus en plus lointains
Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?
L'origine de l'immunité naturelle au sida identifiée
Evolution des espèces
Une batterie au lithium plus performante
Les pirates du génome
L'ONU et le clonage reproductif
Une hormone pour soigner la sclérose en plaque ?
Le Bhoutan pour le développement du "Bonheur national brut"
De l'antimatière en quantité quasi industrielle
L'Europe va se lancer dans l'aventure martienne
Une vitamine qui rend intelligent
Schizophrénie : nouvelle piste génétique
Nouvelle piste sur l'homosexualité
Ouverture d'un centre de fécondation artificielle pour lesbiennes
Des mouches rendues temporairement homosexuelles...
De la forme de la poire
Un nouveau gène candidat pour le cancer de la prostate
L'an 1 du cinéma en ligne
Cancer du côlon : nouvelle explication génétique
La clinique qui choisit le sexe des enfants
Les cellules graisseuses nouveau réservoir du virus du sida ?
Identification d'un groupe de gènes communs aux cellules souches
Un pacemaker biologique transféré par génie génétique chez...
Nanomatériaux aux États-Unis
Nano-médecine: vers le ciblage des tumeurs in vivo
Hewlett-Packard crée une puce avec des molécules
Nicotine et mort subite du nourrisson
Thérapie génique réussie de la mucopolysaccharidose
L'or liquide au secours des puces du futur
Des médecins ferment une perforation du ventricule sans chirurgie
Business lunaire
Des astronomes vont tenter de mesurer la vitesse de la gravité
Le potentiel de certaines cellules souches adultes moins important
?
Une thérapie génique favorise la régénération des artères coronaires
Un géant solaire
Websurg, université virtuelle pour les chirurgiens du monde entier
La musique rend-elle intelligent ?
Virtual Surg : reconstruction du corps en 3D et simulations...
Des vaccins à ARN
Les nanotechnologies ont besoin de cash et de temps
Pourquoi le gecko colle ?
La télévision du 11 septembre, danger pour la santé
Tous les organes humains seraient clonés d’ici cinq ans
Soie : ver contre araignée
30
septembre 2002 
Le secret de la salamandre
Pourra-t-on un jour faire repousser un membre?
New York Times Irvine, Californie
Dans une salle qui ressemble à un placard et qu'on appelle le Leg
Lab (laboratoire des pattes), des salamandres dans des verres de
plastique regardent dans le vide. Le laboratoire s'appelle ainsi
parce que plusieurs de ces petits reptiles ont été amputés d'une
patte. Mais ne vous inquiétez pas, la salamandre guérit vite. Mieux
encore, sa patte repoussera. Les salamandres, qu'on scrute dans
ce labo, sont les supervedettes de la régénération. Elles peuvent
faire repousser leurs pattes mais aussi leur queue, une partie de
leur coeur, leur rétine et le cristallin de leurs yeux. Les humains
n'ont pas cette capacité. Alors ici, les savants espèrent trouver
le secret de la salamandre pour que les humains aussi puissent un
jour se régénérer de la même façon. «Je suis convaincu qu'éventuellement
nous pourrons nous aussi régénérer un bras ou, au moins, un doigt.
J'aimerais bien voir ça de mon vivant», affirme le biologiste David
M. Gardiner, codirecteur du laboratoire de l'Université de la Californie
à Irvine avec sa femme Susan V. Bryant, doyenne de la faculté des
sciences biologiques. La médecine régénérative, traitant de la repousse
ou de la réparation d'organes endommagés, est au centre des préoccupations
médicales ces temps-ci. Actuellement, on parle surtout des cellules
souches, que l'on espère reproduire à l'extérieur du corps, transformer
en tissus spécifiques et transplanter dans le corps des patients.
Mais certains scientifiques préfèrent l'hypothèse de la salamandre,
c'est-à-dire l'idée de provoquer chez les humains un processus de
régénération semblable à celui de la salamandre et d'autres animaux.
La régénération naturelle au moyen de médicaments ou de gènes, disent-ils,
serait plus facile qu'une transplan-tation. Et le tissu serait celui
du patient, éliminant tout problème de rejet. Et même si l'on n'arrivait
pas à reproduire les exploits de la salamandre, l'étude des animaux
régénérateurs donnera au moins des indices à ceux et celles qui
étudient les cellules de souche. Jusqu'à maintenant, la régénération
naturelle demeure un secteur négligé de la médecine. Cela peut se
comprendre. Les scientifiques étudient la régénération naturelle
depuis 200 ans et n'ont pas appris grand chose. Il semble peu probable,
ou à tout le moins bien difficile, qu'on réussisse à obtenir une
repousse d'un bras durant le vivant de David Gardiner, qui a 53
ans. «J'aimerais dire que nous avons accompli des progrès formidables,
mais ce serait un mensonge», déclare Catherine Tsilfidis, professeure
adjointe à l'Institut de l'oeil de l'Université d'Ottawa, qui étudie
la régénération chez les tritons, un animal de la famille des salamandres.
La médecine régénérative De nos jours, cependant, les techniques
génétiques commencent à permettre aux scientifiques de pénétrer
les mystères de la régénération. Combinées à la médecine régénérative,
elles suscitent un grand intérêt scientifique, voire commercial
pour le domaine. La société Eli Lilly appuie en effet des études
sur les gènes qui permettent aux amphibiens de se régénérer, et
des investisseurs ont récemment injecté 9 millions dans le démarrage
de ce qui semble être la première entreprise vouée à la régénération
naturelle chez les êtres humains. L'entreprise appelée Hydra Biosciences
se fonde largement sur les oeuvres de Mark T. Keating, un des fondateurs
de la compagnie et biologiste à l'Université Harvard, spécialiste
de la régénération chez les dards, un poisson proche de la perche.
La compagnie de Cambridge, au Massachusetts, tire son nom d'une
créature des étangs qui peut se régénérer en deux êtres séparés
après avoir été tranchée en deux, comme l'hydre de la mythologie.
«Ce que nous essayons de faire, c'est de stimuler l'habileté naturelle
du corps de régénérer, dit M. Keating. Il n'y a aucune preuve que
les cellules humaines sont «fondamentalement différentes» de celles
des dards. Les humains ont la capacité de régénérer certains types
de tissus dans le foie, les muscles et les os, tandis que les salamandres
peuvent faire repousser des membres complets.» La planaire, un petit
ver plat, peut être coupé en 279 morceaux, et un nouveau ver entier
poussera à partir de chaque segment. La capacité des jeunes enfants
de faire repousser un bout de doigt au-delà de la dernière jointure
semble constituer le seul exemple possible de régénération de membres
chez les humains. Cette capacité a été découverte par accident en
Angleterre, en 1974, quand un enfant qui avait perdu un bout de
doigt dans un accident a été transporté à l'hôpital. Trop occupé
pour exécuter le traitement habituel, le médecin s'est contenté
de faire des points de suture. Quand elle y est revenue le lendemain,
elle s'est aperçue que le doigt repoussait. Les scientifiques croient
cependant qu'il pourrait s'agir d'une poursuite de la croissance
rapide de l'enfant, et non d'une véritable régénération. Il semble
que les cellules animales spécialisées, près d'une blessure, perdent
leur spécificité et retournent à un état originel. Les animaux créent
ainsi leurs propres cellules souche. Ces cellules forment un monticule
appelé blastème et se multiplient rapidement. Elles retrouvent ensuite
leur spécificité pour rebâtir le membre ou l'organe blessé. C'est
le mystère de ce processus que les scientifiques veulent déchiffrer.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141716.html
30
septembre 2002 
Les Raëliens (rael.org)
installent un laboratoire de clonage humain à Abidjan
Agence France-Presse Washington
La société Clonaid, liée à la secte des Raëliens, a décidé d'étendre
ses opérations à l'Afrique en créant un laboratoire de clonage humain
à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de la société.
Le laboratoire sera opérationel en janvier et des scientifiques
africains sont actuellement formés aux procédures de clonage et
à l'utilisation de la «machine à cloner» mise au point par des ingénieurs
sud-coréens pour le compte de Clonaid, a-t-on indiqué de même source.
Cette machine, baptisée RMX 2010, permet de réaliser la fusion entre
un ovocyte énucléé et le matériel génétique d'un donneur. «Nous
sommes très heureux de participer à la montée de l'Afrique dans
ce nouveau siècle de technologies et d'avoir au sein de notre équipe
internationale les compétences de scientifiques africains hautement
qualifiés pour cette entreprise qui améliorera la vie des gens dans
le monde, sans considération de leur origine, nationalité ou race»,
a déclaré le PDG de Clonaid, la chimiste française Brigitte Boisselier.
Ce laboratoire prétend répondre à la «demande croissante de clonage»
sur le continent africain, a précisé Clonaid. La secte des Raëliens
a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude
Vorilhon, dit «Raël». Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme
un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le
clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël,
qui dit compter 55 000 adeptes dans le monde, professe que la vie
sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes
volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par
clonage.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141962.html
29
septembre 2002 
Une nouvelle révolution de la biologie
René TRÉGOUËT
Décidément la biologie est bien en train de connaître la plus grande
révolution de son histoire et chaque mois qui passe révèle de nouvelles
et extraordinaires possibilités de duplication et de régénération
du vivant. Après les fantastiques propriétés de régénération et
de restauration fonctionnelle des cellules-souches embryonnaires
et adultes, mises en évidence au cours de ces derniers mois et souvent
évoquées dans notre lettre (voir dans la rubrique médecine de notre
lettre n°206 l'article sur le traitement révolutionnaire de l'artérite
par injection de cellules souches de moelle épinière et sur les
potentialités des cellules-souches pour traiter les maladies des
yeux) c'est à présent la découverte de l'existence d'un mécanisme
universel, jusqu'alors ignoré, gouvernant le vivant et sa reproduction,
qui vient bouleverser les sciences de la vie. Ce mécanisme baptisé
"ARN interférents" par les scientifiques, permet de "mettre en veille"
certains gènes pathogènes responsables du déclenchement de graves
maladies. La compréhension et la maîtrise de ce mécanisme ouvrent
des perspectives aussi immenses qu'imprévisibles en ce qui concerne
les génomes végétaux, animaux et humains. Cette découverte, diffusée
au grand public, samedi 10 août, par le quotidien anglais The Independent
( Independant du 10-08-2002 http://www.independent.co.uk/story.jsp?story=323027
) pourrait donner naissance à des outils thérapeutiques d'un nouveau
type contre les maladies infectieuses et virales mais aussi contre
les cancers. Bien qu'il soit encore trop tôt pour mesurer la portée
exacte de cettedécouverte, la communauté scientifique est persuadée
que cette possibilité de désactivation des gènes par interférence
de l'ARN ouvre des perspectivesthérapeutiques nouvelles qui viennent
prolonger et amplifier celles déjà entrevues par le séquençage de
la totalité du génome de l'espèce humaine. La révolution a débuté,
en 1990, avec les expérimentations sur les mécanismes moléculaires
de coloration des pétunias du professeur Richard Jorgensen de l'université
de l'Arizona, à Tucson. A partir de la technique génétique dite
"antisens", il était parvenu à obtenir un changement de couleur
de ses pétunias en intégrant dans leur patrimoine héréditaire des
gènes capables de modifier la lecture des gènes végétaux naturellement
impliqués dans la coloration. Comme cela est souvent le cas en science,
le professeur Jorgensen venait, sans le savoir, d'utiliser le mécanisme
d'"interférence de l'ARN". Ce n'est qu'en 1998, avec les travaux
conduits sur un ver (Caenorhabditiselegans) et sur une mouche (la
drosophile) publiés dans la revue scientifique Nature, que l'existence
généralisée de ce mécanisme de désactivation des gènes a pu être
mis en lumière dans d'autres genres vivants. Depuis, les travaux
des équipes dirigées par Gordon Carmichael (université du Connecticut)
et Philip Sharp (Massachussets Institute of Technology, Cambridge)
ont révélé l'existence de minuscules fragments d'informations génétiques,
présents dans les cellules sous la forme d'ARN - la molécule qui
traduit l'ADN en protéines ˆ capables d'"interférer" dans la lecture
de l'information biologique contenue dans l'ADN. l'ARN interférent
est sans doute le plus ancien moyen de lutte contre les agents infectieux,
et l'un des mécanismes fondamentaux de la vie. Mais au fil de l'évolution
, les vertébrés ont abandonné ce système de défense archaïque au
profit des anticorps et des interférons. Aux origines de la vie,
ces petits ARN venaient se coller aux ARN viraux, neutralisant ainsi
les virus. Les plantes et les invertébrés s'en servent toujours
ainsi. Chez les humains, ces éléments se sont reconvertis en «horlogers
des gènes» : les ARN interférents allument ou éteignent les gènes
en fonction des besoins de l'organisme. Ces équipes américaines
ont révélé, récemment, dans la revue Nature, qu'un tel mécanisme
pouvait être utilisé à des fins thérapeutiques. Ces deux équipes
viennent en outre de démontrer in vitro qu'elles pouvaient, en utilisant
ce mécanisme, prévenir l'infection de cultures de cellules humaines
par des virus responsables, d'une part, de la poliomyélite et, d'autre
part, du sida. Cette nouvelle découverte éclaire le décryptage du
génome humain d'une lumière nouvelle car, outre les 30 000 gènes
dont la cartographie complète est attendue en 2003, les chercheurs
vont également devoir décrypter ces innombrables fragments d'ARN
qu'ils ont longtemps négligés. A présent les chercheurs vont accélérer
les essais visant à introduire ces minuscules fragments d'ARN dans
le noyau cellulaire afin d'essayer de commander la désactivation
des gènes les plus pathogènes, notamment ceux qui permettent le
déclenchement de graves maladies virales ou de cancers. Il ne fait
désormais plus aucun doute que l'on parviendra, à terme, à contrôler
de manière de plus en plus fine et sélective l'activation et la
désactivation d'un nombre croissant de gènes, et ce contrôle de
l'activité génétique deviendra évidemment un fantastique outil thérapeutique
dans le traitement d'une multitude de maladies de nature bactérienne,
virale ou cancéreuse. Si l'on imagine les extraordinaires possibilités
thérapeutiques ouvertes par l'utilisation de ces interrupteurs génétiques
et les potentialités régénératrices des cellules-souches, qui ne
cessent de se confirmer et de s'étendre, on peut, même en faisant
preuve d'un optimisme prudent et en tenant compte des difficultés
techniques de maîtrise de ces nouvelles connaissances fondamentales,
prévoir que la biologie, la médecine, et plus largement la santé
et les conditions de vie de nos populations vieillissantes, vont
connaître au cours des 20 prochaines années une révolution aux conséquences
sociales, économiques et morales sans précédent dans la longue histoire
de l'humanité. Grâce à ces progrès décisifs dans la connaissance
et la maîtrise des mécanismes fondamentaux du vivant, l'espérance
de vie sans incapacité (EVSI), qui constitue un indicateur fondamental
de qualité de vie, va très probablement continuer àcroître encore
plus vite que l'espérance de vie à la naissance (c'est déjà le cas
actuellement), qui augmente d'un an tous les 4 ans, en France. Dans
cette perspective, il est plus que jamais essentiel que notre pays
prenne toute sa place dans cette aventure scientifique et humaine
exaltante et consacre à la recherche, notamment dans ce domaine
des sciences de la vie, des moyens exceptionnels, à la hauteur des
enjeux et des espoirs immenses qui s'annoncent.
29
septembre 2002 
Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique
Agence France-Presse Tokyo
Des chercheurs japonais ont mis au point une aiguille microscopique
sur le modèle d'une trompe de moustique qui réduirait considérablement
la douleur occasionnée par une prise de sang, a annoncé jeudi le
chef de l'équipe de recherche. La minuscule aiguille est intégrée
à un appareil médical portable, qui permet à ses utilisateurs de
prélever directement leur sang, de le tester puis d'envoyer les
résultats à un médecin par internet, a indiqué Eiji Nakamachi, ingénieur
de l'institut de technologie d'Osaka. M. Nakamachi, qui dirige le
Centre Bio Venture de cette université de l'ouest du Japon, compte
vendre d'ici deux ans et demi cet appareil, actuellement de la taille
d'une carte postale. Le diamètre externe de l'aiguille fabriquée
en titane mesure 60 micromètres (60 millionièmes de mètre) et son
diamètre interne 25 microns alors que la trompe du moustique mesure
30 à 40 microns, a-t-il expliqué. L'aiguille, dix fois plus petite
que celles utilisées actuellement, pourrait «réduire sensiblement
la douleur», a-t-il dit. Un ressort, qui s'étend lorsqu'il est chaud,
fait pénétrer l'aiguille dans la peau et une pompe électrique miniature
aspire un échantillon de sang pendant une minute. «Si nous inversons
la pompe, (l'aiguille) peut devenir un vecteur de médicaments»,
a précisé M. Nakamachi. Le professeur a néanmoins admis que vouloir
copier la nature présentait des difficultés. «Nous avons regardé
des vidéos de moustiques aspirant le sang et nous avons constaté
qu'ils piquaient en général plusieurs fois à la recherche d'un vaisseau
sanguin ... Il nous faut maintenant établir un système sensoriel
efficace» pour repérer les vaisseaux sanguins, a-t-il conclu.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090140632.html
27
septembre 2002 
Excisions et circoncisions forcées
Dépêche extraite du site: www.tiscali.be rubrique "Culture" .
Dans l'Est indonésien - 13-03-2001
Kesui, petite île des Moluques (Est indonésien) peuplée de 3000
âmes. L'islamisation forcée des Moluques est à l'oeuvre et Kesui
n'échappe pas à la règle. Marina, 14 ans, est "priée" de s'asseoir
sur les genoux d'une vieille musulmane. Elle lui dit que ça ne lui
fera pas plus mal qu'une fourmi qui pique et procède sans ménagement
à l'excision c'est-à-dire à l'ablation de son clitoris. Vient ensuite
le tour de sa petite soeur Emiliana, 6 ans, puis de son autre petite
soeur Anselma, 8 ans. Christina Sagat, âgée de 32 ans, autre villageoise
de cette île, a subi le même sort. Son clitoris a été coupé à l'aide
d'un couteau de cuisine. Il lui a été dit que c'était pour la purifier
des saletés des chiens et des cochons. Mais les couteaux de cuisine
n'étaient ni lavés ni désinfectés. Tommy Rusin, fait prisonnier
dans un village musulman de Kesui, a subi une circoncision forcée.
L'imam lui a assuré que l'opération ne serait pas douloureuse. Mais
Tommy hurla de douleur et l'imam éclata de rire. L'imam s'est servi
de la même lame, sans l'aseptiser, pour circoncire de force plus
de 30 personnes. Il fallut des semaines pour que les infections
se résorbent. Jusqu'à la fin des années 80, les Moluques étaient
majoritairement chrétiennes dans une Indonésie à 88% musulmane et
à 9% chrétienne. Mais l'équilibre confessionnel s'est modifié vers
les années 88-89 à l'instigation du dictateur Suharto de sorte que
la majorité confessionnelle dans les Moluques a basculé en faveur
des Musulmans. Aujourd'hui 54% des Moluquois sont musulmans et 44%
sont chrétiens. Et il a suffi d'une altercation à Ambon en janvier
1999 entre un chauffeur de bus musulman et un passager chrétien
pour que le feu soit mis aux foudres : églises brûlées par les musulmans,
mosquées brûlées par les chrétiens, tueries et atrocités commises
les uns contre les autres. 60% des tués sont musulmans. Puis, depuis
novembre 2000, éclate cette campagne de conversion forcée menée
par des fanatiques musulmans contre la communauté chrétienne des
Moluques. 5800 chrétiens moluquois ont été convertis de force. Les
900 chrétiens de Kesui se sont rendus. Il n'y a aujourd'hui plus
un seul chrétien dans cette île. Qui a dit que les religions du
Livre étaient plus aimantes que les autres?
DF Remarque de B. Courcelle:
L'excision et la circoncision sont TOUJOURS forcées, pratiquées
sur des nouveaux-nés, des enfants ou des adolescents obligés d'accepter
du fait de la pression sociale.
Dépêche de l'agence Fides, 7 décembre 2000
Indonésie: situation dramatique aux Moluques "Les hommes sont circoncis,
les femmes subissent la pratique de l'infibulation. Les chrétiens
des Moluques sont victimes de mutilations des organes génitaux comme
signe d'appartenance à l'islam. Les argousins utilisent des lames
rudimentaires et les victimes de ces violences souffrent de blessures
infectées et purulentes". Tel est le dramatique témoignage de l'agence
missionnaire "Fides" sur les violences perpétrées par les musulmans
sur les chrétiens des Moluques au cours de l'année à peine écoulée.
L'agence "Fides" a récolté des témoignages de première main envoyés
par un groupe international en faveur des Droits de l'Homme, qui
prépare un dossier prêt à la publication ces prochains jours. Ces
sources confirment le phénomène des conversions forcées et des mutilations
des chrétiens, catholiques et protestants, dans les îles Keswui,
Teor et Ceram. Le gouverneur d'Amboine, Saleh Latucosina, responsable
de l'Etat d'Urgence Civil dans les Moluques, a reconnu qu' "il est
indéniable qu'une islamisation forcée a lieu à Kewui et Teor". Le
gouverneur a déclaré avoir reçu des nouvelles des rescapés qui ont
quitté les îles. Après les attaques de leurs villages, les chrétiens
ayant survécu aux massacres étaient enfermés dans diverses mosquées.
Là, sous peine de mort, ils étaient contraints à subir les rites
de conversion à l'Islam. Auparavant ils étaient obligés à prendre
un bain de purification, puis à professer, par trois fois, la foi
en Allah et Mahomet. Sous la menace des armes, ils devaient répondre
à la question: "Vous convertirez-vous de plein gré?". Costantinus,
Vincent et Christina, parmi les témoins écoutés, ont fui de Kesui
sur une embarcation vers Amboine. Ils ont raconté que les 3 et 4
décembre, beaucoup d'hommes et femmes ont été contraints à la circoncision
comme preuve de leur conversion à l'islam. Sans anesthésie ni désinfectant,
les hommes et les femmes ont été circoncis avec une lame de rasoir.
Au début les femmes pensaient que leur circoncision serait seulement
symbolique. Christina raconte avoir été conduite dans une petite
sale où elle dut s'asseoir sur un linge blanc. Après lui avoir lavé
les organes, une femme musulmane pratique une incision avec un couteau,
le linge tâché étant la preuve de sa circoncision. De même que pour
tous les autres: sans anesthésie ni désinfectant ce qui oblige toutes
ces femmes à aller se laver dans l'océan pour soigner leurs blessures.
Les persécutions aux Moluques durent depuis un an et onze mois,
rappelle Mgr. Petrus Canisius Mandagi, évêque de Amboine. De nombreuses
violations des droits de l'homme et des lois civiles ont été commises
par la population locale, les autorités administratives et les institutions
musulmanes. "Il y a eu une infinité d'actes de férocité, dépravation
et criminalité, comme des tortures, des viols et d'autres abus sexuels,
persécutions, massacres, pillages et destruction des propriétés,
tous perpétrés par les membres de la majorité religieuse aux dépens
de la minorité". La majeure partie des victimes sont des personnes
simples, sans défense et innocentes ("Fides", 28 décembre 2000).
Mgr. Mandagi, dénonce comme auteur de ces violences, le groupe terroriste
musulman, Laskar Jihad, qui jouirait de l'appui de "l'internationale
islamique": "les autorités locales minimisent en parlant de 800
militants. Des protestants parlent de 15.000 hommes. Selon nous,
ils sont en tout 7.000, dont 5.000 à Amboine et 2.000 dans le nord.
Il faut retenir que parmi ces guerriers il y a des soldats étrangers
de la Malaisie, des Philippines du Sud, du Pakistan, de l'Afghanistan
et de la Lybie. Ce qui fait penser à un soutien international islamique
dans ce conflit"
http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Moluques.html
26
septembre 2002
Des chercheurs
font pousser des dents de porc dans des intestins de rats
Des chercheurs américains sont parvenus à faire pousser des dents
de porc à l'intérieur d'intestins de rats, une réussite remarquable
de bio-ingéniérie susceptible d'ouvrir la voie à une véritable révolution
dans le domaine dentaire, selon un communiqué publié jeudi. Une
équipe de l'Institut Forsyth, à Boston (Massachusetts), a placé
des cellules de dents immatures prélevées sur des porcs âgés de
six mois dans des intestins de rats. Au bout de 30 semaines, ils
ont constaté que ces cellules avaient évolué en de petites molaires
couvertes d'émail et composées de dentine, une matière d'apparence
osseuse située sous l'émail. Ces recherches semblent aussi confirmer
l'existence de cellules-souches dentaires qui pourraient détenir
la clé pour l'avenir pour la mise au point de techniques de régénération
dentaire chez l'homme. Les cellules-souches sont des cellules à
un stade non différencié présentes aussi bien chez l'embryon que
chez l'adulte et susceptibles d'évoluer en divers types de tissus.
"La possibilité d'identifier, d'isoler et de propager des cellules-souches
dentaires dans un but d'une thérapie biologique de remplacement
de dent présente le potentiel de révolutionner la médecine dentaire",
a déclaré Dominick DePaola, président du Forsyth Institute. Les
chercheurs ont formulé l'espoir de pouvoir affiner cette technique.
Ils se sont fixé pour objectif de produire d'ici à cinq ans des
dents de la taille et de la forme désirée et d'ici à dix ans d'être
capables de régénérer des dents humaines. Les détails de ces travaux
doivent être publiés dans la revue Journal of Dental Research à
paraître le 1er octobre.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948305,00.html
26
septembre 2002 
Cousins de plus en plus lointains
Le Chimpanzé est l’animal le plus proche de l’Homme. Jusque là,
rien de nouveau. Il se pourrait toutefois que nos patrimoines génétiques
divergent plus que ce que l’on pensait, à en croire les résultats
d’une étude publiée dans les Proceedings of the national Academy
of Sciences. Nous n’aurions pas 98,5%de notre code génétique en
commun mais juste 95%. Le professeur Roy Britten de l’institut de
technologie de Californie (Etats Unis) a, pour le montrer, comparé
une séquence de 735 000 paires de bases chez l’homme et le chimpanzé.
Son analyse montre que les substitutions, le changement d’une base
par une autre, sont responsables de 1,4% des divergences entre les
deux séquences. Ce que les précédentes études avaient montré. Là
où les choses changent, c’est que le professeur Roy Britten a aussi
tenu compte des insertions et des délétions, ajout ou suppression
de bases, qui accroissent encore les différences entre nos deux
génomes. Autrement dit, il y aurait globalement pour la séquence
étudiée 5% de divergences entre les deux espèces. Ces mécanismes
ont lieu aussi bien au niveau de zones non codantes qu’au sein des
gènes. Ce qui suggère, selon l’auteur de cette étude, que les insertions
et les délétions sont réparties régulièrement sur le génome. Toutefois,
la zone étudiée ne comporte que peu de gènes, d’autres études tenant
compte des insertions et des délétions sur des séquences plus longues
devront être menées avant de pouvoir confirmer ces résultats.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020925.OBS0516.html?1007
26
septembre 2002 
Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?
(NASA)
Des microbes flotteraient sur les nuages de la planète Vénus. Les
cieux y seraient relativement cléments à 50 km d’altitude avec leurs
70°C et une pression d’une atmosphère. C’est ce que rapporte le
magazine New Scientist. Cette conclusion provient de l’analyse de
données de différentes missions - Venera, Pioneer Venus et Magellan
– par des chercheurs américains de l’université du Texas à El Paso
(Etats Unis). Leur étude a révélé différentes anomalies de l’atmosphère
vénusienne qu’ils s’expliquent par la présence d’une forme de vie.
L’atmosphère de Vénus devrait être riche en monoxyde de carbone
compte tenu des radiations solaires que la planète reçoit or elle
en contient peu. Les chercheurs ont aussi mis en évidence la présence
de deux gaz : le sulfure d’hydrogène et le dioxyde de soufre. Normalement
ces deux gaz réagissent entre eux lorsqu’ils sont en contact à moins
que quelque chose ne les produise. De plus, un gaz difficile à synthétiser
de façon inorganique a été détecté dans les nuages acides : le sulfide
carbonyle. Les chercheurs en déduisent que le monoxyde de carbone
serait consommé et que les trois autres gaz seraient synthétisés
par un organisme biologique. Lequel pourrait utiliser les rayonnement
UV du Soleil comme source d’énergie pour produire ces différents
gaz. Cette théorie a été présentée lors d’un congrès, the Second
European Workshop on Astrobiology in Graz qui a eu lieu en Australie.
Toutefois, elle ne fait pas l’unanimité. André Brack, du Centre
de Biophysique Moléculaire d’Orléans (France), estime que pour qu’il
y ait la vie il faudrait un volume d’eau plus important. Les petites
gouttes d’eau de l’atmosphère de Vénus ne constitueraient pas un
volume suffisant.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020926.OBS0583.html?1007
26
septembre 2002
L'origine
de l'immunité naturelle au sida identifiée
Certains séropositifs possèdent une immunité naturelle qui empêche
la progression du sida. Des chercheurs chinois et américains en
ont découvert l'origine. De nouveaux traitements sont à l’étude.
Une équipe sino-américaine du Centre de recherches Aaron Diamond
sur le sida (Adarc) a réussi à isoler un groupe de protéines — qu'elle
a appelées défensines-alpha-1, alpha-2 et alpha-3 — capables d'inhiber
la réplication du virus VIH et d'empêcher ainsi la progression de
l'infection chez les 1 à 2% des séropositifs qui ne développent
jamais de sida. Il s’agit de personnes séropositives, dites "non-progressives
à long terme", qui vivent très longtemps sans jamais développer
de sida et son cortège de maladies opportunistes. "Cette découverte
(1) est une étape importante dans notre compréhension de la manière
par laquelle le corps combat le VIH", a souligné le Dr Linqi Zhang,
qui dirigeait les recherches. "En comprenant comment le système
immunitaire de certaines personnes parvient à contrôler l'infection
par le VIH, nous pourrions être capables de mettre au point de nouveaux
traitements qui profitent de ce phénomène", a-t-il ajouté. Vers
de nouveaux traitements ? La communauté scientifique savait depuis
1986 que certains globules blancs du système immunitaire, les lymphocytes
TCD8, pouvaient produire des facteurs (substances chimiques) capables
d'inhiber la multiplication du virus du sida. Il apparaissait, en
particulier, que les cellules TCD8 des personnes naturellement "immunisées"
pouvaient produire de fortes concentrations de ces facteurs. Mais
en dépit des efforts, l'identité de ces agents chimiques restait
un mystère. Une étude canadienne réalisée auprès de prostituées
kenyanes séropositives avait montré que 5% environ d'entre elles
possédaient une sorte d'immunité naturelle contre le VIH/sida, vraisemblablement
d'origine héréditaire. Afin de confirmer que c'était bien l'action
de ces défensines-alpha qui était à l'origine du phénomène d'"immunisation",
l'équipe de chercheurs les a supprimées artificiellement des protéines
produites par des lymphocytes TCD8 prélevés sur des personnes "non-progressives
à long terme". Résultat : l'activité anti-VIH de ces globules étaient
aussitôt pratiquement éliminée. "Les défensines-alpha s'annoncent
prometteuses pour renforcer l'arsenal des traitements contre le
VIH", a souligné le directeur de l'Adarc, David Ho. Il a confirmé
que son équipe "poursuivait déjà de nouvelles approches thérapeutiques
fondées sur cette découverte". Contre le sida, "tous les moyens
sont bons" Contacté par tf1.fr, Simon Wain-Hobson, professeur de
virologie et spécialiste du sida à l’Institut Pasteur, a accueilli
cette étude avec prudence et intérêt. En attendant de pouvoir connaître
l’intégralité des travaux, ce chercheur britannique indique qu’il
s’agit d’une "piste pas absolument nouvelle" mais qui méritait d’être
explorée. Cette découverte ne doit pas susciter de faux espoir,
a-t-il averti, surtout dans le domaine de la lutte contre le sida.
"On rêve d’un vaccin : des essais sont menés depuis 15 ans sans
réussite. Le VIH est un virus extrêmement dur à comprendre. Le chemin
est encore long…", rappelle-t-il avant de s’emporter devant les
ravages de la pandémie. "Parfois, je n’en peux plus de rester poli",
s’excuse-t-il. Et de lâcher, sur la découverte sino-américaine :
"En étant très pragmatique, je dirai que tous les moyens sont bons
dans cette lutte. Il ne faut pas avoir d’états d’âme". Qui oserait
encore prétendre que les scientifiques sont des êtres froids ? (1)
Les travaux sont publiés dans l’édition de vendredi de la revue
américaine Science.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948118,00.html
25
septembre 2002
Evolution
des espèces
Entre Darwinisme et créationisme
Une troisième voie (aticle de 9 pages parue dans la version française
du magazine américain NEXUS N° 22 paru ce mois de septembre) En
voici quelques extraits : Un nouveau groupe, bien mieux éduqué que
les créationnistes typiques, est entré récemment dans la mélée (de
la recherche sur l'origine de la vie). Ce groupe défend une théorie
appelé le "Intelligent Design" (Création Intelligente) qui se prévaut
d'une mane de faits scientifiquement établis... Cependant les IDers
(en anglais) trahissent leurs origines créationnistes en insistant
sur le fait que la vie, au niveau le plus fondamental, est si incroyablement
et si irréductiblement complexe qu'elle n'aurait jamais pu "apparaître"
simplement comme le prétendent les darwinistes... Ils suggèrent
aussi que toute chose doit son existence à Dieu (quelque soit le
nom qu'on lui donne) ou par "l'action d'une intervention exterieure"...
La seule idée que les humains puissent avoir été créés par des extraterrestres
est si terrible et méprisable pour la science officielle et pour
la religion qu'il est hors de question d'en faire mention. Ainsi
140 ans après la théorie de l'évolution, il n'y a toujours pas,
dans le répertoire, de fossile définissable clairement comme espèce
de transition... 140 ans d'études concertées ou individuelles sans
résultat ! Plantes et animaux : mais il se pourrait que les scientifiques
évitent d'étudier les domestiques car ce qu'ils y découvrent s'écarte
complètement du paradigme évolutionniste reconnu. Presque toutes
les plantes domestiques sont supposées être apparues il y a de 5000
à 10000 ans, des groupes différents étant apparus à divers endroits
de la terre à des époques différentes (le froment, l'orge et les
légumineuses dans le "Croissant fertile", aujourd'hui l'Iraq, la
Syrie et le liban - plus tard, le blé, le millet et le riz au lointain
Orient - plus tard encore dans le nouveau monde : le maïs, les poivrons,
les haricots, les courges, les tomates et les pommes de terre) ...
Même pour les plantes qui ont des origines sauvages, tel les herbes,
les grains et les céréales, le processus par lequel par lequel elles
sont devenues du froment, de l'orge, du millet, du riz etc. demeure
un profond mystère. Il n'est pas un botaniste capable d'expliquer
de manière concluante commentles plantes sauvages ont évolué en
plantes domestiques... Le blé et l'avoine domestiques auraient été
obtenus à partir d'un ancêtre possédant 7 chromosomes, alors qu'ils
en ont 42, une multiplication par six. La canne à sucre, monstre
contenporain aux 80 chromosomes, aurait dérivé d'un ancêtre qui
n'en avait que 10 ; un facteur de 8... (comment les fermiers primitifs
(Néolithique) ont-ils pu "hybrider" à un tel niveau, sans doute
à l'aide de leurs gourdins et pierres à feu..! ). Par exemple (Toujours
dans la même logique darwinienne) le fait qu'en 1837, le jardin
botanique de St Petersbourg en Russie amorça une tentative de culture
de seigle sauvage afin d'en produire une nouvelle espèce domestique.
Ils s'y essayent encore aujourd'hui parce que leur seigle n'a rien
perdu de ses attributs sauvages. (je m'en doutait...) A coup de
millions d'années : les généticiens pensaient que cette large fourchette
pouvait être réduite en faisant un relevé des mutations dans lADN
mitochondrique humain. (morceaux d'ADN flottant à l'extérieur des
noyaux). Ils se mirent au travail, collectionnant des échantillons
provenant du monde entier... N'écoutant que leur courage, les généticiens
se placèrent dans la ligne de tir et annoncèrent que l'origine des
humains ne remontait nullement aux quelque huit à cinq millions
d'années supposées ; ils n'avaient environ que 200 000 ans... Entre
temps quelque chose se produisit qui détruisit presque tous les
humains....Au fond de la classe les créationnistes agitent fébrilement
la main, préssés qu'ils sont de désigner le déluge. mais comme ils
refusent de contredire la bible, qui situe l'époque de cet évenement
à environ 6000 ans, personne ne les prend au sérieux. Et pourtant
il semble que les deux camps pourraient utilement travailler de
concert sur cette question... Vous savez qui a laissé qui a laissé
des traces de ses oeuvres sur nos corps et dans notre réservoir
génétique. Pour qu'éclate la vérité il suffira que quelques outsiders
rompent les rangs de leurs confrères contitionnés. Tournons-nous
vers la jeune génération. N'ayant pas de traites à payer, de familles
à élever, de pensions à prévoir, ils peuvent trouver le courage
de leurs convictions. N'attendez pas cela de personnes au delà de
la quarantaine, peut être de la trentaine. Mais quelque part dans
le monde, des hommes et des femmes sont nés qui détronerons le darwinisme
et le remplaceront par la vérité.
24
septembre 2002 
Une batterie au lithium plus performante
Un ordinateur portable plus léger, muni d’une batterie au lithium
plus performante et de petite taille, ce n’est pas pour tout de
suite, mais cela serait possible à en croire les résultats d’une
étude publiée dans la revue Nature Materials. Yet Ming Chiang et
ses collègues du Massachussets Institute of Technology (MIT) à Cambridge
(Etats Unis), ont synthétisé une molécule qui conduit et emmagasine
le courant plus efficacement que les batteries traditionnelles.
En 1997, des chercheurs avaient montré l’intérêt de l’utilisation
de la molécule de lithium-fer-phosphate (LiFePO4). Jusqu’à présent
elle était considérée comme bon marché et non toxique mais de faible
conductivité. Yet Ming Chiang et ses collègues ont rendu sa conductivité
dix millions de fois plus importante que les autres en ajoutant
du magnésium, de l’aluminium ou du titanium au LiFePO4. Une telle
batterie serait de plus petite taille que celles que l’on possède
actuellement. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives et
les chercheurs émettent l’idée d’une voiture électrique enfin munie
d’une batterie de taille raisonnable.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020924.OBS0439.html?1221
24
septembre 2002
Les pirates
du génome
LE MONDE
Les pirates du génome En Californie, des bio-informaticiens rebelles
conçoivent et diffusent gratuitement sur Internet des données scientifiques
permettant au grand public de faire des manipulations génétiques.
Dans le jardinet coincé entre sa véranda et la palissade du voisin,
Eric Engelhard a installé trois ruches en bois blanc. Elles sont
en pleine activité, des centaines d'abeilles volent en permanence
autour de sa maison : "La saison dernière, elles ont produit 140
kg de miel, j'en donne à tout le monde autour de moi". Pourtant,
ce n'est pas le miel qui intéresse Eric, mais les abeilles. Elles
lui servent de cobayes pour effectuer des manipulations génétiques
qu'il réalise seul, chez lui, en toute liberté, sans en référer
à quiconque. Son but est de créer un animal qui n'existe pas dans
la nature : l'abeille sans venin, dont la piqûre sera sans danger
et presque indolore... Eric, trente-six ans, n'est pas un amateur.
Installé à Davis, ville universitaire au nord-est de San Francisco
réputée pour ses centres de recherche en sciences de la vie, il
exerce le métier de "bio-informaticien": après des études de biologie,
il a décidé de se consacrer à l'informatique, car désormais la recherche
génétique dépend entièrement des ordinateurs, seuls capables de
compiler, assembler, représenter et analyser le flux gigantesque
de données brutes produites nuit et jour par les laboratoires. Il
travaille actuellement pour une société spécialisée dans la recherche
sur le cancer : "Mon projet personnel, n'a rien à voir avec ce que
je fais pour gagner ma vie, mais je possède les connaissances nécessaires
grâce à mon expérience professionnelle". Eric a installé un laboratoire
de fortune dans la chambre de sa fille de trois ans, qui dort désormais
avec son grand frère : "Quand on s'y connaît, on n'a pas besoin
de grand' chose pour faire du génie génétique. Un établi, des récipients
étanches, et des produits chimiques et de cultures bactériennes
en vente libre. Et bien sûr, il me faut de l'ADN, en l'occurrence
des abeilles" - ou plus exactement, des dards et glandes à venin
broyés dans un mixer. A partir de cette pâte, Eric réussit à obtenir
de l'ADN pur, grâce à une série de réactions chimiques réalisées
dans des tupperware. Puis, pour identifier le gène responsable de
la production de venin, il fait analyser ses échantillons par une
société locale spécialisée dans le décryptage du code génétique
: "Il s'agit d'une opération automatisée tout à fait banale, qui
coûte à peine 25 dollars. Les résultats sont envoyés directement
dans mes ordinateurs via Internet, je n'ai plus qu'à utiliser mes
logiciels bio-informatiques pour les interpréter". Par approximations,
il finit par découvrir quel type de gène artificiel il faudra implanter
dans le génome pour inhiber la production de venin. Il s'attaque
alors à la conception puis à la duplication du gène modifié, toujours
dans des petits bacs en plastique. Le tout aura coûté moins de 500
dollars. Aujourd'hui, Eric possède plusieurs tubes remplis d'ADN
modifié, tous rangés dans le congélateur familial. Il est prêt à
passer à l'étape suivante : "Je vais extraire du sperme de bourdon
- c'est assez cruel, il faut leur arracher les organes génitaux
-, le déshydrater, puis le réhydrater dans une solution contenant
les gènes modifiés, qui seront incorporés aux cellules de sperme".
Ensuite, il se procurera une cinquantaine d'abeilles-reines, qu'il
va inséminer artificiellement, une à une : "C'est un procédé ancien
et désuet, mais l'université de Davis possède les instruments adéquats,
ils vont me les prêter". Les ouvrières qui naîtront de cette manipulation
possèderont, dans leur génome, une copie du gène modifié, qui neutralisera
la glande à venin : "Avant l'été prochain, des abeilles sans venin
voleront dans mon jardin. Pour le reste, leur aspect et leur comportement
resteront inchangés - enfin, en théorie". Eric sait qu'aux Etats-Unis,
il est illégal de lâcher dans la nature des organismes génétiquement
modifiés sans autorisation officielle, mais cela ne l'inquiète pas
: "Je vais lire les nouvelles lois, pour savoir ce que je risque.
Au pire, je ferai mon expérience dans une serre, où mes abeilles
resteront prisonnières - en attendant mieux. Mais récemment, l'agence
fédérale de protection de l'environnement a donné à une grande firme
des autorisations de dissémination pour des organismes bien plus
dangereux, notamment des virus modifiés porteurs de gènes de scorpion,
destinés à tuer les chenilles dans les champs de coton". Il sait
également que l'Etat ne sera pas le seul à s'intéresser à ses travaux
: "Ici à Davis, il y a une forte communauté de militants écolos,
je ne sais pas ce qu'il vont penser de mes abeilles. Je peux aussi
craindre des réactions de la part des églises protestantes conservatrices,
qui sont violemment opposées à toute forme de génie génétique. Cela
dit, moi aussi, je suis prêt à me battre pour mes idées. Je suis
partisan de la liberté absolue de la recherche scientifique, mon
projet ira à son terme". Eric a la conviction de travailler dans
l'intérêt de la science, car il a décidé de diffuser gratuitement
sur Internet les résultats de ses recherches, sa méthodologie et
ses logiciels. Il fera même cadeau de ses abeilles à d'autres chercheurs
désireux de poursuivre son œuvre. En fait, il s'est lancé dans une
croisade contre l'esprit de mercantilisme et de concurrence acharnée
qui règne dans les entreprises de biotechnologies américaines :
"Mon projet-abeilles est une passion personnelle, comme d'autres
font de la musique, mais c'est aussi une libération, une réaction
contre le climat de secret et de surveillance qui sévit sur mon
lieu de travail, contre la propagande qu'on nous assène à longueur
de journée sur le caractère sacro-saint de la propriété intellectuelle".
Eric s'insurge en particulier contre la pratique, courante aux Etats-Unis,
consistant à déposer des brevets sur des gènes : "Un gène humain
n'est pas une invention, il est le produit de trois milliards d'années
d'évolution, et il réside dans chaque cellule de chacun d'entre
nous : comment une société privée peut-elle prétendre en devenir
propriétaire ?". Eric n'est pas isolé dans son combat. Sa collègue
Katherine Nelson, qui fut l'une des responsables du grand projet
international de séquençage du génome humain à Berkeley avant de
rejoindre le secteur privé, est encore plus catégorique : "Nos patrons
se fichent éperdument de guérir le cancer, ils veulent gagner beaucoup
d'argent très vite, c'est tout. Notre entreprise a breveté 800 gènes
responsables de certains cancers, et désormais elle confisque cette
information pour son seul usage. Si nous partagions nos résultats,
d'autres labos se joindraient à nous, et ensemble, nous trouverions
des remèdes plus rapidement, mais on nous l'interdit. Au contraire,
nos chefs nous ordonnent souvent d'abandonner des pistes prometteuses
parce qu'ils ont peur que ce ne soit pas rentable. Tout le système
est pervers : les laboratoires privés collectent des informations
scientifiques du domaine public, ils y rajoutent un petit quelque
chose, puis ils déposent un brevet couvrant la totalité des données.
C'est du vol légalisé. ". Eric et Katherine ont créé une association
baptisée CVBIG (groupe d'intérêt de bio-informatique de la Vallée
Centrale), qui organise des conférences mensuelles : "Nous espérions
une quinzaine de membres, nous en sommes à 180 en moins d'un an".Tous
ne partagent pas les convictions des deux fondateurs, loin de là,
mais Eric remarque que de nombreux bio-informaticiens sont favorables
au principe de l'entraide et du partage : "La contagion avec Internet
a joué. Quand je me suis mis à l'informatique, j'ai découvert l'esprit
de coopération désintéressée des hackers et de la communauté du
logiciel libre, qui travaille en "open source" (source ouverte)
: les auteurs publient l'intégralité du code constituant leurs logiciels.
Aujourd'hui, la majorité des ordinateurs utilisés en bio-informatique
fonctionnent avec le système d'exploitation libre Linux. Il est
bien meilleur que les produits commerciaux équivalents, car il est
le fruit d'une entraide entre des milliers de bénévoles passionnés".
Eric milite aussi dans l'association locale des utilisateurs de
Linux (LUGOD), qui compte plus de 500 membres. Il fait tout son
possible pour favoriser les contacts entre les deux groupes, qui
ont commencé à se mélanger. Ainsi, Mike Simons, vice-président de
LUGOD, est devenu un membre actif de CVBIG : "Je viens promouvoir
l'usage des logiciels libres de bio-informatique. Il y en a de plus
en plus, car la philosophie "open source" progresse dans ce milieu.
Les universités californiennes avaient pour habitude de déposer
des copyright sur tous les logiciels créés par leurs chercheurs,
mais désormais certains d'entre eux exigent que leurs logiciels
soient distribués en open source". L'un des pionniers de la "bio-informatique
libre", Jim Kent, fait des recherches pour l'université de Santa
Cruz, à trois heures de route de Davis. Il travaille surtout chez
lui, une grande maison à demi-restaurée dans un quartier d'ateliers
et d'entrepôts. Au printemps 2000, il s'était rendu célèbre en créant
en un temps record un logiciel permettant d'assembler et de présenter
sous forme graphique les données brutes provenant des différents
laboratoires participant au projet international de séquençage du
génome humain. La base de données gratuite de Santa Cruz n'est pas
aussi complète que celle de Celera, mais elle s'en rapproche. Par
ailleurs, Jim Kent a diffusé gratuitement plusieurs autres logiciels
: "je les ai écrits pour mes propres recherches sur le génome de
l'homme et de la souris, puis je les ai prêtés à des confrères,
et ils se sont répandus naturellement. Certains chercheurs les adaptent
ou les améliorent, d'autres m'appellent pour me demander d'ajouter
telle ou telle fonction. Quand je peux, je le fais, pour rendre
service". En revanche, Jim ne sait que penser du projet-abeille
d'Eric : "Le généticien de garage, travaillant isolément, sans aucun
garde-fous, est une nouveauté, il n'y a aucun précédent. Quand on
fabrique un être vivant et qu'on le lâche dans la nature, il va
se reproduire, interagir avec son milieu. Comment évoluera une abeille
si son arme principale ne fonctionne plus ? Mystère... Espérons
que les généticiens sauvages seront moins irresponsables que ceux
qui travaillent dans les multinationales". A sa connaissance, Eric
n'a pas encore fait d'émules, mais cela ne saurait tarder. Dans
la région de San Francisco, le débat sur la "génétique libre" est
sorti du ghetto des spécialistes, grâce notamment à l'action de
différents mouvements culturels avant-gardistes. Des groupes de
plasticiens, de sculpteurs et de vidéastes, qui se sont baptisés
"bio-artistes", ou " biopunks" - en référence au mouvement cyberpunk
également né à San Francisco -, ont décidé d'intervenir à leur façon.
Ils multiplient les expositions picturales ludiques ou provocatrices,
les conférences et même les interventions dans les écoles. Ils mettent
en garde l'opinion contre les agissements des firmes de biotechnologie,
mais s'opposent aussi aux traditionalistes, religieux ou laïques,
qui voudraient empêcher l'avènement d'un monde nouveau, refaçonné
par le génie génétique. Déjà, ils militent pour la légalisation
de toutes les formes de manipulations génétiques "consensuelles",
c'est-à-dire pratiquées sur un adulte consentant ou sur soi-même.
Eric ne fréquente pas de bio-punks, mais comme eux, il rêve de voir
apparaître au sein de la jeunesse américaine une génération de "bio-hackers",
qui se passionneront pour la génétique, comme leurs aînés se sont
passionnés pour Internet et les jeux vidéo : "Cela arrivera, si
on leur donne accès à tous les outils et à toute l'information.
Bientôt, les adolescents surferont sur le génome humain en toute
liberté, et Dieu sait ce qu'ils découvriront... Une bande de gamins
s'amusant sur Internet peut faire avancer la connaissance plus vite
qu'un grand projet pyramidal et bureaucratique. Je suis sûr que
mes abeilles sans venin vont être adoptées : leur avenir est assuré,
même s'il est imprévisible".
Yves Eudes
23
septembre 2002 
L'ONU et le clonage reproductif
Communiqué de presse AG/J/369
Sixième Commission 1ère séance
LA SIXIEME COMMISSION COMPLETE SON BUREAU ET ADOPTE SON PROGRAMME
DE TRAVAIL Réunie sous la présidence de M. Arpad Prandler (Hongrie),
la Sixième Commission (Commission juridique) a, cet après-midi,
complété son bureau et adopté son programme de travail. Elle a élu
aux postes de Vice-Présidents M. Shuichi Akamatsu (Japon), M. Augusto
Cabrera (Pérou) et M. Valentin Zellweger (Suisse). M. Karim Medrek
(Maroc) assumera les fonctions de Rapporteur. Dans une brève déclaration
d’ouverture, le Président de la Sixième Commission a noté que la
contribution de la Commission au développement progressif du droit
international et de sa codification a été bien reconnue. Ses travaux
sont particulièrement essentiels à un moment où la primauté du droit
international dans la conduite des relations internationales a été
réaffirmée et a besoin d’être davantage renforcée. A sa séance plénière
du 20 septembre dernier, l’Assemblée générale avait décidé de renvoyer
à la Sixième Commission dix-sept points à l’ordre du jour. Conformément
à la résolution 56/93 du 12 décembre 2001 de l’Assemblée générale,
le Comité spécial chargé des travaux préliminaires en vue de l’élaboration
d’une convention internationale contre le clonage d’êtres humains
à des fins de reproduction, poursuivra ses travaux du 23 au 27 septembre
dans le cadre d’un Groupe de travail créé par la Sixième Commission.
Ce Groupe de travail sera présidé par M. Peter Tomka (Slovaquie).
Le Comité spécial avait tenu sa première session au Siège des Nations
Unies à New York, du 25 février au 1er mars 2002. Le rapport sur
les travaux de cette session* (A/57/51) indique que les membres
se sont généralement accordés à reconnaître que le clonage d’êtres
humains à des fins de reproduction était un nouvel aspect inquiétant
de la biotechnologie, contraire à l’éthique, et qu’ildevrait être
interdit. La France et l’Allemagne avaient présenté une liste des
questions de droit qui pourraient être abordées dans la convention.
La Commission examinera par ailleurs la question de l’octroi du
statut d´observateur aux organisations suivantes: Institut international
pour la démocratie et l’assistance électorale; Partenaires dans
le domaine de la population et du développement; Banque asiatique
de développement; Centre international pour le développement des
politiques migratoires. Les points suivants figurent également à
l’ordre du jour: Rapport de la Commission du droit international
sur les travaux de sa cinquante-quatrième session; Portée de la
protection juridique offerte par la Convention sur la sécurité du
personnel des Nations Unies et du personnel associé; Mesures visant
à éliminer le terrorisme international; Rapport de la Commission
des Nations Unies pour le droit commercial international; Rapport
du Comité spécial de la Charte des Nations Unies et du raffermissement
du rôle de l’Organisation; Création de la Cour pénale internationale;
et Convention sur les immunités juridictionnelles des Etats et de
leurs biens. La Commission reprendra ses travaux, jeudi 27 septembre
à 15 heures.
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2002/AGJ369.doc.htm
23
septembre 2002 
Une hormone pour soigner la sclérose en plaque ?
L’oestriol, une hormone secrétée au cours de la grossesse, améliorerait
l’état de santé des personnes souffrant de sclérose en plaque. L’administration
de cette molécule à des patients précocement atteints par la maladie
diminuerait le nombre et la taille des lésions au niveau du cerveau.
Tels sont les résultats d’une étude à paraître dans les Annals of
Neurology. La sclérose en plaque est une maladie qui concerne 2
millions de personnes dans le monde dont les deux tiers sont des
femmes. Elle est plus fréquente dans les pays du Nord et apparaît
relativement tôt au cours de la vie, entre 20 et 30 ans. C’est une
maladie auto-immune. Le système immunitaire s’attaque à la myéline
qui forme une gaine autour de l’axone des neurones permettant à
l’influx nerveux de circuler rapidement. Lorsque la myéline est
lésée, l’influx nerveux est transmis moins vite. Il en résulte différents
symptômes tels que des problèmes moteurs ou une baisse de l’acuité
visuelle. Douze femmes ont été suivies au cours de cette étude.
La moitié avait une sclérose en plaque rémittente (avec des périodes
de rémissions), l’autre une forme progressive de la maladie. Ces
participantes se sont soumises à un prétraitement de six mois au
cours duquel des tests notamment immunitaires ont été réalisés.
Elles ont ensuite reçu un traitement hormonal à l’oestriol d’une
durée de six mois. Après celui-ci, une pause thérapeutique de même
durée a été observée. Puis le traitement a été repris pour quatre
mois. Au cours du traitement à l’oestriol, les patientes se portaient
mieux. Leur réponse immunitaire s’est améliorée et les lésions au
niveau du cerveau ont diminué. En revanche, dès l’interruption du
traitement les lésions sont réapparues. A sa reprise, elles régressent.
Les chercheurs estiment que des études de plus grande ampleur devront
être menées avant de pouvoir confirmer ces résultats.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020923.OBS0390.html?0038
21
septembre 2002
Le Bhoutan pour le développement du "Bonheur national brut"
Le ministre des Affaires étrangères du royaume du Bhoutan a défendu
devant la 57e Assemblée générale des Nations Unies, à côté du "simple"
accroissement du produit national brut, la recherche du développement
du "Bonheur national brut". Dans le cadre du débat général de la
57e Assemblée, la parole est revenue mardi, au milieu d'une douzaine
d'autres orateurs, à Jigmi Yiser Thinley, ministre des Affaires
étrangères de ce petit royaume montagneux de l'est de l'Himalaya.
"L'augmentation du Produit national brut n'est pas la fin du développement
et mon pays continue à être guidé par la promotion du Bonheur national
brut qui est notre but", a-t-il déclaré. "Nous pensons qu'il est
de la responsabilité du gouvernement de créer un environnement qui
donne à chaque citoyen la possibilité de trouver le bonheur". Et
les manières d'y arriver sont, selon lui, d'assurer un développement
socio-économique équitable et durable, de conserver la fragile écologie
des montagnes, de promouvoir la culture et les valeurs humaines
de base et renforcer la bonne gouvernance.
http://actu.dna.fr/020918063850.kasi1hv4.html
19
septembre 2002
De l'antimatière en quantité quasi industrielle
Le CERN mérite plus que jamais d'être qualifié d'usine à antimatière.
Le Centre européen pour la recherche nucléaire annonce aujourd'hui
dans la revue Nature une production d'au moins 50.000 atomes d'antihydrogène.
Les expériences précédentes, tant au CERN qu'au Fermilab de Chicago,
n'avaient permis d'obtenir que quelques poignées d'antiparticules.
Avec une telle quantité d'antimatière, les chercheurs pourront mener
d'autres investigations sur les relations entre la matière et l'antimatière.
La question première étant: pourquoi la nature a-t-elle préféré
la matière? Les antiparticules d'hydrogène sont théoriquement l'image
inversée de l'atome d'hydrogène. Celui-ci est composé d'un proton
chargé positivement autour duquel tourne un électron négatif. L'antiatome
est lui composé d'un antiproton négatif et d'un positron positif.
Les chercheurs du CERN ont travaillé en plusieurs étapes: le décélérateur
d'antiprotons (AD) commence par ralentir ces antiparticules à un
dixième de la vitesse de la lumière. Ensuite, un autre instrument,
ATHENA, capture ces antiprotons et les refroidit encore avant de
les mélanger avec des positrons eux aussi refroidis. Baisser la
température permet de diminuer la vitesse. Quand une particule rencontre
son antiparticule, elles s'annihilent. Les physiciens pensent que
des quantités égales de matière et d'antimatière existaient à l'origine
de l'Univers. Notre existence montre que la matière l'a emporté,
grâce à un déséquilibre qui l'a favorisée. Ce déséquilibre ne cesse
d'intriguer les physiciens.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020919.OBS0206.html?0754
19
septembre 2002
L'Europe va se lancer dans l'aventure martienne
TOULOUSE (AFP)
L'Europe, qui a longtemps attendu le moment propice pour organiser
une mission martienne, s'y lancera en 2003 avec la sonde Mars Express
actuellement en phase d'essai final (mécanique, thermique et électrique)
au centre d'essais spatiaux Intespace à Toulouse. La sonde scientifique
sera lancée à destination de la "planète rouge" dans le cadre du
programme scientifique à long terme de l'ESA (Agence Spatiale Européenne),
avec pour principal objectif de rechercher, depuis une orbite martienne,
de l'eau sous la surface de la planète. Elle tentera également de
déceler des traces de vie au moyen d'un atterrisseur qui sera largué
sur le sol martien, pour collecter et analyser des échantillons
in situ. Outre les objectifs scientifiques qui lui seront fixés,
Mars Express assurera des services de relais de communication entre
la Terre et les atterrisseurs envoyés à la surface de Mars par d'autres
pays, a indiqué David Southwood, directeur scientifique de l'ESA
devant la presse. Plusieurs sondes scientifiques internationales
partiront en effet vers la "planète rouge" entre 2003 et 2004, inaugurant
une nouvelle ère d'exploration de la seule planète de notre système
solaire susceptible de recéler des traces de vie. Selon David Southwood,
cette première mission martienne de l'Europe sera "l'expression
du savoir-faire européen" et de la "vision cosmique que s'est fixée
l'Agence Spatiale Européenne pour les prochaines années". Mars Express,
dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à la filiale d'EADS Astrium,
inaugure une nouvelle catégorie de missions dite "flexibles", relativement
peu onéreuses et devant être menées rapidement. Son coût sera limité
à 150 millions d'euros, soit le tiers de celui de missions précédentes
d'ampleur équivalente. Mars Express comporte un véhicule spatial
et ses instruments, un atterrisseur, un centre d'exploitation au
sol et un lanceur. Les sept instruments scientifiques embarqués
sur l'orbiteur conduiront une série d'expériences de télédétection
destinées à étudier sous un jour nouveau l'atmosphère, la composition
du sol et la géologie martiennes. En particulier, une caméra stéréoscopique
à haute résolution fournira des images de la surface de Mars en
couleur et en relief, sur lesquelles on pourra distinguer des détails
de 12 à 15 mètres. Le robot mobile Beagle 2, du nom du navire d'exploration
sur lequel Darwin partit en 1831 à la découverte de mers inexplorées,
offre à l'Europe une occasion exceptionnelle de contribuer à la
recherche de vie sur Mars. Beagle 2 devra affronter des températures
pouvant tomber à -100°C. Le véhicule spatial sera lancé depuis le
cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, dans une fenêtre de lancement
exceptionnellement favorable de 11 jours s'ouvrant le 1er juin 2003.
A cette date en effet, la distance séparant les planètes Terre et
Mars sera minimale, soit de 55 millions de kilomètres, opportunité
qui ne se présente que tous les 17 ans. Mis en orbite par une fusée
Soyouz-Frégate du consortium euro/russe Starsem, Mars Express devrait
arriver fin décembre sur une orbite elliptique quasi-polaire autour
de Mars.
http://fr.news.yahoo.com/020919/202/2re9j.html
19
septembre 2002
Une vitamine qui rend intelligent
La vitamine K ne cesse d'étonner les chercheurs. En plus de ses
propriétés coagulantes et anti-hémorragiques, elle joue un rôle
dans les mécanismes cognitifs. « Un individu qui n'en consomme pas
suffisamment peut développer des problèmes de cognition », a expliqué
Guylaine Ferland, professeur au Département de nutrition de l'Université
de Montréal. Dans son laboratoire, elle a soumis des rats au test
de la piscine de Morris. Cette expérience consiste en un bassin
où l'animal doit s'orienter à l'aide de repères visuels, dans le
but de retrouver une plate-forme immergée où il peut se reposer.
La scientifique a séparé les rats en deux groupes, suivant la quantité
de vitamine K qu'elle leur donnait. À six et 12 mois, tous les rongeurs
ont réussi le test avec brio, sans exception. Mais à 21 mois, la
carence alimentaire a eu un impact : les rats dont le régime était
carencé en vitamine K ont été moins performants que les autres.
La différence est d'environ 35%. « Les rats qu'on a privés de vitamine
K ont connu un déficit cognitif à un âge avancé », a-t-elle conclu.
Les chercheurs ont également découvert comment la vitamine K se
distribue dans le cerveau. Elle se concentre dans le mésencéphale
et le bulbe Pons, des régions riches en substance blanche. Mais
Guylaine Ferland compte en apprendre davantage sur des cobayes humains.
La vitamine K est l'une des seules vitamines que notre organisme
synthétise. Elle est absorbée par l'intestin grêle grâce aux sels
biliaires et stockée dans le foie. Elle permet la sécrétion de la
prothrombine, une substance contenue dans le sang et qui participe
à la coagulation de celui-ci. Lors de la coagulation, la prothrombine
transforme la fibrinogène (protéine du plasma sanguin) en fibrine
et fibrine-globuline, coagulants expulsant le sérum pour former
le caillot de sang nécessaire à la guérison d'une plaie. Pour les
hommes, les apports quotidiens recommandés de vitamine K sont de
0,045 mg. Pour les femmes, ils passent à 0,035 mg. Les principales
sources végétales de vitamine K sont les légumes verts (épinard,
navet, chou).
http://fr.news.yahoo.com/020919/23/2rfl2.html
19
septembre 2002
Schizophrénie : nouvelle piste génétique
Des chercheurs français ont identifié une altération génétique sur
le chromosome 22 qui pourrait constituer une susceptibilité génétique
à la schizophrénie. Cette maladie psychiatrique touche 1% de la
population mondiale. Son origine est en partie génétique, mais son
déclenchement dépend également de facteurs environnementaux, selon
les spécialistes. L’équipe de Thierry Frebourg (Inserm/CHU de Rouen)
a constaté qu’une région du chromosome 22 était altérée chez des
patients schizophrènes et que cette altération était liée à un taux
sanguin élevé de proline -un acide aminé. Cette anomalie a déjà
été observée chez des personnes souffrant de retard mental. De précédents
travaux avaient montré qu’une région du chromosome 22 était altérée
dans le syndrome de DiGeorge (également appelé microdélétion 22q11).
Les chercheurs de l’Inserm ont étudié en détail les gènes de cette
région chromosomique et ont découvert que les 63 patients schizophrènes
présentaient une délétion sur le gène PRODH. Ce gène participe à
la régulation de la proline. En cas d’altération génétique, le taux
de proline sanguin augmente. Cette même altération est présente
chez les enfants atteints d’hyperprolinémie, maladie rare entraînant
un retard mental. Des mécanismes similaires pourraient donc être
à l’œuvre dans ces différentes maladies, la schizophrénie, le syndrome
de DiGeorge et l’hyperprolinémie. Pour poursuivre cette recherche,
publiée dans la revue Human Molecular Genetics de septembre, Thierry
Frebourg et ses collègues envisagent de doser le taux de proline
sur une large population de schizophrènes afin de mesurer la fréquence
de l’altération génétique.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020918.OBS0174.html?0754
19
septembre 2002
Nouvelle
piste sur l'homosexualité
SELON UNE ETUDE publiée aujourd'hui dans les annales de médecine
américaines, des scientifiques américains affirment avoir rendu
des mouches mâles homosexuelles, par une mutation génétique provoquée
en laboratoire. L'expérience a consisté à ajouter un gène mutant,
sensible à la température, dans les cellules nerveuses de mouches
drosophiles, une espèce très utilisée en recherche génétique. Par
la suite, l'équipe du professeur Toshihiro Kitamoto a observé qu'en
augmentant la température ambiante à 30 o C les mouches mâles se
désintéressaient des mouches femelles, pour répondre au contraire
aux avances sexuelles des mâles ! En revanche, lorsque la température
baissait, les mouches reprenaient leur comportement sexuel habituel.
Influence des facteurs génétiques Doit-on en conclure qu'il existe
un gène de l'homosexualité, chez la mouche, et par extension chez
l'homme, car leurs patrimoines génétiques sont très proches ? Le
généticien Axel Kahn n'est pas convaincu. « Dire que ces mouches
deviennent homosexuelles serait une erreur. En fait, la modification
génétique effectuée perturbe leurs phéromones, des substances grâce
auxquelles elles différencient les mâles des femelles. Dans le cadre
de cette expérience, elles ne savent tout simplement plus différencier
un mâle d'une femelle », explique-t-il. La piste d'un gène de l'homosexualité
humaine est-elle pour autant farfelue ? Oui et non, répond-il. «
Les travaux scientifiques menés par des chercheurs californiens
dans les années quatre-vingt, très affirmatifs sur le sujet - ils
avaient même localisé le fameux gène sur le chromosome X -, n'ont
pas été confirmés par d'autres équipes de chercheurs. » Mais Axel
Kahn ne balaie pas totalement cette piste. Selon lui, notre comportement
sexuel est « clairement » influencé par des facteurs génétiques.
« Dire le contraire serait une stupidité. Nous avons des gènes qui
jouent un rôle dans notre sexualité », explique-t-il. Mais il nuance
fortement leur impact en rappelant la « grande complexité » des
mécanismes de la sexualité chez l'homme et la femme. « L'influence
d'un gène de l'homosexualité, s'il existe, serait fortement compensée
par notre environnement culturel, notre éducation et notre milieu
social », explique-t-il.
16
septembre 2002
Ouverture
d'un centre de fécondation artificielle pour lesbiennes
Photographie d'un spermatozoïde s'apprêtant à pénétrer l'intérieur
d'un ovocyte, prise le le 04 décembre 2000 au service de biologie
de la reproduction de l'Hôpital de la Conception à Marseille Une
clinique spécialisée dans la fécondation artificielle réservée aux
couples de lesbiennes et aux femmes seules, présentée comme une
première en Europe, ouvre ses portes lundi à Londres, a annoncé
son fondateur. L'ouverture de ce centre controversé, situé sur Harley
Street, fait suite au lancement il y a trois mois du premier site
internet (Mannotincluded.com, littéralement "les hommes non compris")
de donneurs de sperme réservé au couple de lesbiennes désirant un
enfant. Le centre "a été lancé pour répondre à la façon insensible
et indifférente avec laquelle les lesbiennes et les femmes seules
sont traitées par certaines cliniques en raison de préjugés sociaux
et de discrimination", a expliqué le fondateur de la clinique, John
Gonzales. "Et même les cliniques qui les acceptent ne semblent pas
comprendre les besoins et les situations différents de ces groupes
sociaux", a-t-il ajouté. Le centre a déposé une demande d'autorisation
à pratiquer des inséminations artificielles et pour stocker du sperme
congelé, mais il ne pourra procéder à aucune insémination artificielle
tant qu'il n'aura pas reçu sa licence. M. Gonzales a indiqué qu'il
espérait obtenir cette licence dans les prochains mois. La société
Mannotincluded espère ouvrir deux autres cliniques similaires dans
les prochains mois à Manchester (nord de l'Angleterre) et à Edimbourg
(Ecosse). Selon Mannotincluded.com, 250.000 couples de lesbiennes
vivent au Royaume-Uni.
http://actu.dna.fr/020916065420.4722vrsw.html
16
septembre 2002
Des mouches
rendues temporairement homosexuelles par manipulation génétique
WASHINGTON (AFP)
Des chercheurs américains ont réussi à modifier les préférences
sexuelles de la Drosophile, ou mouche du vinaigre, la rendant temporairement
homosexuelle, par une action sur certains neurones, selon des travaux
parus mardi aux Etats-Unis. Les chercheurs, par manipulations génétiques,
ont introduit un gène mutant, sensible à la température, au sein
d'un groupe particulier de neurones de la Drosophile. Ce gène joue
un rôle dans les secrétions d'un transmetteur chimique. "Le gène
mutant a interrompu les communications nerveuses dans ces neurones
spécifiques quand les mouches mâles ont été placées sous des températures
plus chaudes. Elles ont soudainement commencé à s'intéresser aux
autres mâles", a expliqué le professeur Toshihiro Kitamoto, qui
a conduit l'étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie
nationale des sciences (PNAS) américaine. Pour l'expérience, une
partie (un allèle) d'un gène appelé "shibire" a été modifiée pour
être sensible à la température et perturber les transmissions synaptiques
entre neurones. A partir de 30°C, les mouches mâles modifiées ont
commencé à se désintéresser des mouches femelles pour tourner leur
attention vers d'autres mâles, répondant même aux avances sexuelles
de mâles par les mêmes avances, selon l'étude. Replacées dans un
milieu plus frais, les mouches ont repris leur comportement sexuel
habituel, selon la recherche. Ses résultats tendent à montrer que
les rapports entre mâles sont supprimés par l'actions de neurones
dont le rôle pourrait être de détecter ou d'interpréter des signaux
d'hormones anti-aphrodisiaques, a encore expliqué le professeur
Kitamoto, du service de neurosciences du Centre de recherche médical
et de l'institut de recherche Beckman de City of Hope (Californie).
Les neurones affectés par le gène mutant comprennent des nerfs sensibles
au goût, situés dans la tête et les pattes. Le rôle de ces neurones
pourrait être d'empêcher l'attirance entre mouches mâles par la
détection ou l'interprétation de phéromones aphrodisiaques produites
par les mâles. Les auteurs soulignent qu'à la différences d'autres
études montrant l'existance de mouches dont le système nerveux comporte
une anomalie induisant un comportement homosexuel irréversible,
"le rapport mâle-mâle dont il est fait état ici est différent car
il peut être activé ou désactivé à différentes températures et n'est
donc pas une conséquence d'un développement anormal". De précédentes
recherches impliquant des manipulations génétiques sur la mouche
avaient déjà permis d'amener ces drosophiles à un comportement homosexuel
mais la procédure neuronale expliquant les modifications de préférences
sexuelles demeurait inconnu. La Drosophile (Drosophila melanogaster)
est l'un des organismes les plus étudiés par les généticiens. Ses
gènes permettant d'établir certains parallèles avec l'homme. Le
décryptage du génome de cette mouche a été achevé en 2000, avec
le séquençage des quelque 13.600 gènes constituant l'acide désoxyribonucléique
(ADN) de l'animal.
http://fr.news.yahoo.com/020917/202/2racq.html
16
septembre 2002
De la forme de la poire
Pourquoi un fruit est-il rond plutôt qu’allongé, en forme de poire,
ou inversement ? Une simple mutation sur un gène suffirait pour
expliquer cette différence, selon un article publié aujourd’hui
dans les Proceedings of the national Academy of Sciences. Dans la
nature, la forme allongée est moins fréquente que la forme arrondie
et sphérique. La domestication des fruits puis l’ingénierie agronomique
ont favorisé la diversité des formes, alors que les mécanismes moléculaires
à l’origine de ces formes sont encore mal connus, soulignent les
auteurs de l’article. En travaillant sur des plants de tomates transgéniques,
Steven Tanksley et ses collègues ont constaté qu’une seule mutation
sur le gène appelé OVATE permettait le passage de la tomate ‘ronde’
à la tomate ‘allongée’. La mutation opère en bloquant l’expression
d’une protéine très tôt dans le développement de la fleur et du
fruit. Ces chercheurs de la Cornell University (Ithaca, NY) ont
trouvé des gènes similaires chez le riz et la plante Arabidopsis
thaliana. Ils en concluent que des changements peuvent survenir
très vite au cours de l’évolution à travers une simple mutation
sur un gène clef.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020917.OBS0064.html?1132
16
septembre 2002
Un nouveau gène candidat pour le cancer de la prostate
Un gène jusque-là associé aux problèmes vasculaires serait impliqué
dans le développement du cancer de la prostate, selon des chercheurs
américains. D’après cette découverte, publiée aujourd’hui sur le
site internet de la revue Nature Genetics, certains cas de cancer
de la prostate résulteraient d’infections. Le gène MSR1 (pour macrophage
scavenger receptor-1) est connu depuis une vingtaine d’années comme
un agent favorisant le dépôt de plaques sur les parois artérielles,
et donc le durcissement des artères. MSR1 aide les macrophages,
des cellules du système immunitaire, à faire leur travail de ‘’nettoyeur’’
après les infections bactériennes. Les chercheurs ont découvert
que ce gène était muté chez 12,5% des noirs-américains souffrant
d’un cancer de la prostate, contre 1,8% chez ceux qui n’ont pas
cette maladie. Chez les hommes de type caucasien (européen), les
proportions sont de 4,4% et de moins de 1%. Les chercheurs suspectent
qu’une version altérée du gène empêche les macrophages de bien nettoyer
après une infection, laissant des lésions inflammatoires sur la
prostate. Ces travaux doivent être confirmés par d’autres études.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020916.OBS0041.html?1345
15
septembre 2002
L'an 1 du cinéma en ligne
La rédaction, Micro Hebdo
Le site Movielink - créé par cinq majors américaines - diffusera
dès la fin de l'année des films en streaming. Les internautes pourront
les visionner sur leur PC ou leur téléviseur. On nous le promet
depuis longtemps, mais cette fois, le cinéma à la maison via Internet
est sans doute pour bientôt. Il deviendra possible de choisir son
film sur catalogue, payer sa séance en ligne et le regarder sur
son PC ou son téléviseur, tout en bénéficiant d'une qualité d'image
et de son exceptionnelle. Aux Etats-Unis, cinq majors (Paramount,
Métro Goldwyn Mayer, Universal Pictures, Sony Pictures, Warner Bros)
se sont associées pour créer Movielink, un site Internet qui proposera
au public américain des films en streaming (diffusion directe) dès
la fin de l'année. Deux autres, Disney et 20th Century Fox, ont
annoncé qu'elles se lanceraient, elles aussi, dans l'aventure. Parallèlement
à cela, c'est à Hollywood que Bill Gates, le patron de Microsoft,
a présenté il y a quelques jours la dénière mouture de son logiciel
de lecture vidéo Windows Media Player. Cette nouvelle version, capable,
paraît-il, d'afficher des vidéos avec une qualité six fois supérieure
à celle des DVD, présente de sensibles améliorations en termes de
compression, de protection contre le piratage, sans compter la quasi-disparition
du buffering, le tampon qui ralentit la diffusion de vidéos sur
Internet. Autant d'arguments utiles pour gagner la confiance des
fabricants de films...
Un début prometteur en France
De ce côté-ci de l'Atlantique, la vidéo à la demande sur Internet
se prépare aussi à sortir de la marginalité. Le site français Netcine.com,
créé début 2002, vient de signer des accords de partenariat avec
une quarantaine de producteurs français, et avec les fournisseurs
d'accès Club-Internet et Wanadoo (en plus de Noos et 9Online). Dès
la fin du mois, il adoptera le codec Windows Media Player 9, lui
permettant d'offrir à ses abonnés une meilleure qualité de diffusion.
« Nous proposerons 400 films en ligne avant la fin de l'année et
commercialiserons dès l'automne une offre d'abonnement de 5 films
par mois pour 25 euros, en offrant gratuitement à chaque abonné
un boîtier de liaison sans fil pour relier son PC au téléviseur
», précise Emmanuel Montamat, directeur général de Netcine.com.
L'offre est alléchante, même s'il faut rappeler que le succès de
ce type de services est directement lié au développement du haut
débit. Les vidéoclubs ont donc encore de beaux jours devant eux,
mais quelque chose de nouveau est en marche sur le Net.
http://www.01net.com/rdn?oid=193192&rub=1714
15
septembre 2002
Cancer du
côlon : nouvelle explication génétique
Un autre gène est mis au banc des accusés dans le cancer du côlon
France
Des scientifiques proposent une nouvelle explication génétique concernant
le développement du cancer colorectal. Daniel Louvard de l'Institut
Curie, à Paris, a découvert qu'une mutation sur le gène k-ras, impliqué
dans la prolifération et la mort programmée des cellules, déclenche
le processus tumoral dans le côlon. Publiés dans la revue Gastroenterology
d'août 2002, ces travaux permettront de rechercher de nouvelles
cibles thérapeutiques. Un cancer se développe à partir d'une cellule
dont le matériel génétique est altéré suite à l'accumulation d'erreurs
dans plusieurs de ses gènes. Cette cellule endommagée se multiplie
engendrant d'autres cellules malades qui prolifèrent à leur tour
de façon anarchique dans l'organisme. Pour transformer une cellule
saine en cellule malade, il faut quatre ou cinq mutations sur les
gènes qui régulent les processus vitaux de la cellule. Les scientifiques
ont créé des souris transgéniques dotées du gène k-ras muté qui
s'exprime dans toutes des cellules de l'intestin. Quelques mois
plus tard, ils se sont aperçus que 80% de ces souris transgéniques
ont développé des cancers du côlon sans que le gène APC ait muté.
Ils en ont déduit que l'altération du gène k-ras est l'un des initiateurs
du processus tumoral dans le côlon. Des analyses menées chez l'homme
montrent que les mutations du gène k-ras sont souvent présentes
dans ces cancers sans qu'APC soit altéré. Le cancer colorectal constitue
la deuxième cause la plus fréquente de décès par cancer chez les
Canadiens, après le cancer du poumon.
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2938.asp
15
septembre 2002
La clinique qui choisit le sexe des enfants
Va-t-on vers le choix du bébé « à la carte », avec les dérives que
cela comporte ? Pour la première fois en Europe, on peut choisir
le sexe de son futur enfant. C'est en Belgique aujourd'hui, à deux
pas de la France. «OUI, je pratique le sexing, et alors ? » Au neuvième
étage de son bureau, dans la polyclinique d'endocrinologie de l'hôpital
universitaire de Gand (Belgique), le docteur Comhaire, 62 ans, n'a
pas d'états d'âme. Il ne se cache pas, même s'il veut rester discret.
Ici, sa spécialité n'est pas illégale. Il est le premier en Europe
à choisir le sexe de l'enfant à naître. Depuis décembre, quinze
couples ont déjà déposé un dossier chez lui. Quinze cobayes. Objectif
: donner naissance selon leur voeu soit à une fille soit à un garçon.
Du point de vue médical, ses clients n'ont aucun problème pour concevoir
un bébé. « Ce sont des gens qui ont des enfants du même sexe, et
veulent éviter la déconvenue pour le petit dernier. » Des Français,
il en voit. Comme ce couple, lui patron dans l'agroalimentaire,
elle avocate, parents de trois garçons, qui l'a consulté avec un
« désir profond d'avoir une fille ». Des familles recomposées le
sollicitent aussi. Témoins cet homme et cette femme, déjà père et
mère tous les deux de deux filles d'une première union, qui rêvaient
d'avoir un petit garçon ensemble. Plutôt discret sur ses résultats,
Frank Comhaire lâche juste qu'« une seule grossesse est en route.
» Pour arriver jusque-là, le sperme du mari a franchi deux fois
l'océan Atlantique, puisque le tri des chromosomes mâles et femelles
ne se fait qu'aux Etats-Unis. S'enrichit-il avec ce business ? L'air
roublard, il jure que non, affirmant ne prendre que « 100 € » (656
F) par consultation. Sur un protocole facturé 6 300 € (41 325 F).
Reste que cette activité booste sa clinique privée. En une heure,
son portable sonne vingt fois, la plupart du temps pour des demandes
urgentes de rendez-vous venues de toute l'Europe. « Au nom de quoi
la société s'en mêlerait-elle, en les interdisant ? Je ne vois pas
où est le problème » Décider arbitrairement du sexe de l'enfant
n'est-il pas tabou ? Le médecin s'offusque. « Ces décisions sont
d'ordre totalement privé. Au nom de quoi la société s'en mêlerait-elle,
en les interdisant ? Je ne vois pas où est le problème, à partir
du moment où l'on prouve que cela ne nuit ni à l'enfant à naître
ni à ses frères et soeurs. » A 50 km de là, à Bruxelles, le docteur
Platteau pratique la même sélection. « Moi aussi je suis pour le
sexing, c'est l'avenir. » Dans son bureau du neuvième étage de l'hôpital
universitaire de la capitale belge, Peter Platteau, qui fait beaucoup
plus jeune que ses 40 ans, est aussi un convaincu. Mais, pour l'instant,
il ne pratique pas. Il attend que la « commission d'éthique », qui
se réunit dans quelques semaines en Belgique donne son feu vert.
En redoutant la loi qui pourrait interdire ce type d'activité. Aujourd'hui,
il montre son laboratoire d'andrologie, où six gros cylindres couleur
argent renferment les bacs de congélation qui contiennent, à moins
80 o C, des milliers d'échantillons de sperme des futurs papas.
Pour qu'il n'y ait pas de risques d'erreur sur les noms, deux personnes
sont spécialement chargées de l'étiquetage informatique. « Quand
on a créé la fécondation in vitro, en 1968, avec Louise Brown, beaucoup
de gens nous traitaient d'apprentis sorciers. Or ces enfants sont
maintenant là et bien là. Avec le sexing, ce sera aussi un progrès
pour l'humanité, à condition de bien le maîtriser. » Les dangers
du « bébé à la carte », des parents qui veulent un enfant aux cheveux
blonds ou aux yeux bleus ? « Il faut faire confiance aux scientifiques,
il n'y aura pas de dérives. » C'est dans ces laboratoires bruxellois
qu'a été inventée en 1992 la technique révolutionnaire de l'Icsi,
permettant de pallier de nombreux cas de stérilité masculine. Aujourd'hui,
si le docteur Platteau a le droit de faire du sexing, c'est uniquement
pour les personnes porteuses de maladies génétiques. Beaucoup essaient
pourtant de lui forcer la main. « Hier, c'était une Allemande de
36 ans, mère de deux filles, qui pleurait au téléphone car elle
venait de faire une fausse couche et de perdre le fils tant attendu.
Elle m'a imploré pour que j'accepte de sélectionner des spermatozoïdes
du mari. J'étais triste pour elle, mais j'ai été obligé de refuser.
» Il avait déjà trois filles et voulait « assurer la succession
» La semaine dernière, un entraîneur de foot évoluant en Division
1 en Algérie et sa femme ont fait le voyage jusqu'à Bruxelles pour
le voir. Le médecin a refusé de donner suite au désir du père d'avoir
un garçon. Il avait déjà trois filles et voulait « assurer la succession
». Pourquoi croit-il au sexing ? « Pour aider les gens qui souffrent.
Des femmes sont rejetées par leur mari parce qu'elles n'ont que
des filles. Des couples sont démoralisés à force de n'avoir que
des garçons. Je suis pour la légalisation du sexing, mais en mettant
des garde-fous. On pourrait peut-être ne l'autoriser que pour les
couples qui ont déjà deux garçons ou deux filles. » Et pour les
obstinés, Peter Platteau recommande d'aller aux Etats-Unis ou glisse
l'adresse d'un « centre de reproduction humain ». A Amman, en Jordanie.
Marc Payet
14
septembre 2002
Les cellules
graisseuses nouveau réservoir du virus du sida ?
Le virus du sida qui s'attaque de préférence aux cellules du système
immunitaire pourrait également se tapir dans les cellules graisseuses,
selon des chercheurs français. Le tissu adipeux pourrait être une
nouvelle cible du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), selon
l'équipe du Dr France Pietri-Rouxel et du Dr Uriel Hazan du département
des maladies infectieuses de l'Institut Cochin à Paris (Inserm--CNRS).
L'entrée du virus dans les cellules du système de défense immunitaire
nécessite la présence de points d'accès, des molécules appelées
récepteurs "CD4, CXCR4 et CCR5" qui se trouvent à la surface de
ces cellules. Les chercheurs ont mis en évidence la présence de
ces points d'accès sur les cellules graisseuses humaines et montré,
pour la première fois, qu'elles pourraient également être une cible
du VIH, selon une étude in vitro, parue dans la revue de biologie
expérimentale américaine Fasebj. Mis en contact avec des cellules
graisseuses, le virus est capable d'y pénétrer et d'entamer son
cycle de développement et de multiplication. De plus, la chercheuse
et le Dr Jacques Leibowitch (hôpital Raymond Poincaré de Garches)
ont présenté des résultats préliminaires le 10 septembre dernier
au 9e Congrès international de virologie, présidé par le Dr Robert
Gallo à Baltimore (Etats-Unis), selon lesquels le tissu adipeux
pourrait constituer un réservoir du virus, après avoir analysé de
la graisse provenant de patients infectés et sous tri-thérapie.
Si ces résultats venaient à être confirmés, le tissu adipeux (graisse)
pourrait constituer un réservoir considérable de virus, étant donné
la proportion de graisse présente dans l'organisme humain, ainsi
qu'une nouvelle cible de traitement pour améliorer l'efficacité
de ceux actuellement disponibles. La difficulté à éradiquer totalement
le virus, malgré la puissance des traitements administrés aux patients
contaminés, s'expliquerait par la capacité du virus à se dissimuler
dans l'organisme, à l'abri dans des réservoirs inaccessibles à la
thérapeutique.
http://actu.dna.fr/020913183847.8hcyluu2.html
12
septembre 2002
Identification
d'un groupe de gènes communs aux cellules souches Une
comparaison génétique de trois principaux types de cellules souches
a permis de découvrir que ces cellules ont certains gènes en commun
décrits comme "l'essence" des cellules souches, un constat qui pourrait
accélérer la recherche dans ce domaine d'avenir de la médecine,
selon une étude publiée jeudi. Un chercheur de l'Institut médical
Howard Hughes de Chevy Chase (Maryland) et ses collègues de l'université
de Harvard (Massachusetts) ont pu identifier des gènes spécifiques
des cellules souches, qui se distinguent de ceux impliqués dans
la croissance normale des cellules adultes différenciées, rapportent-ils
dans Science Express, publication internet de la revue Science.
Pour parvenir à ces résultats, ils ont comparé chez la souris des
cellules souches embryonnaires, neurales et hématopoïétiques (cellules
produisant le sang), mettant en parallèle l'activité génétique de
ces cellules souches avec l'activité génétique constatée au sein
des cellules déjà différenciées, parmi lesquelles les neurones et
cellules de moelle osseuse. "Nous avons d'abord établi qu'il y a
un programme génétique commun partagé par les cellules souches",
a expliqué Douglas Melton, qui a mené l'étude. "Mais nous avons
aussi découvert que ces trois types de cellules souches n'étaient
pas identiques". Les chercheurs ont identifié 216 gènes considérés
comme formant "l'essence" de ces cellules souches, ont-ils indiqué.
Ces gènes entrent dans des catégories reflétant les tâches que les
cellules souches doivent remplir pour s'auto-renouveler et se différencier,
a expliqué M. Melton. "Par exemple, ces cellules souches paraissent
extrêmement enrichies en produits génétiques impliqués dans la gestion
des toxines environnementales, ce qui leur permet de supporter le
stress", a-t-il dit. La comparaison des cellules souches avec des
cellules différenciées a permis de révéler des différences qui devraient
aider à la mise au point de techniques pour amener les cellules
souches à se différencier en cellules adultes, selon le chercheur.
"Ces résultats fournissent un point de départ pour aider à trouver
la façon de provoquer la transformation des cellules en neurones
par exemple, qui pourraient aider à rajeunir le tissu cérébral détruit
par des maladies neurodégénératives", a-t-il ajouté. Ces résultats
devraient également favoriser l'identification de nouvelles cellules
souches. "Par exemple, personne n'a pour l'instant réussi à identifier
les cellules souches adultes du pancréas", a poursuivi M. Melton.
"Maintenant nous savons que si nous voulons isoler ces cellules,
nous devons chercher des cellules qui expriment de nombreux gènes
parmi ceux qui forment l'essence des cellules souches", a-t-il dit.
Les cellules souches, adultes ou embryonnaires, sont considérées
comme une piste d'avenir de la médecine réparatrice en raison de
leur potentiel à produire tous types de cellules de l'organisme.
Elles pourraient un jour être utilisées comme un stock de pièces
détachées pour reconstituer des tissus attaqués par le cancer ou
d'autres maladies.
http://actu.dna.fr/020912212110.1zyvhh1c.html
12
septembre 2002
Un pacemaker biologique transféré par génie génétique
chez le cochon d’Inde !
Des chercheurs de l’institut de cardiobiologie moléculaire de l’université
Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, EU), reportent dans la revue
Nature, la conversion in vivo de cardiomyocytes de cochon d’Inde
en cellules donnant le rythme cardiaque (cellules pacemaker), après
transfert génétique dans les cellules cardiaques ventriculaires,
du gène codant pour un canal à potassium nécessaire à l’activité
électrique autonome du muscle cardiaque. Pour battre de façon autonome
un cœur a besoin de quelques cellules spécialisées qui laissent
passer entre elles des flux d’ions potassium afin de délivrer le
courant électrique qui déclenche les battements du muscle cardiaque.
L’équipe de Bradley Nuss a transféré le gène responsable de ce flux
potassique (Kir2.1), greffé à un vecteur viral (adénovirus couplé
à la GFP) dans la cavité ventriculaire gauche de cochons d’Inde,
avec une efficacité de transduction dans les cardiomyocytes de 20%.
Au bout de 3-4 jours, 80% des cellules portaient l’insert. Pour
visualiser les effets de ce transfert sur la conductivité électrique
liée au potassium, les chercheurs ont inhibé ce dernier en interrompant
la balance électrique créée par le flux potassique et observé alors
que les cellules étaient de nouveau capables de se contracter de
façon autonome. Les auteurs pensent maintenant à appliquer leurs
découvertes à une approche thérapeutique chez l’homme visant à réguler
les défauts d’entraînement cardiaque en redonnant à des cellules
de malades la capacité de devenir des sortes de pacemakers biologiques.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4297&cal=1
11
septembre 2002
Nanomatériaux
aux États-Unis
Des nanotubes de carbone pour protéger l'environnement Piéger de
la toxine, détecter la présence de gaz toxiques ou stocker de l'hydrogène
sont autant d'applications possibles des nanomatériaux - et en particulier
des nanotubes - dans le domaine de la protection de l'environnement.
Les lacs et rivières pourraient en être les premiers bénéficiaires.
http://www.adit.fr/adit_edition/produits/ti/chapeau/TI87-01.html
11
septembre 2002
Nano-médecine: vers le ciblage des tumeurs in
vivo
Des chercheurs du Burnham Institute et de l’université de San Diego
(La Jolla, Californie, EU) ont développé des nanoparticules inorganiques
qui ciblent les tissus cancéreux chez la souris. Ces particules
semi-conductrices, appelées ‘quantum dots’ (qdots), recouvertes
de peptides qui se lient spécifiquement à des antigènes tumoraux,
sont capables après une injection d’être adressées dans les tissus
de l’animal en vie. Les qdots sont des petits nanocristaux, émettant
de la lumière de forte intensité (rouge ou verte), très stables
et faciles à suivre dans le corps. Des peptides spécifiques de certaines
tumeurs (sein ou vaisseaux drainant les tumeurs) ont été élaborés
par Erkki Ruoslahti, qui travaille depuis de nombreuses années sur
l’identification de courtes séquences d’acides aminés (entre 9 et
30 résidus) spécifiques des antigènes tumoraux à l’aide de criblage
de banques peptidiques phagiques (phagotopes). Les chercheurs ont
ainsi pu chez la souris atteindre trois tissus différents (le poumon
sain, les vaisseaux sanguins et lymphatiques de tumeurs) en leur
injectant des nanoparticules couplées aux peptides spécifiques de
ces tissus. Les auteurs se montrent enthousiastes sur leurs résultats
et entrevoient des applications thérapeutiques à leurs travaux,
notamment en matière de traitement des cancers par voie systémique
et à des stades précoces de la maladie. Des développements sont
également envisagés pour la construction de nanoparticules plus
complexes visant à cibler les régions anatomiques touchées par une
maladie et destinées à recevoir des médicaments via cette technologie.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4294&cal=1
10
septembre 2002
Hewlett-Packard
crée une puce avec des molécules
La réussite présentée aujourd'hui en Suède par les laboratoires
de H-P ouvre potentiellement la porte à une toute nouvelle façon
de fabriquer des puces d'ordinateur. Les chercheurs de H-P ont créé
une mémoire vive de 64 bits sur une surface d'un micron carré (micron
= millionnième de mètre). Elle est formée de molécules emprisonnées
dans un grillage de platine ultra-fin. Chaque molécule est mise
en position active ou inactive (0 ou 1) par un courant électrique
qui circule dans les fibres de platine. Un courant plus faible permet
ensuite de lire leur position. Cette puce est d'une capacité beaucoup
trop faible pour être utilisable. Mais sa conception originale et
sa taille minuscule pourraient présager une toute nouvelle génération
de puces, véritablement conçues à partir de nanotechnologies
http://www.branchez-vous.com/actu/02-09/06-293301.html
10
septembre 2002
Nicotine
et mort subite du nourrisson
Une étude des PNAS* apporte un nouvel éclairage sur le lien observé
entre tabagisme et risque de mort subite du nourrisson. Des chercheurs
français et suédois** ont en effet pu montrer l'implication de récepteurs
nicotiniques spécifiques dans le mécanisme de protection contre
le manque d'oxygène au cours du sommeil. Ce manque d'oxygène (ou
hypoxie), qui survient fréquemment sous forme de brèves pauses respiratoires
(apnées), déclenche normalement une puissante excitation cardio-respiratoire
et le réveil, médiés par les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine
(nAChRs). Et c'est l'interférence de la nicotine dans la bonne marche
de ce mécanisme qui expliquerait l'effet néfaste de l'exposition
au tabac sur le bébé. Dans leur étude, les chercheurs se sont intéressés
au rôle de la sous-unité béta-2 des nAChRs, par le biais de souris
mutantes dont les récepteurs ne possèdent pas cette sous-unité.
Ils ont comparé les réponses de rongeurs mutants et normaux dans
des conditions reproduisant l'apnée du sommeil. Résultats : les
souris ordinaires s'éveillent plus facilement suite à un manque
d'oxygène que leurs compagnes. Par ailleurs, une brève exposition
à la nicotine diminue les capacités de réaction à l'hypoxie des
premières mais n'a pas d'effets sur les secondes. Selon ces expériences,
la sous-unité béta-2 jouerait donc un rôle crucial dans la prévention
de défaillances respiratoires pendant le sommeil. Les auteurs espèrent
maintenant que leurs conclusions pourront aider au développement
de méthodes pour prévenir le syndrome de mort subite chez les nouveau-nés
à risque.
http://www.infoscience.fr/
10
septembre 2002
Thérapie
génique réussie de la mucopolysaccharidose
Une recherche américaine réalisée sur des chiots et menée par mark
Haskins de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie, montre une
thérapie génique réussie pour traiter la mucopolysaccharidose de
type VII (syndrome de Sly) avant l’arrivée des symptômes. Le gène
déficient (ßglucuronidase ou cGUSB) a été apporté par voie intraveineuse
via un vecteur rétroviral et s’est inséré de manière fonctionnelle
dans les hépatocytes de chiots atteints par cette maladie. La mucopolysaccharidose
de type VII est une maladie lysosomiale due à un déficit en ßglucuronidase,
une enzyme dégradant les glycosaminoglycanes et produite normalement
par le foie. Les mucopolysaccharidoses affectent 1 enfant sur 27000
naissances, elles sont très invalidantes (retard mental, dysmorphie,
troubles cardiaques, handicaps moteurs) et souvent fatales avant
l’âge adulte. Dans leurs expériences, les auteurs ont perfusé 5
chiots à l’âge de deux jours, affectés par un syndrome de Sly, avec
un vecteur rétroviral (basé sur le virus Moloney murine leukemia)
porteur de la cGUSB. L’activité enzymatique de la cGUSB a été trouvée
quasi-normale chez les animaux traités, 14 mois après l’injection,
un des animaux présentant une activité 60 fois supérieure à la normale
pendant 17 mois. Le gène de la cGUSB est apparu stable et non retrouvé
dans la lignée germinale. Les animaux ont pris du poids de façon
presque normale selon les auteurs et n’ont pas présenté de symptômes
associés à la mucopolysaccharidose de type VII.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4289&cal=1
09
septembre 2002
L'or liquide
au secours des puces du futur
Francis Pisani, à Berkeley, Le Nouvel Hebdo
Une équipe de Berkeley ambitionne d'en finir avec les codes-barres.
Mais, derrière cet objectif très terre à terre, se profile une technologie
alternative de fabrication des circuits imprimés à base de cristaux
d'or. Vivek Subramanian a deux ambitions : éliminer les files d'attentes
dans les supermarchés et prolonger la durée de validité de la loi
de Moore selon laquelle la puissance des microprocesseurs est multipliée
par deux tous les 18 mois environ. Il ambitionne d'atteindre ses
deux objectifs en développant des semi-conducteurs organiques sur
une base de carbone et non plus de silicium. Pour éliminer l'attente
devant les caisses des supermarchés, l'idée du docteur Subramanian,
professeur au département d'ingénierie électrique et d'informatique
de l'Université de Californie-Berkeley, requiert tout simplement
que chaque produit soit doté d'un mode d'identification capable
de communiquer à courte distance. Il faut pour cela mettre au point
un semi-conducteur composé avec un matériau doté d'une fréquence
radio identifiable et susceptible d'être imprimé directement sur
les emballages. Il suffirait alors de passer sous une arche semblable
à un détecteur de métal pour enregistrer toute la marchandise et
recevoir la facture correspondante de façon presque instantanée.
Bien sûr, l'usage d'étiquettes électroniques RFID pourrait être
envisagé, mais cette technologie est encore bien trop chère pour
être appliquée aux produits de la grande distribution. « Si nous
voulons intégrer ce coût à une boîte de soupe qui vaut un demi-dollar,
par exemple, nous devons trouver une solution inférieure à un cent
», note le professeur.
Ultra bon marché
Vivek Subramanian se consacre donc à ce que lui-même qualifie d'«
électronique ultra bon marché ». Même si la matière étudiée, son
« encre », est appelée or liquide. Car les équipes du laboratoire
de Berkeley ont réussi à synthétiser des nanocristaux d'or, composés
d'une dizaine d'atomes et fondant à 100 degrés celsius... soit une
température dix fois moins élevée que pour les films d'or habituellement
utilisés en électronique. Ces nanocristaux sont encapsulés dans
une structure à base de carbone, d'hydrogène et de soufre puis dilués
dans de l'encre. Il ne reste à l'imprimante - spécialement fabriquée
- qu'à déposer l'encre ainsi obtenue sur le support souhaité suivant
le schéma prédéfini. La chaleur de l'opération dissout la protection
organique laissant apparent l'or, particulièrement bon conducteur.
Quant au problème de l'alimentation en énergie, l'équipe de Vivek
Subramanian a imaginé d'envoyer « un signal radio au circuit, qui
l'utilise comme source d'énergie pour lire l'information qu'il détient
». Et ça marche, même si ça reste lent. Or, pour que la solution
soit retenue, l'arche doit pouvoir distinguer entre tous les produits
contenus dans le chariot dans un temps acceptable... « Une seconde
à peine », estime le docteur Subramanian. Aujourd'hui, il est encore
loin du compte. Les composants devraient être prêts dans deux ans.
À la suite de quoi « il faudra franchir l'étape de l'infrastructure
». Les supermarchés devront s'équiper d'arches de détections et
adopter de nouveaux standards d'identification. Sans oublier les
problèmes de pollution, car « certains des composants développés
sont toxiques. » Et dans le processus de fabrication, il est indispensable
de les isoler.
Nanotechnologie
En comparaison de ces difficultés la prolongation de la loi de Moore,
qui pourrait cesser de s'appliquer dans 25 ans environ, semble un
jeu d'enfants. « Si nous parvenons à faire tenir chaque partie d'un
transistor dans une seule molécule, explique Vivek Subramanian,
le rendement devrait augmenter de façon spectaculaire. » Pour y
parvenir il a recours à l'Auto-assemblage. « Nous produisons déjà
des transistors avec une seule couche de molécules mais pas encore
dans une seule molécule », explique-t-il. Dans les douze mois qui
viennent, son équipe pense produire des transistors de moins de
20 nanomètres, le seuil reconnu dans la définition de la nanotechnologie.
Il serait erroné de croire que les travaux du docteur Subramanian
et de son équipe ne concernent qu'un futur lointain. Il existe au
moins un modèle d'autoradio commercialisé par le Japonais Pioneer
dont l'écran contient des composants organiques. Il est plus lumineux
et peut être lu sous tous les angles, explique Subramanian. Le chercheur
estime d'ailleurs que « les écrans sont la force motrice de l'électronique
organique ». C'est dire qu'elle a de l'avenir.
Glossaire
RFID : Radio Frequency Identification Devices. Produits communiquant
entre eux par transmission radio sur la fréquence de 13,56 MHz.
Auto-assemblage : pour travailler à l'échelle de la molécule, il
faut soit arriver à manipuler les atomes un par un, soit générer
des conditions dans lesquelles ces atomes vont s'assembler eux mêmes
pour créer l'objet souhaité (réaction chimique...)
A quoi ça sert
Une nouvelle méthode pour produire mieux
Plutôt que de procéder par photolithographie, comme le sont tous
les circuits imprimés actuels, les chercheurs de l'Université de
Californie à Berkeley proposent d'imprimer directement le circuit
sur un support. Qu'il s'agisse de papier, de plastique ou de tissu.
Les premières applications visées par l'équipe : le remplacement
des codes-barres. Ou encore suivre l'évolution de produits périssables,
« suivre l'évolution du contenu en gaz d'une bouteille de lait par
exemple, voir quand elle est sur le point de fermenter », car la
matière organique réagit de façon différente aux différentes molécules
avec lesquelles elle est en contact, explique Vivek Subramanian.
Poussée plus loin, la technologie donne des pistes intéressantes
pour contourner les futures limites de l'électronique car, déjà,
l'équipe flirte avec l'échelle des nanotechnologies.
Combien ça coûte
L'étiquette électronique enfin abordable
Les étiquettes électroniques actuellement sur le marché atteignent
encore trop souvent 1 dollar par produit. Ainsi, l'Auto ID center
du Massachusetts Institute of Technology (www.autoidcen-ter.org/index.asp)
planche sur une technologie dont le prix dépasse le dollar. Tout
l'objectif de Vivek Subramanian (http://device.EECS.Berkeley.edu)
est de faire baisser ces coûts de façon drastique, « de trouver
une solution inférieure à un centime ». L'équipe de Berkeley cherche
avant tout le compromis entre technologie et coût, quitte à sacrifier
quelques possibilités de la chose.
Une caisse express pour tous !
Pour éliminer l'attente aux caisses des supermarchés, chaque pro-duit
pourrait à terme être doté d'une étiquette électronique imprimée
directement sur l'emballage, grâce à de nouvelles techniques de
fabrication. Il suffirait alors de passer sous une arche semblable
à un détecteur de métal pour faire l'inventaire du chariot et établir
la facture quasi instantanément.
http://www.01net.com/rdn?oid=192831&rub=3190
09
septembre 2002
Des médecins
ferment une perforation du ventricule sans chirurgie
Presse Canadienne Montréal
Une équipe de cardiologues de Montréal vient de réaliser une première
canadienne en réussissant à fermer une perforation qui s'était formée
dans une paroi du ventricule du coeur, à la suite d'un infarctus,
et ce sans intervention chirurgicale. La patiente, une dame de 72
ans, avait subi un infarctus et, quelques jours plus tard, avait
développé une perforation appelée «communication interventriculaire
postinfarctus». Habituellement, ce type de perforation est corrigé
par une intervention à coeur ouvert. Les médecins fixent alors une
pièce sur la perforation. Toutefois, comme cette dame souffrait
d'une maladie pulmonaire et ne pouvait être ainsi opérée, l'équipe
de médecins de l'Institut de cardiologie de Montréal a procédé à
une fermeture sans intervention chirurgicale. Ils ont posé une prothèse
obturante en l'introduisant par un cathéter. La technologie étant
nouvelle, les médecins affirment qu'il est encore trop tôt pour
se prononcer sur l'efficacité de l'intervention.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090134755.html
09
septembre 2002
Business
lunaire
Après les débuts chaotiques du tourisme spatial, un nouveau pas
important a été franchi dans la commercialisation de l’espace. Le
gouvernement américain vient d’autoriser l’envoi d’une mission vers
la Lune par une société privée. TransOrbital Inc., basée à La Jolla,
en Californie, espère pouvoir envoyer la sonde TrailBlazer dans
les 9 à 12 mois qui viennent, depuis la base de Baïkonour, au Kazakhstan.
Le but : prendre des images de la surface de la Lune et des ‘’vestiges’’
des précédentes missions américaines et russes, ainsi que des vues
de la Terre depuis la Lune. Ces photos et ces films seront ensuite
commercialisés. TransOrbital prépare son projet depuis plusieurs
années. En vertu du traité international de 1967 sur l’exploration
et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique par les Etats,
les sociétés privées ne peuvent mener une activité spatiale qu’avec
l’autorisation et sous le contrôle permanent d’un Etat. TransOrbital
a dû fournir des garanties de ‘’bonne conduite’’ au gouvernement
américain. La mission ne doit pas polluer la surface de la Lune,
la contaminer avec du matériel biologique ou abîmer les sites d’alunissage
historiques. En cas de dommage, c’est l’Etat américain qui est responsable.
Après plusieurs semaines passées en orbite basse autour de la Lune,
TrailBlazer doit finir sa course en rencontrant la surface de l’astre
–approche qui sera sûrement fatale à la sonde. TransOrbital annonce
déjà la diffusion du film de la chute finale.
Cécile Dumas
http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20020909.OBS9763.html
08
septembre 2002
Des astronomes vont tenter de mesurer la vitesse
de la gravité
Une équipe internationale de radioastronomes va tenter dimanche
de mesurer la vitesse de propagation de la gravité, une donnée hypothétique
théorisée par Albert Einstein en 1916 mais qui n'a jamais pu être
vérifiée. "Selon la théorie d'Einstein, la vitesse de gravité est
supposée être égale à la vitesse de la lumière", soit environ 300.000
km/sec, a expliqué Serguei Kopeikin, professeur de physique et d'astronomie
à l'Université du Missouri-Columbia. "Bien que cela ait été prouvé
indirectement, cette vitesse n'a jamais pu être directement mesurée
et c'est ce que nous allons tenter de faire lors de cette expérience
qui ne pourra pas être répétée avant une décennie", a-t-il ajouté.
L'expérience va consister à mesurer avec une très grande précision
la distance angulaire séparant plusieurs quasars, des astres d'apparence
stellaire et de très grande luminosité, et situés dans des galaxies
distantes. Pour cela, les astronomes vont profiter d'un alignement
visuel exceptionnel entre la planète Jupiter et l'un des quasars.
La gravité de Jupiter devrait entraîner un infime déplacement de
la position dans le ciel de ce quasar. Or la distance de ce "déplacement"
dépend de la vitesse de propagation de la gravité. "Nous utilisons
un système gravitationnel relativement stable, la seule variable
étant que Jupiter bouge. Nous utilisons donc ce changement gravitationnel
- Jupiter passant devant le quasar - pour mesurer la vitesse de
propagation de la gravité", a expliqué à l'AFP l'astronome Ed Folamont
de l'Observatoire national de radio-astronomie (National Radio Astronomy
Observatory, NRAO). De nombreux principes physiques, même ceux qui
restent inexpliqués, décrits par Einstein dans sa théorie de la
relativité générale (1916) ont pu être vérifiés expérimentalement,
comme par exemple la courbure de l'espace-temps sous l'effet d'une
quantité d'énergie (ou masse). Seule la vitesse de propagation de
la gravité n'a jamais pu être observée directement. La gravité est
la force de gravitation exercée par un astre sur un corps. Par exemple,
c'est la gravité du Soleil qui "retient" les planètes et les fait
tourner autour de lui. Autrement dit, si l'on retirait d'un seul
coup le Soleil, notre Terre continuerait comme si de rien n'était
sur sa trajectoire pendant au moins huit minutes et demie, c'est-à-dire
le temps que met la gravité du Soleil (tout comme sa lumière) pour
nous parvenir. Mais, faute d'instruments suffisamment sensibles,
personne jusqu'à présent n'avait pu s'attaquer à l'intuition d'Einstein.
Cette fois, l'équipe d'astronomes va recourir à la radio-interférométrie
intercontinentale qui permet de combiner plusieurs radiotélescopes
sur une vaste distance afin d'obtenir une sorte d'image "en stéréo".
Ces mesures très fines seront réalisées à l'aide du réseau à très
longue base (Very Long Baseline Array, VLBA) de l'observatoire NRAO,
qui comprend une série de dix radiotélescopes de 25 mètres de diamètre
répartis entre les Iles Vierges (mer des Caraïbes) et Hawaï (Pacifique).
Il sera couplé à l'énorme radiotélescope de 100 mètres de diamètre
opéré par l'Institut Max Planck de radio-astronomie, situé à Effelsberg
(Allemagne). "Les résultats d'essais d'observations avec le VLBA
ont montré que nous pouvons parvenir à la précision nécessaire pour
déterminer la vitesse de la gravité", a indiqué Ed Folamont. D'autres
scientifiques de la NASA et au Japon vont également profiter de
cet alignement céleste pour conduire leurs propres mesures. "Nous
pourrons comparer nos conclusions", a espéré Serguei Kopeikin. Les
résultats ne devraient pas être connus avant la mi-novembre.
http://actu.dna.fr/020908094034.oftiiuaj.html
07
septembre 2002
Le potentiel
de certaines cellules souches adultes moins important ?
Des scientifiques de la faculté de médecine de l'Université de Stanford,
en Californie, prétendent que les cellules souches adultes issues
de la moelle osseuse pourraient ouvrir moins de possibilités qu'on
avait estimé et sans comparaison avec les cellules souches embryonnaires.
Les cellules souches de la moelle osseuse produisent les différents
types de cellules retrouvées dans le sang. Afin de savoir si ces
cellules indifférenciées avaient une capacité plus large, les chercheurs
ont greffé de telles cellules issues de souris sur d'autres souris
dont la moelle osseuse avait été détruite par radiations. Les cellules
transplantées, suivies grâce à un marqueur fluorescent, ont pu produire
des globules sanguins mais n'ont pas contribué à la formation d'autres
tissus cellulaires tels que ceux du cerveau, des reins, des intestins,
du foie ou des muscles La quasi-totalité des cellules souches issues
de cellules transplantées ont continué de produire exclusivement
des cellules sanguines. Toutefois, les chercheurs ont noté qu'une
infime proportion d'entre elles (une sur 70 000) ont produit des
cellules du foie, une fréquence qui n'est pas suffisante pour donner
à ces cellules adultes une vertu thérapeutique. Les cellules souches,
adultes ou embryonnaires, sont considérées comme une piste d'avenir
de la médecine réparatrice en raison de leur potentiel à produire
tous types de cellules de l'organisme.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
07
septembre 2002
Une thérapie génique favorise la régénération des
artères coronaires
Presse Canadienne Toronto
Les gestes les plus simples peuvent être tellement douloureux pour
Terence Deane, un cardiaque de 58 ans, qu'il a signé avec empressement
pour devenir le premier participant à une étude clinique de la thérapie
génique de régénération des artères coronaires. Des médecins de
l'hôpital St. Michaels viennent de lui implanter, par cathéter,
l'agent térapeutique - appelé facteur de croissance vasculaire endothéliale
- ou un simple placebo. Suivant le protocole de ce test clinique
«en double aveugle», le patient et les chercheurs ne sauront qu'à
la fin de l'étude, possiblement dans deux ans, s'il a vraiment reçu
le facteur ou bien le placebo. Duncan Stewart, chef du département
de cardiologie à l'hôpital St. Michaels, dirige cette étude qui
pourra recruter jusqu'à 110 volontaires pour traitement à Victoria,
Edmonton, Montréal et Québec. Des tests menés à l'hôpital torontois
ont déjà montré l'innocuité de la thérapie. Le Dr Stewart croit
qu'il s'agit de la première étude clinique, en Amérique du Nord,
visant à vérifier l'efficacité de la thérapie génique de régénération
des artères coronaires. Environ 15 pour cent des cardiaques sont
des malades qui, comme M. Deane, ne peuvent être soignés par un
pontage classique ou par angioplastie, où un petit ballon débouche
les coronaires. Dans ce cas-ci, la thérapie génique aide à reproduire
ce qui survient naturellement chez certains bien-portants. En cas
de blocage artériel, l'organisme produit par angiogenèse d'autres
vaisseaux qui, à la place des coronaires, vont alimenter le muscle
cardiaque par voie secondaire. «Beaucoup de patients vivent avec
des artères bloquées, ou une artère bloquée, et ils se portent très
bien», souligne un autre médecin responsable de l'étude, Michael
Kutryk. «Ils ont quelque chose qui permet de produire de nouveaux
vaisseaux, ils peuvent compenser. Mais d'autres personnes ne peuvent
pas produire de vaisseaux aussi bien», explique M. Kutryk. Ainsi
les chercheurs espèrent que cette thérapie génique va favoriser
chez les plus malades ce qui est acquis chez les bien-portants.
Le traitement n'est pas sans risque, admet le médecin, mais il est
de l'ordre de celui couru en passant une angiographie, un test très
répandu qui détermine la gravité d'un blocage artériel.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090133601.html
06
septembre 2002
Un géant solaire
Deux fois plus élevée que la tour CN de Toronto (552 mètres), une
structure en béton armé verra le jour en Australie d'ici trois ans.
Celle-ci sera composée de capteurs solaires couvrant une superficie
de 5 km2 et sa puissance atteindra 200 megawatts (MW). Le gouvernement
australien a donné carte blanche à Jorg Schlaich, un chercheur de
l'Université de Stuttgart, en Allemagne, pour la construction de
ce projet colossal. Les travaux débuteront en 2003. Coût de l'opération
: 570 millions de dollars canadiens. Les panneaux solaires seront
installés sur des structures d'acier construites à six mètres d'intervalle.
Une température constante de trente degrés sera maintenue sous les
milliers de carreaux de verre placés entre 2 et 20 mètres au-dessus
du sol. Afin de garder en réserve de la chaleur pour les nuits fraîches,
plusieurs tubes de plastique noir rempli d'eau (l'eau conserve la
chaleur six fois mieux que le sol) seront installés sous les panneaux
solaires. Réchauffé par ces derniers, l'air s'orientera vers une
cheminée d'un diamètre de 130 mètres, d'une épaisseur de un mètre
à la base et de 25 centimètres au sommet. Sachant que l'air chaud
se dirige toujours vers le haut et que la température dans l'atmosphère
diminue de un degré tous les 100 mètres d'altitude, un courant d'air
de 35 à 50 km/h soufflera en permanence dans le tube de béton. Celui-ci
actionnera les trente-deux turbines, d'une capacité de 6,5 MW chacune,
qui alimenteront les générateurs électriques. La centrale fabriquera
de l'électricité jour et nuit. La Tour solaire sera installée à
Buronga, région sèche et très ensoleillée à 625 km au sud-ouest
de Sydney. Elle ne dégagera qu'un courant d'air et une fine buée
au sommet de sa cheminée, contrairement aux centrales de charbon,
qui produisent 90% de l'électricité en Australie et qui sont très
polluantes. Pour produire 200 MW et éclairer 200 000 foyers, elles
génèrent 900 000 tonnes de dioxyde de carbone par an. Si le projet
est un succès, les promoteurs, l'entreprise Schlaich Bergermann
and Partner basée à Stuttgart, prévoient d'ériger en Australie d'ici
2010 quatre autres centrales solaires. D'autres tours pourraient
voir le jour aux États-Unis et au Canada. Schlaich Bergermann and
Partner a dessiné les toits du stade olympique de Munich et des
arènes de Pusan et d'Inchon, en Corée du Sud, où se sont déroulés
plusieurs matches de la dernière Coupe du monde de football. Depuis
20 ans, la société cherchait des investisseurs pour financer ses
projets de complexes solaires. Mais comme les coûts sont supérieurs
à ceux d'une centrale thermique traditionnelle, les groupes énergétiques
étaient réticents. Le protocole de Kyoto a toutefois changé la donne
en mettant les énergies propres à la mode. Cet accord international,
que l'Australie n'a toujours pas ratifié, impose aux pays signataires
de réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2 % leurs émissions de gaz
à effet de serre enregistrées en 1990. (Cybersciences)
http://fr.news.yahoo.com/020904/23/2qjy2.html
06
septembre 2002
Websurg,
université virtuelle pour les chirurgiens du monde entier
STRASBOURG (AFP)
Des vidéos, des dessins animés, des interviews d'experts internationaux:
l'université virtuelle Websurg, basée à Strasbourg, permet aux chirurgiens
du monde entier de se former à une centaine de techniques chirurgicales
de pointe. "Avec une dizaine d'heures de navigation par technique,
c'est le meilleur site au monde", assure le Pr Jacques Marescaux,
directeur de l'institut de recherche contre le cancer de l'appareil
digestif (IRCAD) à Strasbourg, à l'origine de ce site lancé en janvier
2001. Grâce à la qualité de ces cours virtuels, le site spécialisé
dans les techniques de chirurgie mini-invasive - sans ouvrir le
patient avec utilisation d'une caméra - a même reçu il y a quelques
semaines l'accréditation pour la formation médicale continue (CME)
des chirurgiens américains. Ces spécialistes, tenus de se former
tout au long de leur carrière par des conférences ou des journaux,
pourront ainsi obtenir sur le site les points nécessaires pour valider
leur formation. Une "image de marque extraordinaire" pour Websurg
et une première pour un site internet non-américain, souligne le
médecin qui a réalisé le 7 septembre 2001 la première opération
de télé-chirurgie transatlantique, ravi de pouvoir une fois encore
concurrencer les Etats-Unis. Portée par la réputation de son créateur,
aujourd'hui rédacteur en chef du site, l'université virtuelle a
également bénéficié de l'existence réelle de l'EITS (Institut européen
de télé-chirurgie) créé en 1994 au sein de l'IRCAD et notamment
du pool de 800 experts enseignants dans cette école qui forme quelque
3.000 chirurgiens internationaux par an. "En chirurgie mini-invasive
et télé-chirurgie, tout marche avec des vidéos et des transmissions.
On a ces vidéos des interventions parce qu'on s'est connecté dans
les blocs opératoires ou que les chirurgiens sont venus ici à Strasbourg",
note le Dr Hervé Maisonneuve, directeur médical du site. Ces films,
accompagnés notamment de montages de dessins pour suivre l'intervention
étape par étape, permettent de garder le visiteur sur le site pour
un temps moyen de 27 minutes. Un record pour internet selon le Dr
Maisonneuve, qui annonce 160.000 connexions par an pour 10 millions
de pages visitées, à 43% par des Américains. "A terme, Websurg doit
remplacer toute la partie théorique de l'école. Le temps de formation
à l'EITS pourrait être alors réduit à la partie pratique sur le
cochon", poursuit le Pr Marescaux, qui souligne que les chirurgiens
venus consulter le site ne sont pas pour autant opérationnels. "C'est
de l'artisanat, il faut de la pratique. Mais peut-être que dans
10 ans, plus personne ne viendra se former sur le cochon. On pourra
faire des simulations, y compris avec le corps du malade", espère-t-il,
évoquant des recherches conduites à l'IRCAD sur un logiciel de reconstitution
du corps en 3D. Prochaine étape de développement de Websurg (www.websurg.com):
une traduction intégrale en chinois. Avec deux contraintes pour
les chirurgiens du monde entier désireux de se former: posséder
une connexion ADSL pour optimiser les vidéos et s'acquitter des
frais d'inscription de 499 euros par an, réduits à 99 euros pour
les étudiants en médecine.
05
septembre 2002
La musique
rend-elle intelligent ?
Il existe autant d'études scientifiques sur les effets de la musique
que sur ceux des jeux vidéo. Ainsi, une étude menée par le professeur
Schneider, neurologue à l'université de Heidelberg en Allemagne,
montre que le cerveau des musiciens professionnels est plus développé
que celui des non-musiciens, les musiciens amateurs, cela semble
logique, se situant à mi-chemin. L'étude consistait à observer grâce
à la technique de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) le cerveau
de 37 personnes, divisées en trois catégories : les musiciens professionnels,
les amateurs, et les personnes ne disposant d'aucune compétence
musicale. Les résultats sont édifiants. Dans la partie du cerveau
appelée cortex auditif, les chercheurs ont constaté que chanteurs
et instrumentistes avaient, en moyenne, 130 % de matière grise de
plus que les personnes incapables de faire sonner la moindre note.
De même, l'activité du cortex auditif des musiciens est plus élevée
; et cela, d'autant plus que la pratique d'un instrument est intensive.
Les résultats de la recherche ont aussi montré que dans une partie
du cortex auditif nommée "gyrus de Heschel", les musiciens professionnels
avaient entre 536 et 983 mm3 de matière grise, alors que les néophytes
ne disposent que de 172 à 450 mm3. D'après le professeur Schneider,
la morphologie et la neurophysiologie du "gyrus de Heschel" jouent
un rôle déterminant dans l'aptitude musicale. Des examens post mortem
pratiqués sur des musiciens éminents - dont l'identité n'a pas été
révélée - ont montré que cette partie du cortex auditif était anormalement
développée. Ces résultats ne permettent pas, cependant, de répondre
à une question essentielle : ce développement anormal est-il inné
ou la pratique musicale en est-elle à l'origine ? Seuls des travaux
menés sur une population plus nombreuse et dès l'enfance pourraient
permettre de déterminer une éventuelle prédestination héréditaire
pour la musique. La partie du cortex auditif en jeu dans la pratique
musicale sert également à la mémoire verbale, joue un rôle essentiel
dans l'apprentissage des mathématiques, des langues ou des sciences...
De là à conclure que les musiciens raisonnent mieux et ont un QI
plus élevé, il n'y a qu'un pas. Reste une question : toutes les
musiques développent-elles autant le cortex auditif ? Le risque
serait grand à vouloir comparer…
Youri Chartier
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3266--288379-,00.html
05
septembre 2002
Virtual Surg
: reconstruction du corps en 3D et simulations chirurgicales
STRASBOURG
Dans l'avenir, au lieu d'opérer le patient directement, le chirurgien
opèrera son clone virtuel sur ordinateur" : les visions de Luc Soler
et de l'équipe Virtual Surg (VIrtual Reality for TUmor Analysis
and Liver SURGery) de l'Institut de recherche contre le cancer de
l'appareil digestif à Strasbourg confinent parfois à la science
fiction. Le nouveau logiciel créé par le Pr Soler et son équipe,
et qui sera totalement opérationnel d'ici trois ans, permet de reconstruire
un corps humain en trois dimensions, à partir d'un simple scanner
ou d'une IRM. En seulement quinze minutes, ce logiciel détecte les
organes un par un, analyse les volumes, et reconstruit en couleurs
l'intérieur du tronc du patient. Il permet surtout de détecter les
tumeurs les plus petites, notamment dans le colon et l'intestin
grêle, ce qui pourrait remplacer les coloscopies, après validation
par des études cliniques. Pour l'instant, le système permet uniquement
de détecter les polypes et de planifier l'opération, mais l'avenir
est à la simulation : "Le chirurgien qui opérera un clone virtuel
pourra revenir en arrière s'il fait des erreurs. Il enregistrera
ensuite la simulation, sélectionnera les gestes et tout sera envoyé
au robot qui reproduira l'intervention", explique le Pr Soler. La
première démonstration devrait avoir lieu l'an prochain avec une
intervention relativement simple : l'introduction d'une aiguille
dans le foie à travers la peau pour détruire une tumeur par radiofréquence.
Quant aux simulations plus complexes, comme enlever une tumeur du
foie, il faudra attendre, peut-être 50 ans, selon Luc Soler. Le
temps notamment de mieux connaître les organes et leurs réactions.
http://www.larecherche.fr/afp/n020905080729.pwc5n5t9.html
04
septembre 2002
Des vaccins
à ARN
Les virus, qui injectent leur génome sous forme d’ARN, peuvent être
combattus par des ARN artificiels qui les détruisent. Lorsqu’en
1881, Pasteur découvrit que l’injection de microbes atténués stimulait
les mécanismes de défense de l’organisme et le prédisposait à combattre
une infection réelle, il fit triompher la notion de vaccination
et ouvrit une nouvelle ère dans l’histoire de la médecine. Les vaccins
«éveillent» les défenses immunitaires : ils entraînent les globules
blancs à reconnaître la structure des protéines de l’enveloppe des
bactéries ou des virus agresseurs, puis à les détruire. Cependant,
on peut imaginer un autre type de vaccin qui agirait, non pas sur
les protéines, mais en amont, avant même que ces dernières soient
produites. Un tel vaccin agirait sur le génome de l’agresseur, l’empêchant
de s’exprimer. L’équipe de Carl Novina, de l’Institut de technologie
du Massachusetts, a tenté de transposer à des cellules de mammifères
les mécanismes qu’utilisent des insectes et des plantes pour se
défendre contre les virus à ARN. Certains végétaux, des insectes
et même de petits vers dégradent l’ARN libéré par le virus (le génome
du virus n’est pas constitué d’ADN, mais d’ARN dont la séquence
est quasi complémentaire), en retournant ses capacités d’agression
contre lui-même. Une première enzyme, l’enzyme DICER, repère l’ARN
sous forme d’une chaîne double, et le découpe en petits morceaux.
Chacun de ces morceaux se dédouble et se fixe à une enzyme découpeuse
qu’il emporte vers le brin d’ARN viral, auquel il s’accole. Cet
accolement crée une petite portion d’ARN double, aussitôt attaquée
par l’enzyme. D’autres fragments d’ARN sont libérés et perpétuent
le mécanisme. Rapidement, ce dernier s’emballe et l’infection est
bloquée. Ce système de défense, nommé interférence à ARN, s’applique-t-il
à d’autres systèmes? C. Novina et ses collègues ont injecté à des
cellules épithéliales humaines en culture, les petits morceaux d’ARN
qui se lient aux enzymes découpeuses chez les insectes. Ils ont
sélectionné des fragments d’arn qui se collent sur le génome du
VIH. Puis ils ont contaminé ces cellules avec du virus et ont constaté
que ce dernier prolifère beaucoup moins que sur des cultures où
l’on n’a pas introduit d’ARN : deux jours après l’inoculation, la
quantité de virus y est quatre fois plus faible que dans une culture
non traitée. Les petits fragments d’ARN introduits se fixeraient
sur l’ARN du virus quand celui-ci pénètre dans une cellule. Ils
provoqueraient sa destruction par les «enzymes découpeuses». Une
autre stratégie, élaborée à partir de ce même principe, empêche
le virus de se fixer sur les cellules. Quand le virus VIH pénètre
dans le sang, il s’attache à la surface des globules blancs, par
l’intermédiaire de récepteurs nommés CD4. Les biologistes ont préparé
de petits morceaux d’ARN qui entraînent, non pas la destruction
de l’ARN du virus, mais de l’arn commandant la synthèse des récepteurs
CD4 de la cellule : le virus n’a plus de point d’attache et ne pénètre
plus dans la cellule. Reste un troisième moyen d’action. On provoque
la destruction de l’ARN du virus quand l’infection est déjà établie.
Dans un tel cas, le virus a eu le temps d’injecter son ARN dans
les cellules du malade, et cet ARN a été converti en adn inséré
dans les chromosomes du patient. Ce génome viral sous forme d’ADN
est invulnérable, mais l’ARN qu’il doit produire afin de synthétiser
de nouveaux virus peut être utilisé comme cible grâce à des fragments
bien choisis. L’étape clé est celle où l’ADN produit des pièces
détachées d’ARN qui devront être assemblées pour former l’ARN complet
du virus. Les virologues connaissent les séquences de bases où a
lieu l’assemblage des pièces détachées de l’ARN viral. En préparant
de petits morceaux d’arn qui se fixent sur ces séquences, ils espèrent
tout à la fois gêner le montage et attirer les enzymes de destruction.
Le VIH est un adversaire redoutable, car il s’attaque au système
immunitaire censé le détruire. De surcroît, son génome mute rapidement
et le virus trouve sans cesse de nouvelles parades pour échapper
aux substances thérapeutiques mises au point. C’est pourquoi la
stimulation des systèmes de défense par ARN pourrait être une nouvelle
voie thérapeutique intéressante. Toutefois, la méthode décrite ne
suffit pas à éradiquer le virus, elle n’a été testée que sur des
cellules en culture, et l’on a récemment montré que certains virus
fabriquent une protéine qui paralyse les enzymes découpeuses! Enfin,
si l’on parvenait à éviter la synthèse des «portes d’entrée» (les
CD4) on éviterait l’infection par le VIH, mais on musellerait, du
même coup, le système immunitaire. Les biologistes en sont toujours
à chercher le talon d’Achille du VIH.
04
septembre 2002
Les nanotechnologies ont besoin de cash et de temps
Hélène Puel et Agathe Remoué, Le Nouvel Hebdo
Passé le round d'observation, les capital-risqueurs convoitent les
nanotechnologies. Un marché prometteur, même s'il réclame de la
patience et beaucoup de cash. Les capital-risqueurs européens passent
à l'heure des nanotechnologies. Dès octobre, Capital Stage, un fonds
suisse entièrement dédié à ce secteur, devrait conclure un premier
« closing » pour un montant de 100 millions d'euros. En France,
Emertec, une société de capital-risque gérant jusqu'à présent 20
millions d'euros, se donne un an pour créer un fonds d'amorçage
de 40 millions d'euros dédié exclusivement au monde de l'infiniment
petit. Après la folie des dot-com, l'âge d'or des biotechnologies,
les capital-risqueurs céderaient-ils encore à un effet de mode ?
« Je n'explique pas cet engouement soudain. La profession s'intéresse
aux marchés récents capables de créer rapidement de la valeur. Historiquement,
ces marchés naissent d'une révolution technologique ou d'un aménagement
de la loi. Or, ici, il n'y a eu ni l'un ni l'autre. Les nanotechnologies
se présentent comme l'évolution naturelle des technologies de l'électronique
», s'étonne Alain Rodermann, associé chez Sofinnova Partners, chargé
des investissements dans les composants. Dénicher le « nano » Gates
La mariée promet pourtant d'être belle. La National Science Fondation,
une agence américaine dédiée à la promotion des progrès scientifiques,
estime que le marché des nanotechnologies atteindra quelque 700
milliards d'euros en 2008 (l'équivalent du marché mondial du pétrole)
et 1000 milliards en 2015. Alan Marty, responsable des nanotechnologies
chez JP Morgan Partners, est convaincu qu'elles auront un impact
sur l'ensemble des sociétés high-tech, des sciences du vivant aux
technologies de l'information, en passant par les matériaux. Bien
que le potentiel soit illimité sur le papier, il est trop tôt pour
identifier précisément les applications qui découleront de ces technologies.
La route sera longue avant que les financiers ne touchent le jackpot,
car le marché n'explosera que dans une décennie. Bill Reichert,
fondateur de Garage Ventures, un fonds américain particulièrement
actif dans le secteur, précise : « Le cycle des nanotechnologies
se situe entre celui de l'internet et celui des biotechnologies.
» Pas question d'un retour sur investissement immédiat. Un jugement
que ne partage pas Mark Modzelewski, directeur exécutif de l'association
industrielle américaine Nanobusiness.org. Ce dernier prédit l'avènement
d'un Microsoft des nanotechnologies. Pour dénicher ce « Bill Gates
», certains capital-risqueurs se jettent à l'eau dès aujourd'hui.
« À un instant T, la recherche rejoint l'industrie. Certaines niches,
comme les nanotubes de carbone - ce matériau hyper-résistant de
l'avenir - sont mûres, et il est intéressant d'y investir tôt pour
réussir les plus forts multiples », explique Philippe Capdevielle,
président du directoire d'Emertec. Miser sur la distance Le fonds
a déjà sauté le pas en participant au tour d'amorçage de Nanoledge.
Le fabricant de nanotubes a levé 1,5 million d'euros. Autre exemple
: Siparex Ventures a investi dans deux sociétés, Neophotonics et
Optogone. La première, une start-up américaine qui utilise des nanopoudres
pour développer des matériaux optiques, a levé en juin dernier la
coquette somme de 35 millions de dollars (35,7 millions d'euros)
auprès d'investisseurs internationaux. La seconde, qui produit des
cristaux liquides pour réseaux optiques, a récolté 7,3 millions
d'euros en début d'année. Poutant, les capital-risqueurs ne foncent
pas tête baissée sur le moindre projet labellisé « nano ». Recruté
en février pour sélectionner les « nanopépites », Alan Marty n'a
pas misé un seul dollar sur le secteur : « Nous n'avons pourtant
pas de problèmes d'argent. Nous avons levé 8 milliards de dollars.
Mais sur les trente dossiers que j'ai disséqués, aucun ne remplissait
tous mes critères. Soit l'équipe était inexpérimentée, soit le projet
devait encore mûrir 2 à 3 ans dans un laboratoire. » JP Morgan Partners
ne désespère tout de même pas de signer trois ou quatre opérations
par an. Même écho chez Siparex Ventures : « Nous ne misons pas tout
sur le même cheval. Nous continuons de nous diversifier dans les
NTIC, les biotechnologies et les technologies fondamentales. Nous
ne prévoyons de faire que trois dossiers par an dans les nanotechnologies.
Deux sont actuellement à l'étude », confie Pascal de Michel, directeur
chez le capital-risqueur. Formation scientifique obligatoire pour
les investisseurs Échaudés par les faillites en série des dot-com,
les investisseurs redoublent de prudence. Et ils ont raison, car
ce nouvel Eldorado technologique est particulièrement gourmand en
cash : il réclame d'importants moyens pour financer les matériels
de pointe, la recherche... Aussi, les financiers doivent-ils se
préparer à soutenir les start-up d'aujourd'hui sur une longue distance,
à financer plusieurs tours de table pour que la technologie se transforme
en produit. Ici plus qu'ailleurs, la réussite est liée à l'identification
des projets. Tim Harper, fondateur du cabinet d'études spécialisé
CMP Cientifica, prévient : « Il est difficile pour un capital-risqueur
de comprendre quel "business model" peut émerger à long terme d'un
projet de recherche fondamentale. » Ne s'improvise pas « Monsieur
Nano » qui veut ! Pascal de Michel, chez Siparex, est ainsi un pur
produit du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). Les capital-risqueurs
devront recruter des associés avec un background scientifique, comme
ils l'ont fait pour les biotechnologies. Sous peine de tomber une
fois encore dans de surprenantes chausse-trappes !
http://www.01net.com/rdn?oid=191480&rub=3357
03
septembre 2002
Pourquoi le gecko colle ?
Photos WXS107-108, WXS9-10 PORTLAND, Oregon ( AP)
Pourquoi le lézard gecko colle-t-il absolument à toutes les surfaces?
Ce mystère qui préoccupe les scientifiques depuis la nuit des temps
ou presque est finalement levé dans une étude publiée mardi. La
solution réside dans la géométrie et non dans la biochimie de la
patte du lézard... Ce qui laisse entrevoir aux scientifiques de
nombreuses applications du principe géométrique décelé, comme par
exemple sur un robot qui pourrait se déplacer sur n'importe quelle
surface dans toutes les directions, avancent les chercheurs. Autre
possibilité entrevue pour les pansements qui ne tiennent plus une
fois décollés. «J'ai vu le film 'Spiderman' et j'ai réalisé qu'un
jour nous serions capable de faire encore mieux», a commenté Kellar
Autumn, biologiste au collège Lewis&Clark de Portland (Oregon) et
auteur de l'étude publiée dans les Débats de l'Académie nationale
américaine des sciences. Les chercheurs ont en effet découvert que
les poils sous les pattes du gecko sont suffisamment fins pour profiter
de la faible attraction entre chaque molécule prise individuellement
en vertu des force dite de van der Waals. Le gecko possède des millions
de poils microscopiques sous ses pattes qui sont plus fins que ceux
des hommes. Chaque poil se divise en 1.000 extrémités qui sont trop
petites pour être vues au microscope classique et qui ne peuvent
être observées qu'avec un microscope électronique. La forme de l'extrémité
de ces poils rentre également en jeu, permettant au lézard de se
promener sur les murs et les plafonds en collant ses pattes sur
n'importe quelle surface lisse en moins d'un huit millième de seconde
et en les décollant en moitié moins de temps. «Le gecko a vraiment
une manière particulière de soulever ses pattes du mur. Il détache
les doigts de ses pattes comme un ruban adhésif», expliqué Kellar
Autumn.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020827.FAP0851.html?0025
02
septembre 2002
La télévision du 11 septembre, danger pour la santé
Regarder les émissions télévisées consacrées aux attentats du 11
septembre pourrait être mauvais pour la santé, créant des états
de stress et de dépression directement liés au temps passé devant
le petit écran, avertissent des spécialistes américains. Selon deux
études médicales américaines, le doute ne semble pas permis. "Nous
avons trouvé une association significative entre le niveau de stress
et le nombre d'heures passées chaque jour à regarder la couverture
des attentats du 11 septembre" 2001, a affirmé ainsi William Schlenger,
directeur d'une étude récemment publiée dans le Journal of the American
Medical Association, portant sur 2.273 Américains. "Ces associations
pourraient indiquer que l'exposition (au drame) via la télévision
a contribué au développement des symptômes" associés au stress et
à la dépression, a-t-il ajouté. La deuxième étude, qui doit prochainement
être publiée par la New York Academy of Medecine, contient des éléments
menant à des conclusions semblables, selon l'un de ses auteurs,
Sandro Galea. "Les éléments recueillis suggèrent que l'exposition
aux événements du 11 septembre via les médias semble avoir suffi
pour que certaines personnes développent de sérieux problèmes mentaux",
a déclaré à l'AFP Sandro Galea. Ce lien, a-t-il précisé, était particulièrement
fort chez les personnes directement touchées par les attentats,
par exemple celles ayant perdu un ami ou un membre de leur famille.
Selon lui, "les personnes directement affectées (par les attentats)
devraient être prudentes" lorsque vont passer et repasser sur les
télévisions les images des attentats, avion percutant la tour Sud
du World Trade Center, désespérés sautant dans le vide pour échapper
à la fournaise, blessés, foules affolées... Selon les experts, le
danger est particulièrement important pour les enfants, qui ont
parfois du mal à faire la différence entre images d'archives et
nouvelles informations. A New York, ces recommandations médicales
ont été prises très au sérieux. "Project Liberty", un centre de
conseil gratuit, relevant des services de santé mentale de l'Etat
de New York, a publié des recommandations sur la façon de "gérer"
la couverture télévisée du premier anniversaire des attentats. Dans
un commmuniqué, il recommande aux adultes de regarder les commémorations
en famille ou avec des amis, et souligne la "peur et l'anxiété"
que peuvent générer ces programmes chez les enfants. Les chaînes
de télévision américaines ont affirmé qu'elles avaient fait très
attention, lors de la préparation de leurs émissions spéciales.
NBC a utilisé les services d'un psychiatre spécialisé dans les enfants,
pour conseiller présentateurs et réalisateurs. Selon Marcy McGinnis,
vice-présidente de CBS News, les médias n'ont pas l'intention de
montrer des image choquantes dans le but d'augmenter l'audience.
"Nous ne sommes pas là à nous dire +repassons encore les images
de l'avion éventrant la tour, parce que plus de gens regarderont+",
dit-elle. Certains New-Yorkais ont quoi qu'il arrive déjà fait leur
choix. "Je ne sais pas encore exactement ce que je ferai le 11 septembre,
mais je suis sûre d'une chose: la télévision sera éteinte", explique
Ethel Lebenkoff, une artiste.
http://actu.dna.fr/020902094336.0cpl6p2d.html
01
septembre 2002
Tous les
organes humains seraient clonés d’ici cinq ans
Le professeur Xu Rongxiang, biologiste, a révélé le 16 août à la
presse que son équipe de recherche et lui-même avaient accompli
le clonage de 55 organes sur place ou en dehors du corps humain
ou animal, et qu’ils accompliront le clonage des 151 autres organes
d’ici cinq ans. L’équipe que Xu dirige a également procédé à la
recherche fondamentale sur la transformation de 66 types de cellules
cancéreuses en cellules sèches afin de guérir le cancer. Mais Xu
a dit franchement: « Bien que nous ayons réussi le clonage d’une
partie des organes humains, nous n’avons pas accompli de nouvelle
percée dans la recherche sur les cellules du cancer. Ces recherches
sont très difficiles mais nous les poursuivrons. » À l’heure actuelle,
une vague de recherche sur les cellules sèches s’est soulevée dans
les milieux scientifiques mondiaux. Mais jusqu’ici, aucun résultat
n’a atteint l’objectif prévu d’établir un modèle et de multiplier
des cellules sèches. On a à peine commencé à maîtriser la technique
d’excitation des cellules sèches, ce qui est loin de l’objectif
de cloner les organes humains sur place ou en dehors du corps. Certains
scientifiques étrangers ont même prédit qu’il faudra encore au moins
quinze ans pour cloner en dehors du corps les organes humains en
utilisant les cellules sèches de l’embryon. Cependant, Xu et son
équipe ont déjà maîtrisé la technique de formation des cellules
sèches sur place ou en dehors du corps humain et réalisé le clonage
de la peau sur place. Cette année, Xu Rongxiang participera à un
symposium international à Hawaii, aux États-Unis, où il présentera
pendant une heure le « clonage de l’intestin et de l’estomac par
cellules sèches sur place ».
http://www.china.org.cn/french/39879.htm
01
septembre 2002
Soie : ver
contre araignée
Le fil de la chenille de Bombyx peut être aussi résistant que
celui de l'araignée. Ce qui pourrait le rendre encore plus intéressant
aux yeux des entreprises de biotechnologie qui fabriquent du fil
d'araignée à partir de manipulation génétique.
Angleterre, Chine
Le fil du ver à soie peut rivaliser avec celui de l'araignée. Zengzhong
Shao de l'Université Fudan, à Shangaï, en Chine, et Fritz Vollrah
de l'Université d'Oxford, en Angleterre, ont découvert que sous
certaines conditions, le fil de la chenille de Bombyx est aussi
solide que celui de l'araignée. Il suffit pour cela d'immobiliser
le ver et à l'aide d'un petit appareil, qui tire sur le fil, de
le dérouler rapidement et de façon continue. Les chercheurs publient
leurs travaux dans la revue Nature du 15 août. La qualité du fil
fabriqué par le ver à soie est une référence pour l'industrie textile.
Mais depuis quelques années, le fil produit par l'araignée suscite
les convoitises des laboratoires de biotechnologie. Non pour sa
qualité textile mais pour sa solidité. Cinq fois plus résistant
que l'acier, beaucoup plus extensible que le Nylon, ce fil de soie
est le plus résistant de tous les fils produits par un être vivant.
Les fibres d'araignée possèdent les qualités requises pour la fabrication
de gilets pare-balle, de fils de suture et de lignes de pêche. Mais
pour répondre à la demande du marché, il faut en produire de grandes
quantités. Ce qui nécessite le concours de plusieurs milliers araignées.
Or, élever ces animaux, dans le but de récupérer leur soie, a échoué
jusqu'à présent, à cause de l'instinct territorial de l'araignée.
Cette dernière n'est pas très sociable et dévore ses congénères.
A l'inverse du ver à soie. Cet insecte, domestiqué depuis 4 500
ans, est totalement inféodé à l'homme. Les protéines des fils fabriqués
par les deux espèces se ressemblent beaucoup alors que la façon
de faire des animaux diverge totalement. L'araignée produit la soie
dans des glandes situées à l'arrière de l'abdomen et la fait sortir
par des filières. Afin de fabriquer son fil de traîne, celui avec
lequel elle se déplace, l'animal se jette du haut de sa toile. Sa
chute assure une vitesse constante et donne un fil d'une grande
unité. C'est ce qui lui confère sa solidité. Pour ce qui est du
ver à soie, pour tisser son cocon, il décrit avec sa tête des millions
de huit tout en exécrant une bave filamenteuse et visqueuse. Cette
bave durcit et devient une fibre. En deux ou trois jours, le ver
fabrique entre 500 et 1 500 mètres de fil. Le cocon est composé
d'une trentaine de couches de fil. Mais cette hétérogénéité rend
ce dernier peu résistant.
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2909.asp
|
a |