Le
secret de la salamandre
Les Raëliens (rael.org) installent un laboratoire de clonage humain...
Une nouvelle révolution de la biologie
Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique
Excisions et circoncisions forcées
Des chercheurs font pousser des dents de porc..
Cousins de plus en plus lointains
Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?
L'origine de l'immunité naturelle au sida identifiée
Evolution des espèces
Une batterie au lithium plus performante
Les pirates du génome
L'ONU et le clonage reproductif
Une hormone pour soigner la sclérose en plaque ?
Le Bhoutan pour le développement du "Bonheur national brut"
De l'antimatière en quantité quasi industrielle
L'Europe va se lancer dans l'aventure martienne
Une vitamine qui rend intelligent
Schizophrénie : nouvelle piste génétique
Nouvelle piste sur l'homosexualité
Ouverture d'un centre de fécondation artificielle pour lesbiennes
Des mouches rendues temporairement homosexuelles...
De la forme de la poire
Un nouveau gène candidat pour le cancer de la prostate
L'an 1 du cinéma en ligne
Cancer du côlon : nouvelle explication génétique
La clinique qui choisit le sexe des enfants
Les cellules graisseuses nouveau réservoir du virus du sida ?
Identification d'un groupe de gènes communs aux cellules souches
Un pacemaker biologique transféré par génie génétique chez...
Nanomatériaux aux États-Unis
Nano-médecine: vers le ciblage des tumeurs in vivo
Hewlett-Packard crée une puce avec des molécules
Nicotine et mort subite du nourrisson
Thérapie génique réussie de la mucopolysaccharidose
L'or liquide au secours des puces du futur
Des médecins ferment une perforation du ventricule sans chirurgie
Business lunaire
Des astronomes vont tenter de mesurer la vitesse de la gravité
Le potentiel de certaines cellules souches adultes moins important
?
Une thérapie génique favorise la régénération des artères coronaires
Un géant solaire
Websurg, université virtuelle pour les chirurgiens du monde entier
La musique rend-elle intelligent ?
Virtual Surg : reconstruction du corps en 3D et simulations...
Des vaccins à ARN
Les nanotechnologies ont besoin de cash et de temps
Pourquoi le gecko colle ?
La télévision du 11 septembre, danger pour la santé
Tous les organes humains seraient clonés d’ici cinq ans
Soie : ver contre araignée
30
septembre 2002 
Le secret de la salamandre
Pourra-t-on un jour faire repousser un membre?
New York Times Irvine, Californie
Dans une salle qui ressemble à un placard et qu'on appelle le Leg
Lab (laboratoire des pattes), des salamandres dans des verres de
plastique regardent dans le vide. Le laboratoire s'appelle ainsi
parce que plusieurs de ces petits reptiles ont été amputés d'une
patte. Mais ne vous inquiétez pas, la salamandre guérit vite. Mieux
encore, sa patte repoussera. Les salamandres, qu'on scrute dans
ce labo, sont les supervedettes de la régénération. Elles peuvent
faire repousser leurs pattes mais aussi leur queue, une partie de
leur coeur, leur rétine et le cristallin de leurs yeux. Les humains
n'ont pas cette capacité. Alors ici, les savants espèrent trouver
le secret de la salamandre pour que les humains aussi puissent un
jour se régénérer de la même façon. «Je suis convaincu qu'éventuellement
nous pourrons nous aussi régénérer un bras ou, au moins, un doigt.
J'aimerais bien voir ça de mon vivant», affirme le biologiste David
M. Gardiner, codirecteur du laboratoire de l'Université de la Californie
à Irvine avec sa femme Susan V. Bryant, doyenne de la faculté des
sciences biologiques. La médecine régénérative, traitant de la repousse
ou de la réparation d'organes endommagés, est au centre des préoccupations
médicales ces temps-ci. Actuellement, on parle surtout des cellules
souches, que l'on espère reproduire à l'extérieur du corps, transformer
en tissus spécifiques et transplanter dans le corps des patients.
Mais certains scientifiques préfèrent l'hypothèse de la salamandre,
c'est-à-dire l'idée de provoquer chez les humains un processus de
régénération semblable à celui de la salamandre et d'autres animaux.
La régénération naturelle au moyen de médicaments ou de gènes, disent-ils,
serait plus facile qu'une transplan-tation. Et le tissu serait celui
du patient, éliminant tout problème de rejet. Et même si l'on n'arrivait
pas à reproduire les exploits de la salamandre, l'étude des animaux
régénérateurs donnera au moins des indices à ceux et celles qui
étudient les cellules de souche. Jusqu'à maintenant, la régénération
naturelle demeure un secteur négligé de la médecine. Cela peut se
comprendre. Les scientifiques étudient la régénération naturelle
depuis 200 ans et n'ont pas appris grand chose. Il semble peu probable,
ou à tout le moins bien difficile, qu'on réussisse à obtenir une
repousse d'un bras durant le vivant de David Gardiner, qui a 53
ans. «J'aimerais dire que nous avons accompli des progrès formidables,
mais ce serait un mensonge», déclare Catherine Tsilfidis, professeure
adjointe à l'Institut de l'oeil de l'Université d'Ottawa, qui étudie
la régénération chez les tritons, un animal de la famille des salamandres.
La médecine régénérative De nos jours, cependant, les techniques
génétiques commencent à permettre aux scientifiques de pénétrer
les mystères de la régénération. Combinées à la médecine régénérative,
elles suscitent un grand intérêt scientifique, voire commercial
pour le domaine. La société Eli Lilly appuie en effet des études
sur les gènes qui permettent aux amphibiens de se régénérer, et
des investisseurs ont récemment injecté 9 millions dans le démarrage
de ce qui semble être la première entreprise vouée à la régénération
naturelle chez les êtres humains. L'entreprise appelée Hydra Biosciences
se fonde largement sur les oeuvres de Mark T. Keating, un des fondateurs
de la compagnie et biologiste à l'Université Harvard, spécialiste
de la régénération chez les dards, un poisson proche de la perche.
La compagnie de Cambridge, au Massachusetts, tire son nom d'une
créature des étangs qui peut se régénérer en deux êtres séparés
après avoir été tranchée en deux, comme l'hydre de la mythologie.
«Ce que nous essayons de faire, c'est de stimuler l'habileté naturelle
du corps de régénérer, dit M. Keating. Il n'y a aucune preuve que
les cellules humaines sont «fondamentalement différentes» de celles
des dards. Les humains ont la capacité de régénérer certains types
de tissus dans le foie, les muscles et les os, tandis que les salamandres
peuvent faire repousser des membres complets.» La planaire, un petit
ver plat, peut être coupé en 279 morceaux, et un nouveau ver entier
poussera à partir de chaque segment. La capacité des jeunes enfants
de faire repousser un bout de doigt au-delà de la dernière jointure
semble constituer le seul exemple possible de régénération de membres
chez les humains. Cette capacité a été découverte par accident en
Angleterre, en 1974, quand un enfant qui avait perdu un bout de
doigt dans un accident a été transporté à l'hôpital. Trop occupé
pour exécuter le traitement habituel, le médecin s'est contenté
de faire des points de suture. Quand elle y est revenue le lendemain,
elle s'est aperçue que le doigt repoussait. Les scientifiques croient
cependant qu'il pourrait s'agir d'une poursuite de la croissance
rapide de l'enfant, et non d'une véritable régénération. Il semble
que les cellules animales spécialisées, près d'une blessure, perdent
leur spécificité et retournent à un état originel. Les animaux créent
ainsi leurs propres cellules souche. Ces cellules forment un monticule
appelé blastème et se multiplient rapidement. Elles retrouvent ensuite
leur spécificité pour rebâtir le membre ou l'organe blessé. C'est
le mystère de ce processus que les scientifiques veulent déchiffrer.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141716.html
30
septembre 2002 
Les Raëliens (rael.org)
installent un laboratoire de clonage humain à Abidjan
Agence France-Presse Washington
La société Clonaid, liée à la secte des Raëliens, a décidé d'étendre
ses opérations à l'Afrique en créant un laboratoire de clonage humain
à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de la société.
Le laboratoire sera opérationel en janvier et des scientifiques
africains sont actuellement formés aux procédures de clonage et
à l'utilisation de la «machine à cloner» mise au point par des ingénieurs
sud-coréens pour le compte de Clonaid, a-t-on indiqué de même source.
Cette machine, baptisée RMX 2010, permet de réaliser la fusion entre
un ovocyte énucléé et le matériel génétique d'un donneur. «Nous
sommes très heureux de participer à la montée de l'Afrique dans
ce nouveau siècle de technologies et d'avoir au sein de notre équipe
internationale les compétences de scientifiques africains hautement
qualifiés pour cette entreprise qui améliorera la vie des gens dans
le monde, sans considération de leur origine, nationalité ou race»,
a déclaré le PDG de Clonaid, la chimiste française Brigitte Boisselier.
Ce laboratoire prétend répondre à la «demande croissante de clonage»
sur le continent africain, a précisé Clonaid. La secte des Raëliens
a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude
Vorilhon, dit «Raël». Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme
un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le
clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël,
qui dit compter 55 000 adeptes dans le monde, professe que la vie
sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes
volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par
clonage.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090141962.html
29
septembre 2002 
Une nouvelle révolution de la biologie
René TRÉGOUËT
Décidément la biologie est bien en train de connaître la plus grande
révolution de son histoire et chaque mois qui passe révèle de nouvelles
et extraordinaires possibilités de duplication et de régénération
du vivant. Après les fantastiques propriétés de régénération et
de restauration fonctionnelle des cellules-souches embryonnaires
et adultes, mises en évidence au cours de ces derniers mois et souvent
évoquées dans notre lettre (voir dans la rubrique médecine de notre
lettre n°206 l'article sur le traitement révolutionnaire de l'artérite
par injection de cellules souches de moelle épinière et sur les
potentialités des cellules-souches pour traiter les maladies des
yeux) c'est à présent la découverte de l'existence d'un mécanisme
universel, jusqu'alors ignoré, gouvernant le vivant et sa reproduction,
qui vient bouleverser les sciences de la vie. Ce mécanisme baptisé
"ARN interférents" par les scientifiques, permet de "mettre en veille"
certains gènes pathogènes responsables du déclenchement de graves
maladies. La compréhension et la maîtrise de ce mécanisme ouvrent
des perspectives aussi immenses qu'imprévisibles en ce qui concerne
les génomes végétaux, animaux et humains. Cette découverte, diffusée
au grand public, samedi 10 août, par le quotidien anglais The Independent
( Independant du 10-08-2002 http://www.independent.co.uk/story.jsp?story=323027
) pourrait donner naissance à des outils thérapeutiques d'un nouveau
type contre les maladies infectieuses et virales mais aussi contre
les cancers. Bien qu'il soit encore trop tôt pour mesurer la portée
exacte de cettedécouverte, la communauté scientifique est persuadée
que cette possibilité de désactivation des gènes par interférence
de l'ARN ouvre des perspectivesthérapeutiques nouvelles qui viennent
prolonger et amplifier celles déjà entrevues par le séquençage de
la totalité du génome de l'espèce humaine. La révolution a débuté,
en 1990, avec les expérimentations sur les mécanismes moléculaires
de coloration des pétunias du professeur Richard Jorgensen de l'université
de l'Arizona, à Tucson. A partir de la technique génétique dite
"antisens", il était parvenu à obtenir un changement de couleur
de ses pétunias en intégrant dans leur patrimoine héréditaire des
gènes capables de modifier la lecture des gènes végétaux naturellement
impliqués dans la coloration. Comme cela est souvent le cas en science,
le professeur Jorgensen venait, sans le savoir, d'utiliser le mécanisme
d'"interférence de l'ARN". Ce n'est qu'en 1998, avec les travaux
conduits sur un ver (Caenorhabditiselegans) et sur une mouche (la
drosophile) publiés dans la revue scientifique Nature, que l'existence
généralisée de ce mécanisme de désactivation des gènes a pu être
mis en lumière dans d'autres genres vivants. Depuis, les travaux
des équipes dirigées par Gordon Carmichael (université du Connecticut)
et Philip Sharp (Massachussets Institute of Technology, Cambridge)
ont révélé l'existence de minuscules fragments d'informations génétiques,
présents dans les cellules sous la forme d'ARN - la molécule qui
traduit l'ADN en protéines ˆ capables d'"interférer" dans la lecture
de l'information biologique contenue dans l'ADN. l'ARN interférent
est sans doute le plus ancien moyen de lutte contre les agents infectieux,
et l'un des mécanismes fondamentaux de la vie. Mais au fil de l'évolution
, les vertébrés ont abandonné ce système de défense archaïque au
profit des anticorps et des interférons. Aux origines de la vie,
ces petits ARN venaient se coller aux ARN viraux, neutralisant ainsi
les virus. Les plantes et les invertébrés s'en servent toujours
ainsi. Chez les humains, ces éléments se sont reconvertis en «horlogers
des gènes» : les ARN interférents allument ou éteignent les gènes
en fonction des besoins de l'organisme. Ces équipes américaines
ont révélé, récemment, dans la revue Nature, qu'un tel mécanisme
pouvait être utilisé à des fins thérapeutiques. Ces deux équipes
viennent en outre de démontrer in vitro qu'elles pouvaient, en utilisant
ce mécanisme, prévenir l'infection de cultures de cellules humaines
par des virus responsables, d'une part, de la poliomyélite et, d'autre
part, du sida. Cette nouvelle découverte éclaire le décryptage du
génome humain d'une lumière nouvelle car, outre les 30 000 gènes
dont la cartographie complète est attendue en 2003, les chercheurs
vont également devoir décrypter ces innombrables fragments d'ARN
qu'ils ont longtemps négligés. A présent les chercheurs vont accélérer
les essais visant à introduire ces minuscules fragments d'ARN dans
le noyau cellulaire afin d'essayer de commander la désactivation
des gènes les plus pathogènes, notamment ceux qui permettent le
déclenchement de graves maladies virales ou de cancers. Il ne fait
désormais plus aucun doute que l'on parviendra, à terme, à contrôler
de manière de plus en plus fine et sélective l'activation et la
désactivation d'un nombre croissant de gènes, et ce contrôle de
l'activité génétique deviendra évidemment un fantastique outil thérapeutique
dans le traitement d'une multitude de maladies de nature bactérienne,
virale ou cancéreuse. Si l'on imagine les extraordinaires possibilités
thérapeutiques ouvertes par l'utilisation de ces interrupteurs génétiques
et les potentialités régénératrices des cellules-souches, qui ne
cessent de se confirmer et de s'étendre, on peut, même en faisant
preuve d'un optimisme prudent et en tenant compte des difficultés
techniques de maîtrise de ces nouvelles connaissances fondamentales,
prévoir que la biologie, la médecine, et plus largement la santé
et les conditions de vie de nos populations vieillissantes, vont
connaître au cours des 20 prochaines années une révolution aux conséquences
sociales, économiques et morales sans précédent dans la longue histoire
de l'humanité. Grâce à ces progrès décisifs dans la connaissance
et la maîtrise des mécanismes fondamentaux du vivant, l'espérance
de vie sans incapacité (EVSI), qui constitue un indicateur fondamental
de qualité de vie, va très probablement continuer àcroître encore
plus vite que l'espérance de vie à la naissance (c'est déjà le cas
actuellement), qui augmente d'un an tous les 4 ans, en France. Dans
cette perspective, il est plus que jamais essentiel que notre pays
prenne toute sa place dans cette aventure scientifique et humaine
exaltante et consacre à la recherche, notamment dans ce domaine
des sciences de la vie, des moyens exceptionnels, à la hauteur des
enjeux et des espoirs immenses qui s'annoncent.
29
septembre 2002 
Une aiguille sur le modèle d'une trompe de moustique
Agence France-Presse Tokyo
Des chercheurs japonais ont mis au point une aiguille microscopique
sur le modèle d'une trompe de moustique qui réduirait considérablement
la douleur occasionnée par une prise de sang, a annoncé jeudi le
chef de l'équipe de recherche. La minuscule aiguille est intégrée
à un appareil médical portable, qui permet à ses utilisateurs de
prélever directement leur sang, de le tester puis d'envoyer les
résultats à un médecin par internet, a indiqué Eiji Nakamachi, ingénieur
de l'institut de technologie d'Osaka. M. Nakamachi, qui dirige le
Centre Bio Venture de cette université de l'ouest du Japon, compte
vendre d'ici deux ans et demi cet appareil, actuellement de la taille
d'une carte postale. Le diamètre externe de l'aiguille fabriquée
en titane mesure 60 micromètres (60 millionièmes de mètre) et son
diamètre interne 25 microns alors que la trompe du moustique mesure
30 à 40 microns, a-t-il expliqué. L'aiguille, dix fois plus petite
que celles utilisées actuellement, pourrait «réduire sensiblement
la douleur», a-t-il dit. Un ressort, qui s'étend lorsqu'il est chaud,
fait pénétrer l'aiguille dans la peau et une pompe électrique miniature
aspire un échantillon de sang pendant une minute. «Si nous inversons
la pompe, (l'aiguille) peut devenir un vecteur de médicaments»,
a précisé M. Nakamachi. Le professeur a néanmoins admis que vouloir
copier la nature présentait des difficultés. «Nous avons regardé
des vidéos de moustiques aspirant le sang et nous avons constaté
qu'ils piquaient en général plusieurs fois à la recherche d'un vaisseau
sanguin ... Il nous faut maintenant établir un système sensoriel
efficace» pour repérer les vaisseaux sanguins, a-t-il conclu.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0209/sci_102090140632.html
27
septembre 2002 
Excisions et circoncisions forcées
Dépêche extraite du site: www.tiscali.be rubrique "Culture" .
Dans l'Est indonésien - 13-03-2001
Kesui, petite île des Moluques (Est indonésien) peuplée de 3000
âmes. L'islamisation forcée des Moluques est à l'oeuvre et Kesui
n'échappe pas à la règle. Marina, 14 ans, est "priée" de s'asseoir
sur les genoux d'une vieille musulmane. Elle lui dit que ça ne lui
fera pas plus mal qu'une fourmi qui pique et procède sans ménagement
à l'excision c'est-à-dire à l'ablation de son clitoris. Vient ensuite
le tour de sa petite soeur Emiliana, 6 ans, puis de son autre petite
soeur Anselma, 8 ans. Christina Sagat, âgée de 32 ans, autre villageoise
de cette île, a subi le même sort. Son clitoris a été coupé à l'aide
d'un couteau de cuisine. Il lui a été dit que c'était pour la purifier
des saletés des chiens et des cochons. Mais les couteaux de cuisine
n'étaient ni lavés ni désinfectés. Tommy Rusin, fait prisonnier
dans un village musulman de Kesui, a subi une circoncision forcée.
L'imam lui a assuré que l'opération ne serait pas douloureuse. Mais
Tommy hurla de douleur et l'imam éclata de rire. L'imam s'est servi
de la même lame, sans l'aseptiser, pour circoncire de force plus
de 30 personnes. Il fallut des semaines pour que les infections
se résorbent. Jusqu'à la fin des années 80, les Moluques étaient
majoritairement chrétiennes dans une Indonésie à 88% musulmane et
à 9% chrétienne. Mais l'équilibre confessionnel s'est modifié vers
les années 88-89 à l'instigation du dictateur Suharto de sorte que
la majorité confessionnelle dans les Moluques a basculé en faveur
des Musulmans. Aujourd'hui 54% des Moluquois sont musulmans et 44%
sont chrétiens. Et il a suffi d'une altercation à Ambon en janvier
1999 entre un chauffeur de bus musulman et un passager chrétien
pour que le feu soit mis aux foudres : églises brûlées par les musulmans,
mosquées brûlées par les chrétiens, tueries et atrocités commises
les uns contre les autres. 60% des tués sont musulmans. Puis, depuis
novembre 2000, éclate cette campagne de conversion forcée menée
par des fanatiques musulmans contre la communauté chrétienne des
Moluques. 5800 chrétiens moluquois ont été convertis de force. Les
900 chrétiens de Kesui se sont rendus. Il n'y a aujourd'hui plus
un seul chrétien dans cette île. Qui a dit que les religions du
Livre étaient plus aimantes que les autres?
DF Remarque de B. Courcelle:
L'excision et la circoncision sont TOUJOURS forcées, pratiquées
sur des nouveaux-nés, des enfants ou des adolescents obligés d'accepter
du fait de la pression sociale.
Dépêche de l'agence Fides, 7 décembre 2000
Indonésie: situation dramatique aux Moluques "Les hommes sont circoncis,
les femmes subissent la pratique de l'infibulation. Les chrétiens
des Moluques sont victimes de mutilations des organes génitaux comme
signe d'appartenance à l'islam. Les argousins utilisent des lames
rudimentaires et les victimes de ces violences souffrent de blessures
infectées et purulentes". Tel est le dramatique témoignage de l'agence
missionnaire "Fides" sur les violences perpétrées par les musulmans
sur les chrétiens des Moluques au cours de l'année à peine écoulée.
L'agence "Fides" a récolté des témoignages de première main envoyés
par un groupe international en faveur des Droits de l'Homme, qui
prépare un dossier prêt à la publication ces prochains jours. Ces
sources confirment le phénomène des conversions forcées et des mutilations
des chrétiens, catholiques et protestants, dans les îles Keswui,
Teor et Ceram. Le gouverneur d'Amboine, Saleh Latucosina, responsable
de l'Etat d'Urgence Civil dans les Moluques, a reconnu qu' "il est
indéniable qu'une islamisation forcée a lieu à Kewui et Teor". Le
gouverneur a déclaré avoir reçu des nouvelles des rescapés qui ont
quitté les îles. Après les attaques de leurs villages, les chrétiens
ayant survécu aux massacres étaient enfermés dans diverses mosquées.
Là, sous peine de mort, ils étaient contraints à subir les rites
de conversion à l'Islam. Auparavant ils étaient obligés à prendre
un bain de purification, puis à professer, par trois fois, la foi
en Allah et Mahomet. Sous la menace des armes, ils devaient répondre
à la question: "Vous convertirez-vous de plein gré?". Costantinus,
Vincent et Christina, parmi les témoins écoutés, ont fui de Kesui
sur une embarcation vers Amboine. Ils ont raconté que les 3 et 4
décembre, beaucoup d'hommes et femmes ont été contraints à la circoncision
comme preuve de leur conversion à l'islam. Sans anesthésie ni désinfectant,
les hommes et les femmes ont été circoncis avec une lame de rasoir.
Au début les femmes pensaient que leur circoncision serait seulement
symbolique. Christina raconte avoir été conduite dans une petite
sale où elle dut s'asseoir sur un linge blanc. Après lui avoir lavé
les organes, une femme musulmane pratique une incision avec un couteau,
le linge tâché étant la preuve de sa circoncision. De même que pour
tous les autres: sans anesthésie ni désinfectant ce qui oblige toutes
ces femmes à aller se laver dans l'océan pour soigner leurs blessures.
Les persécutions aux Moluques durent depuis un an et onze mois,
rappelle Mgr. Petrus Canisius Mandagi, évêque de Amboine. De nombreuses
violations des droits de l'homme et des lois civiles ont été commises
par la population locale, les autorités administratives et les institutions
musulmanes. "Il y a eu une infinité d'actes de férocité, dépravation
et criminalité, comme des tortures, des viols et d'autres abus sexuels,
persécutions, massacres, pillages et destruction des propriétés,
tous perpétrés par les membres de la majorité religieuse aux dépens
de la minorité". La majeure partie des victimes sont des personnes
simples, sans défense et innocentes ("Fides", 28 décembre 2000).
Mgr. Mandagi, dénonce comme auteur de ces violences, le groupe terroriste
musulman, Laskar Jihad, qui jouirait de l'appui de "l'internationale
islamique": "les autorités locales minimisent en parlant de 800
militants. Des protestants parlent de 15.000 hommes. Selon nous,
ils sont en tout 7.000, dont 5.000 à Amboine et 2.000 dans le nord.
Il faut retenir que parmi ces guerriers il y a des soldats étrangers
de la Malaisie, des Philippines du Sud, du Pakistan, de l'Afghanistan
et de la Lybie. Ce qui fait penser à un soutien international islamique
dans ce conflit"
http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Moluques.html
26
septembre 2002
Des chercheurs
font pousser des dents de porc dans des intestins de rats
Des chercheurs américains sont parvenus à faire pousser des dents
de porc à l'intérieur d'intestins de rats, une réussite remarquable
de bio-ingéniérie susceptible d'ouvrir la voie à une véritable révolution
dans le domaine dentaire, selon un communiqué publié jeudi. Une
équipe de l'Institut Forsyth, à Boston (Massachusetts), a placé
des cellules de dents immatures prélevées sur des porcs âgés de
six mois dans des intestins de rats. Au bout de 30 semaines, ils
ont constaté que ces cellules avaient évolué en de petites molaires
couvertes d'émail et composées de dentine, une matière d'apparence
osseuse située sous l'émail. Ces recherches semblent aussi confirmer
l'existence de cellules-souches dentaires qui pourraient détenir
la clé pour l'avenir pour la mise au point de techniques de régénération
dentaire chez l'homme. Les cellules-souches sont des cellules à
un stade non différencié présentes aussi bien chez l'embryon que
chez l'adulte et susceptibles d'évoluer en divers types de tissus.
"La possibilité d'identifier, d'isoler et de propager des cellules-souches
dentaires dans un but d'une thérapie biologique de remplacement
de dent présente le potentiel de révolutionner la médecine dentaire",
a déclaré Dominick DePaola, président du Forsyth Institute. Les
chercheurs ont formulé l'espoir de pouvoir affiner cette technique.
Ils se sont fixé pour objectif de produire d'ici à cinq ans des
dents de la taille et de la forme désirée et d'ici à dix ans d'être
capables de régénérer des dents humaines. Les détails de ces travaux
doivent être publiés dans la revue Journal of Dental Research à
paraître le 1er octobre.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948305,00.html
26
septembre 2002 
Cousins de plus en plus lointains
Le Chimpanzé est l’animal le plus proche de l’Homme. Jusque là,
rien de nouveau. Il se pourrait toutefois que nos patrimoines génétiques
divergent plus que ce que l’on pensait, à en croire les résultats
d’une étude publiée dans les Proceedings of the national Academy
of Sciences. Nous n’aurions pas 98,5%de notre code génétique en
commun mais juste 95%. Le professeur Roy Britten de l’institut de
technologie de Californie (Etats Unis) a, pour le montrer, comparé
une séquence de 735 000 paires de bases chez l’homme et le chimpanzé.
Son analyse montre que les substitutions, le changement d’une base
par une autre, sont responsables de 1,4% des divergences entre les
deux séquences. Ce que les précédentes études avaient montré. Là
où les choses changent, c’est que le professeur Roy Britten a aussi
tenu compte des insertions et des délétions, ajout ou suppression
de bases, qui accroissent encore les différences entre nos deux
génomes. Autrement dit, il y aurait globalement pour la séquence
étudiée 5% de divergences entre les deux espèces. Ces mécanismes
ont lieu aussi bien au niveau de zones non codantes qu’au sein des
gènes. Ce qui suggère, selon l’auteur de cette étude, que les insertions
et les délétions sont réparties régulièrement sur le génome. Toutefois,
la zone étudiée ne comporte que peu de gènes, d’autres études tenant
compte des insertions et des délétions sur des séquences plus longues
devront être menées avant de pouvoir confirmer ces résultats.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020925.OBS0516.html?1007
26
septembre 2002 
Y aurait-il une forme de vie sur Vénus ?
(NASA)
Des microbes flotteraient sur les nuages de la planète Vénus. Les
cieux y seraient relativement cléments à 50 km d’altitude avec leurs
70°C et une pression d’une atmosphère. C’est ce que rapporte le
magazine New Scientist. Cette conclusion provient de l’analyse de
données de différentes missions - Venera, Pioneer Venus et Magellan
– par des chercheurs américains de l’université du Texas à El Paso
(Etats Unis). Leur étude a révélé différentes anomalies de l’atmosphère
vénusienne qu’ils s’expliquent par la présence d’une forme de vie.
L’atmosphère de Vénus devrait être riche en monoxyde de carbone
compte tenu des radiations solaires que la planète reçoit or elle
en contient peu. Les chercheurs ont aussi mis en évidence la présence
de deux gaz : le sulfure d’hydrogène et le dioxyde de soufre. Normalement
ces deux gaz réagissent entre eux lorsqu’ils sont en contact à moins
que quelque chose ne les produise. De plus, un gaz difficile à synthétiser
de façon inorganique a été détecté dans les nuages acides : le sulfide
carbonyle. Les chercheurs en déduisent que le monoxyde de carbone
serait consommé et que les trois autres gaz seraient synthétisés
par un organisme biologique. Lequel pourrait utiliser les rayonnement
UV du Soleil comme source d’énergie pour produire ces différents
gaz. Cette théorie a été présentée lors d’un congrès, the Second
European Workshop on Astrobiology in Graz qui a eu lieu en Australie.
Toutefois, elle ne fait pas l’unanimité. André Brack, du Centre
de Biophysique Moléculaire d’Orléans (France), estime que pour qu’il
y ait la vie il faudrait un volume d’eau plus important. Les petites
gouttes d’eau de l’atmosphère de Vénus ne constitueraient pas un
volume suffisant.
Nadia Sahali
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020926.OBS0583.html?1007
26
septembre 2002
L'origine
de l'immunité naturelle au sida identifiée
Certains séropositifs possèdent une immunité naturelle qui empêche
la progression du sida. Des chercheurs chinois et américains en
ont découvert l'origine. De nouveaux traitements sont à l’étude.
Une équipe sino-américaine du Centre de recherches Aaron Diamond
sur le sida (Adarc) a réussi à isoler un groupe de protéines — qu'elle
a appelées défensines-alpha-1, alpha-2 et alpha-3 — capables d'inhiber
la réplication du virus VIH et d'empêcher ainsi la progression de
l'infection chez les 1 à 2% des séropositifs qui ne développent
jamais de sida. Il s’agit de personnes séropositives, dites "non-progressives
à long terme", qui vivent très longtemps sans jamais développer
de sida et son cortège de maladies opportunistes. "Cette découverte
(1) est une étape importante dans notre compréhension de la manière
par laquelle le corps combat le VIH", a souligné le Dr Linqi Zhang,
qui dirigeait les recherches. "En comprenant comment le système
immunitaire de certaines personnes parvient à contrôler l'infection
par le VIH, nous pourrions être capables de mettre au point de nouveaux
traitements qui profitent de ce phénomène", a-t-il ajouté. Vers
de nouveaux traitements ? La communauté scientifique savait depuis
1986 que certains globules blancs du système immunitaire, les lymphocytes
TCD8, pouvaient produire des facteurs (substances chimiques) capables
d'inhiber la multiplication du virus du sida. Il apparaissait, en
particulier, que les cellules TCD8 des personnes naturellement "immunisées"
pouvaient produire de fortes concentrations de ces facteurs. Mais
en dépit des efforts, l'identité de ces agents chimiques restait
un mystère. Une étude canadienne réalisée auprès de prostituées
kenyanes séropositives avait montré que 5% environ d'entre elles
possédaient une sorte d'immunité naturelle contre le VIH/sida, vraisemblablement
d'origine héréditaire. Afin de confirmer que c'était bien l'action
de ces défensines-alpha qui était à l'origine du phénomène d'"immunisation",
l'équipe de chercheurs les a supprimées artificiellement des protéines
produites par des lymphocytes TCD8 prélevés sur des personnes "non-progressives
à long terme". Résultat : l'activité anti-VIH de ces globules étaient
aussitôt pratiquement éliminée. "Les défensines-alpha s'annoncent
prometteuses pour renforcer l'arsenal des traitements contre le
VIH", a souligné le directeur de l'Adarc, David Ho. Il a confirmé
que son équipe "poursuivait déjà de nouvelles approches thérapeutiques
fondées sur cette découverte". Contre le sida, "tous les moyens
sont bons" Contacté par tf1.fr, Simon Wain-Hobson, professeur de
virologie et spécialiste du sida à l’Institut Pasteur, a accueilli
cette étude avec prudence et intérêt. En attendant de pouvoir connaître
l’intégralité des travaux, ce chercheur britannique indique qu’il
s’agit d’une "piste pas absolument nouvelle" mais qui méritait d’être
explorée. Cette découverte ne doit pas susciter de faux espoir,
a-t-il averti, surtout dans le domaine de la lutte contre le sida.
"On rêve d’un vaccin : des essais sont menés depuis 15 ans sans
réussite. Le VIH est un virus extrêmement dur à comprendre. Le chemin
est encore long…", rappelle-t-il avant de s’emporter devant les
ravages de la pandémie. "Parfois, je n’en peux plus de rester poli",
s’excuse-t-il. Et de lâcher, sur la découverte sino-américaine :
"En étant très pragmatique, je dirai que tous les moyens sont bons
dans cette lutte. Il ne faut pas avoir d’états d’âme". Qui oserait
encore prétendre que les scientifiques sont des êtres froids ? (1)
Les travaux sont publiés dans l’édition de vendredi de la revue
américaine Science.
http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,948118,00.html
25
septembre 2002
Evolution
des espèces
Entre Darwinisme et créationisme
Une troisième voie (aticle de 9 pages parue dans la version française
du magazine américain NEXUS N° 22 paru ce mois de septembre) En
voici quelques extraits : Un nouveau groupe, bien mieux éduqué que
les créationnistes typiques, est entré récemment dans la mélée (de
la recherche sur l'origine de la vie). Ce groupe défend une théorie
appelé le "Intelligent Design" (Création Intelligente) qui se prévaut
d'une mane de faits scientifiquement établis... Cependant les IDers
(en anglais) trahissent leurs origines créationnistes en insistant
sur le fait que la vie, au niveau le plus fondamental, est si incroyablement
et si irréductiblement complexe qu'elle n'aurait jamais pu "apparaître"
simplement comme le prétendent les darwinistes... Ils suggèrent
aussi que toute chose doit son existence à Dieu (quelque soit le
nom qu'on lui donne) ou par "l'action d'une intervention exterieure"...
La seule idée que les humains puissent avoir été créés par des extraterrestres
est si terrible et méprisable pour la science officielle et pour
la religion qu'il est hors de question d'en faire mention. Ainsi
140 ans après la théorie de l'évolution, il n'y a toujours pas,
dans le répertoire, de fossile définissable clairement comme espèce
de transition... 140 ans d'études concertées ou individuelles sans
résultat ! Plantes et animaux : mais il se pourrait que les scientifiques
évitent d'étudier les domestiques car ce qu'ils y découvrent s'écarte
complètement du paradigme évolutionniste reconnu. Presque toutes
les plantes domestiques sont supposées être apparues il y a de 5000
à 10000 ans, des groupes différents étant apparus à divers endroits
de la terre à des époques différentes (le froment, l'orge et les
légumineuses dans le "Croissant fertile", aujourd'hui l'Iraq, la
Syrie et le liban - plus tard, le blé, le millet et le riz au lointain
Orient - plus tard encore dans le nouveau monde : le maïs, les poivrons,
les haricots, les courges, les tomates et les pommes de terre) ...
Même pour les plantes qui ont des origines sauvages, tel les herbes,
les grains et les céréales, le processus par lequel par lequel elles
sont devenues du froment, de l'orge, du millet, du riz etc. demeure
un profond mystère. Il n'est pas un botaniste capable d'expliquer
de manière concluante commentles plantes sauvages ont évolué en
plantes domestiques... Le blé et l'avoine domestiques auraient été
obtenus à partir d'un ancêtre possédant 7 chromosomes, alors qu'ils
en ont 42, une multiplication par six. La canne à sucre, monstre
contenporain aux 80 chromosomes, aurait dérivé d'un ancêtre qui
n'en avait que 10 ; un facteur de 8... (comment les fermiers primitifs
(Néolithique) ont-ils pu "hybrider" à un tel niveau, sans doute
à l'aide de leurs gourdins et pierres à feu..! ). Par exemple (Toujours
dans la même logique darwinienne) le fait qu'en 1837, le jardin
botanique de St Petersbourg en Russie amorça une tentative de culture
de seigle sauvage afin d'en produire une nouvelle espèce domestique.
Ils s'y essayent encore aujourd'hui parce que leur seigle n'a rien
perdu de ses attributs sauvages. (je m'en doutait...) A coup de
millions d'années : les généticiens pensaient que cette large fourchette
pouvait être réduite en faisant un relevé des mutations dans lADN
mitochondrique humain. (morceaux d'ADN flottant à l'extérieur des
noyaux). Ils se mirent au travail, collectionnant des échantillons
provenant du monde entier... N'écoutant que leur courage, les généticiens
se placèrent dans la ligne de tir et annoncèrent que l'origine des
humains ne remontait nullement aux quelque huit à cinq millions
d'années supposées ; ils n'avaient environ que 200 000 ans... Entre
temps quelque chose se produisit qui détruisit presque tous les
humains....Au fond de la classe les créationnistes agitent fébrilement
la main, préssés qu'ils sont de désigner le déluge. mais comme ils
refusent de contredire la bible, qui situe l'époque de cet évenement
à environ 6000 ans, personne ne les prend au sérieux. Et pourtant
il semble que les deux camps pourraient utilement travailler de
concert sur cette question... Vous savez qui a laissé qui a laissé
des traces de ses oeuvres sur nos corps et dans notre réservoir
génétique. Pour qu'éclate la vérité il suffira que quelques outsiders
rompent les rangs de leurs confrères contitionnés. Tournons-nous
vers la jeune génération. N'ayant pas de traites à payer, de familles
à élever, de pensions à prévoir, ils peuvent trouver le courage
de leurs convictions. N'attendez pas cela de personnes au delà de
la quarantaine, peut être de la trentaine. Mais quelque part dans
le monde, des hommes et des femmes sont nés qui détronerons le darwinisme
et le remplaceront par la vérité.
24
septembre 2002 
Une batterie au lithium plus performante
Un ordinateur portable plus léger, muni d’une batterie au lithium
plus performante et de petite taille, ce n’est pas pour tout de
suite, mais cela serait possible à en croire les résultats d’une
étude publiée dans la revue Nature Materials. Yet Ming Chiang et
ses collègues du Massachussets Institute of Technology (MIT) à Cambridge
(Etats Unis), ont synthétisé une molécule qui conduit et emmagasine
le courant plus efficacement que les batteries traditionnelles.
En 1997, des chercheurs avaient montré l’intérêt de l’utilisation
de la molécule de lithium-fer-phosphate (LiFePO4). Jusqu’à présent
elle était considérée comme bon marché et non toxique mais de faible
conductivité. Yet Ming Chiang et ses collègues ont rendu sa conductivité
dix millions de fois plus importante que les autres en ajoutant
du magnésium, de l’aluminium ou du titanium au LiFePO4. Une telle
batterie serait de plus petite taille que celles que l’on possède
actuellement. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives et
les chercheurs émettent l’idée d’une voiture électrique enfin munie
d’une batterie de taille raisonnable.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020924.OBS0439.html?1221
24
septembre 2002
Les pirates
du génome
LE MONDE
Les pirates du génome En Californie, des bio-informaticiens rebelles
conçoivent et diffusent gratuitement sur Internet des données scientifiques
permettant au grand public de faire des manipulations génétiques.
Dans le jardinet coincé entre sa véranda et la palissade du voisin,
Eric Engelhard a installé trois ruches en bois blanc. Elles sont
en pleine activité, des centaines d'abeilles volent en permanence
autour de sa maison : "La saison dernière, elles ont produit 140
kg de miel, j'en donne à tout le monde autour de moi". Pourtant,
ce n'est pas le miel qui intéresse Eric, mais les abeilles. Elles
lui servent de cobayes pour effectuer des manipulations génétiques
qu'il réalise seul, chez lui, en toute liberté, sans en référer
à quiconque. Son but est de créer un animal qui n'existe pas dans
la nature : l'abeille sans venin, dont la piqûre sera sans danger
et presque indolore... Eric, trente-six ans, n'est pas un amateur.
Installé à Davis, ville universitaire au nord-est de San Francisco
réputée pour ses centres de recherche en sciences de la vie, il
exerce le métier de "bio-informaticien": après des études de biologie,
il a décidé de se consacrer à l'informatique, car désormais la recherche
génétique dépend entièrement des ordinateurs, seuls capables de
compiler, assembler, représenter et analyser le flux gigantesque
de données brutes produites nuit et jour par les laboratoires. Il
travaille actuellement pour une société spécialisée dans la recherche
sur le cancer : "Mon projet personnel, n'a rien à voir avec ce que
je fais pour gagner ma vie, mais je possède les connaissances nécessaires
grâce à mon expérience professionnelle". Eric a installé un laboratoire
de fortune dans la chambre de sa fille de trois ans, qui dort désormais
avec son grand frère : "Quand on s'y connaît, on n'a pas besoin
de grand' chose pour faire du génie génétique. Un établi, des récipients
étanches, et des produits chimiques et de cultures bactériennes
en vente libre. Et bien sûr, il me faut de l'ADN, en l'occurrence
des abeilles" - ou plus exactement, des dards et glandes à venin
broyés dans un mixer. A partir de cette pâte, Eric réussit à obtenir
de l'ADN pur, grâce à une série de réactions chimiques réalisées
dans des tupperware. Puis, pour identifier le gène responsable de
la production de venin, il fait analyser ses échantillons par une
société locale spécialisée dans le décryptage du code génétique
: "Il s'agit d'une opération automatisée tout à fait banale, qui
coûte à peine 25 dollars. Les résultats sont envoyés directement
dans mes ordinateurs via Internet, je n'ai plus qu'à utiliser mes
logiciels bio-informatiques pour les interpréter". Par approximations,
il finit par découvrir quel type de gène artificiel il faudra implanter
dans le génome pour inhiber la production de venin. Il s'attaque
alors à la conception puis à la duplication du gène modifié, toujours
dans des petits bacs en plastique. Le tout aura coûté moins de 500
dollars. Aujourd'hui, Eric possède plusieurs tubes remplis d'ADN
modifié, tous rangés dans le congélateur familial. Il est prêt à
passer à l'étape suivante : "Je vais extraire du sperme de bourdon
- c'est assez cruel, il faut leur arracher les organes génitaux
-, le déshydrater, puis le réhydrater dans une solution contenant
les gènes modifiés, qui seront incorporés aux cellules de sperme".
Ensuite, il se procurera une cinquantaine d'abeilles-reines, qu'il
va inséminer artificiellement, une à une : "C'est un procédé ancien
et désuet, mais l'université de Davis possède les instruments adéquats,
ils vont me les prêter". Les ouvrières qui naîtront de cette manipulation
possèderont, dans leur génome, une copie du gène modifié, qui neutralisera
la glande à venin : "Avant l'été prochain, des abeilles sans venin
voleront dans mon jardin. Pour le reste, leur aspect et leur comportement
resteront inchangés - enfin, en théorie". Eric sait qu'aux Etats-Unis,
il est illégal de lâcher dans la nature des organismes génétiquement
modifiés sans autorisation officielle, mais cela ne l'inquiète pas
: "Je vais lire les nouvelles lois, pour savoir ce que je risque.
Au pire, je ferai mon expérience dans une serre, où mes abeilles
resteront prisonnières - en attendant mieux. Mais récemment, l'agence
fédérale de protection de l'environnement a donné à une grande firme
des autorisations de dissémination pour des organismes bien plus
dangereux, notamment des virus modifiés porteurs de gènes de scorpion,
destinés à tuer les chenilles dans les champs de coton". Il sait
également que l'Etat ne sera pas le seul à s'intéresser à ses travaux
: "Ici à Davis, il y a une forte communauté de militants écolos,
je ne sais pas ce qu'il vont penser de mes abeilles. Je peux aussi
craindre des réactions de la part des églises protestantes conservatrices,
qui sont violemment opposées à toute forme de génie génétique. Cela
dit, moi aussi, je suis prêt à me battre pour mes idées. Je suis
partisan de la liberté absolue de la recherche scientifique, mon
projet ira à son terme". Eric a la conviction de travailler dans
l'intérêt de la science, car il a décidé de diffuser gratuitement
sur Internet les résultats de ses recherches, sa méthodologie et
ses logiciels. Il fera même cadeau de ses abeilles à d'autres chercheurs
désireux de poursuivre son œuvre. En fait, il s'est lancé dans une
croisade contre l'esprit de mercantilisme et de concurrence acharnée
qui règne dans les entreprises de biotechnologies américaines :
"Mon projet-abeilles est une passion personnelle, comme d'autres
font de la musique, mais c'est aussi une libération, une réaction
contre le climat de secret et de surveillance qui sévit sur mon
lieu de travail, contre la propagande qu'on nous assène à longueur
de journée sur le caractère sacro-saint de la propriété intellectuelle".
Eric s'insurge en particulier contre la pratique, courante aux Etats-Unis,
consistant à déposer des brevets sur des gènes : "Un gène humain
n'est pas une invention, il est le produit de trois milliards d'années
d'évolution, et il réside dans chaque cellule de chacun d'entre
nous : comment une société privée peut-elle prétendre en devenir
propriétaire ?". Eric n'est pas isolé dans son combat. Sa collègue
Katherine Nelson, qui fut l'une des responsables du grand projet
international de séquençage du génome humain à Berkeley avant de
rejoindre le secteur privé, est encore plus catégorique : "Nos patrons
se fichent éperdument de guérir le cancer, ils veulent gagner beaucoup
d'argent très vite, c'est tout. Notre entreprise a breveté 800 gènes
responsables de certains cancers, et désormais elle confisque cette
information pour son seul usage. Si nous partagions nos résultats,
d'autres labos se joindraient à nous, et ensemble, nous trouverions
des remèdes plus rapidement, mais on nous l'interdit. Au contraire,
nos chefs nous ordonnent souvent d'abandonner des pistes prometteuses
parce qu'ils ont peur que ce ne soit pas rentable. Tout le système
est pervers : les laboratoires privés collectent des informations
scientifiques du domaine public, ils y rajoutent un petit quelque
chose, puis ils déposent un brevet couvrant la totalité des données.
C'est du vol légalisé. ". Eric et Katherine ont créé une association
baptisée CVBIG (groupe d'intérêt de bio-informatique de la Vallée
Centrale), qui organise des conférences mensuelles : "Nous espérions
une quinzaine de membres, nous en sommes à 180 en moins d'un an".Tous
ne partagent pas les convictions des deux fondateurs, loin de là,
mais Eric remarque que de nombreux bio-informaticiens sont favorables
au principe de l'entraide et du partage : "La contagion avec Internet
a joué. Quand je me suis mis à l'informatique, j'ai découvert l'esprit
de coopération désintéressée des hackers et de la communauté du
logiciel libre, qui travaille en "open source" (source ouverte)
: les auteurs publient l'intégralité du code constituant leurs logiciels.
Aujourd'hui, la majorité des ordinateurs utilisés en bio-informatique
fonctionnent avec le système d'exploitation libre Linux. Il est
bien meilleur que les produits commerciaux équivalents, car il est
le fruit d'une entraide entre des milliers de bénévoles passionnés".
Eric milite aussi dans l'association locale des utilisateurs de
Linux (LUGOD), qui compte plus de 500 membres. Il fait tout son
possible pour favoriser les contacts entre les deux groupes, qui
ont commencé à se mélanger. Ainsi, Mike Simons, vice-président de
LUGOD, est devenu un membre actif de CVBIG : "Je viens promouvoir
l'usage des logiciels libres de bio-informatique. Il y en a de plus
en plus, car la philosophie "open source" progresse dans ce milieu.
Les universités californiennes avaient pour habitude de déposer
des copyright sur tous les logiciels créés par leurs chercheurs,
mais désormais certains d'entre eux exigent que leurs logiciels
soient distribués en open source". L'un des pionniers de la "bio-informatique
libre", Jim Kent, fait des recherches pour l'université de Santa
Cruz, à trois heures de route de Davis. Il travaille surtout chez
lui, une grande maison à demi-restaurée dans un quartier d'ateliers
et d'entrepôts. Au printemps 2000, il s'était rendu célèbre en créant
en un temps record un logiciel permettant d'assembler et de présenter
sous forme graphique les données brutes provenant des différents
laboratoires participant au projet international de séquençage du
génome humain. La base de données gratuite de Santa Cruz n'est pas
aussi complète que celle de Celera, mais elle s'en rapproche. Par
ailleurs, Jim Kent a diffusé gratuitement plusieurs autres logiciels
: "je les ai écrits pour mes propres recherches sur le génome de
l'homme et de la souris, puis je les ai prêtés à des confrères,
et ils se sont répandus naturellement. Certains chercheurs les adaptent
ou les améliorent, d'autres m'appellent pour me demander d'ajouter
telle ou telle fonction. Quand je peux, je le fais, pour rendre
service". En revanche, Jim ne sait que penser du projet-abeille
d'Eric : "Le généticien de garage, travaillant isolément, sans aucun
garde-fous, est une nouveauté, il n'y a aucun précédent. Quand on
fabrique un être vivant et qu'on le lâche dans la nature, il va
se reproduire, interagir avec son milieu. Comment évoluera une abeille
si son arme principale ne fonctionne plus ? Mystère... Espérons
que les généticiens sauvages seront moins irresponsables que ceux
qui travaillent dans les multinationales". A sa connaissance, Eric
n'a pas encore fait d'émules, mais cela ne saurait tarder. Dans
la région de San Francisco, le débat sur la "génétique libre" est
sorti du ghetto des spécialistes, grâce notamment à l'action de
différents mouvements culturels avant-gardistes. Des groupes de
plasticiens, de sculpteurs et de vidéastes, qui se sont baptisés
"bio-artistes", ou " biopunks" - en référence au mouvement cyberpunk
également né à San Francisco -, ont décidé d'intervenir à leur façon.
Ils multiplient les expositions picturales ludiques ou provocatrices,
les conférences et même les interventions dans les écoles. Ils mettent
en garde l'opinion contre les agissements des firmes de biotechnologie,
mais s'opposent aussi aux traditionalistes, religieux ou laïques,
qui voudraient empêcher l'avènement d'un monde nouveau, refaçonné
par le génie génétique. Déjà, ils militent pour la légalisation
de toutes les formes de manipulations génétiques "consensuelles",
c'est-à-dire pratiquées sur un adulte consentant ou sur soi-même.
Eric ne fréquente pas de bio-punks, mais comme eux, il rêve de voir
apparaître au sein de la jeunesse américaine une génération de "bio-hackers",
qui se passionneront pour la génétique, comme leurs aînés se sont
passionnés pour Internet et les jeux vidéo : "Cela arrivera, si
on leur donne accès à tous les outils et à toute l'information.
Bientôt, les adolescents surferont sur le génome humain en toute
liberté, et Dieu sait ce qu'ils découvriront... Une bande de gamins
s'amusant sur Internet peut faire avancer la connaissance plus vite
qu'un grand projet pyramidal et bureaucratique. Je suis sûr que
mes abeilles sans venin vont être adoptées : leur avenir est assuré,
même s'il est imprévisible".
Yves Eudes
23
septembre 2002  |