Info science
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La rubrique Info science s'arrête en décembre 2002, mais vous pouvez retrouvez des sujets pertinents sur le Forum, rubrique "Tout sur la science"


 



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2002

Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

Le secret de la salamandre
Les Raëliens (rael.org) installent un laboratoire de clonage humain...

Une nouvelle révolution de la biologie

Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique

Excisions et circoncisions forcées

Des chercheurs font pousser des dents de porc
..
Cousins de plus en plus lointains

Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?

L'origine de l'immunité naturelle au sida identifiée

Evolution des espèces

Une batterie au lithium plus performante

Les pirates du génome

L'ONU et le clonage reproductif

Une hormone pour soigner la sclérose en plaque ?

Le Bhoutan pour le développement du "Bonheur national brut"

De l'antimatière en quantité quasi industrielle

L'Europe va se lancer dans l'aventure martienne

Une vitamine qui rend intelligent

Schizophrénie : nouvelle piste génétique

Nouvelle piste sur l'homosexualité

Ouverture d'un centre de fécondation artificielle pour lesbiennes

Des mouches rendues temporairement homosexuelles...

De la forme de la poire

Un nouveau gène candidat pour le cancer de la prostate

L'an 1 du cinéma en ligne

Cancer du côlon : nouvelle explication génétique

La clinique qui choisit le sexe des enfants

Les cellules graisseuses nouveau réservoir du virus du sida ?

Identification d'un groupe de gènes communs aux cellules souches

Un pacemaker biologique transféré par génie génétique chez...

Nanomatériaux aux États-Unis

Nano-médecine: vers le ciblage des tumeurs in vivo

Hewlett-Packard crée une puce avec des molécules

Nicotine et mort subite du nourrisson

Thérapie génique réussie de la mucopolysaccharidose

L'or liquide au secours des puces du futur

Des médecins ferment une perforation du ventricule sans chirurgie

Business lunaire

Des astronomes vont tenter de mesurer la vitesse de la gravité

Le potentiel de certaines cellules souches adultes moins important ?

Une thérapie génique favorise la régénération des artères coronaires

Un géant solaire

Websurg, université virtuelle pour les chirurgiens du monde entier

La musique rend-elle intelligent ?

Virtual Surg : reconstruction du corps en 3D et simulations...

Des vaccins à ARN

Les nanotechnologies ont besoin de cash et de temps

Pourquoi le gecko colle ?

La télévision du 11 septembre, danger pour la santé

Tous les organes humains seraient clonés d’ici cinq ans

Soie : ver contre araignée


30 septembre 2002
Le secret de la salamandre

Pourra-t-on un jour faire repousser un membre?
New York Times Irvine, Californie
Dans une salle qui ressemble à un placard et qu'on appelle le Leg Lab (laboratoire des pattes), des salamandres dans des verres de plastique regardent dans le vide. Le laboratoire s'appelle ainsi parce que plusieurs de ces petits reptiles ont été amputés d'une patte. Mais ne vous inquiétez pas, la salamandre guérit vite. Mieux encore, sa patte repoussera. Les salamandres, qu'on scrute dans ce labo, sont les supervedettes de la régénération. Elles peuvent faire repousser leurs pattes mais aussi leur queue, une partie de leur coeur, leur rétine et le cristallin de leurs yeux. Les humains n'ont pas cette capacité. Alors ici, les savants espèrent trouver le secret de la salamandre pour que les humains aussi puissent un jour se régénérer de la même façon. «Je suis convaincu qu'éventuellement nous pourrons nous aussi régénérer un bras ou, au moins, un doigt. J'aimerais bien voir ça de mon vivant», affirme le biologiste David M. Gardiner, codirecteur du laboratoire de l'Université de la Californie à Irvine avec sa femme Susan V. Bryant, doyenne de la faculté des sciences biologiques. La médecine régénérative, traitant de la repousse ou de la réparation d'organes endommagés, est au centre des préoccupations médicales ces temps-ci. Actuellement, on parle surtout des cellules souches, que l'on espère reproduire à l'extérieur du corps, transformer en tissus spécifiques et transplanter dans le corps des patients. Mais certains scientifiques préfèrent l'hypothèse de la salamandre, c'est-à-dire l'idée de provoquer chez les humains un processus de régénération semblable à celui de la salamandre et d'autres animaux. La régénération naturelle au moyen de médicaments ou de gènes, disent-ils, serait plus facile qu'une transplan-tation. Et le tissu serait celui du patient, éliminant tout problème de rejet. Et même si l'on n'arrivait pas à reproduire les exploits de la salamandre, l'étude des animaux régénérateurs donnera au moins des indices à ceux et celles qui étudient les cellules de souche. Jusqu'à maintenant, la régénération naturelle demeure un secteur négligé de la médecine. Cela peut se comprendre. Les scientifiques étudient la régénération naturelle depuis 200 ans et n'ont pas appris grand chose. Il semble peu probable, ou à tout le moins bien difficile, qu'on réussisse à obtenir une repousse d'un bras durant le vivant de David Gardiner, qui a 53 ans. «J'aimerais dire que nous avons accompli des progrès formidables, mais ce serait un mensonge», déclare Catherine Tsilfidis, professeure adjointe à l'Institut de l'oeil de l'Université d'Ottawa, qui étudie la régénération chez les tritons, un animal de la famille des salamandres. La médecine régénérative De nos jours, cependant, les techniques génétiques commencent à permettre aux scientifiques de pénétrer les mystères de la régénération. Combinées à la médecine régénérative, elles suscitent un grand intérêt scientifique, voire commercial pour le domaine. La société Eli Lilly appuie en effet des études sur les gènes qui permettent aux amphibiens de se régénérer, et des investisseurs ont récemment injecté 9 millions dans le démarrage de ce qui semble être la première entreprise vouée à la régénération naturelle chez les êtres humains. L'entreprise appelée Hydra Biosciences se fonde largement sur les oeuvres de Mark T. Keating, un des fondateurs de la compagnie et biologiste à l'Université Harvard, spécialiste de la régénération chez les dards, un poisson proche de la perche. La compagnie de Cambridge, au Massachusetts, tire son nom d'une créature des étangs qui peut se régénérer en deux êtres séparés après avoir été tranchée en deux, comme l'hydre de la mythologie. «Ce que nous essayons de faire, c'est de stimuler l'habileté naturelle du corps de régénérer, dit M. Keating. Il n'y a aucune preuve que les cellules humaines sont «fondamentalement différentes» de celles des dards. Les humains ont la capacité de régénérer certains types de tissus dans le foie, les muscles et les os, tandis que les salamandres peuvent faire repousser des membres complets.» La planaire, un petit ver plat, peut être coupé en 279 morceaux, et un nouveau ver entier poussera à partir de chaque segment. La capacité des jeunes enfants de faire repousser un bout de doigt au-delà de la dernière jointure semble constituer le seul exemple possible de régénération de membres chez les humains. Cette capacité a été découverte par accident en Angleterre, en 1974, quand un enfant qui avait perdu un bout de doigt dans un accident a été transporté à l'hôpital. Trop occupé pour exécuter le traitement habituel, le médecin s'est contenté de faire des points de suture. Quand elle y est revenue le lendemain, elle s'est aperçue que le doigt repoussait. Les scientifiques croient cependant qu'il pourrait s'agir d'une poursuite de la croissance rapide de l'enfant, et non d'une véritable régénération. Il semble que les cellules animales spécialisées, près d'une blessure, perdent leur spécificité et retournent à un état originel. Les animaux créent ainsi leurs propres cellules souche. Ces cellules forment un monticule appelé blastème et se multiplient rapidement. Elles retrouvent ensuite leur spécificité pour rebâtir le membre ou l'organe blessé. C'est le mystère de ce processus que les scientifiques veulent déchiffrer.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141716.html

30 septembre 2002
Les Raëliens (rael.org) installent un laboratoire de clonage humain à Abidjan
Agence France-Presse Washington

La société Clonaid, liée à la secte des Raëliens, a décidé d'étendre ses opérations à l'Afrique en créant un laboratoire de clonage humain à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de la société. Le laboratoire sera opérationel en janvier et des scientifiques africains sont actuellement formés aux procédures de clonage et à l'utilisation de la «machine à cloner» mise au point par des ingénieurs sud-coréens pour le compte de Clonaid, a-t-on indiqué de même source. Cette machine, baptisée RMX 2010, permet de réaliser la fusion entre un ovocyte énucléé et le matériel génétique d'un donneur. «Nous sommes très heureux de participer à la montée de l'Afrique dans ce nouveau siècle de technologies et d'avoir au sein de notre équipe internationale les compétences de scientifiques africains hautement qualifiés pour cette entreprise qui améliorera la vie des gens dans le monde, sans considération de leur origine, nationalité ou race», a déclaré le PDG de Clonaid, la chimiste française Brigitte Boisselier. Ce laboratoire prétend répondre à la «demande croissante de clonage» sur le continent africain, a précisé Clonaid. La secte des Raëliens a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, dit «Raël». Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël, qui dit compter 55 000 adeptes dans le monde, professe que la vie sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par clonage.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141962.html


29 septembre 2002
Une nouvelle révolution de la biologie
René TRÉGOUËT

Décidément la biologie est bien en train de connaître la plus grande révolution de son histoire et chaque mois qui passe révèle de nouvelles et extraordinaires possibilités de duplication et de régénération du vivant. Après les fantastiques propriétés de régénération et de restauration fonctionnelle des cellules-souches embryonnaires et adultes, mises en évidence au cours de ces derniers mois et souvent évoquées dans notre lettre (voir dans la rubrique médecine de notre lettre n°206 l'article sur le traitement révolutionnaire de l'artérite par injection de cellules souches de moelle épinière et sur les potentialités des cellules-souches pour traiter les maladies des yeux) c'est à présent la découverte de l'existence d'un mécanisme universel, jusqu'alors ignoré, gouvernant le vivant et sa reproduction, qui vient bouleverser les sciences de la vie. Ce mécanisme baptisé "ARN interférents" par les scientifiques, permet de "mettre en veille" certains gènes pathogènes responsables du déclenchement de graves maladies. La compréhension et la maîtrise de ce mécanisme ouvrent des perspectives aussi immenses qu'imprévisibles en ce qui concerne les génomes végétaux, animaux et humains. Cette découverte, diffusée au grand public, samedi 10 août, par le quotidien anglais The Independent ( Independant du 10-08-2002 http://www.independent.co.uk/story.jsp?story=323027 ) pourrait donner naissance à des outils thérapeutiques d'un nouveau type contre les maladies infectieuses et virales mais aussi contre les cancers. Bien qu'il soit encore trop tôt pour mesurer la portée exacte de cettedécouverte, la communauté scientifique est persuadée que cette possibilité de désactivation des gènes par interférence de l'ARN ouvre des perspectivesthérapeutiques nouvelles qui viennent prolonger et amplifier celles déjà entrevues par le séquençage de la totalité du génome de l'espèce humaine. La révolution a débuté, en 1990, avec les expérimentations sur les mécanismes moléculaires de coloration des pétunias du professeur Richard Jorgensen de l'université de l'Arizona, à Tucson. A partir de la technique génétique dite "antisens", il était parvenu à obtenir un changement de couleur de ses pétunias en intégrant dans leur patrimoine héréditaire des gènes capables de modifier la lecture des gènes végétaux naturellement impliqués dans la coloration. Comme cela est souvent le cas en science, le professeur Jorgensen venait, sans le savoir, d'utiliser le mécanisme d'"interférence de l'ARN". Ce n'est qu'en 1998, avec les travaux conduits sur un ver (Caenorhabditiselegans) et sur une mouche (la drosophile) publiés dans la revue scientifique Nature, que l'existence généralisée de ce mécanisme de désactivation des gènes a pu être mis en lumière dans d'autres genres vivants. Depuis, les travaux des équipes dirigées par Gordon Carmichael (université du Connecticut) et Philip Sharp (Massachussets Institute of Technology, Cambridge) ont révélé l'existence de minuscules fragments d'informations génétiques, présents dans les cellules sous la forme d'ARN - la molécule qui traduit l'ADN en protéines ˆ capables d'"interférer" dans la lecture de l'information biologique contenue dans l'ADN. l'ARN interférent est sans doute le plus ancien moyen de lutte contre les agents infectieux, et l'un des mécanismes fondamentaux de la vie. Mais au fil de l'évolution , les vertébrés ont abandonné ce système de défense archaïque au profit des anticorps et des interférons. Aux origines de la vie, ces petits ARN venaient se coller aux ARN viraux, neutralisant ainsi les virus. Les plantes et les invertébrés s'en servent toujours ainsi. Chez les humains, ces éléments se sont reconvertis en «horlogers des gènes» : les ARN interférents allument ou éteignent les gènes en fonction des besoins de l'organisme. Ces équipes américaines ont révélé, récemment, dans la revue Nature, qu'un tel mécanisme pouvait être utilisé à des fins thérapeutiques. Ces deux équipes viennent en outre de démontrer in vitro qu'elles pouvaient, en utilisant ce mécanisme, prévenir l'infection de cultures de cellules humaines par des virus responsables, d'une part, de la poliomyélite et, d'autre part, du sida. Cette nouvelle découverte éclaire le décryptage du génome humain d'une lumière nouvelle car, outre les 30 000 gènes dont la cartographie complète est attendue en 2003, les chercheurs vont également devoir décrypter ces innombrables fragments d'ARN qu'ils ont longtemps négligés. A présent les chercheurs vont accélérer les essais visant à introduire ces minuscules fragments d'ARN dans le noyau cellulaire afin d'essayer de commander la désactivation des gènes les plus pathogènes, notamment ceux qui permettent le déclenchement de graves maladies virales ou de cancers. Il ne fait désormais plus aucun doute que l'on parviendra, à terme, à contrôler de manière de plus en plus fine et sélective l'activation et la désactivation d'un nombre croissant de gènes, et ce contrôle de l'activité génétique deviendra évidemment un fantastique outil thérapeutique dans le traitement d'une multitude de maladies de nature bactérienne, virale ou cancéreuse. Si l'on imagine les extraordinaires possibilités thérapeutiques ouvertes par l'utilisation de ces interrupteurs génétiques et les potentialités régénératrices des cellules-souches, qui ne cessent de se confirmer et de s'étendre, on peut, même en faisant preuve d'un optimisme prudent et en tenant compte des difficultés techniques de maîtrise de ces nouvelles connaissances fondamentales, prévoir que la biologie, la médecine, et plus largement la santé et les conditions de vie de nos populations vieillissantes, vont connaître au cours des 20 prochaines années une révolution aux conséquences sociales, économiques et morales sans précédent dans la longue histoire de l'humanité. Grâce à ces progrès décisifs dans la connaissance et la maîtrise des mécanismes fondamentaux du vivant, l'espérance de vie sans incapacité (EVSI), qui constitue un indicateur fondamental de qualité de vie, va très probablement continuer àcroître encore plus vite que l'espérance de vie à la naissance (c'est déjà le cas actuellement), qui augmente d'un an tous les 4 ans, en France. Dans cette perspective, il est plus que jamais essentiel que notre pays prenne toute sa place dans cette aventure scientifique et humaine exaltante et consacre à la recherche, notamment dans ce domaine des sciences de la vie, des moyens exceptionnels, à la hauteur des enjeux et des espoirs immenses qui s'annoncent.


29 septembre 2002
Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique
Agence France-Presse Tokyo

Des chercheurs japonais ont mis au point une aiguille microscopique sur le modèle d'une trompe de moustique qui réduirait considérablement la douleur occasionnée par une prise de sang, a annoncé jeudi le chef de l'équipe de recherche. La minuscule aiguille est intégrée à un appareil médical portable, qui permet à ses utilisateurs de prélever directement leur sang, de le tester puis d'envoyer les résultats à un médecin par internet, a indiqué Eiji Nakamachi, ingénieur de l'institut de technologie d'Osaka. M. Nakamachi, qui dirige le Centre Bio Venture de cette université de l'ouest du Japon, compte vendre d'ici deux ans et demi cet appareil, actuellement de la taille d'une carte postale. Le diamètre externe de l'aiguille fabriquée en titane mesure 60 micromètres (60 millionièmes de mètre) et son diamètre interne 25 microns alors que la trompe du moustique mesure 30 à 40 microns, a-t-il expliqué. L'aiguille, dix fois plus petite que celles utilisées actuellement, pourrait «réduire sensiblement la douleur», a-t-il dit. Un ressort, qui s'étend lorsqu'il est chaud, fait pénétrer l'aiguille dans la peau et une pompe électrique miniature aspire un échantillon de sang pendant une minute. «Si nous inversons la pompe, (l'aiguille) peut devenir un vecteur de médicaments», a précisé M. Nakamachi. Le professeur a néanmoins admis que vouloir copier la nature présentait des difficultés. «Nous avons regardé des vidéos de moustiques aspirant le sang et nous avons constaté qu'ils piquaient en général plusieurs fois à la recherche d'un vaisseau sanguin ... Il nous faut maintenant établir un système sensoriel efficace» pour repérer les vaisseaux sanguins, a-t-il conclu.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090140632.html

27 septembre 2002
Excisions et circoncisions forcées
Dépêche extraite du site: www.tiscali.be rubrique "Culture" .
Dans l'Est indonésien - 13-03-2001

Kesui, petite île des Moluques (Est indonésien) peuplée de 3000 âmes. L'islamisation forcée des Moluques est à l'oeuvre et Kesui n'échappe pas à la règle. Marina, 14 ans, est "priée" de s'asseoir sur les genoux d'une vieille musulmane. Elle lui dit que ça ne lui fera pas plus mal qu'une fourmi qui pique et procède sans ménagement à l'excision c'est-à-dire à l'ablation de son clitoris. Vient ensuite le tour de sa petite soeur Emiliana, 6 ans, puis de son autre petite soeur Anselma, 8 ans. Christina Sagat, âgée de 32 ans, autre villageoise de cette île, a subi le même sort. Son clitoris a été coupé à l'aide d'un couteau de cuisine. Il lui a été dit que c'était pour la purifier des saletés des chiens et des cochons. Mais les couteaux de cuisine n'étaient ni lavés ni désinfectés. Tommy Rusin, fait prisonnier dans un village musulman de Kesui, a subi une circoncision forcée. L'imam lui a assuré que l'opération ne serait pas douloureuse. Mais Tommy hurla de douleur et l'imam éclata de rire. L'imam s'est servi de la même lame, sans l'aseptiser, pour circoncire de force plus de 30 personnes. Il fallut des semaines pour que les infections se résorbent. Jusqu'à la fin des années 80, les Moluques étaient majoritairement chrétiennes dans une Indonésie à 88% musulmane et à 9% chrétienne. Mais l'équilibre confessionnel s'est modifié vers les années 88-89 à l'instigation du dictateur Suharto de sorte que la majorité confessionnelle dans les Moluques a basculé en faveur des Musulmans. Aujourd'hui 54% des Moluquois sont musulmans et 44% sont chrétiens. Et il a suffi d'une altercation à Ambon en janvier 1999 entre un chauffeur de bus musulman et un passager chrétien pour que le feu soit mis aux foudres : églises brûlées par les musulmans, mosquées brûlées par les chrétiens, tueries et atrocités commises les uns contre les autres. 60% des tués sont musulmans. Puis, depuis novembre 2000, éclate cette campagne de conversion forcée menée par des fanatiques musulmans contre la communauté chrétienne des Moluques. 5800 chrétiens moluquois ont été convertis de force. Les 900 chrétiens de Kesui se sont rendus. Il n'y a aujourd'hui plus un seul chrétien dans cette île. Qui a dit que les religions du Livre étaient plus aimantes que les autres?
DF Remarque de B. Courcelle:
L'excision et la circoncision sont TOUJOURS forcées, pratiquées sur des nouveaux-nés, des enfants ou des adolescents obligés d'accepter du fait de la pression sociale.
Dépêche de l'agence Fides, 7 décembre 2000
Indonésie: situation dramatique aux Moluques "Les hommes sont circoncis, les femmes subissent la pratique de l'infibulation. Les chrétiens des Moluques sont victimes de mutilations des organes génitaux comme signe d'appartenance à l'islam. Les argousins utilisent des lames rudimentaires et les victimes de ces violences souffrent de blessures infectées et purulentes". Tel est le dramatique témoignage de l'agence missionnaire "Fides" sur les violences perpétrées par les musulmans sur les chrétiens des Moluques au cours de l'année à peine écoulée. L'agence "Fides" a récolté des témoignages de première main envoyés par un groupe international en faveur des Droits de l'Homme, qui prépare un dossier prêt à la publication ces prochains jours. Ces sources confirment le phénomène des conversions forcées et des mutilations des chrétiens, catholiques et protestants, dans les îles Keswui, Teor et Ceram. Le gouverneur d'Amboine, Saleh Latucosina, responsable de l'Etat d'Urgence Civil dans les Moluques, a reconnu qu' "il est indéniable qu'une islamisation forcée a lieu à Kewui et Teor". Le gouverneur a déclaré avoir reçu des nouvelles des rescapés qui ont quitté les îles. Après les attaques de leurs villages, les chrétiens ayant survécu aux massacres étaient enfermés dans diverses mosquées. Là, sous peine de mort, ils étaient contraints à subir les rites de conversion à l'Islam. Auparavant ils étaient obligés à prendre un bain de purification, puis à professer, par trois fois, la foi en Allah et Mahomet. Sous la menace des armes, ils devaient répondre à la question: "Vous convertirez-vous de plein gré?". Costantinus, Vincent et Christina, parmi les témoins écoutés, ont fui de Kesui sur une embarcation vers Amboine. Ils ont raconté que les 3 et 4 décembre, beaucoup d'hommes et femmes ont été contraints à la circoncision comme preuve de leur conversion à l'islam. Sans anesthésie ni désinfectant, les hommes et les femmes ont été circoncis avec une lame de rasoir. Au début les femmes pensaient que leur circoncision serait seulement symbolique. Christina raconte avoir été conduite dans une petite sale où elle dut s'asseoir sur un linge blanc. Après lui avoir lavé les organes, une femme musulmane pratique une incision avec un couteau, le linge tâché étant la preuve de sa circoncision. De même que pour tous les autres: sans anesthésie ni désinfectant ce qui oblige toutes ces femmes à aller se laver dans l'océan pour soigner leurs blessures. Les persécutions aux Moluques durent depuis un an et onze mois, rappelle Mgr. Petrus Canisius Mandagi, évêque de Amboine. De nombreuses violations des droits de l'homme et des lois civiles ont été commises par la population locale, les autorités administratives et les institutions musulmanes. "Il y a eu une infinité d'actes de férocité, dépravation et criminalité, comme des tortures, des viols et d'autres abus sexuels, persécutions, massacres, pillages et destruction des propriétés, tous perpétrés par les membres de la majorité religieuse aux dépens de la minorité". La majeure partie des victimes sont des personnes simples, sans défense et innocentes ("Fides", 28 décembre 2000). Mgr. Mandagi, dénonce comme auteur de ces violences, le groupe terroriste musulman, Laskar Jihad, qui jouirait de l'appui de "l'internationale islamique": "les autorités locales minimisent en parlant de 800 militants. Des protestants parlent de 15.000 hommes. Selon nous, ils sont en tout 7.000, dont 5.000 à Amboine et 2.000 dans le nord. Il faut retenir que parmi ces guerriers il y a des soldats étrangers de la Malaisie, des Philippines du Sud, du Pakistan, de l'Afghanistan et de la Lybie. Ce qui fait penser à un soutien international islamique dans ce conflit"
http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Moluques.html


26 septembre 2002
Des chercheurs font pousser des dents de porc dans des intestins de rats
Des chercheurs américains sont parvenus à faire pousser des dents de porc à l'intérieur d'intestins de rats, une réussite remarquable de bio-ingéniérie susceptible d'ouvrir la voie à une véritable révolution dans le domaine dentaire, selon un communiqué publié jeudi. Une équipe de l'Institut Forsyth, à Boston (Massachusetts), a placé des cellules de dents immatures prélevées sur des porcs âgés de six mois dans des intestins de rats. Au bout de 30 semaines, ils ont constaté que ces cellules avaient évolué en de petites molaires couvertes d'émail et composées de dentine, une matière d'apparence osseuse située sous l'émail. Ces recherches semblent aussi confirmer l'existence de cellules-souches dentaires qui pourraient détenir la clé pour l'avenir pour la mise au point de techniques de régénération dentaire chez l'homme. Les cellules-souches sont des cellules à un stade non différencié présentes aussi bien chez l'embryon que chez l'adulte et susceptibles d'évoluer en divers types de tissus. "La possibilité d'identifier, d'isoler et de propager des cellules-souches dentaires dans un but d'une thérapie biologique de remplacement de dent présente le potentiel de révolutionner la médecine dentaire", a déclaré Dominick DePaola, président du Forsyth Institute. Les chercheurs ont formulé l'espoir de pouvoir affiner cette technique. Ils se sont fixé pour objectif de produire d'ici à cinq ans des dents de la taille et de la forme désirée et d'ici à dix ans d'être capables de régénérer des dents humaines. Les détails de ces travaux doivent être publiés dans la revue Journal of Dental Research à paraître le 1er octobre.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948305,00.html


26 septembre 2002
Cousins de plus en plus lointains
Le Chimpanzé est l’animal le plus proche de l’Homme. Jusque là, rien de nouveau. Il se pourrait toutefois que nos patrimoines génétiques divergent plus que ce que l’on pensait, à en croire les résultats d’une étude publiée dans les Proceedings of the national Academy of Sciences. Nous n’aurions pas 98,5%de notre code génétique en commun mais juste 95%. Le professeur Roy Britten de l’institut de technologie de Californie (Etats Unis) a, pour le montrer, comparé une séquence de 735 000 paires de bases chez l’homme et le chimpanzé. Son analyse montre que les substitutions, le changement d’une base par une autre, sont responsables de 1,4% des divergences entre les deux séquences. Ce que les précédentes études avaient montré. Là où les choses changent, c’est que le professeur Roy Britten a aussi tenu compte des insertions et des délétions, ajout ou suppression de bases, qui accroissent encore les différences entre nos deux génomes. Autrement dit, il y aurait globalement pour la séquence étudiée 5% de divergences entre les deux espèces. Ces mécanismes ont lieu aussi bien au niveau de zones non codantes qu’au sein des gènes. Ce qui suggère, selon l’auteur de cette étude, que les insertions et les délétions sont réparties régulièrement sur le génome. Toutefois, la zone étudiée ne comporte que peu de gènes, d’autres études tenant compte des insertions et des délétions sur des séquences plus longues devront être menées avant de pouvoir confirmer ces résultats.
Nadia Sahali

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020925.OBS0516.html?1007

26 septembre 2002
Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?

(NASA)
Des microbes flotteraient sur les nuages de la planète Vénus. Les cieux y seraient relativement cléments à 50 km d’altitude avec leurs 70°C et une pression d’une atmosphère. C’est ce que rapporte le magazine New Scientist. Cette conclusion provient de l’analyse de données de différentes missions - Venera, Pioneer Venus et Magellan – par des chercheurs américains de l’université du Texas à El Paso (Etats Unis). Leur étude a révélé différentes anomalies de l’atmosphère vénusienne qu’ils s’expliquent par la présence d’une forme de vie. L’atmosphère de Vénus devrait être riche en monoxyde de carbone compte tenu des radiations solaires que la planète reçoit or elle en contient peu. Les chercheurs ont aussi mis en évidence la présence de deux gaz : le sulfure d’hydrogène et le dioxyde de soufre. Normalement ces deux gaz réagissent entre eux lorsqu’ils sont en contact à moins que quelque chose ne les produise. De plus, un gaz difficile à synthétiser de façon inorganique a été détecté dans les nuages acides : le sulfide carbonyle. Les chercheurs en déduisent que le monoxyde de carbone serait consommé et que les trois autres gaz seraient synthétisés par un organisme biologique. Lequel pourrait utiliser les rayonnement UV du Soleil comme source d’énergie pour produire ces différents gaz. Cette théorie a été présentée lors d’un congrès, the Second European Workshop on Astrobiology in Graz qui a eu lieu en Australie. Toutefois, elle ne fait pas l’unanimité. André Brack, du Centre de Biophysique Moléculaire d’Orléans (France), estime que pour qu’il y ait la vie il faudrait un volume d’eau plus important. Les petites gouttes d’eau de l’atmosphère de Vénus ne constitueraient pas un volume suffisant.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020926.OBS0583.html?1007


26 septembre 2002
L'origine de l'immunité naturelle au sida identifiée
Certains séropositifs possèdent une immunité naturelle qui empêche la progression du sida. Des chercheurs chinois et américains en ont découvert l'origine. De nouveaux traitements sont à l’étude.
Une équipe sino-américaine du Centre de recherches Aaron Diamond sur le sida (Adarc) a réussi à isoler un groupe de protéines — qu'elle a appelées défensines-alpha-1, alpha-2 et alpha-3 — capables d'inhiber la réplication du virus VIH et d'empêcher ainsi la progression de l'infection chez les 1 à 2% des séropositifs qui ne développent jamais de sida. Il s’agit de personnes séropositives, dites "non-progressives à long terme", qui vivent très longtemps sans jamais développer de sida et son cortège de maladies opportunistes. "Cette découverte (1) est une étape importante dans notre compréhension de la manière par laquelle le corps combat le VIH", a souligné le Dr Linqi Zhang, qui dirigeait les recherches. "En comprenant comment le système immunitaire de certaines personnes parvient à contrôler l'infection par le VIH, nous pourrions être capables de mettre au point de nouveaux traitements qui profitent de ce phénomène", a-t-il ajouté. Vers de nouveaux traitements ? La communauté scientifique savait depuis 1986 que certains globules blancs du système immunitaire, les lymphocytes TCD8, pouvaient produire des facteurs (substances chimiques) capables d'inhiber la multiplication du virus du sida. Il apparaissait, en particulier, que les cellules TCD8 des personnes naturellement "immunisées" pouvaient produire de fortes concentrations de ces facteurs. Mais en dépit des efforts, l'identité de ces agents chimiques restait un mystère. Une étude canadienne réalisée auprès de prostituées kenyanes séropositives avait montré que 5% environ d'entre elles possédaient une sorte d'immunité naturelle contre le VIH/sida, vraisemblablement d'origine héréditaire. Afin de confirmer que c'était bien l'action de ces défensines-alpha qui était à l'origine du phénomène d'"immunisation", l'équipe de chercheurs les a supprimées artificiellement des protéines produites par des lymphocytes TCD8 prélevés sur des personnes "non-progressives à long terme". Résultat : l'activité anti-VIH de ces globules étaient aussitôt pratiquement éliminée. "Les défensines-alpha s'annoncent prometteuses pour renforcer l'arsenal des traitements contre le VIH", a souligné le directeur de l'Adarc, David Ho. Il a confirmé que son équipe "poursuivait déjà de nouvelles approches thérapeutiques fondées sur cette découverte". Contre le sida, "tous les moyens sont bons" Contacté par tf1.fr, Simon Wain-Hobson, professeur de virologie et spécialiste du sida à l’Institut Pasteur, a accueilli cette étude avec prudence et intérêt. En attendant de pouvoir connaître l’intégralité des travaux, ce chercheur britannique indique qu’il s’agit d’une "piste pas absolument nouvelle" mais qui méritait d’être explorée. Cette découverte ne doit pas susciter de faux espoir, a-t-il averti, surtout dans le domaine de la lutte contre le sida. "On rêve d’un vaccin : des essais sont menés depuis 15 ans sans réussite. Le VIH est un virus extrêmement dur à comprendre. Le chemin est encore long…", rappelle-t-il avant de s’emporter devant les ravages de la pandémie. "Parfois, je n’en peux plus de rester poli", s’excuse-t-il. Et de lâcher, sur la découverte sino-américaine : "En étant très pragmatique, je dirai que tous les moyens sont bons dans cette lutte. Il ne faut pas avoir d’états d’âme". Qui oserait encore prétendre que les scientifiques sont des êtres froids ? (1) Les travaux sont publiés dans l’édition de vendredi de la revue américaine Science.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948118,00.html


25 septembre 2002
Evolution des espèces
Entre Darwinisme et créationisme
Une troisième voie (aticle de 9 pages parue dans la version française du magazine américain NEXUS N° 22 paru ce mois de septembre) En voici quelques extraits : Un nouveau groupe, bien mieux éduqué que les créationnistes typiques, est entré récemment dans la mélée (de la recherche sur l'origine de la vie). Ce groupe défend une théorie appelé le "Intelligent Design" (Création Intelligente) qui se prévaut d'une mane de faits scientifiquement établis... Cependant les IDers (en anglais) trahissent leurs origines créationnistes en insistant sur le fait que la vie, au niveau le plus fondamental, est si incroyablement et si irréductiblement complexe qu'elle n'aurait jamais pu "apparaître" simplement comme le prétendent les darwinistes... Ils suggèrent aussi que toute chose doit son existence à Dieu (quelque soit le nom qu'on lui donne) ou par "l'action d'une intervention exterieure"... La seule idée que les humains puissent avoir été créés par des extraterrestres est si terrible et méprisable pour la science officielle et pour la religion qu'il est hors de question d'en faire mention. Ainsi 140 ans après la théorie de l'évolution, il n'y a toujours pas, dans le répertoire, de fossile définissable clairement comme espèce de transition... 140 ans d'études concertées ou individuelles sans résultat ! Plantes et animaux : mais il se pourrait que les scientifiques évitent d'étudier les domestiques car ce qu'ils y découvrent s'écarte complètement du paradigme évolutionniste reconnu. Presque toutes les plantes domestiques sont supposées être apparues il y a de 5000 à 10000 ans, des groupes différents étant apparus à divers endroits de la terre à des époques différentes (le froment, l'orge et les légumineuses dans le "Croissant fertile", aujourd'hui l'Iraq, la Syrie et le liban - plus tard, le blé, le millet et le riz au lointain Orient - plus tard encore dans le nouveau monde : le maïs, les poivrons, les haricots, les courges, les tomates et les pommes de terre) ... Même pour les plantes qui ont des origines sauvages, tel les herbes, les grains et les céréales, le processus par lequel par lequel elles sont devenues du froment, de l'orge, du millet, du riz etc. demeure un profond mystère. Il n'est pas un botaniste capable d'expliquer de manière concluante commentles plantes sauvages ont évolué en plantes domestiques... Le blé et l'avoine domestiques auraient été obtenus à partir d'un ancêtre possédant 7 chromosomes, alors qu'ils en ont 42, une multiplication par six. La canne à sucre, monstre contenporain aux 80 chromosomes, aurait dérivé d'un ancêtre qui n'en avait que 10 ; un facteur de 8... (comment les fermiers primitifs (Néolithique) ont-ils pu "hybrider" à un tel niveau, sans doute à l'aide de leurs gourdins et pierres à feu..! ). Par exemple (Toujours dans la même logique darwinienne) le fait qu'en 1837, le jardin botanique de St Petersbourg en Russie amorça une tentative de culture de seigle sauvage afin d'en produire une nouvelle espèce domestique. Ils s'y essayent encore aujourd'hui parce que leur seigle n'a rien perdu de ses attributs sauvages. (je m'en doutait...) A coup de millions d'années : les généticiens pensaient que cette large fourchette pouvait être réduite en faisant un relevé des mutations dans lADN mitochondrique humain. (morceaux d'ADN flottant à l'extérieur des noyaux). Ils se mirent au travail, collectionnant des échantillons provenant du monde entier... N'écoutant que leur courage, les généticiens se placèrent dans la ligne de tir et annoncèrent que l'origine des humains ne remontait nullement aux quelque huit à cinq millions d'années supposées ; ils n'avaient environ que 200 000 ans... Entre temps quelque chose se produisit qui détruisit presque tous les humains....Au fond de la classe les créationnistes agitent fébrilement la main, préssés qu'ils sont de désigner le déluge. mais comme ils refusent de contredire la bible, qui situe l'époque de cet évenement à environ 6000 ans, personne ne les prend au sérieux. Et pourtant il semble que les deux camps pourraient utilement travailler de concert sur cette question... Vous savez qui a laissé qui a laissé des traces de ses oeuvres sur nos corps et dans notre réservoir génétique. Pour qu'éclate la vérité il suffira que quelques outsiders rompent les rangs de leurs confrères contitionnés. Tournons-nous vers la jeune génération. N'ayant pas de traites à payer, de familles à élever, de pensions à prévoir, ils peuvent trouver le courage de leurs convictions. N'attendez pas cela de personnes au delà de la quarantaine, peut être de la trentaine. Mais quelque part dans le monde, des hommes et des femmes sont nés qui détronerons le darwinisme et le remplaceront par la vérité.


24 septembre 2002
Une batterie au lithium plus performante
Un ordinateur portable plus léger, muni d’une batterie au lithium plus performante et de petite taille, ce n’est pas pour tout de suite, mais cela serait possible à en croire les résultats d’une étude publiée dans la revue Nature Materials. Yet Ming Chiang et ses collègues du Massachussets Institute of Technology (MIT) à Cambridge (Etats Unis), ont synthétisé une molécule qui conduit et emmagasine le courant plus efficacement que les batteries traditionnelles. En 1997, des chercheurs avaient montré l’intérêt de l’utilisation de la molécule de lithium-fer-phosphate (LiFePO4). Jusqu’à présent elle était considérée comme bon marché et non toxique mais de faible conductivité. Yet Ming Chiang et ses collègues ont rendu sa conductivité dix millions de fois plus importante que les autres en ajoutant du magnésium, de l’aluminium ou du titanium au LiFePO4. Une telle batterie serait de plus petite taille que celles que l’on possède actuellement. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives et les chercheurs émettent l’idée d’une voiture électrique enfin munie d’une batterie de taille raisonnable.

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020924.OBS0439.html?1221

24 septembre 2002
Les pirates du génome
LE MONDE
Les pirates du génome En Californie, des bio-informaticiens rebelles conçoivent et diffusent gratuitement sur Internet des données scientifiques permettant au grand public de faire des manipulations génétiques. Dans le jardinet coincé entre sa véranda et la palissade du voisin, Eric Engelhard a installé trois ruches en bois blanc. Elles sont en pleine activité, des centaines d'abeilles volent en permanence autour de sa maison : "La saison dernière, elles ont produit 140 kg de miel, j'en donne à tout le monde autour de moi". Pourtant, ce n'est pas le miel qui intéresse Eric, mais les abeilles. Elles lui servent de cobayes pour effectuer des manipulations génétiques qu'il réalise seul, chez lui, en toute liberté, sans en référer à quiconque. Son but est de créer un animal qui n'existe pas dans la nature : l'abeille sans venin, dont la piqûre sera sans danger et presque indolore... Eric, trente-six ans, n'est pas un amateur. Installé à Davis, ville universitaire au nord-est de San Francisco réputée pour ses centres de recherche en sciences de la vie, il exerce le métier de "bio-informaticien": après des études de biologie, il a décidé de se consacrer à l'informatique, car désormais la recherche génétique dépend entièrement des ordinateurs, seuls capables de compiler, assembler, représenter et analyser le flux gigantesque de données brutes produites nuit et jour par les laboratoires. Il travaille actuellement pour une société spécialisée dans la recherche sur le cancer : "Mon projet personnel, n'a rien à voir avec ce que je fais pour gagner ma vie, mais je possède les connaissances nécessaires grâce à mon expérience professionnelle". Eric a installé un laboratoire de fortune dans la chambre de sa fille de trois ans, qui dort désormais avec son grand frère : "Quand on s'y connaît, on n'a pas besoin de grand' chose pour faire du génie génétique. Un établi, des récipients étanches, et des produits chimiques et de cultures bactériennes en vente libre. Et bien sûr, il me faut de l'ADN, en l'occurrence des abeilles" - ou plus exactement, des dards et glandes à venin broyés dans un mixer. A partir de cette pâte, Eric réussit à obtenir de l'ADN pur, grâce à une série de réactions chimiques réalisées dans des tupperware. Puis, pour identifier le gène responsable de la production de venin, il fait analyser ses échantillons par une société locale spécialisée dans le décryptage du code génétique : "Il s'agit d'une opération automatisée tout à fait banale, qui coûte à peine 25 dollars. Les résultats sont envoyés directement dans mes ordinateurs via Internet, je n'ai plus qu'à utiliser mes logiciels bio-informatiques pour les interpréter". Par approximations, il finit par découvrir quel type de gène artificiel il faudra implanter dans le génome pour inhiber la production de venin. Il s'attaque alors à la conception puis à la duplication du gène modifié, toujours dans des petits bacs en plastique. Le tout aura coûté moins de 500 dollars. Aujourd'hui, Eric possède plusieurs tubes remplis d'ADN modifié, tous rangés dans le congélateur familial. Il est prêt à passer à l'étape suivante : "Je vais extraire du sperme de bourdon - c'est assez cruel, il faut leur arracher les organes génitaux -, le déshydrater, puis le réhydrater dans une solution contenant les gènes modifiés, qui seront incorporés aux cellules de sperme". Ensuite, il se procurera une cinquantaine d'abeilles-reines, qu'il va inséminer artificiellement, une à une : "C'est un procédé ancien et désuet, mais l'université de Davis possède les instruments adéquats, ils vont me les prêter". Les ouvrières qui naîtront de cette manipulation possèderont, dans leur génome, une copie du gène modifié, qui neutralisera la glande à venin : "Avant l'été prochain, des abeilles sans venin voleront dans mon jardin. Pour le reste, leur aspect et leur comportement resteront inchangés - enfin, en théorie". Eric sait qu'aux Etats-Unis, il est illégal de lâcher dans la nature des organismes génétiquement modifiés sans autorisation officielle, mais cela ne l'inquiète pas : "Je vais lire les nouvelles lois, pour savoir ce que je risque. Au pire, je ferai mon expérience dans une serre, où mes abeilles resteront prisonnières - en attendant mieux. Mais récemment, l'agence fédérale de protection de l'environnement a donné à une grande firme des autorisations de dissémination pour des organismes bien plus dangereux, notamment des virus modifiés porteurs de gènes de scorpion, destinés à tuer les chenilles dans les champs de coton". Il sait également que l'Etat ne sera pas le seul à s'intéresser à ses travaux : "Ici à Davis, il y a une forte communauté de militants écolos, je ne sais pas ce qu'il vont penser de mes abeilles. Je peux aussi craindre des réactions de la part des églises protestantes conservatrices, qui sont violemment opposées à toute forme de génie génétique. Cela dit, moi aussi, je suis prêt à me battre pour mes idées. Je suis partisan de la liberté absolue de la recherche scientifique, mon projet ira à son terme". Eric a la conviction de travailler dans l'intérêt de la science, car il a décidé de diffuser gratuitement sur Internet les résultats de ses recherches, sa méthodologie et ses logiciels. Il fera même cadeau de ses abeilles à d'autres chercheurs désireux de poursuivre son œuvre. En fait, il s'est lancé dans une croisade contre l'esprit de mercantilisme et de concurrence acharnée qui règne dans les entreprises de biotechnologies américaines : "Mon projet-abeilles est une passion personnelle, comme d'autres font de la musique, mais c'est aussi une libération, une réaction contre le climat de secret et de surveillance qui sévit sur mon lieu de travail, contre la propagande qu'on nous assène à longueur de journée sur le caractère sacro-saint de la propriété intellectuelle". Eric s'insurge en particulier contre la pratique, courante aux Etats-Unis, consistant à déposer des brevets sur des gènes : "Un gène humain n'est pas une invention, il est le produit de trois milliards d'années d'évolution, et il réside dans chaque cellule de chacun d'entre nous : comment une société privée peut-elle prétendre en devenir propriétaire ?". Eric n'est pas isolé dans son combat. Sa collègue Katherine Nelson, qui fut l'une des responsables du grand projet international de séquençage du génome humain à Berkeley avant de rejoindre le secteur privé, est encore plus catégorique : "Nos patrons se fichent éperdument de guérir le cancer, ils veulent gagner beaucoup d'argent très vite, c'est tout. Notre entreprise a breveté 800 gènes responsables de certains cancers, et désormais elle confisque cette information pour son seul usage. Si nous partagions nos résultats, d'autres labos se joindraient à nous, et ensemble, nous trouverions des remèdes plus rapidement, mais on nous l'interdit. Au contraire, nos chefs nous ordonnent souvent d'abandonner des pistes prometteuses parce qu'ils ont peur que ce ne soit pas rentable. Tout le système est pervers : les laboratoires privés collectent des informations scientifiques du domaine public, ils y rajoutent un petit quelque chose, puis ils déposent un brevet couvrant la totalité des données. C'est du vol légalisé. ". Eric et Katherine ont créé une association baptisée CVBIG (groupe d'intérêt de bio-informatique de la Vallée Centrale), qui organise des conférences mensuelles : "Nous espérions une quinzaine de membres, nous en sommes à 180 en moins d'un an".Tous ne partagent pas les convictions des deux fondateurs, loin de là, mais Eric remarque que de nombreux bio-informaticiens sont favorables au principe de l'entraide et du partage : "La contagion avec Internet a joué. Quand je me suis mis à l'informatique, j'ai découvert l'esprit de coopération désintéressée des hackers et de la communauté du logiciel libre, qui travaille en "open source" (source ouverte) : les auteurs publient l'intégralité du code constituant leurs logiciels. Aujourd'hui, la majorité des ordinateurs utilisés en bio-informatique fonctionnent avec le système d'exploitation libre Linux. Il est bien meilleur que les produits commerciaux équivalents, car il est le fruit d'une entraide entre des milliers de bénévoles passionnés". Eric milite aussi dans l'association locale des utilisateurs de Linux (LUGOD), qui compte plus de 500 membres. Il fait tout son possible pour favoriser les contacts entre les deux groupes, qui ont commencé à se mélanger. Ainsi, Mike Simons, vice-président de LUGOD, est devenu un membre actif de CVBIG : "Je viens promouvoir l'usage des logiciels libres de bio-informatique. Il y en a de plus en plus, car la philosophie "open source" progresse dans ce milieu. Les universités californiennes avaient pour habitude de déposer des copyright sur tous les logiciels créés par leurs chercheurs, mais désormais certains d'entre eux exigent que leurs logiciels soient distribués en open source". L'un des pionniers de la "bio-informatique libre", Jim Kent, fait des recherches pour l'université de Santa Cruz, à trois heures de route de Davis. Il travaille surtout chez lui, une grande maison à demi-restaurée dans un quartier d'ateliers et d'entrepôts. Au printemps 2000, il s'était rendu célèbre en créant en un temps record un logiciel permettant d'assembler et de présenter sous forme graphique les données brutes provenant des différents laboratoires participant au projet international de séquençage du génome humain. La base de données gratuite de Santa Cruz n'est pas aussi complète que celle de Celera, mais elle s'en rapproche. Par ailleurs, Jim Kent a diffusé gratuitement plusieurs autres logiciels : "je les ai écrits pour mes propres recherches sur le génome de l'homme et de la souris, puis je les ai prêtés à des confrères, et ils se sont répandus naturellement. Certains chercheurs les adaptent ou les améliorent, d'autres m'appellent pour me demander d'ajouter telle ou telle fonction. Quand je peux, je le fais, pour rendre service". En revanche, Jim ne sait que penser du projet-abeille d'Eric : "Le généticien de garage, travaillant isolément, sans aucun garde-fous, est une nouveauté, il n'y a aucun précédent. Quand on fabrique un être vivant et qu'on le lâche dans la nature, il va se reproduire, interagir avec son milieu. Comment évoluera une abeille si son arme principale ne fonctionne plus ? Mystère... Espérons que les généticiens sauvages seront moins irresponsables que ceux qui travaillent dans les multinationales". A sa connaissance, Eric n'a pas encore fait d'émules, mais cela ne saurait tarder. Dans la région de San Francisco, le débat sur la "génétique libre" est sorti du ghetto des spécialistes, grâce notamment à l'action de différents mouvements culturels avant-gardistes. Des groupes de plasticiens, de sculpteurs et de vidéastes, qui se sont baptisés "bio-artistes", ou " biopunks" - en référence au mouvement cyberpunk également né à San Francisco -, ont décidé d'intervenir à leur façon. Ils multiplient les expositions picturales ludiques ou provocatrices, les conférences et même les interventions dans les écoles. Ils mettent en garde l'opinion contre les agissements des firmes de biotechnologie, mais s'opposent aussi aux traditionalistes, religieux ou laïques, qui voudraient empêcher l'avènement d'un monde nouveau, refaçonné par le génie génétique. Déjà, ils militent pour la légalisation de toutes les formes de manipulations génétiques "consensuelles", c'est-à-dire pratiquées sur un adulte consentant ou sur soi-même. Eric ne fréquente pas de bio-punks, mais comme eux, il rêve de voir apparaître au sein de la jeunesse américaine une génération de "bio-hackers", qui se passionneront pour la génétique, comme leurs aînés se sont passionnés pour Internet et les jeux vidéo : "Cela arrivera, si on leur donne accès à tous les outils et à toute l'information. Bientôt, les adolescents surferont sur le génome humain en toute liberté, et Dieu sait ce qu'ils découvriront... Une bande de gamins s'amusant sur Internet peut faire avancer la connaissance plus vite qu'un grand projet pyramidal et bureaucratique. Je suis sûr que mes abeilles sans venin vont être adoptées : leur avenir est assuré, même s'il est imprévisible".
Yves Eudes


23 septembre 2002
L'ONU et le clonage reproductif
Communiqué de presse AG/J/369
Sixième Commission 1ère séance

LA SIXIEME COMMISSION COMPLETE SON BUREAU ET ADOPTE SON PROGRAMME DE TRAVAIL Réunie sous la présidence de M. Arpad Prandler (Hongrie), la Sixième Commission (Commission juridique) a, cet après-midi, complété son bureau et adopté son programme de travail. Elle a élu aux postes de Vice-Présidents M. Shuichi Akamatsu (Japon), M. Augusto Cabrera (Pérou) et M. Valentin Zellweger (Suisse). M. Karim Medrek (Maroc) assumera les fonctions de Rapporteur. Dans une brève déclaration d’ouverture, le Président de la Sixième Commission a noté que la contribution de la Commission au développement progressif du droit international et de sa codification a été bien reconnue. Ses travaux sont particulièrement essentiels à un moment où la primauté du droit international dans la conduite des relations internationales a été réaffirmée et a besoin d’être davantage renforcée. A sa séance plénière du 20 septembre dernier, l’Assemblée générale avait décidé de renvoyer à la Sixième Commission dix-sept points à l’ordre du jour. Conformément à la résolution 56/93 du 12 décembre 2001 de l’Assemblée générale, le Comité spécial chargé des travaux préliminaires en vue de l’élaboration d’une convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction, poursuivra ses travaux du 23 au 27 septembre dans le cadre d’un Groupe de travail créé par la Sixième Commission. Ce Groupe de travail sera présidé par M. Peter Tomka (Slovaquie). Le Comité spécial avait tenu sa première session au Siège des Nations Unies à New York, du 25 février au 1er mars 2002. Le rapport sur les travaux de cette session* (A/57/51) indique que les membres se sont généralement accordés à reconnaître que le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction était un nouvel aspect inquiétant de la biotechnologie, contraire à l’éthique, et qu’ildevrait être interdit. La France et l’Allemagne avaient présenté une liste des questions de droit qui pourraient être abordées dans la convention. La Commission examinera par ailleurs la question de l’octroi du statut d´observateur aux organisations suivantes: Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale; Partenaires dans le domaine de la population et du développement; Banque asiatique de développement; Centre international pour le développement des politiques migratoires. Les points suivants figurent également à l’ordre du jour: Rapport de la Commission du droit international sur les travaux de sa cinquante-quatrième session; Portée de la protection juridique offerte par la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé; Mesures visant à éliminer le terrorisme international; Rapport de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international; Rapport du Comité spécial de la Charte des Nations Unies et du raffermissement du rôle de l’Organisation; Création de la Cour pénale internationale; et Convention sur les immunités juridictionnelles des Etats et de leurs biens. La Commission reprendra ses travaux, jeudi 27 septembre à 15 heures.
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2002/AGJ369.doc.htm


23 septembre 2002
Une hormone pour soigner la sclérose en plaque ?

L’oestriol, une hormone secrétée au cours de la grossesse, améliorerait l’état de santé des personnes souffrant de sclérose en plaque. L’administration de cette molécule à des patients précocement atteints par la maladie diminuerait le nombre et la taille des lésions au niveau du cerveau. Tels sont les résultats d’une étude à paraître dans les Annals of Neurology. La sclérose en plaque est une maladie qui concerne 2 millions de personnes dans le monde dont les deux tiers sont des femmes. Elle est plus fréquente dans les pays du Nord et apparaît relativement tôt au cours de la vie, entre 20 et 30 ans. C’est une maladie auto-immune. Le système immunitaire s’attaque à la myéline qui forme une gaine autour de l’axone des neurones permettant à l’influx nerveux de circuler rapidement. Lorsque la myéline est lésée, l’influx nerveux est transmis moins vite. Il en résulte différents symptômes tels que des problèmes moteurs ou une baisse de l’acuité visuelle. Douze femmes ont été suivies au cours de cette étude. La moitié avait une sclérose en plaque rémittente (avec des périodes de rémissions), l’autre une forme progressive de la maladie. Ces participantes se sont soumises à un prétraitement de six mois au cours duquel des tests notamment immunitaires ont été réalisés. Elles ont ensuite reçu un traitement hormonal à l’oestriol d’une durée de six mois. Après celui-ci, une pause thérapeutique de même durée a été observée. Puis le traitement a été repris pour quatre mois. Au cours du traitement à l’oestriol, les patientes se portaient mieux. Leur réponse immunitaire s’est améliorée et les lésions au niveau du cerveau ont diminué. En revanche, dès l’interruption du traitement les lésions sont réapparues. A sa reprise, elles régressent. Les chercheurs estiment que des études de plus grande ampleur devront être menées avant de pouvoir confirmer ces résultats.
Nadia Sahali

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020923.OBS0390.html?0038

21 septembre 2002
Le Bhoutan pour le développement du "Bonheur national brut"

Le ministre des Affaires étrangères du royaume du Bhoutan a défendu devant la 57e Assemblée générale des Nations Unies, à côté du "simple" accroissement du produit national brut, la recherche du développement du "Bonheur national brut". Dans le cadre du débat général de la 57e Assemblée, la parole est revenue mardi, au milieu d'une douzaine d'autres orateurs, à Jigmi Yiser Thinley, ministre des Affaires étrangères de ce petit royaume montagneux de l'est de l'Himalaya. "L'augmentation du Produit national brut n'est pas la fin du développement et mon pays continue à être guidé par la promotion du Bonheur national brut qui est notre but", a-t-il déclaré. "Nous pensons qu'il est de la responsabilité du gouvernement de créer un environnement qui donne à chaque citoyen la possibilité de trouver le bonheur". Et les manières d'y arriver sont, selon lui, d'assurer un développement socio-économique équitable et durable, de conserver la fragile écologie des montagnes, de promouvoir la culture et les valeurs humaines de base et renforcer la bonne gouvernance.

http://actu.dna.fr/020918063850.kasi1hv4.html

19 septembre 2002
De l'antimatière en quantité quasi industrielle

Le CERN mérite plus que jamais d'être qualifié d'usine à antimatière. Le Centre européen pour la recherche nucléaire annonce aujourd'hui dans la revue Nature une production d'au moins 50.000 atomes d'antihydrogène. Les expériences précédentes, tant au CERN qu'au Fermilab de Chicago, n'avaient permis d'obtenir que quelques poignées d'antiparticules. Avec une telle quantité d'antimatière, les chercheurs pourront mener d'autres investigations sur les relations entre la matière et l'antimatière. La question première étant: pourquoi la nature a-t-elle préféré la matière? Les antiparticules d'hydrogène sont théoriquement l'image inversée de l'atome d'hydrogène. Celui-ci est composé d'un proton chargé positivement autour duquel tourne un électron négatif. L'antiatome est lui composé d'un antiproton négatif et d'un positron positif. Les chercheurs du CERN ont travaillé en plusieurs étapes: le décélérateur d'antiprotons (AD) commence par ralentir ces antiparticules à un dixième de la vitesse de la lumière. Ensuite, un autre instrument, ATHENA, capture ces antiprotons et les refroidit encore avant de les mélanger avec des positrons eux aussi refroidis. Baisser la température permet de diminuer la vitesse. Quand une particule rencontre son antiparticule, elles s'annihilent. Les physiciens pensent que des quantités égales de matière et d'antimatière existaient à l'origine de l'Univers. Notre existence montre que la matière l'a emporté, grâce à un déséquilibre qui l'a favorisée. Ce déséquilibre ne cesse d'intriguer les physiciens.
Cécile Dumas

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020919.OBS0206.html?0754

19 septembre 2002
L'Europe va se lancer dans l'aventure martienne

TOULOUSE (AFP)
L'Europe, qui a longtemps attendu le moment propice pour organiser une mission martienne, s'y lancera en 2003 avec la sonde Mars Express actuellement en phase d'essai final (mécanique, thermique et électrique) au centre d'essais spatiaux Intespace à Toulouse. La sonde scientifique sera lancée à destination de la "planète rouge" dans le cadre du programme scientifique à long terme de l'ESA (Agence Spatiale Européenne), avec pour principal objectif de rechercher, depuis une orbite martienne, de l'eau sous la surface de la planète. Elle tentera également de déceler des traces de vie au moyen d'un atterrisseur qui sera largué sur le sol martien, pour collecter et analyser des échantillons in situ. Outre les objectifs scientifiques qui lui seront fixés, Mars Express assurera des services de relais de communication entre la Terre et les atterrisseurs envoyés à la surface de Mars par d'autres pays, a indiqué David Southwood, directeur scientifique de l'ESA devant la presse. Plusieurs sondes scientifiques internationales partiront en effet vers la "planète rouge" entre 2003 et 2004, inaugurant une nouvelle ère d'exploration de la seule planète de notre système solaire susceptible de recéler des traces de vie. Selon David Southwood, cette première mission martienne de l'Europe sera "l'expression du savoir-faire européen" et de la "vision cosmique que s'est fixée l'Agence Spatiale Européenne pour les prochaines années". Mars Express, dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à la filiale d'EADS Astrium, inaugure une nouvelle catégorie de missions dite "flexibles", relativement peu onéreuses et devant être menées rapidement. Son coût sera limité à 150 millions d'euros, soit le tiers de celui de missions précédentes d'ampleur équivalente. Mars Express comporte un véhicule spatial et ses instruments, un atterrisseur, un centre d'exploitation au sol et un lanceur. Les sept instruments scientifiques embarqués sur l'orbiteur conduiront une série d'expériences de télédétection destinées à étudier sous un jour nouveau l'atmosphère, la composition du sol et la géologie martiennes. En particulier, une caméra stéréoscopique à haute résolution fournira des images de la surface de Mars en couleur et en relief, sur lesquelles on pourra distinguer des détails de 12 à 15 mètres. Le robot mobile Beagle 2, du nom du navire d'exploration sur lequel Darwin partit en 1831 à la découverte de mers inexplorées, offre à l'Europe une occasion exceptionnelle de contribuer à la recherche de vie sur Mars. Beagle 2 devra affronter des températures pouvant tomber à -100°C. Le véhicule spatial sera lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, dans une fenêtre de lancement exceptionnellement favorable de 11 jours s'ouvrant le 1er juin 2003. A cette date en effet, la distance séparant les planètes Terre et Mars sera minimale, soit de 55 millions de kilomètres, opportunité qui ne se présente que tous les 17 ans. Mis en orbite par une fusée Soyouz-Frégate du consortium euro/russe Starsem, Mars Express devrait arriver fin décembre sur une orbite elliptique quasi-polaire autour de Mars.

http://fr.news.yahoo.com/020919/202/2re9j.html

19 septembre 2002
Une vitamine qui rend intelligent

La vitamine K ne cesse d'étonner les chercheurs. En plus de ses propriétés coagulantes et anti-hémorragiques, elle joue un rôle dans les mécanismes cognitifs. « Un individu qui n'en consomme pas suffisamment peut développer des problèmes de cognition », a expliqué Guylaine Ferland, professeur au Département de nutrition de l'Université de Montréal. Dans son laboratoire, elle a soumis des rats au test de la piscine de Morris. Cette expérience consiste en un bassin où l'animal doit s'orienter à l'aide de repères visuels, dans le but de retrouver une plate-forme immergée où il peut se reposer. La scientifique a séparé les rats en deux groupes, suivant la quantité de vitamine K qu'elle leur donnait. À six et 12 mois, tous les rongeurs ont réussi le test avec brio, sans exception. Mais à 21 mois, la carence alimentaire a eu un impact : les rats dont le régime était carencé en vitamine K ont été moins performants que les autres. La différence est d'environ 35%. « Les rats qu'on a privés de vitamine K ont connu un déficit cognitif à un âge avancé », a-t-elle conclu. Les chercheurs ont également découvert comment la vitamine K se distribue dans le cerveau. Elle se concentre dans le mésencéphale et le bulbe Pons, des régions riches en substance blanche. Mais Guylaine Ferland compte en apprendre davantage sur des cobayes humains. La vitamine K est l'une des seules vitamines que notre organisme synthétise. Elle est absorbée par l'intestin grêle grâce aux sels biliaires et stockée dans le foie. Elle permet la sécrétion de la prothrombine, une substance contenue dans le sang et qui participe à la coagulation de celui-ci. Lors de la coagulation, la prothrombine transforme la fibrinogène (protéine du plasma sanguin) en fibrine et fibrine-globuline, coagulants expulsant le sérum pour former le caillot de sang nécessaire à la guérison d'une plaie. Pour les hommes, les apports quotidiens recommandés de vitamine K sont de 0,045 mg. Pour les femmes, ils passent à 0,035 mg. Les principales sources végétales de vitamine K sont les légumes verts (épinard, navet, chou).

http://fr.news.yahoo.com/020919/23/2rfl2.html

19 septembre 2002
Schizophrénie : nouvelle piste génétique

Des chercheurs français ont identifié une altération génétique sur le chromosome 22 qui pourrait constituer une susceptibilité génétique à la schizophrénie. Cette maladie psychiatrique touche 1% de la population mondiale. Son origine est en partie génétique, mais son déclenchement dépend également de facteurs environnementaux, selon les spécialistes. L’équipe de Thierry Frebourg (Inserm/CHU de Rouen) a constaté qu’une région du chromosome 22 était altérée chez des patients schizophrènes et que cette altération était liée à un taux sanguin élevé de proline -un acide aminé. Cette anomalie a déjà été observée chez des personnes souffrant de retard mental. De précédents travaux avaient montré qu’une région du chromosome 22 était altérée dans le syndrome de DiGeorge (également appelé microdélétion 22q11). Les chercheurs de l’Inserm ont étudié en détail les gènes de cette région chromosomique et ont découvert que les 63 patients schizophrènes présentaient une délétion sur le gène PRODH. Ce gène participe à la régulation de la proline. En cas d’altération génétique, le taux de proline sanguin augmente. Cette même altération est présente chez les enfants atteints d’hyperprolinémie, maladie rare entraînant un retard mental. Des mécanismes similaires pourraient donc être à l’œuvre dans ces différentes maladies, la schizophrénie, le syndrome de DiGeorge et l’hyperprolinémie. Pour poursuivre cette recherche, publiée dans la revue Human Molecular Genetics de septembre, Thierry Frebourg et ses collègues envisagent de doser le taux de proline sur une large population de schizophrènes afin de mesurer la fréquence de l’altération génétique.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020918.OBS0174.html?0754


19 septembre 2002
Nouvelle piste sur l'homosexualité
SELON UNE ETUDE publiée aujourd'hui dans les annales de médecine américaines, des scientifiques américains affirment avoir rendu des mouches mâles homosexuelles, par une mutation génétique provoquée en laboratoire. L'expérience a consisté à ajouter un gène mutant, sensible à la température, dans les cellules nerveuses de mouches drosophiles, une espèce très utilisée en recherche génétique. Par la suite, l'équipe du professeur Toshihiro Kitamoto a observé qu'en augmentant la température ambiante à 30 o C les mouches mâles se désintéressaient des mouches femelles, pour répondre au contraire aux avances sexuelles des mâles ! En revanche, lorsque la température baissait, les mouches reprenaient leur comportement sexuel habituel. Influence des facteurs génétiques Doit-on en conclure qu'il existe un gène de l'homosexualité, chez la mouche, et par extension chez l'homme, car leurs patrimoines génétiques sont très proches ? Le généticien Axel Kahn n'est pas convaincu. « Dire que ces mouches deviennent homosexuelles serait une erreur. En fait, la modification génétique effectuée perturbe leurs phéromones, des substances grâce auxquelles elles différencient les mâles des femelles. Dans le cadre de cette expérience, elles ne savent tout simplement plus différencier un mâle d'une femelle », explique-t-il. La piste d'un gène de l'homosexualité humaine est-elle pour autant farfelue ? Oui et non, répond-il. « Les travaux scientifiques menés par des chercheurs californiens dans les années quatre-vingt, très affirmatifs sur le sujet - ils avaient même localisé le fameux gène sur le chromosome X -, n'ont pas été confirmés par d'autres équipes de chercheurs. » Mais Axel Kahn ne balaie pas totalement cette piste. Selon lui, notre comportement sexuel est « clairement » influencé par des facteurs génétiques. « Dire le contraire serait une stupidité. Nous avons des gènes qui jouent un rôle dans notre sexualité », explique-t-il. Mais il nuance fortement leur impact en rappelant la « grande complexité » des mécanismes de la sexualité chez l'homme et la femme. « L'influence d'un gène de l'homosexualité, s'il existe, serait fortement compensée par notre environnement culturel, notre éducation et notre milieu social », explique-t-il.


16 septembre 2002
Ouverture d'un centre de fécondation artificielle pour lesbiennes
Photographie d'un spermatozoïde s'apprêtant à pénétrer l'intérieur d'un ovocyte, prise le le 04 décembre 2000 au service de biologie de la reproduction de l'Hôpital de la Conception à Marseille Une clinique spécialisée dans la fécondation artificielle réservée aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, présentée comme une première en Europe, ouvre ses portes lundi à Londres, a annoncé son fondateur. L'ouverture de ce centre controversé, situé sur Harley Street, fait suite au lancement il y a trois mois du premier site internet (Mannotincluded.com, littéralement "les hommes non compris") de donneurs de sperme réservé au couple de lesbiennes désirant un enfant. Le centre "a été lancé pour répondre à la façon insensible et indifférente avec laquelle les lesbiennes et les femmes seules sont traitées par certaines cliniques en raison de préjugés sociaux et de discrimination", a expliqué le fondateur de la clinique, John Gonzales. "Et même les cliniques qui les acceptent ne semblent pas comprendre les besoins et les situations différents de ces groupes sociaux", a-t-il ajouté. Le centre a déposé une demande d'autorisation à pratiquer des inséminations artificielles et pour stocker du sperme congelé, mais il ne pourra procéder à aucune insémination artificielle tant qu'il n'aura pas reçu sa licence. M. Gonzales a indiqué qu'il espérait obtenir cette licence dans les prochains mois. La société Mannotincluded espère ouvrir deux autres cliniques similaires dans les prochains mois à Manchester (nord de l'Angleterre) et à Edimbourg (Ecosse). Selon Mannotincluded.com, 250.000 couples de lesbiennes vivent au Royaume-Uni.
http://actu.dna.fr/020916065420.4722vrsw.html


16 septembre 2002
Des mouches rendues temporairement homosexuelles par manipulation génétique
WASHINGTON (AFP)
Des chercheurs américains ont réussi à modifier les préférences sexuelles de la Drosophile, ou mouche du vinaigre, la rendant temporairement homosexuelle, par une action sur certains neurones, selon des travaux parus mardi aux Etats-Unis. Les chercheurs, par manipulations génétiques, ont introduit un gène mutant, sensible à la température, au sein d'un groupe particulier de neurones de la Drosophile. Ce gène joue un rôle dans les secrétions d'un transmetteur chimique. "Le gène mutant a interrompu les communications nerveuses dans ces neurones spécifiques quand les mouches mâles ont été placées sous des températures plus chaudes. Elles ont soudainement commencé à s'intéresser aux autres mâles", a expliqué le professeur Toshihiro Kitamoto, qui a conduit l'étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences (PNAS) américaine. Pour l'expérience, une partie (un allèle) d'un gène appelé "shibire" a été modifiée pour être sensible à la température et perturber les transmissions synaptiques entre neurones. A partir de 30°C, les mouches mâles modifiées ont commencé à se désintéresser des mouches femelles pour tourner leur attention vers d'autres mâles, répondant même aux avances sexuelles de mâles par les mêmes avances, selon l'étude. Replacées dans un milieu plus frais, les mouches ont repris leur comportement sexuel habituel, selon la recherche. Ses résultats tendent à montrer que les rapports entre mâles sont supprimés par l'actions de neurones dont le rôle pourrait être de détecter ou d'interpréter des signaux d'hormones anti-aphrodisiaques, a encore expliqué le professeur Kitamoto, du service de neurosciences du Centre de recherche médical et de l'institut de recherche Beckman de City of Hope (Californie). Les neurones affectés par le gène mutant comprennent des nerfs sensibles au goût, situés dans la tête et les pattes. Le rôle de ces neurones pourrait être d'empêcher l'attirance entre mouches mâles par la détection ou l'interprétation de phéromones aphrodisiaques produites par les mâles. Les auteurs soulignent qu'à la différences d'autres études montrant l'existance de mouches dont le système nerveux comporte une anomalie induisant un comportement homosexuel irréversible, "le rapport mâle-mâle dont il est fait état ici est différent car il peut être activé ou désactivé à différentes températures et n'est donc pas une conséquence d'un développement anormal". De précédentes recherches impliquant des manipulations génétiques sur la mouche avaient déjà permis d'amener ces drosophiles à un comportement homosexuel mais la procédure neuronale expliquant les modifications de préférences sexuelles demeurait inconnu. La Drosophile (Drosophila melanogaster) est l'un des organismes les plus étudiés par les généticiens. Ses gènes permettant d'établir certains parallèles avec l'homme. Le décryptage du génome de cette mouche a été achevé en 2000, avec le séquençage des quelque 13.600 gènes constituant l'acide désoxyribonucléique (ADN) de l'animal.
http://fr.news.yahoo.com/020917/202/2racq.html


16 septembre 2002
De la forme de la poire

Pourquoi un fruit est-il rond plutôt qu’allongé, en forme de poire, ou inversement ? Une simple mutation sur un gène suffirait pour expliquer cette différence, selon un article publié aujourd’hui dans les Proceedings of the national Academy of Sciences. Dans la nature, la forme allongée est moins fréquente que la forme arrondie et sphérique. La domestication des fruits puis l’ingénierie agronomique ont favorisé la diversité des formes, alors que les mécanismes moléculaires à l’origine de ces formes sont encore mal connus, soulignent les auteurs de l’article. En travaillant sur des plants de tomates transgéniques, Steven Tanksley et ses collègues ont constaté qu’une seule mutation sur le gène appelé OVATE permettait le passage de la tomate ‘ronde’ à la tomate ‘allongée’. La mutation opère en bloquant l’expression d’une protéine très tôt dans le développement de la fleur et du fruit. Ces chercheurs de la Cornell University (Ithaca, NY) ont trouvé des gènes similaires chez le riz et la plante Arabidopsis thaliana. Ils en concluent que des changements peuvent survenir très vite au cours de l’évolution à travers une simple mutation sur un gène clef.

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020917.OBS0064.html?1132

16 septembre 2002
Un nouveau gène candidat pour le cancer de la prostate

Un gène jusque-là associé aux problèmes vasculaires serait impliqué dans le développement du cancer de la prostate, selon des chercheurs américains. D’après cette découverte, publiée aujourd’hui sur le site internet de la revue Nature Genetics, certains cas de cancer de la prostate résulteraient d’infections. Le gène MSR1 (pour macrophage scavenger receptor-1) est connu depuis une vingtaine d’années comme un agent favorisant le dépôt de plaques sur les parois artérielles, et donc le durcissement des artères. MSR1 aide les macrophages, des cellules du système immunitaire, à faire leur travail de ‘’nettoyeur’’ après les infections bactériennes. Les chercheurs ont découvert que ce gène était muté chez 12,5% des noirs-américains souffrant d’un cancer de la prostate, contre 1,8% chez ceux qui n’ont pas cette maladie. Chez les hommes de type caucasien (européen), les proportions sont de 4,4% et de moins de 1%. Les chercheurs suspectent qu’une version altérée du gène empêche les macrophages de bien nettoyer après une infection, laissant des lésions inflammatoires sur la prostate. Ces travaux doivent être confirmés par d’autres études.

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020916.OBS0041.html?1345

15 septembre 2002
L'an 1 du cinéma en ligne
La rédaction, Micro Hebdo

Le site Movielink - créé par cinq majors américaines - diffusera dès la fin de l'année des films en streaming. Les internautes pourront les visionner sur leur PC ou leur téléviseur. On nous le promet depuis longtemps, mais cette fois, le cinéma à la maison via Internet est sans doute pour bientôt. Il deviendra possible de choisir son film sur catalogue, payer sa séance en ligne et le regarder sur son PC ou son téléviseur, tout en bénéficiant d'une qualité d'image et de son exceptionnelle. Aux Etats-Unis, cinq majors (Paramount, Métro Goldwyn Mayer, Universal Pictures, Sony Pictures, Warner Bros) se sont associées pour créer Movielink, un site Internet qui proposera au public américain des films en streaming (diffusion directe) dès la fin de l'année. Deux autres, Disney et 20th Century Fox, ont annoncé qu'elles se lanceraient, elles aussi, dans l'aventure. Parallèlement à cela, c'est à Hollywood que Bill Gates, le patron de Microsoft, a présenté il y a quelques jours la dénière mouture de son logiciel de lecture vidéo Windows Media Player. Cette nouvelle version, capable, paraît-il, d'afficher des vidéos avec une qualité six fois supérieure à celle des DVD, présente de sensibles améliorations en termes de compression, de protection contre le piratage, sans compter la quasi-disparition du buffering, le tampon qui ralentit la diffusion de vidéos sur Internet. Autant d'arguments utiles pour gagner la confiance des fabricants de films...
Un début prometteur en France
De ce côté-ci de l'Atlantique, la vidéo à la demande sur Internet se prépare aussi à sortir de la marginalité. Le site français Netcine.com, créé début 2002, vient de signer des accords de partenariat avec une quarantaine de producteurs français, et avec les fournisseurs d'accès Club-Internet et Wanadoo (en plus de Noos et 9Online). Dès la fin du mois, il adoptera le codec Windows Media Player 9, lui permettant d'offrir à ses abonnés une meilleure qualité de diffusion. « Nous proposerons 400 films en ligne avant la fin de l'année et commercialiserons dès l'automne une offre d'abonnement de 5 films par mois pour 25 euros, en offrant gratuitement à chaque abonné un boîtier de liaison sans fil pour relier son PC au téléviseur », précise Emmanuel Montamat, directeur général de Netcine.com. L'offre est alléchante, même s'il faut rappeler que le succès de ce type de services est directement lié au développement du haut débit. Les vidéoclubs ont donc encore de beaux jours devant eux, mais quelque chose de nouveau est en marche sur le Net.
http://www.01net.com/rdn?oid=193192&rub=1714


15 septembre 2002
Cancer du côlon : nouvelle explication génétique
Un autre gène est mis au banc des accusés dans le cancer du côlon
France
Des scientifiques proposent une nouvelle explication génétique concernant le développement du cancer colorectal. Daniel Louvard de l'Institut Curie, à Paris, a découvert qu'une mutation sur le gène k-ras, impliqué dans la prolifération et la mort programmée des cellules, déclenche le processus tumoral dans le côlon. Publiés dans la revue Gastroenterology d'août 2002, ces travaux permettront de rechercher de nouvelles cibles thérapeutiques. Un cancer se développe à partir d'une cellule dont le matériel génétique est altéré suite à l'accumulation d'erreurs dans plusieurs de ses gènes. Cette cellule endommagée se multiplie engendrant d'autres cellules malades qui prolifèrent à leur tour de façon anarchique dans l'organisme. Pour transformer une cellule saine en cellule malade, il faut quatre ou cinq mutations sur les gènes qui régulent les processus vitaux de la cellule. Les scientifiques ont créé des souris transgéniques dotées du gène k-ras muté qui s'exprime dans toutes des cellules de l'intestin. Quelques mois plus tard, ils se sont aperçus que 80% de ces souris transgéniques ont développé des cancers du côlon sans que le gène APC ait muté. Ils en ont déduit que l'altération du gène k-ras est l'un des initiateurs du processus tumoral dans le côlon. Des analyses menées chez l'homme montrent que les mutations du gène k-ras sont souvent présentes dans ces cancers sans qu'APC soit altéré. Le cancer colorectal constitue la deuxième cause la plus fréquente de décès par cancer chez les Canadiens, après le cancer du poumon.

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2938.asp

15 septembre 2002
La clinique qui choisit le sexe des enfants

Va-t-on vers le choix du bébé « à la carte », avec les dérives que cela comporte ? Pour la première fois en Europe, on peut choisir le sexe de son futur enfant. C'est en Belgique aujourd'hui, à deux pas de la France. «OUI, je pratique le sexing, et alors ? » Au neuvième étage de son bureau, dans la polyclinique d'endocrinologie de l'hôpital universitaire de Gand (Belgique), le docteur Comhaire, 62 ans, n'a pas d'états d'âme. Il ne se cache pas, même s'il veut rester discret. Ici, sa spécialité n'est pas illégale. Il est le premier en Europe à choisir le sexe de l'enfant à naître. Depuis décembre, quinze couples ont déjà déposé un dossier chez lui. Quinze cobayes. Objectif : donner naissance selon leur voeu soit à une fille soit à un garçon. Du point de vue médical, ses clients n'ont aucun problème pour concevoir un bébé. « Ce sont des gens qui ont des enfants du même sexe, et veulent éviter la déconvenue pour le petit dernier. » Des Français, il en voit. Comme ce couple, lui patron dans l'agroalimentaire, elle avocate, parents de trois garçons, qui l'a consulté avec un « désir profond d'avoir une fille ». Des familles recomposées le sollicitent aussi. Témoins cet homme et cette femme, déjà père et mère tous les deux de deux filles d'une première union, qui rêvaient d'avoir un petit garçon ensemble. Plutôt discret sur ses résultats, Frank Comhaire lâche juste qu'« une seule grossesse est en route. » Pour arriver jusque-là, le sperme du mari a franchi deux fois l'océan Atlantique, puisque le tri des chromosomes mâles et femelles ne se fait qu'aux Etats-Unis. S'enrichit-il avec ce business ? L'air roublard, il jure que non, affirmant ne prendre que « 100 € » (656 F) par consultation. Sur un protocole facturé 6 300 € (41 325 F). Reste que cette activité booste sa clinique privée. En une heure, son portable sonne vingt fois, la plupart du temps pour des demandes urgentes de rendez-vous venues de toute l'Europe. « Au nom de quoi la société s'en mêlerait-elle, en les interdisant ? Je ne vois pas où est le problème » Décider arbitrairement du sexe de l'enfant n'est-il pas tabou ? Le médecin s'offusque. « Ces décisions sont d'ordre totalement privé. Au nom de quoi la société s'en mêlerait-elle, en les interdisant ? Je ne vois pas où est le problème, à partir du moment où l'on prouve que cela ne nuit ni à l'enfant à naître ni à ses frères et soeurs. » A 50 km de là, à Bruxelles, le docteur Platteau pratique la même sélection. « Moi aussi je suis pour le sexing, c'est l'avenir. » Dans son bureau du neuvième étage de l'hôpital universitaire de la capitale belge, Peter Platteau, qui fait beaucoup plus jeune que ses 40 ans, est aussi un convaincu. Mais, pour l'instant, il ne pratique pas. Il attend que la « commission d'éthique », qui se réunit dans quelques semaines en Belgique donne son feu vert. En redoutant la loi qui pourrait interdire ce type d'activité. Aujourd'hui, il montre son laboratoire d'andrologie, où six gros cylindres couleur argent renferment les bacs de congélation qui contiennent, à moins 80 o C, des milliers d'échantillons de sperme des futurs papas. Pour qu'il n'y ait pas de risques d'erreur sur les noms, deux personnes sont spécialement chargées de l'étiquetage informatique. « Quand on a créé la fécondation in vitro, en 1968, avec Louise Brown, beaucoup de gens nous traitaient d'apprentis sorciers. Or ces enfants sont maintenant là et bien là. Avec le sexing, ce sera aussi un progrès pour l'humanité, à condition de bien le maîtriser. » Les dangers du « bébé à la carte », des parents qui veulent un enfant aux cheveux blonds ou aux yeux bleus ? « Il faut faire confiance aux scientifiques, il n'y aura pas de dérives. » C'est dans ces laboratoires bruxellois qu'a été inventée en 1992 la technique révolutionnaire de l'Icsi, permettant de pallier de nombreux cas de stérilité masculine. Aujourd'hui, si le docteur Platteau a le droit de faire du sexing, c'est uniquement pour les personnes porteuses de maladies génétiques. Beaucoup essaient pourtant de lui forcer la main. « Hier, c'était une Allemande de 36 ans, mère de deux filles, qui pleurait au téléphone car elle venait de faire une fausse couche et de perdre le fils tant attendu. Elle m'a imploré pour que j'accepte de sélectionner des spermatozoïdes du mari. J'étais triste pour elle, mais j'ai été obligé de refuser. » Il avait déjà trois filles et voulait « assurer la succession » La semaine dernière, un entraîneur de foot évoluant en Division 1 en Algérie et sa femme ont fait le voyage jusqu'à Bruxelles pour le voir. Le médecin a refusé de donner suite au désir du père d'avoir un garçon. Il avait déjà trois filles et voulait « assurer la succession ». Pourquoi croit-il au sexing ? « Pour aider les gens qui souffrent. Des femmes sont rejetées par leur mari parce qu'elles n'ont que des filles. Des couples sont démoralisés à force de n'avoir que des garçons. Je suis pour la légalisation du sexing, mais en mettant des garde-fous. On pourrait peut-être ne l'autoriser que pour les couples qui ont déjà deux garçons ou deux filles. » Et pour les obstinés, Peter Platteau recommande d'aller aux Etats-Unis ou glisse l'adresse d'un « centre de reproduction humain ». A Amman, en Jordanie.
Marc Payet


14 septembre 2002
Les cellules graisseuses nouveau réservoir du virus du sida ?
Le virus du sida qui s'attaque de préférence aux cellules du système immunitaire pourrait également se tapir dans les cellules graisseuses, selon des chercheurs français. Le tissu adipeux pourrait être une nouvelle cible du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), selon l'équipe du Dr France Pietri-Rouxel et du Dr Uriel Hazan du département des maladies infectieuses de l'Institut Cochin à Paris (Inserm--CNRS). L'entrée du virus dans les cellules du système de défense immunitaire nécessite la présence de points d'accès, des molécules appelées récepteurs "CD4, CXCR4 et CCR5" qui se trouvent à la surface de ces cellules. Les chercheurs ont mis en évidence la présence de ces points d'accès sur les cellules graisseuses humaines et montré, pour la première fois, qu'elles pourraient également être une cible du VIH, selon une étude in vitro, parue dans la revue de biologie expérimentale américaine Fasebj. Mis en contact avec des cellules graisseuses, le virus est capable d'y pénétrer et d'entamer son cycle de développement et de multiplication. De plus, la chercheuse et le Dr Jacques Leibowitch (hôpital Raymond Poincaré de Garches) ont présenté des résultats préliminaires le 10 septembre dernier au 9e Congrès international de virologie, présidé par le Dr Robert Gallo à Baltimore (Etats-Unis), selon lesquels le tissu adipeux pourrait constituer un réservoir du virus, après avoir analysé de la graisse provenant de patients infectés et sous tri-thérapie. Si ces résultats venaient à être confirmés, le tissu adipeux (graisse) pourrait constituer un réservoir considérable de virus, étant donné la proportion de graisse présente dans l'organisme humain, ainsi qu'une nouvelle cible de traitement pour améliorer l'efficacité de ceux actuellement disponibles. La difficulté à éradiquer totalement le virus, malgré la puissance des traitements administrés aux patients contaminés, s'expliquerait par la capacité du virus à se dissimuler dans l'organisme, à l'abri dans des réservoirs inaccessibles à la thérapeutique.

http://actu.dna.fr/020913183847.8hcyluu2.html

12 septembre 2002
Identification d'un groupe de gènes communs aux cellules souches Une comparaison génétique de trois principaux types de cellules souches a permis de découvrir que ces cellules ont certains gènes en commun décrits comme "l'essence" des cellules souches, un constat qui pourrait accélérer la recherche dans ce domaine d'avenir de la médecine, selon une étude publiée jeudi. Un chercheur de l'Institut médical Howard Hughes de Chevy Chase (Maryland) et ses collègues de l'université de Harvard (Massachusetts) ont pu identifier des gènes spécifiques des cellules souches, qui se distinguent de ceux impliqués dans la croissance normale des cellules adultes différenciées, rapportent-ils dans Science Express, publication internet de la revue Science. Pour parvenir à ces résultats, ils ont comparé chez la souris des cellules souches embryonnaires, neurales et hématopoïétiques (cellules produisant le sang), mettant en parallèle l'activité génétique de ces cellules souches avec l'activité génétique constatée au sein des cellules déjà différenciées, parmi lesquelles les neurones et cellules de moelle osseuse. "Nous avons d'abord établi qu'il y a un programme génétique commun partagé par les cellules souches", a expliqué Douglas Melton, qui a mené l'étude. "Mais nous avons aussi découvert que ces trois types de cellules souches n'étaient pas identiques". Les chercheurs ont identifié 216 gènes considérés comme formant "l'essence" de ces cellules souches, ont-ils indiqué. Ces gènes entrent dans des catégories reflétant les tâches que les cellules souches doivent remplir pour s'auto-renouveler et se différencier, a expliqué M. Melton. "Par exemple, ces cellules souches paraissent extrêmement enrichies en produits génétiques impliqués dans la gestion des toxines environnementales, ce qui leur permet de supporter le stress", a-t-il dit. La comparaison des cellules souches avec des cellules différenciées a permis de révéler des différences qui devraient aider à la mise au point de techniques pour amener les cellules souches à se différencier en cellules adultes, selon le chercheur. "Ces résultats fournissent un point de départ pour aider à trouver la façon de provoquer la transformation des cellules en neurones par exemple, qui pourraient aider à rajeunir le tissu cérébral détruit par des maladies neurodégénératives", a-t-il ajouté. Ces résultats devraient également favoriser l'identification de nouvelles cellules souches. "Par exemple, personne n'a pour l'instant réussi à identifier les cellules souches adultes du pancréas", a poursuivi M. Melton. "Maintenant nous savons que si nous voulons isoler ces cellules, nous devons chercher des cellules qui expriment de nombreux gènes parmi ceux qui forment l'essence des cellules souches", a-t-il dit. Les cellules souches, adultes ou embryonnaires, sont considérées comme une piste d'avenir de la médecine réparatrice en raison de leur potentiel à produire tous types de cellules de l'organisme. Elles pourraient un jour être utilisées comme un stock de pièces détachées pour reconstituer des tissus attaqués par le cancer ou d'autres maladies.
http://actu.dna.fr/020912212110.1zyvhh1c.html

12 septembre 2002
Un pacemaker biologique transféré par génie génétique chez le cochon d’Inde !

Des chercheurs de l’institut de cardiobiologie moléculaire de l’université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, EU), reportent dans la revue Nature, la conversion in vivo de cardiomyocytes de cochon d’Inde en cellules donnant le rythme cardiaque (cellules pacemaker), après transfert génétique dans les cellules cardiaques ventriculaires, du gène codant pour un canal à potassium nécessaire à l’activité électrique autonome du muscle cardiaque. Pour battre de façon autonome un cœur a besoin de quelques cellules spécialisées qui laissent passer entre elles des flux d’ions potassium afin de délivrer le courant électrique qui déclenche les battements du muscle cardiaque. L’équipe de Bradley Nuss a transféré le gène responsable de ce flux potassique (Kir2.1), greffé à un vecteur viral (adénovirus couplé à la GFP) dans la cavité ventriculaire gauche de cochons d’Inde, avec une efficacité de transduction dans les cardiomyocytes de 20%. Au bout de 3-4 jours, 80% des cellules portaient l’insert. Pour visualiser les effets de ce transfert sur la conductivité électrique liée au potassium, les chercheurs ont inhibé ce dernier en interrompant la balance électrique créée par le flux potassique et observé alors que les cellules étaient de nouveau capables de se contracter de façon autonome. Les auteurs pensent maintenant à appliquer leurs découvertes à une approche thérapeutique chez l’homme visant à réguler les défauts d’entraînement cardiaque en redonnant à des cellules de malades la capacité de devenir des sortes de pacemakers biologiques.

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4297&cal=1

11 septembre 2002
Nanomatériaux aux États-Unis
Des nanotubes de carbone pour protéger l'environnement Piéger de la toxine, détecter la présence de gaz toxiques ou stocker de l'hydrogène sont autant d'applications possibles des nanomatériaux - et en particulier des nanotubes - dans le domaine de la protection de l'environnement. Les lacs et rivières pourraient en être les premiers bénéficiaires.
http://www.adit.fr/adit_edition/produits/ti/chapeau/TI87-01.html


11 septembre 2002
Nano-médecine: vers le ciblage des tumeurs in vivo
Des chercheurs du Burnham Institute et de l’université de San Diego (La Jolla, Californie, EU) ont développé des nanoparticules inorganiques qui ciblent les tissus cancéreux chez la souris. Ces particules semi-conductrices, appelées ‘quantum dots’ (qdots), recouvertes de peptides qui se lient spécifiquement à des antigènes tumoraux, sont capables après une injection d’être adressées dans les tissus de l’animal en vie. Les qdots sont des petits nanocristaux, émettant de la lumière de forte intensité (rouge ou verte), très stables et faciles à suivre dans le corps. Des peptides spécifiques de certaines tumeurs (sein ou vaisseaux drainant les tumeurs) ont été élaborés par Erkki Ruoslahti, qui travaille depuis de nombreuses années sur l’identification de courtes séquences d’acides aminés (entre 9 et 30 résidus) spécifiques des antigènes tumoraux à l’aide de criblage de banques peptidiques phagiques (phagotopes). Les chercheurs ont ainsi pu chez la souris atteindre trois tissus différents (le poumon sain, les vaisseaux sanguins et lymphatiques de tumeurs) en leur injectant des nanoparticules couplées aux peptides spécifiques de ces tissus. Les auteurs se montrent enthousiastes sur leurs résultats et entrevoient des applications thérapeutiques à leurs travaux, notamment en matière de traitement des cancers par voie systémique et à des stades précoces de la maladie. Des développements sont également envisagés pour la construction de nanoparticules plus complexes visant à cibler les régions anatomiques touchées par une maladie et destinées à recevoir des médicaments via cette technologie.

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4294&cal=1

10 septembre 2002
Hewlett-Packard crée une puce avec des molécules
La réussite présentée aujourd'hui en Suède par les laboratoires de H-P ouvre potentiellement la porte à une toute nouvelle façon de fabriquer des puces d'ordinateur. Les chercheurs de H-P ont créé une mémoire vive de 64 bits sur une surface d'un micron carré (micron = millionnième de mètre). Elle est formée de molécules emprisonnées dans un grillage de platine ultra-fin. Chaque molécule est mise en position active ou inactive (0 ou 1) par un courant électrique qui circule dans les fibres de platine. Un courant plus faible permet ensuite de lire leur position. Cette puce est d'une capacité beaucoup trop faible pour être utilisable. Mais sa conception originale et sa taille minuscule pourraient présager une toute nouvelle génération de puces, véritablement conçues à partir de nanotechnologies
http://www.branchez-vous.com/actu/02-09/06-293301.html


10 septembre 2002
Nicotine et mort subite du nourrisson
Une étude des PNAS* apporte un nouvel éclairage sur le lien observé entre tabagisme et risque de mort subite du nourrisson. Des chercheurs français et suédois** ont en effet pu montrer l'implication de récepteurs nicotiniques spécifiques dans le mécanisme de protection contre le manque d'oxygène au cours du sommeil. Ce manque d'oxygène (ou hypoxie), qui survient fréquemment sous forme de brèves pauses respiratoires (apnées), déclenche normalement une puissante excitation cardio-respiratoire et le réveil, médiés par les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine (nAChRs). Et c'est l'interférence de la nicotine dans la bonne marche de ce mécanisme qui expliquerait l'effet néfaste de l'exposition au tabac sur le bébé. Dans leur étude, les chercheurs se sont intéressés au rôle de la sous-unité béta-2 des nAChRs, par le biais de souris mutantes dont les récepteurs ne possèdent pas cette sous-unité. Ils ont comparé les réponses de rongeurs mutants et normaux dans des conditions reproduisant l'apnée du sommeil. Résultats : les souris ordinaires s'éveillent plus facilement suite à un manque d'oxygène que leurs compagnes. Par ailleurs, une brève exposition à la nicotine diminue les capacités de réaction à l'hypoxie des premières mais n'a pas d'effets sur les secondes. Selon ces expériences, la sous-unité béta-2 jouerait donc un rôle crucial dans la prévention de défaillances respiratoires pendant le sommeil. Les auteurs espèrent maintenant que leurs conclusions pourront aider au développement de méthodes pour prévenir le syndrome de mort subite chez les nouveau-nés à risque.

http://www.infoscience.fr/

10 septembre 2002
Thérapie génique réussie de la mucopolysaccharidose
Une recherche américaine réalisée sur des chiots et menée par mark Haskins de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie, montre une thérapie génique réussie pour traiter la mucopolysaccharidose de type VII (syndrome de Sly) avant l’arrivée des symptômes. Le gène déficient (ßglucuronidase ou cGUSB) a été apporté par voie intraveineuse via un vecteur rétroviral et s’est inséré de manière fonctionnelle dans les hépatocytes de chiots atteints par cette maladie. La mucopolysaccharidose de type VII est une maladie lysosomiale due à un déficit en ßglucuronidase, une enzyme dégradant les glycosaminoglycanes et produite normalement par le foie. Les mucopolysaccharidoses affectent 1 enfant sur 27000 naissances, elles sont très invalidantes (retard mental, dysmorphie, troubles cardiaques, handicaps moteurs) et souvent fatales avant l’âge adulte. Dans leurs expériences, les auteurs ont perfusé 5 chiots à l’âge de deux jours, affectés par un syndrome de Sly, avec un vecteur rétroviral (basé sur le virus Moloney murine leukemia) porteur de la cGUSB. L’activité enzymatique de la cGUSB a été trouvée quasi-normale chez les animaux traités, 14 mois après l’injection, un des animaux présentant une activité 60 fois supérieure à la normale pendant 17 mois. Le gène de la cGUSB est apparu stable et non retrouvé dans la lignée germinale. Les animaux ont pris du poids de façon presque normale selon les auteurs et n’ont pas présenté de symptômes associés à la mucopolysaccharidose de type VII.

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4289&cal=1

09 septembre 2002
L'or liquide au secours des puces du futur
Francis Pisani, à Berkeley, Le Nouvel Hebdo
Une équipe de Berkeley ambitionne d'en finir avec les codes-barres. Mais, derrière cet objectif très terre à terre, se profile une technologie alternative de fabrication des circuits imprimés à base de cristaux d'or. Vivek Subramanian a deux ambitions : éliminer les files d'attentes dans les supermarchés et prolonger la durée de validité de la loi de Moore selon laquelle la puissance des microprocesseurs est multipliée par deux tous les 18 mois environ. Il ambitionne d'atteindre ses deux objectifs en développant des semi-conducteurs organiques sur une base de carbone et non plus de silicium. Pour éliminer l'attente devant les caisses des supermarchés, l'idée du docteur Subramanian, professeur au département d'ingénierie électrique et d'informatique de l'Université de Californie-Berkeley, requiert tout simplement que chaque produit soit doté d'un mode d'identification capable de communiquer à courte distance. Il faut pour cela mettre au point un semi-conducteur composé avec un matériau doté d'une fréquence radio identifiable et susceptible d'être imprimé directement sur les emballages. Il suffirait alors de passer sous une arche semblable à un détecteur de métal pour enregistrer toute la marchandise et recevoir la facture correspondante de façon presque instantanée. Bien sûr, l'usage d'étiquettes électroniques RFID pourrait être envisagé, mais cette technologie est encore bien trop chère pour être appliquée aux produits de la grande distribution. « Si nous voulons intégrer ce coût à une boîte de soupe qui vaut un demi-dollar, par exemple, nous devons trouver une solution inférieure à un cent », note le professeur.
Ultra bon marché
Vivek Subramanian se consacre donc à ce que lui-même qualifie d'« électronique ultra bon marché ». Même si la matière étudiée, son « encre », est appelée or liquide. Car les équipes du laboratoire de Berkeley ont réussi à synthétiser des nanocristaux d'or, composés d'une dizaine d'atomes et fondant à 100 degrés celsius... soit une température dix fois moins élevée que pour les films d'or habituellement utilisés en électronique. Ces nanocristaux sont encapsulés dans une structure à base de carbone, d'hydrogène et de soufre puis dilués dans de l'encre. Il ne reste à l'imprimante - spécialement fabriquée - qu'à déposer l'encre ainsi obtenue sur le support souhaité suivant le schéma prédéfini. La chaleur de l'opération dissout la protection organique laissant apparent l'or, particulièrement bon conducteur. Quant au problème de l'alimentation en énergie, l'équipe de Vivek Subramanian a imaginé d'envoyer « un signal radio au circuit, qui l'utilise comme source d'énergie pour lire l'information qu'il détient ». Et ça marche, même si ça reste lent. Or, pour que la solution soit retenue, l'arche doit pouvoir distinguer entre tous les produits contenus dans le chariot dans un temps acceptable... « Une seconde à peine », estime le docteur Subramanian. Aujourd'hui, il est encore loin du compte. Les composants devraient être prêts dans deux ans. À la suite de quoi « il faudra franchir l'étape de l'infrastructure ». Les supermarchés devront s'équiper d'arches de détections et adopter de nouveaux standards d'identification. Sans oublier les problèmes de pollution, car « certains des composants développés sont toxiques. » Et dans le processus de fabrication, il est indispensable de les isoler.
Nanotechnologie
En comparaison de ces difficultés la prolongation de la loi de Moore, qui pourrait cesser de s'appliquer dans 25 ans environ, semble un jeu d'enfants. « Si nous parvenons à faire tenir chaque partie d'un transistor dans une seule molécule, explique Vivek Subramanian, le rendement devrait augmenter de façon spectaculaire. » Pour y parvenir il a recours à l'Auto-assemblage. « Nous produisons déjà des transistors avec une seule couche de molécules mais pas encore dans une seule molécule », explique-t-il. Dans les douze mois qui viennent, son équipe pense produire des transistors de moins de 20 nanomètres, le seuil reconnu dans la définition de la nanotechnologie. Il serait erroné de croire que les travaux du docteur Subramanian et de son équipe ne concernent qu'un futur lointain. Il existe au moins un modèle d'autoradio commercialisé par le Japonais Pioneer dont l'écran contient des composants organiques. Il est plus lumineux et peut être lu sous tous les angles, explique Subramanian. Le chercheur estime d'ailleurs que « les écrans sont la force motrice de l'électronique organique ». C'est dire qu'elle a de l'avenir.
Glossaire
RFID : Radio Frequency Identification Devices. Produits communiquant entre eux par transmission radio sur la fréquence de 13,56 MHz. Auto-assemblage : pour travailler à l'échelle de la molécule, il faut soit arriver à manipuler les atomes un par un, soit générer des conditions dans lesquelles ces atomes vont s'assembler eux mêmes pour créer l'objet souhaité (réaction chimique...)
A quoi ça sert
Une nouvelle méthode pour produire mieux

Plutôt que de procéder par photolithographie, comme le sont tous les circuits imprimés actuels, les chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley proposent d'imprimer directement le circuit sur un support. Qu'il s'agisse de papier, de plastique ou de tissu. Les premières applications visées par l'équipe : le remplacement des codes-barres. Ou encore suivre l'évolution de produits périssables, « suivre l'évolution du contenu en gaz d'une bouteille de lait par exemple, voir quand elle est sur le point de fermenter », car la matière organique réagit de façon différente aux différentes molécules avec lesquelles elle est en contact, explique Vivek Subramanian. Poussée plus loin, la technologie donne des pistes intéressantes pour contourner les futures limites de l'électronique car, déjà, l'équipe flirte avec l'échelle des nanotechnologies.
Combien ça coûte
L'étiquette électronique enfin abordable

Les étiquettes électroniques actuellement sur le marché atteignent encore trop souvent 1 dollar par produit. Ainsi, l'Auto ID center du Massachusetts Institute of Technology (www.autoidcen-ter.org/index.asp) planche sur une technologie dont le prix dépasse le dollar. Tout l'objectif de Vivek Subramanian (http://device.EECS.Berkeley.edu) est de faire baisser ces coûts de façon drastique, « de trouver une solution inférieure à un centime ». L'équipe de Berkeley cherche avant tout le compromis entre technologie et coût, quitte à sacrifier quelques possibilités de la chose.
Une caisse express pour tous !
Pour éliminer l'attente aux caisses des supermarchés, chaque pro-duit pourrait à terme être doté d'une étiquette électronique imprimée directement sur l'emballage, grâce à de nouvelles techniques de fabrication. Il suffirait alors de passer sous une arche semblable à un détecteur de métal pour faire l'inventaire du chariot et établir la facture quasi instantanément.
http://www.01net.com/rdn?oid=192831&rub=3190


09 septembre 2002
Des médecins ferment une perforation du ventricule sans chirurgie
Presse Canadienne Montréal
Une équipe de cardiologues de Montréal vient de réaliser une première canadienne en réussissant à fermer une perforation qui s'était formée dans une paroi du ventricule du coeur, à la suite d'un infarctus, et ce sans intervention chirurgicale. La patiente, une dame de 72 ans, avait subi un infarctus et, quelques jours plus tard, avait développé une perforation appelée «communication interventriculaire postinfarctus». Habituellement, ce type de perforation est corrigé par une intervention à coeur ouvert. Les médecins fixent alors une pièce sur la perforation. Toutefois, comme cette dame souffrait d'une maladie pulmonaire et ne pouvait être ainsi opérée, l'équipe de médecins de l'Institut de cardiologie de Montréal a procédé à une fermeture sans intervention chirurgicale. Ils ont posé une prothèse obturante en l'introduisant par un cathéter. La technologie étant nouvelle, les médecins affirment qu'il est encore trop tôt pour se prononcer sur l'efficacité de l'intervention.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090134755.html

09 septembre 2002
Business lunaire
Après les débuts chaotiques du tourisme spatial, un nouveau pas important a été franchi dans la commercialisation de l’espace. Le gouvernement américain vient d’autoriser l’envoi d’une mission vers la Lune par une société privée. TransOrbital Inc., basée à La Jolla, en Californie, espère pouvoir envoyer la sonde TrailBlazer dans les 9 à 12 mois qui viennent, depuis la base de Baïkonour, au Kazakhstan. Le but : prendre des images de la surface de la Lune et des ‘’vestiges’’ des précédentes missions américaines et russes, ainsi que des vues de la Terre depuis la Lune. Ces photos et ces films seront ensuite commercialisés. TransOrbital prépare son projet depuis plusieurs années. En vertu du traité international de 1967 sur l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique par les Etats, les sociétés privées ne peuvent mener une activité spatiale qu’avec l’autorisation et sous le contrôle permanent d’un Etat. TransOrbital a dû fournir des garanties de ‘’bonne conduite’’ au gouvernement américain. La mission ne doit pas polluer la surface de la Lune, la contaminer avec du matériel biologique ou abîmer les sites d’alunissage historiques. En cas de dommage, c’est l’Etat américain qui est responsable. Après plusieurs semaines passées en orbite basse autour de la Lune, TrailBlazer doit finir sa course en rencontrant la surface de l’astre –approche qui sera sûrement fatale à la sonde. TransOrbital annonce déjà la diffusion du film de la chute finale.
Cécile Dumas

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20020909.OBS9763.html

08 septembre 2002
Des astronomes vont tenter de mesurer la vitesse de la gravité

Une équipe internationale de radioastronomes va tenter dimanche de mesurer la vitesse de propagation de la gravité, une donnée hypothétique théorisée par Albert Einstein en 1916 mais qui n'a jamais pu être vérifiée. "Selon la théorie d'Einstein, la vitesse de gravité est supposée être égale à la vitesse de la lumière", soit environ 300.000 km/sec, a expliqué Serguei Kopeikin, professeur de physique et d'astronomie à l'Université du Missouri-Columbia. "Bien que cela ait été prouvé indirectement, cette vitesse n'a jamais pu être directement mesurée et c'est ce que nous allons tenter de faire lors de cette expérience qui ne pourra pas être répétée avant une décennie", a-t-il ajouté. L'expérience va consister à mesurer avec une très grande précision la distance angulaire séparant plusieurs quasars, des astres d'apparence stellaire et de très grande luminosité, et situés dans des galaxies distantes. Pour cela, les astronomes vont profiter d'un alignement visuel exceptionnel entre la planète Jupiter et l'un des quasars. La gravité de Jupiter devrait entraîner un infime déplacement de la position dans le ciel de ce quasar. Or la distance de ce "déplacement" dépend de la vitesse de propagation de la gravité. "Nous utilisons un système gravitationnel relativement stable, la seule variable étant que Jupiter bouge. Nous utilisons donc ce changement gravitationnel - Jupiter passant devant le quasar - pour mesurer la vitesse de propagation de la gravité", a expliqué à l'AFP l'astronome Ed Folamont de l'Observatoire national de radio-astronomie (National Radio Astronomy Observatory, NRAO). De nombreux principes physiques, même ceux qui restent inexpliqués, décrits par Einstein dans sa théorie de la relativité générale (1916) ont pu être vérifiés expérimentalement, comme par exemple la courbure de l'espace-temps sous l'effet d'une quantité d'énergie (ou masse). Seule la vitesse de propagation de la gravité n'a jamais pu être observée directement. La gravité est la force de gravitation exercée par un astre sur un corps. Par exemple, c'est la gravité du Soleil qui "retient" les planètes et les fait tourner autour de lui. Autrement dit, si l'on retirait d'un seul coup le Soleil, notre Terre continuerait comme si de rien n'était sur sa trajectoire pendant au moins huit minutes et demie, c'est-à-dire le temps que met la gravité du Soleil (tout comme sa lumière) pour nous parvenir. Mais, faute d'instruments suffisamment sensibles, personne jusqu'à présent n'avait pu s'attaquer à l'intuition d'Einstein. Cette fois, l'équipe d'astronomes va recourir à la radio-interférométrie intercontinentale qui permet de combiner plusieurs radiotélescopes sur une vaste distance afin d'obtenir une sorte d'image "en stéréo". Ces mesures très fines seront réalisées à l'aide du réseau à très longue base (Very Long Baseline Array, VLBA) de l'observatoire NRAO, qui comprend une série de dix radiotélescopes de 25 mètres de diamètre répartis entre les Iles Vierges (mer des Caraïbes) et Hawaï (Pacifique). Il sera couplé à l'énorme radiotélescope de 100 mètres de diamètre opéré par l'Institut Max Planck de radio-astronomie, situé à Effelsberg (Allemagne). "Les résultats d'essais d'observations avec le VLBA ont montré que nous pouvons parvenir à la précision nécessaire pour déterminer la vitesse de la gravité", a indiqué Ed Folamont. D'autres scientifiques de la NASA et au Japon vont également profiter de cet alignement céleste pour conduire leurs propres mesures. "Nous pourrons comparer nos conclusions", a espéré Serguei Kopeikin. Les résultats ne devraient pas être connus avant la mi-novembre.

http://actu.dna.fr/020908094034.oftiiuaj.html

07 septembre 2002
Le potentiel de certaines cellules souches adultes moins important ?
Des scientifiques de la faculté de médecine de l'Université de Stanford, en Californie, prétendent que les cellules souches adultes issues de la moelle osseuse pourraient ouvrir moins de possibilités qu'on avait estimé et sans comparaison avec les cellules souches embryonnaires. Les cellules souches de la moelle osseuse produisent les différents types de cellules retrouvées dans le sang. Afin de savoir si ces cellules indifférenciées avaient une capacité plus large, les chercheurs ont greffé de telles cellules issues de souris sur d'autres souris dont la moelle osseuse avait été détruite par radiations. Les cellules transplantées, suivies grâce à un marqueur fluorescent, ont pu produire des globules sanguins mais n'ont pas contribué à la formation d'autres tissus cellulaires tels que ceux du cerveau, des reins, des intestins, du foie ou des muscles La quasi-totalité des cellules souches issues de cellules transplantées ont continué de produire exclusivement des cellules sanguines. Toutefois, les chercheurs ont noté qu'une infime proportion d'entre elles (une sur 70 000) ont produit des cellules du foie, une fréquence qui n'est pas suffisante pour donner à ces cellules adultes une vertu thérapeutique. Les cellules souches, adultes ou embryonnaires, sont considérées comme une piste d'avenir de la médecine réparatrice en raison de leur potentiel à produire tous types de cellules de l'organisme.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp


07 septembre 2002
Une thérapie génique favorise la régénération des artères coronaires
Presse Canadienne Toronto

Les gestes les plus simples peuvent être tellement douloureux pour Terence Deane, un cardiaque de 58 ans, qu'il a signé avec empressement pour devenir le premier participant à une étude clinique de la thérapie génique de régénération des artères coronaires. Des médecins de l'hôpital St. Michaels viennent de lui implanter, par cathéter, l'agent térapeutique - appelé facteur de croissance vasculaire endothéliale - ou un simple placebo. Suivant le protocole de ce test clinique «en double aveugle», le patient et les chercheurs ne sauront qu'à la fin de l'étude, possiblement dans deux ans, s'il a vraiment reçu le facteur ou bien le placebo. Duncan Stewart, chef du département de cardiologie à l'hôpital St. Michaels, dirige cette étude qui pourra recruter jusqu'à 110 volontaires pour traitement à Victoria, Edmonton, Montréal et Québec. Des tests menés à l'hôpital torontois ont déjà montré l'innocuité de la thérapie. Le Dr Stewart croit qu'il s'agit de la première étude clinique, en Amérique du Nord, visant à vérifier l'efficacité de la thérapie génique de régénération des artères coronaires. Environ 15 pour cent des cardiaques sont des malades qui, comme M. Deane, ne peuvent être soignés par un pontage classique ou par angioplastie, où un petit ballon débouche les coronaires. Dans ce cas-ci, la thérapie génique aide à reproduire ce qui survient naturellement chez certains bien-portants. En cas de blocage artériel, l'organisme produit par angiogenèse d'autres vaisseaux qui, à la place des coronaires, vont alimenter le muscle cardiaque par voie secondaire. «Beaucoup de patients vivent avec des artères bloquées, ou une artère bloquée, et ils se portent très bien», souligne un autre médecin responsable de l'étude, Michael Kutryk. «Ils ont quelque chose qui permet de produire de nouveaux vaisseaux, ils peuvent compenser. Mais d'autres personnes ne peuvent pas produire de vaisseaux aussi bien», explique M. Kutryk. Ainsi les chercheurs espèrent que cette thérapie génique va favoriser chez les plus malades ce qui est acquis chez les bien-portants. Le traitement n'est pas sans risque, admet le médecin, mais il est de l'ordre de celui couru en passant une angiographie, un test très répandu qui détermine la gravité d'un blocage artériel.

http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090133601.html

06 septembre 2002
Un géant solaire

Deux fois plus élevée que la tour CN de Toronto (552 mètres), une structure en béton armé verra le jour en Australie d'ici trois ans. Celle-ci sera composée de capteurs solaires couvrant une superficie de 5 km2 et sa puissance atteindra 200 megawatts (MW). Le gouvernement australien a donné carte blanche à Jorg Schlaich, un chercheur de l'Université de Stuttgart, en Allemagne, pour la construction de ce projet colossal. Les travaux débuteront en 2003. Coût de l'opération : 570 millions de dollars canadiens. Les panneaux solaires seront installés sur des structures d'acier construites à six mètres d'intervalle. Une température constante de trente degrés sera maintenue sous les milliers de carreaux de verre placés entre 2 et 20 mètres au-dessus du sol. Afin de garder en réserve de la chaleur pour les nuits fraîches, plusieurs tubes de plastique noir rempli d'eau (l'eau conserve la chaleur six fois mieux que le sol) seront installés sous les panneaux solaires. Réchauffé par ces derniers, l'air s'orientera vers une cheminée d'un diamètre de 130 mètres, d'une épaisseur de un mètre à la base et de 25 centimètres au sommet. Sachant que l'air chaud se dirige toujours vers le haut et que la température dans l'atmosphère diminue de un degré tous les 100 mètres d'altitude, un courant d'air de 35 à 50 km/h soufflera en permanence dans le tube de béton. Celui-ci actionnera les trente-deux turbines, d'une capacité de 6,5 MW chacune, qui alimenteront les générateurs électriques. La centrale fabriquera de l'électricité jour et nuit. La Tour solaire sera installée à Buronga, région sèche et très ensoleillée à 625 km au sud-ouest de Sydney. Elle ne dégagera qu'un courant d'air et une fine buée au sommet de sa cheminée, contrairement aux centrales de charbon, qui produisent 90% de l'électricité en Australie et qui sont très polluantes. Pour produire 200 MW et éclairer 200 000 foyers, elles génèrent 900 000 tonnes de dioxyde de carbone par an. Si le projet est un succès, les promoteurs, l'entreprise Schlaich Bergermann and Partner basée à Stuttgart, prévoient d'ériger en Australie d'ici 2010 quatre autres centrales solaires. D'autres tours pourraient voir le jour aux États-Unis et au Canada. Schlaich Bergermann and Partner a dessiné les toits du stade olympique de Munich et des arènes de Pusan et d'Inchon, en Corée du Sud, où se sont déroulés plusieurs matches de la dernière Coupe du monde de football. Depuis 20 ans, la société cherchait des investisseurs pour financer ses projets de complexes solaires. Mais comme les coûts sont supérieurs à ceux d'une centrale thermique traditionnelle, les groupes énergétiques étaient réticents. Le protocole de Kyoto a toutefois changé la donne en mettant les énergies propres à la mode. Cet accord international, que l'Australie n'a toujours pas ratifié, impose aux pays signataires de réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2 % leurs émissions de gaz à effet de serre enregistrées en 1990. (Cybersciences)
http://fr.news.yahoo.com/020904/23/2qjy2.html


06 septembre 2002
Websurg, université virtuelle pour les chirurgiens du monde entier
STRASBOURG (AFP)
Des vidéos, des dessins animés, des interviews d'experts internationaux: l'université virtuelle Websurg, basée à Strasbourg, permet aux chirurgiens du monde entier de se former à une centaine de techniques chirurgicales de pointe. "Avec une dizaine d'heures de navigation par technique, c'est le meilleur site au monde", assure le Pr Jacques Marescaux, directeur de l'institut de recherche contre le cancer de l'appareil digestif (IRCAD) à Strasbourg, à l'origine de ce site lancé en janvier 2001. Grâce à la qualité de ces cours virtuels, le site spécialisé dans les techniques de chirurgie mini-invasive - sans ouvrir le patient avec utilisation d'une caméra - a même reçu il y a quelques semaines l'accréditation pour la formation médicale continue (CME) des chirurgiens américains. Ces spécialistes, tenus de se former tout au long de leur carrière par des conférences ou des journaux, pourront ainsi obtenir sur le site les points nécessaires pour valider leur formation. Une "image de marque extraordinaire" pour Websurg et une première pour un site internet non-américain, souligne le médecin qui a réalisé le 7 septembre 2001 la première opération de télé-chirurgie transatlantique, ravi de pouvoir une fois encore concurrencer les Etats-Unis. Portée par la réputation de son créateur, aujourd'hui rédacteur en chef du site, l'université virtuelle a également bénéficié de l'existence réelle de l'EITS (Institut européen de télé-chirurgie) créé en 1994 au sein de l'IRCAD et notamment du pool de 800 experts enseignants dans cette école qui forme quelque 3.000 chirurgiens internationaux par an. "En chirurgie mini-invasive et télé-chirurgie, tout marche avec des vidéos et des transmissions. On a ces vidéos des interventions parce qu'on s'est connecté dans les blocs opératoires ou que les chirurgiens sont venus ici à Strasbourg", note le Dr Hervé Maisonneuve, directeur médical du site. Ces films, accompagnés notamment de montages de dessins pour suivre l'intervention étape par étape, permettent de garder le visiteur sur le site pour un temps moyen de 27 minutes. Un record pour internet selon le Dr Maisonneuve, qui annonce 160.000 connexions par an pour 10 millions de pages visitées, à 43% par des Américains. "A terme, Websurg doit remplacer toute la partie théorique de l'école. Le temps de formation à l'EITS pourrait être alors réduit à la partie pratique sur le cochon", poursuit le Pr Marescaux, qui souligne que les chirurgiens venus consulter le site ne sont pas pour autant opérationnels. "C'est de l'artisanat, il faut de la pratique. Mais peut-être que dans 10 ans, plus personne ne viendra se former sur le cochon. On pourra faire des simulations, y compris avec le corps du malade", espère-t-il, évoquant des recherches conduites à l'IRCAD sur un logiciel de reconstitution du corps en 3D. Prochaine étape de développement de Websurg (www.websurg.com): une traduction intégrale en chinois. Avec deux contraintes pour les chirurgiens du monde entier désireux de se former: posséder une connexion ADSL pour optimiser les vidéos et s'acquitter des frais d'inscription de 499 euros par an, réduits à 99 euros pour les étudiants en médecine.


05 septembre 2002
La musique rend-elle intelligent ?
Il existe autant d'études scientifiques sur les effets de la musique que sur ceux des jeux vidéo. Ainsi, une étude menée par le professeur Schneider, neurologue à l'université de Heidelberg en Allemagne, montre que le cerveau des musiciens professionnels est plus développé que celui des non-musiciens, les musiciens amateurs, cela semble logique, se situant à mi-chemin. L'étude consistait à observer grâce à la technique de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) le cerveau de 37 personnes, divisées en trois catégories : les musiciens professionnels, les amateurs, et les personnes ne disposant d'aucune compétence musicale. Les résultats sont édifiants. Dans la partie du cerveau appelée cortex auditif, les chercheurs ont constaté que chanteurs et instrumentistes avaient, en moyenne, 130 % de matière grise de plus que les personnes incapables de faire sonner la moindre note. De même, l'activité du cortex auditif des musiciens est plus élevée ; et cela, d'autant plus que la pratique d'un instrument est intensive. Les résultats de la recherche ont aussi montré que dans une partie du cortex auditif nommée "gyrus de Heschel", les musiciens professionnels avaient entre 536 et 983 mm3 de matière grise, alors que les néophytes ne disposent que de 172 à 450 mm3. D'après le professeur Schneider, la morphologie et la neurophysiologie du "gyrus de Heschel" jouent un rôle déterminant dans l'aptitude musicale. Des examens post mortem pratiqués sur des musiciens éminents - dont l'identité n'a pas été révélée - ont montré que cette partie du cortex auditif était anormalement développée. Ces résultats ne permettent pas, cependant, de répondre à une question essentielle : ce développement anormal est-il inné ou la pratique musicale en est-elle à l'origine ? Seuls des travaux menés sur une population plus nombreuse et dès l'enfance pourraient permettre de déterminer une éventuelle prédestination héréditaire pour la musique. La partie du cortex auditif en jeu dans la pratique musicale sert également à la mémoire verbale, joue un rôle essentiel dans l'apprentissage des mathématiques, des langues ou des sciences... De là à conclure que les musiciens raisonnent mieux et ont un QI plus élevé, il n'y a qu'un pas. Reste une question : toutes les musiques développent-elles autant le cortex auditif ? Le risque serait grand à vouloir comparer…
Youri Chartier
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3266--288379-,00.html


05 septembre 2002
Virtual Surg : reconstruction du corps en 3D et simulations chirurgicales
STRASBOURG
Dans l'avenir, au lieu d'opérer le patient directement, le chirurgien opèrera son clone virtuel sur ordinateur" : les visions de Luc Soler et de l'équipe Virtual Surg (VIrtual Reality for TUmor Analysis and Liver SURGery) de l'Institut de recherche contre le cancer de l'appareil digestif à Strasbourg confinent parfois à la science fiction. Le nouveau logiciel créé par le Pr Soler et son équipe, et qui sera totalement opérationnel d'ici trois ans, permet de reconstruire un corps humain en trois dimensions, à partir d'un simple scanner ou d'une IRM. En seulement quinze minutes, ce logiciel détecte les organes un par un, analyse les volumes, et reconstruit en couleurs l'intérieur du tronc du patient. Il permet surtout de détecter les tumeurs les plus petites, notamment dans le colon et l'intestin grêle, ce qui pourrait remplacer les coloscopies, après validation par des études cliniques. Pour l'instant, le système permet uniquement de détecter les polypes et de planifier l'opération, mais l'avenir est à la simulation : "Le chirurgien qui opérera un clone virtuel pourra revenir en arrière s'il fait des erreurs. Il enregistrera ensuite la simulation, sélectionnera les gestes et tout sera envoyé au robot qui reproduira l'intervention", explique le Pr Soler. La première démonstration devrait avoir lieu l'an prochain avec une intervention relativement simple : l'introduction d'une aiguille dans le foie à travers la peau pour détruire une tumeur par radiofréquence. Quant aux simulations plus complexes, comme enlever une tumeur du foie, il faudra attendre, peut-être 50 ans, selon Luc Soler. Le temps notamment de mieux connaître les organes et leurs réactions.

http://www.larecherche.fr/afp/n020905080729.pwc5n5t9.html

04 septembre 2002
Des vaccins à ARN
Les virus, qui injectent leur génome sous forme d’ARN, peuvent être combattus par des ARN artificiels qui les détruisent. Lorsqu’en 1881, Pasteur découvrit que l’injection de microbes atténués stimulait les mécanismes de défense de l’organisme et le prédisposait à combattre une infection réelle, il fit triompher la notion de vaccination et ouvrit une nouvelle ère dans l’histoire de la médecine. Les vaccins «éveillent» les défenses immunitaires : ils entraînent les globules blancs à reconnaître la structure des protéines de l’enveloppe des bactéries ou des virus agresseurs, puis à les détruire. Cependant, on peut imaginer un autre type de vaccin qui agirait, non pas sur les protéines, mais en amont, avant même que ces dernières soient produites. Un tel vaccin agirait sur le génome de l’agresseur, l’empêchant de s’exprimer. L’équipe de Carl Novina, de l’Institut de technologie du Massachusetts, a tenté de transposer à des cellules de mammifères les mécanismes qu’utilisent des insectes et des plantes pour se défendre contre les virus à ARN. Certains végétaux, des insectes et même de petits vers dégradent l’ARN libéré par le virus (le génome du virus n’est pas constitué d’ADN, mais d’ARN dont la séquence est quasi complémentaire), en retournant ses capacités d’agression contre lui-même. Une première enzyme, l’enzyme DICER, repère l’ARN sous forme d’une chaîne double, et le découpe en petits morceaux. Chacun de ces morceaux se dédouble et se fixe à une enzyme découpeuse qu’il emporte vers le brin d’ARN viral, auquel il s’accole. Cet accolement crée une petite portion d’ARN double, aussitôt attaquée par l’enzyme. D’autres fragments d’ARN sont libérés et perpétuent le mécanisme. Rapidement, ce dernier s’emballe et l’infection est bloquée. Ce système de défense, nommé interférence à ARN, s’applique-t-il à d’autres systèmes? C. Novina et ses collègues ont injecté à des cellules épithéliales humaines en culture, les petits morceaux d’ARN qui se lient aux enzymes découpeuses chez les insectes. Ils ont sélectionné des fragments d’arn qui se collent sur le génome du VIH. Puis ils ont contaminé ces cellules avec du virus et ont constaté que ce dernier prolifère beaucoup moins que sur des cultures où l’on n’a pas introduit d’ARN : deux jours après l’inoculation, la quantité de virus y est quatre fois plus faible que dans une culture non traitée. Les petits fragments d’ARN introduits se fixeraient sur l’ARN du virus quand celui-ci pénètre dans une cellule. Ils provoqueraient sa destruction par les «enzymes découpeuses». Une autre stratégie, élaborée à partir de ce même principe, empêche le virus de se fixer sur les cellules. Quand le virus VIH pénètre dans le sang, il s’attache à la surface des globules blancs, par l’intermédiaire de récepteurs nommés CD4. Les biologistes ont préparé de petits morceaux d’ARN qui entraînent, non pas la destruction de l’ARN du virus, mais de l’arn commandant la synthèse des récepteurs CD4 de la cellule : le virus n’a plus de point d’attache et ne pénètre plus dans la cellule. Reste un troisième moyen d’action. On provoque la destruction de l’ARN du virus quand l’infection est déjà établie. Dans un tel cas, le virus a eu le temps d’injecter son ARN dans les cellules du malade, et cet ARN a été converti en adn inséré dans les chromosomes du patient. Ce génome viral sous forme d’ADN est invulnérable, mais l’ARN qu’il doit produire afin de synthétiser de nouveaux virus peut être utilisé comme cible grâce à des fragments bien choisis. L’étape clé est celle où l’ADN produit des pièces détachées d’ARN qui devront être assemblées pour former l’ARN complet du virus. Les virologues connaissent les séquences de bases où a lieu l’assemblage des pièces détachées de l’ARN viral. En préparant de petits morceaux d’arn qui se fixent sur ces séquences, ils espèrent tout à la fois gêner le montage et attirer les enzymes de destruction. Le VIH est un adversaire redoutable, car il s’attaque au système immunitaire censé le détruire. De surcroît, son génome mute rapidement et le virus trouve sans cesse de nouvelles parades pour échapper aux substances thérapeutiques mises au point. C’est pourquoi la stimulation des systèmes de défense par ARN pourrait être une nouvelle voie thérapeutique intéressante. Toutefois, la méthode décrite ne suffit pas à éradiquer le virus, elle n’a été testée que sur des cellules en culture, et l’on a récemment montré que certains virus fabriquent une protéine qui paralyse les enzymes découpeuses! Enfin, si l’on parvenait à éviter la synthèse des «portes d’entrée» (les CD4) on éviterait l’infection par le VIH, mais on musellerait, du même coup, le système immunitaire. Les biologistes en sont toujours à chercher le talon d’Achille du VIH.


04 septembre 2002
Les nanotechnologies ont besoin de cash et de temps
Hélène Puel et Agathe Remoué, Le Nouvel Hebdo

Passé le round d'observation, les capital-risqueurs convoitent les nanotechnologies. Un marché prometteur, même s'il réclame de la patience et beaucoup de cash. Les capital-risqueurs européens passent à l'heure des nanotechnologies. Dès octobre, Capital Stage, un fonds suisse entièrement dédié à ce secteur, devrait conclure un premier « closing » pour un montant de 100 millions d'euros. En France, Emertec, une société de capital-risque gérant jusqu'à présent 20 millions d'euros, se donne un an pour créer un fonds d'amorçage de 40 millions d'euros dédié exclusivement au monde de l'infiniment petit. Après la folie des dot-com, l'âge d'or des biotechnologies, les capital-risqueurs céderaient-ils encore à un effet de mode ? « Je n'explique pas cet engouement soudain. La profession s'intéresse aux marchés récents capables de créer rapidement de la valeur. Historiquement, ces marchés naissent d'une révolution technologique ou d'un aménagement de la loi. Or, ici, il n'y a eu ni l'un ni l'autre. Les nanotechnologies se présentent comme l'évolution naturelle des technologies de l'électronique », s'étonne Alain Rodermann, associé chez Sofinnova Partners, chargé des investissements dans les composants. Dénicher le « nano » Gates La mariée promet pourtant d'être belle. La National Science Fondation, une agence américaine dédiée à la promotion des progrès scientifiques, estime que le marché des nanotechnologies atteindra quelque 700 milliards d'euros en 2008 (l'équivalent du marché mondial du pétrole) et 1000 milliards en 2015. Alan Marty, responsable des nanotechnologies chez JP Morgan Partners, est convaincu qu'elles auront un impact sur l'ensemble des sociétés high-tech, des sciences du vivant aux technologies de l'information, en passant par les matériaux. Bien que le potentiel soit illimité sur le papier, il est trop tôt pour identifier précisément les applications qui découleront de ces technologies. La route sera longue avant que les financiers ne touchent le jackpot, car le marché n'explosera que dans une décennie. Bill Reichert, fondateur de Garage Ventures, un fonds américain particulièrement actif dans le secteur, précise : « Le cycle des nanotechnologies se situe entre celui de l'internet et celui des biotechnologies. » Pas question d'un retour sur investissement immédiat. Un jugement que ne partage pas Mark Modzelewski, directeur exécutif de l'association industrielle américaine Nanobusiness.org. Ce dernier prédit l'avènement d'un Microsoft des nanotechnologies. Pour dénicher ce « Bill Gates », certains capital-risqueurs se jettent à l'eau dès aujourd'hui. « À un instant T, la recherche rejoint l'industrie. Certaines niches, comme les nanotubes de carbone - ce matériau hyper-résistant de l'avenir - sont mûres, et il est intéressant d'y investir tôt pour réussir les plus forts multiples », explique Philippe Capdevielle, président du directoire d'Emertec. Miser sur la distance Le fonds a déjà sauté le pas en participant au tour d'amorçage de Nanoledge. Le fabricant de nanotubes a levé 1,5 million d'euros. Autre exemple : Siparex Ventures a investi dans deux sociétés, Neophotonics et Optogone. La première, une start-up américaine qui utilise des nanopoudres pour développer des matériaux optiques, a levé en juin dernier la coquette somme de 35 millions de dollars (35,7 millions d'euros) auprès d'investisseurs internationaux. La seconde, qui produit des cristaux liquides pour réseaux optiques, a récolté 7,3 millions d'euros en début d'année. Poutant, les capital-risqueurs ne foncent pas tête baissée sur le moindre projet labellisé « nano ». Recruté en février pour sélectionner les « nanopépites », Alan Marty n'a pas misé un seul dollar sur le secteur : « Nous n'avons pourtant pas de problèmes d'argent. Nous avons levé 8 milliards de dollars. Mais sur les trente dossiers que j'ai disséqués, aucun ne remplissait tous mes critères. Soit l'équipe était inexpérimentée, soit le projet devait encore mûrir 2 à 3 ans dans un laboratoire. » JP Morgan Partners ne désespère tout de même pas de signer trois ou quatre opérations par an. Même écho chez Siparex Ventures : « Nous ne misons pas tout sur le même cheval. Nous continuons de nous diversifier dans les NTIC, les biotechnologies et les technologies fondamentales. Nous ne prévoyons de faire que trois dossiers par an dans les nanotechnologies. Deux sont actuellement à l'étude », confie Pascal de Michel, directeur chez le capital-risqueur. Formation scientifique obligatoire pour les investisseurs Échaudés par les faillites en série des dot-com, les investisseurs redoublent de prudence. Et ils ont raison, car ce nouvel Eldorado technologique est particulièrement gourmand en cash : il réclame d'importants moyens pour financer les matériels de pointe, la recherche... Aussi, les financiers doivent-ils se préparer à soutenir les start-up d'aujourd'hui sur une longue distance, à financer plusieurs tours de table pour que la technologie se transforme en produit. Ici plus qu'ailleurs, la réussite est liée à l'identification des projets. Tim Harper, fondateur du cabinet d'études spécialisé CMP Cientifica, prévient : « Il est difficile pour un capital-risqueur de comprendre quel "business model" peut émerger à long terme d'un projet de recherche fondamentale. » Ne s'improvise pas « Monsieur Nano » qui veut ! Pascal de Michel, chez Siparex, est ainsi un pur produit du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). Les capital-risqueurs devront recruter des associés avec un background scientifique, comme ils l'ont fait pour les biotechnologies. Sous peine de tomber une fois encore dans de surprenantes chausse-trappes !

http://www.01net.com/rdn?oid=191480&rub=3357

03 septembre 2002
Pourquoi le gecko colle ?

Photos WXS107-108, WXS9-10 PORTLAND, Oregon ( AP)
Pourquoi le lézard gecko colle-t-il absolument à toutes les surfaces? Ce mystère qui préoccupe les scientifiques depuis la nuit des temps ou presque est finalement levé dans une étude publiée mardi. La solution réside dans la géométrie et non dans la biochimie de la patte du lézard... Ce qui laisse entrevoir aux scientifiques de nombreuses applications du principe géométrique décelé, comme par exemple sur un robot qui pourrait se déplacer sur n'importe quelle surface dans toutes les directions, avancent les chercheurs. Autre possibilité entrevue pour les pansements qui ne tiennent plus une fois décollés. «J'ai vu le film 'Spiderman' et j'ai réalisé qu'un jour nous serions capable de faire encore mieux», a commenté Kellar Autumn, biologiste au collège Lewis&Clark de Portland (Oregon) et auteur de l'étude publiée dans les Débats de l'Académie nationale américaine des sciences. Les chercheurs ont en effet découvert que les poils sous les pattes du gecko sont suffisamment fins pour profiter de la faible attraction entre chaque molécule prise individuellement en vertu des force dite de van der Waals. Le gecko possède des millions de poils microscopiques sous ses pattes qui sont plus fins que ceux des hommes. Chaque poil se divise en 1.000 extrémités qui sont trop petites pour être vues au microscope classique et qui ne peuvent être observées qu'avec un microscope électronique. La forme de l'extrémité de ces poils rentre également en jeu, permettant au lézard de se promener sur les murs et les plafonds en collant ses pattes sur n'importe quelle surface lisse en moins d'un huit millième de seconde et en les décollant en moitié moins de temps. «Le gecko a vraiment une manière particulière de soulever ses pattes du mur. Il détache les doigts de ses pattes comme un ruban adhésif», expliqué Kellar Autumn.

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020827.FAP0851.html?0025

02 septembre 2002
La télévision du 11 septembre, danger pour la santé

Regarder les émissions télévisées consacrées aux attentats du 11 septembre pourrait être mauvais pour la santé, créant des états de stress et de dépression directement liés au temps passé devant le petit écran, avertissent des spécialistes américains. Selon deux études médicales américaines, le doute ne semble pas permis. "Nous avons trouvé une association significative entre le niveau de stress et le nombre d'heures passées chaque jour à regarder la couverture des attentats du 11 septembre" 2001, a affirmé ainsi William Schlenger, directeur d'une étude récemment publiée dans le Journal of the American Medical Association, portant sur 2.273 Américains. "Ces associations pourraient indiquer que l'exposition (au drame) via la télévision a contribué au développement des symptômes" associés au stress et à la dépression, a-t-il ajouté. La deuxième étude, qui doit prochainement être publiée par la New York Academy of Medecine, contient des éléments menant à des conclusions semblables, selon l'un de ses auteurs, Sandro Galea. "Les éléments recueillis suggèrent que l'exposition aux événements du 11 septembre via les médias semble avoir suffi pour que certaines personnes développent de sérieux problèmes mentaux", a déclaré à l'AFP Sandro Galea. Ce lien, a-t-il précisé, était particulièrement fort chez les personnes directement touchées par les attentats, par exemple celles ayant perdu un ami ou un membre de leur famille. Selon lui, "les personnes directement affectées (par les attentats) devraient être prudentes" lorsque vont passer et repasser sur les télévisions les images des attentats, avion percutant la tour Sud du World Trade Center, désespérés sautant dans le vide pour échapper à la fournaise, blessés, foules affolées... Selon les experts, le danger est particulièrement important pour les enfants, qui ont parfois du mal à faire la différence entre images d'archives et nouvelles informations. A New York, ces recommandations médicales ont été prises très au sérieux. "Project Liberty", un centre de conseil gratuit, relevant des services de santé mentale de l'Etat de New York, a publié des recommandations sur la façon de "gérer" la couverture télévisée du premier anniversaire des attentats. Dans un commmuniqué, il recommande aux adultes de regarder les commémorations en famille ou avec des amis, et souligne la "peur et l'anxiété" que peuvent générer ces programmes chez les enfants. Les chaînes de télévision américaines ont affirmé qu'elles avaient fait très attention, lors de la préparation de leurs émissions spéciales. NBC a utilisé les services d'un psychiatre spécialisé dans les enfants, pour conseiller présentateurs et réalisateurs. Selon Marcy McGinnis, vice-présidente de CBS News, les médias n'ont pas l'intention de montrer des image choquantes dans le but d'augmenter l'audience. "Nous ne sommes pas là à nous dire +repassons encore les images de l'avion éventrant la tour, parce que plus de gens regarderont+", dit-elle. Certains New-Yorkais ont quoi qu'il arrive déjà fait leur choix. "Je ne sais pas encore exactement ce que je ferai le 11 septembre, mais je suis sûre d'une chose: la télévision sera éteinte", explique Ethel Lebenkoff, une artiste.
http://actu.dna.fr/020902094336.0cpl6p2d.html


01 septembre 2002
Tous les organes humains seraient clonés d’ici cinq ans
Le professeur Xu Rongxiang, biologiste, a révélé le 16 août à la presse que son équipe de recherche et lui-même avaient accompli le clonage de 55 organes sur place ou en dehors du corps humain ou animal, et qu’ils accompliront le clonage des 151 autres organes d’ici cinq ans. L’équipe que Xu dirige a également procédé à la recherche fondamentale sur la transformation de 66 types de cellules cancéreuses en cellules sèches afin de guérir le cancer. Mais Xu a dit franchement: « Bien que nous ayons réussi le clonage d’une partie des organes humains, nous n’avons pas accompli de nouvelle percée dans la recherche sur les cellules du cancer. Ces recherches sont très difficiles mais nous les poursuivrons. » À l’heure actuelle, une vague de recherche sur les cellules sèches s’est soulevée dans les milieux scientifiques mondiaux. Mais jusqu’ici, aucun résultat n’a atteint l’objectif prévu d’établir un modèle et de multiplier des cellules sèches. On a à peine commencé à maîtriser la technique d’excitation des cellules sèches, ce qui est loin de l’objectif de cloner les organes humains sur place ou en dehors du corps. Certains scientifiques étrangers ont même prédit qu’il faudra encore au moins quinze ans pour cloner en dehors du corps les organes humains en utilisant les cellules sèches de l’embryon. Cependant, Xu et son équipe ont déjà maîtrisé la technique de formation des cellules sèches sur place ou en dehors du corps humain et réalisé le clonage de la peau sur place. Cette année, Xu Rongxiang participera à un symposium international à Hawaii, aux États-Unis, où il présentera pendant une heure le « clonage de l’intestin et de l’estomac par cellules sèches sur place ».

http://www.china.org.cn/french/39879.htm

01 septembre 2002
Soie : ver contre araignée
Le fil de la chenille de Bombyx peut être aussi résistant que celui de l'araignée. Ce qui pourrait le rendre encore plus intéressant aux yeux des entreprises de biotechnologie qui fabriquent du fil d'araignée à partir de manipulation génétique.
Angleterre, Chine
Le fil du ver à soie peut rivaliser avec celui de l'araignée. Zengzhong Shao de l'Université Fudan, à Shangaï, en Chine, et Fritz Vollrah de l'Université d'Oxford, en Angleterre, ont découvert que sous certaines conditions, le fil de la chenille de Bombyx est aussi solide que celui de l'araignée. Il suffit pour cela d'immobiliser le ver et à l'aide d'un petit appareil, qui tire sur le fil, de le dérouler rapidement et de façon continue. Les chercheurs publient leurs travaux dans la revue Nature du 15 août. La qualité du fil fabriqué par le ver à soie est une référence pour l'industrie textile. Mais depuis quelques années, le fil produit par l'araignée suscite les convoitises des laboratoires de biotechnologie. Non pour sa qualité textile mais pour sa solidité. Cinq fois plus résistant que l'acier, beaucoup plus extensible que le Nylon, ce fil de soie est le plus résistant de tous les fils produits par un être vivant. Les fibres d'araignée possèdent les qualités requises pour la fabrication de gilets pare-balle, de fils de suture et de lignes de pêche. Mais pour répondre à la demande du marché, il faut en produire de grandes quantités. Ce qui nécessite le concours de plusieurs milliers araignées. Or, élever ces animaux, dans le but de récupérer leur soie, a échoué jusqu'à présent, à cause de l'instinct territorial de l'araignée. Cette dernière n'est pas très sociable et dévore ses congénères. A l'inverse du ver à soie. Cet insecte, domestiqué depuis 4 500 ans, est totalement inféodé à l'homme. Les protéines des fils fabriqués par les deux espèces se ressemblent beaucoup alors que la façon de faire des animaux diverge totalement. L'araignée produit la soie dans des glandes situées à l'arrière de l'abdomen et la fait sortir par des filières. Afin de fabriquer son fil de traîne, celui avec lequel elle se déplace, l'animal se jette du haut de sa toile. Sa chute assure une vitesse constante et donne un fil d'une grande unité. C'est ce qui lui confère sa solidité. Pour ce qui est du ver à soie, pour tisser son cocon, il décrit avec sa tête des millions de huit tout en exécrant une bave filamenteuse et visqueuse. Cette bave durcit et devient une fibre. En deux ou trois jours, le ver fabrique entre 500 et 1 500 mètres de fil. Le cocon est composé d'une trentaine de couches de fil. Mais cette hétérogénéité rend ce dernier peu résistant.
http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2909.asp
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