Pas
si futile le babillage des bébés...
Le risque du gène en trop
Deux cigarettes par semaine peuvent suffire pour...
Les députés australiens interdisent le clonage humain
L'alimentation à base d'OGM saine, selon la directrice générale...
Découverte de l'enzyme de l'oubli
Les enfants élevés au contact des chiens ou chats sont moins allergiques
Étiquetage volontaire pour les OGM
Contrairement à ce que pensaient les astronomes...
ARN : une bonne nouvelle pour la "gêne-éthique"
Un anaconda femelle isolée depuis 26 ans se reproduit mystér...
Mitochondrie paternelle
Grand-Bretagne: progrès dans la transplantation d'organes de porcs
Des chercheurs japonais veulent ressusciter le mammouth
Apport calorique et risque d’Alzheimer
Première : une greffe d'utérus mène à une grossesse
Un «interrupteur» de protéines influerait sur la perte de poids
Le muscle artificiel est arrivé
Découverte du gène responsable du bon emplacement des viscères
Sperme de bouc et de cochon produit par des souris
Les sondes Voyager s'approchent d'une région inexplorée...
Comme si on y était !
Clonage d'un bébé : un couple américain invoque la volonté de Dieu
La bête humaine
Une souris qui mange sans grossir
Le serpent volant
Une découverte génétique pourrait révolutionner la médecine
Trilobite, un aspirateur-robot totalement autonome
Le virus de la Poliomyélite recréé en laboratoire
L'hormone de satiété
La vitesse de la lumière ne serait pas constante
Clonage humain : l'épisode sud-coréen
Le sexe de l'émotion
Fertilité retrouvée ?
Le génome de la souris mis en carte
Génétiquement criminel
Un document sur le clonage
Les États-Unis vont autoriser des OGM expérimentaux...
Longévité humaine et restriction calorique
Améliorer l'humain : une nouvelle Renaissance ?
G-B : fécondation in vitro sur mesure interdite à des parents
Nouvel espoir pour les victimes de lésion de la moelle épinière
Conception à partir des cellules germinales du fœtus
30
août 2002
Pas si futile
le babillage des bébés...
Paul Recer Associated Press Washington
Pour les adultes, il semble dénué de sens et pourtant le babillage
des nourrissons est un exercice linguistique essentiel pour l'acquisition
de leur langage futur, selon une étude américaine publiée vendredi
dans la revue Science. «Quand un bébé babille, il se donne du mal
pour trouver les sons qui vont faire son langage et les assembler»,
a souligné Laura-Ann Petitto, chercheur au Collège Dartmouth, et
premier auteur de l'étude. «Il construit un langage compréhensif.»
L'étude menée par ce professeur de psychologie et de biologie du
cerveau a porté sur dix bébés âgés de cinq à douze mois. Elle souligne
que les sons qui composent leur babil sont commandés par une partie
du cerveau, alors que les sons autres que le babillage et le sourire
le sont commandés par une autre partie du cerveau. «Ceci suggère
que la fonction du langage se développe très tôt», a estimé le Pr
Petitto. Pour aboutir à ce résultat, Laura-Ann Petitto et Siobhan
Holowka, coauteur de l'étude, ont analysé les mouvements des lèvres
des bébés lors du babil, lorsqu'ils émettaient d'autre sons, ou
lorsqu'ils souriaient. Les enfants, dont la moitié était issue de
familles anglophones, et l'autre moitié de familles francophones,
étaient filmés. Le film était ensuite passé au ralenti pour permettre
aux chercheurs de procéder à une analyse précise des mouvements
de la bouche. La scientifique a précisé qu'elle avait étudié des
bébés francophones et anglophones pour prouver que ces mouvements
ne sont pas liés à la langue maternelle. Selon leurs observations,
au moment du babil, la bouche s'ouvre de façon plus importante à
droite, alors qu'elle est plus ouverte à gauche lorsque le bébé
sourit. Pendant les vocalises, l'ouverture de la bouche est symétrique,
les deux côtés travaillant de la même façon. Une différence qui
correspond aux zones du cerveau activées aux cours des différents
mouvements. Selon Laura-Ann Petitto, «le cerveau gauche contrôlant
la partie droite de la bouche, c'est donc le côté gauche du cerveau
qui commande le babillage». «L'hémisphère gauche est dédié à l'apprentissage
du langage», a-t-elle ajouté. Une fonction qui, selon elle, s'acquiert
plus tôt que l'on croyait. Le sourire est commandé par le cerveau
droit, le siège des émotions. «Notre étude souligne qu'à cinq mois
déjà, le centre des émotions des bébés est déjà impliqué.» A terme,
étudier la motricité de la bouche lorsque le bébé s'exprime pourrait
permettre aux spécialistes de dépister les troubles du langage sans
attendre sa complète acquisition. Les experts avaient déjà découvert
les propriétés caractéristiques des sons émis par les bébés et avaient
même fait la différence entre le babillage et les sons non spécifiques.
Un babillage authentique comporte une voyelle, une consonne et une
seule syllabe qui est répétée sans cesse. «Quand un bébé dit da-da-da-da,
ou ba-ba-ba-ba ou ga-ga-ga-ga, vous l'entendez facilement», a expliqué
le Pr Petitto. «Ce babillage ne ressemble pas à un son qui n'est
pas répété comme «ahhhhhhh». Là, il n'y a pas de babillage.»
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0208/sci_102080131555.html
29
août 2002
Le risque
du gène en trop
(Agence Science-Presse)
Un rapport qui tombe à un bien mauvais moment pour les défenseurs
des manipulations génétiques: l’Académie nationale des sciences
des États-Unis (NAS) vient de déposer une étude, longtemps attendue,
qui conclut que les animaux transgéniques présentent une série de
risques pour l’environnement et la santé humaine. Ce qui n’arrange
rien, les efforts entrepris pour gérer ces risques sont chaotiques,
et probablement inadéquats, juge le comité d’experts, mis sur pied
par la NAS à la demande de l’Administration américaine des aliments
et drogues. En s’attardant donc aux efforts de clonage d’animaux,
et de production de bestioles chez qui le gène d’une autre bestiole
a été inséré avant la naissance —par exemple, afin de produire un
médicament dans le lait- le rapport envoie un croc-en-jambe à l’industrie
des biotechnologies, qui carbure à la génétique depuis quelques
années. Des fuites d’animaux "modifiés" dans la nature, souligne
le comité, se sont déjà maintes fois produites (par exemple, avec
des saumons), et on ne sait que peu de choses sur l’impact que ces
animaux auront sur leurs cousins "normaux". L’étude ne recommande
pas une interdiction des manipulations génétiques, mais lance un
appel —désespéré, diront certains- à un plus grand nombre d’études
scientifiques, avant que les expériences ne soient poussées plus
avant. Des milliers de travaux de recherche directement visés sont
en cours, en ce moment même, aux quatre coins des Etats-Unis.
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap2608024.html
29
août 2002
Deux cigarettes
par semaine peuvent suffire pour développer une dépendance
Une étude de l'Université du Massachusetts démontre que les enfants
deviennent rapidement dépendant à la nicotine. En effet, deux cigarettes
par semaine peuvent suffire à créer une dépendance, et cela même
en fumant relativement peu. Ce qui est étonnant dans ces résultats,
selon les chercheurs, c'est que les enfants deviennent dépendants
à la nicotine à une rapidité étonnante et avec des quantités de
tabac si faibles que personne n'avait considéré cela comme possible.
Jusqu'à maintenant, les chercheurs pensaient que la dépendance ne
survenait que lorsque les jeunes fumaient au moins dix cigarettes
par jour, mais l'étude démontre que la moitié des jeunes qui présentent
des signes de dépendance au tabac fumaient en moyenne deux cigarettes
par semaine, et pour 66% d'entre eux, la dépendance apparaissait
avant qu'ils ne fument quotidiennement. L'étude démontre aussi que
pour les filles, la dépendance est apparue plus vite que chez les
garçons, trois semaines en moyenne (contre 183 jours) après avoir
commencé à fumer de temps en temps. Les auteurs soutiennent que
le cerveau adolescent, encore en développement, serait plus vulnérable
aux dépendances que celui des adultes, et l'impact de la nicotine
serait plus fort et plus long chez les adolescents. Cette étude
est publiée dans la revue Tobacco Control .
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
29
août 2002
Les députés
australiens interdisent le clonage humain
CANBERRA (AP)
Les députés australiens ont voté à l'unanimité jeudi l'interdiction
du clonage humain, tout en repoussant à plus tard la question des
recherches sur les cellules-souches de l'embryon humain. Après ce
vote de la Chambre des représentants, ce projet de loi devrait être
facilement adopté par le Sénat. L'interdiction du clonage proposée
dans le texte allait également de pair avec la possibilité de pouvoir
utiliser des cellules-souches de l'embryon pour la recherche. Mais
les deux questions ont été séparées en deux textes distincts et
seule l'interdiction du clonage a été soumise au vote. Aucune date
n'a été fixée pour le vote concernant la recherche sur des cellules-souches.
Des vacances parlementaires de quinze jours débuteront vendredi.
http://fr.news.yahoo.com/020829/5/2qbi9.html
28
août 2002
L'alimentation
à base d'OGM saine, selon la directrice générale de l'OMS
HARARE (AFP)
La nourriture issue d'organismes génétiquement modifiés (OGM) est
saine pour la consommation humaine et devrait être utilisée pour
lutter contre la famine menaçant des millions de personnes en Afrique
australe, a estimé mercredi Gro Harlem Brundtland, directrice générale
de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mme Brundtland a affirmé
dans un communiqué ne pas être "au courant de cas scientifiquement
documentés selon lesquels la consommation de tels aliments a eu
des effets nuisibles pour la santé de l'homme". "Ce type de nourriture
peut donc être consommé", a-t-elle ajouté. Les agences de l'ONU
estiment à 14 millions --dont 2,3 millions d'enfants de mois de
cinq ans-- le nombre de personnes qui risquent d'avoir à lutter
contre la famine en Afrique australe. Au moins 300.000 personnes
pourraient mourir de faim ou de maladie dans les six prochains mois,
selon des statistiques de l'OMS, si des mesures urgentes ne sont
pas prises pour protéger les plus vulnérables. Confrontée à une
sévère famine, la Zambie refuse toute aide alimentaire contenant
des OGM malgré les avertissements du Programme alimentaire mondial
(PAM) sur le risque de voir mourir quelque 2 millions de personnes
dans ce pays. "Les gouvernements de pays d'Afrique australe doivent
prudemment envisager les conséquences graves et immédiates de la
limitation de l'aide nutritionnelle mise à disposition pour des
millions de personnes désespérément dans le besoin", a déclaré Mme
Brundtland. Le Zimbabwe --le pays le plus menacé avec 6 des 13 millions
de personnes affectées par cette crise humanitaire dans la région--
ainsi que le Mozambique ont fait taire leurs craintes à l'égard
des organismes génétiquement modifiés, tandis que le Malawi, le
Lesotho et le Swaziland n'ont pas soulevé d'objections, avait indiqué
le 23 août à Genève le directeur exécutif du PAM, l'américain James
Morris.
http://www.larecherche.fr/afp/n020828201254.gagpeo13.html
28
août 2002 
Découverte de l'enzyme de l'oubli
Rick Callahan Associated Press Indianapolis
Des scientifiques suisses ont réussi à améliorer les capacités d'apprentissage
et de mémorisation de souris de laboratoire en bloquant l'action
d'une enzyme cérébrale, le PP1. Une découverte qui pourrait, selon
eux, conduire à traiter les troubles de la mémoire des personnes
âgées. Ces travaux sont publiés jeudi dans la revue scientifique
Nature par une équipe suisse conduite par Isabelle Mansuy, de l'Institut
de biologie cellulaire à Zurich. Selon elle, on savait jusqu'ici
que l'enzyme PP1 jouait un rôle dans les pertes de mémoire, sans
savoir lequel. Pour mener leurs travaux, les chercheurs ont procédé
à une manipulation génétique des souris facilitant le blocage de
l'enzyme PP1. Ils ont découvert que les souris chez lesquelles le
PP1 était inhibé apprenaient plus facilement et étaient dotées d'une
meilleure mémoire que les autres. Les animaux étaient évalués sur
leurs capacités à reconnaître des objets particuliers et à retrouver
l'emplacement d'une plate-forme de sortie noyée dans un conteneur
d'eau opaque. Même les souris les plus âgées étaient plus habiles
lorsque l'enzyme PP1 avait été bloquée. Une découverte qui ouvre
la voie à un éventuel traitement des troubles de la mémoire des
personnes âgées, a estimé Isabelle Mansuy. «Cette expérience nous
montre que dans les cerveaux âgés, le système moléculaire n'est
pas totalement détruit et que les fonctions de mémoire peuvent être
restaurées uniquement si l'enzyme PP1 est bloqué», s'est-elle félicitée.
Selon le Dr Eric Kandel, professeur à l'Université Columbia et colauréat
du Prix Nobel de médecine 2000 pour ses travaux sur la mémoire,
ces travaux représentent une étape importante dans la compréhension
de la formation de la mémoire à long terme. Dans une seconde étude
publiée dans «Nature» et portant elle aussi sur la biologie cérébrale,
des chercheurs écossais ont montré qu'une mutation génétique liée
à la maladie d'Alzheimer pouvait aussi détériorer les facultés mentales
des personnes pourtant indemnes de cette maladie générative. Sur
les 466 personnes étudiées, 121 étaient porteuses de la mutation
génétique APOE E4, qui augmente le risque de maladie d'Alzheimer,
sans qu'aucune d'entre elles ne souffre de cette maladie. Toutes
avaient bénéficié d'un test d'évaluation des fonctions cérébrales
à 11 ans et d'un autre à 80 ans. Alors que le test pratiqué à 11
ans donnait les mêmes résultats chez les 466 personnes, qu'elles
soient porteuses de la mutation ou non, les résultats à 80 ans étaient
légèrement moins bons chez les porteurs de la mutation APOE E4.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0208/sci_102080131206.html
28
août 2002
Les enfants
élevés au contact des chiens ou chats sont moins allergiques
Agence France-Presse Washington
Les enfants élevés au contact de chiens ou de chats ont un risque
fortement réduit d'être sujets aux allergies les plus communes,
selon les résultats d'une étude américaine à paraître mercredi,
portant sur près de 500 enfants de la naissance à l'âge de sept
ans. «Nous avons examiné nos données pour savoir si l'exposition
aux chiens ou chats augmentaient les risques, et les données n'ont
pas été dans le sens que nous attendions. En fait, c'était nettement
le contraire», a expliqué le Dr Dennis Ownby, directeur du service
d'allergologie de la faculté de médecine de Géorgie, qui a mené
l'étude. Les chercheurs ont suivi pendant sept ans un groupe de
474 bébés, comparant les 184 enfants exposés durant leur enfance
à un minimum de deux chiens ou chats aux 220 enfants qui n'avaient
pas eu de contact avec ces animaux. Ils ont découvert que les enfants
exposés à deux animaux domestiques ou plus avaient un risque réduit
de moitié d'être sujet aux allergies les plus communes. À titre
d'exemple, 15,5% des enfants sans chien ou chat au foyer étaient
allergiques aux chats, contre 11,6% des enfants avec un chien ou
un chat et 7,7% des enfants élevés avec deux animaux ou davantage.
La même tendance a été trouvée chez les enfants ayant une allergie
aux chiens, de 8,6% à 3,5% et à 2,6% respectivement. «La conclusion
est peut-être que la raison pour laquelle tant d'enfants ont des
allergies et de l'asthme est que nous vivons de façon trop propre»,
selon le Dr Ownby, dont l'étude est publiée dans le Journal of the
American Medical Association. «Que se passe-t-il quand des enfants
jouent avec des chats ou chiens? Les animaux les lèchent. Le léchage
transmet de nombreuses bactéries qui pourraient modifier la façon
dont le système immunitaire y répond, d'une façon aidant à protéger
des allergies», a estimé le spécialiste. «On a appris aux allergologues
pendant des générations que les chiens et chats dans la maison étaient
mauvais car ils augmentaient les risques d'y devenir allergique,
nous savons que pour devenir allergique à quelque chose, il faut
y être exposé de façon répétée», a poursuivi le Dr Ownby. Mais les
résultats «sont exactement le contraire de ce que nous aurions pu
prédire», a-t-il souligné.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0208/sci_102080130894.html
27
août 2002
Étiquetage
volontaire pour les OGM
Le Comité consultatif canadien de la biotechnologie a estimé, dans
son rapport, que les organismes génétiquement modifiés ne présentaient
pas de danger pour la santé. Toutefois, les auteurs du rapport recommandent
une surveillance attentive et surtout l'étiquetage, volontaire mais
conforme à un cadre réglementaire défini, des aliments qui en contiennent.
Les experts, dont le rapport a été remis à sept ministères fédéraux,
dont ceux de la Santé, de l'Agriculture et des Pêches et océans,
suggèrent un délai de cinq ans, au-delà duquel il serait possible
d'imposer l'étiquetage obligatoire en cas de mauvaise volonté des
industriels. L'étiquetage, a souligné le comité, vise à informer
les consommateurs, mais ne signifie pas que les OGM soient nocifs
pour les êtres humains ou l'environnement. Le Canada, recommande
le comité, doit se faire l'avocat sur la scène internationale de
l'adoption d'une norme universelle d'identification des OGM. Les
Canadiens réclament l'étiquetage Les associations de consommateurs
ont dénoncé les conclusions «tendancieuses» du comité. Nadège Adam,
du Conseil des Canadiens, reproche aux experts de ne pas avoir tenu
compte des sondages, qui indiquent que la population réclame l'étiquetage
obligatoire. L'Association des biologistes du Québec et les experts
scientifiques de la Société royale du Canada se sont récemment prononcés
en faveur de l'étiquetage obligatoire. Par ailleurs, Mme Adam accuse
le comité de ne pas respecter le principe de précaution, qu'il cite
pourtant, en ne recommandant pas le retrait des marchandises contenant
des OGM jusqu'à ce que l'on ait prouvé leur innocuité. En octobre
dernier, les députés fédéraux ont rejeté le projet de loi C-287
qui aurait rendu obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires
contenant des OGM. Au contraire du Canada, l'Union européenne se
montre particulièrement sévère. En juillet dernier, le parlement
européen a adopté de nouvelles mesures qui font de l'Europe la région
la plus stricte vis-à-vis des OGM.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
27
août 2002 
Contrairement à ce que pensaient les astronomes,
les étoiles massives, de plusieurs dizaines de fois la masse du
Soleil, peuvent se former dans les régions de l'Univers riches en
métaux, considérés jusqu'ici comme des entraves à la croissance
stellaire.
Agence France-Presse Paris
Pour la première fois, une équipe européenne de chercheurs conduite
par Daniel Schaerer, de l'Observatoire Midi-Pyrénées, vient en effet
d'observer, à l'aide d'un des instruments du VLT (Very Large Telescope)
de l'ESO, au sommet du mont Paranal (Chili), des étoiles massives
dans un amas de galaxies. Cette observation, dont le compte-rendu
sera publié prochainement dans la revue Astronomy and Astrophysics,
implique en particulier l'existence de ce type d'étoiles au sein
de la plupart des noyaux de galaxies. « La présence ou l'absence
de telles étoiles au centre d'un galaxie, estiment les chercheurs,
doit avoir une influence considérable sur la région toute entière
et, vraisemblablement, sur l'évolution de l'ensemble de la galaxie
». Les éléments de notre Univers, selon la théorie actuellement
en vigueur, sont issus de l'hydrogène, de l'hélium et de leurs isotopes,
eux-mêmes apparus dans les premiers instants de l'Univers, peu après
l'explosion « initiale » (le Big-Bang), il y a treize à quinze milliards
d'années. Par des processus de fusion nucléaire, ces deux éléments
ont progressivement donné naissance à des éléments plus lourds,
au coeur des étoiles et lors de la mort, par explosion en supernovae,
des plus massives d'entre elles. Mais, même maintenant, l'essentiel
de la matière visible demeure largement constituée d'hydrogène et
d'hélium, et non d'éléments plus lourds : les métaux. Par spectroscopie,
les astronomes peuvent observer dans l'Univers des régions particulièrement
riches en métaux. Jusqu'ici, les conditions qui président à la formation
stellaire demeurent largement inconnues. Nombre de chercheurs admettent
toutefois que les étoiles massives ne pouvant se former dans des
régions riches en métaux. En grande quantité, ces éléments sont
censés avoir un effet répulsif et capables de disperser les nuages
dans lequel sont en train de se former les étoiles. Pourtant, avec
un des instruments du VLT, David Shaerer et ses collègues ont observé,
dans l'amas (de galaxies) Virgo, distant de quelque 50 millions
d'années-lumière, 85 régions riches en métaux (des régions dites
"H II", c'est-à-dire constituées entre autre d'hydrogène ionisé
une fois) voisines de galaxies spirales. « La présence d'étoiles
de Wolf-Rayet, type d'étoiles chaudes et massives connues également
dans la Voie lactée composé notamment de carbone doublement et triplement
ionisé, a été détectée dans 27 de ces régions », précisé l'équipe.
Dans une des régions choisies, deux étoiles Wolf-Rayet ont même
pu être observées directement. Les étoiles massives, avec leur puissant
champ électromagnétique et leurs fortes émissions de particules,
jouent un rôle essentiel dans la vie des galaxies, du milieu interstellaire
et des nuages moléculaires. De même lorsqu'elles meurent. Avec cette
découverte inattendue, les modèles d'évolution des galaxies devront
désormais, pour être complets, prendre en compte la présence ou
l'absence de ces objets célestes.
27
août 2002 
ARN : une bonne nouvelle pour la "gêne-éthique"
Alors que des chercheurs américains remettent en cause le clonage
sur les animaux pour des raisons de santé, la découverte de l'interférence
ARN, permettant d'activer et de réactiver des gênes, arrive à point.
Ces travaux, qui ne nécessiteront pas de manipulations génétiques,
offrent de nouveaux espoirs de traitements contre les maladies virales
ou les cancers, comme l'explique François Dautry, responsable de
recherches au CNRS. Un grand pas vient d'être franchi dans le domaine
de la biologie. Un mécanisme appelé " interférence ARN ", permettant
de désactiver et de réactiver des gênes, notamment pathogènes, a
été mis au jour par deux équipes de chercheurs, l'une américaine,
l'autre européenne. Cette découverte majeure est déjà utilisée dans
la plupart des laboratoires depuis un an. Mais la nouveauté vient
du fait que, le mois dernier, des tests ont été menés avec réussite
sur des cellules humaines. Jusqu'à présent, les recherches n'avaient
porté que sur des plantes (pétunias, champignons) et des animaux
(vers, mouches). Les chercheurs ont cette fois réussi à immuniser
des cellules contre le virus du SIDA et de la poliomyélite. Cette
découverte marque donc le passage à une nouvelle ère dans le domaine
de la biologie que les chercheurs nomment période post-génomique.
En fait, toutes les informations génétiques sont contenues dans
l'ADN (lui-même composé de deux branches, la deuxième étant "complémentaire"
de la première). Mais pour que les cellules puissent les lire et
exécuter les ordres du programme génétique, ces informations doivent
tout d'abord être transformées en une molécule voisine de celle
de l'ADN : l'ARN. La découverte est en fait très simple. Les chercheurs
ont montré que si, au lieu d'avoir uniquement une copie ARN de l'information
génétique, on obtenait également une copie ARN du message complémentaire
(correspondant au deuxième bras de l'ADN), alors l'information est
inhibée et la cellule n'exécute plus l'ordre donné. L'interférence
ARN permet donc, mais pour l'instant uniquement en laboratoire,
de modifier l'expression de n'importe quel gêne, de manière transitoire,
à condition de connaître sa séquence. " Or, on connaît pratiquement
la séquence de tous les gênes chez l'homme et la souris ", fait
remarquer François Dautry. Problème : on ne sait toutefois pas quelle
est leur fonction exacte. La plus grande difficulté consiste donc
désormais à transférer sur un organisme humain les expériences menées
en laboratoire. " En laboratoire, explique François Dautry, on a
les moyens de faire pénétrer une molécule d'ARN double brins (comprenant
la copie de l'information génétique et celle du message complémentaire)
dans les cellules, sans que ça pose de problèmes majeurs. Mais on
est alors obligé de trouer l'enveloppe des cellules. Faire la même
chose sur un corps humain va nécessiter l'utilisation de cellules
intermédiaires, de vecteurs, qui feront pénétrer dans les cellules
de l'organisme, sans les abîmer, les molécules d'ARN ". Le problème
fondamental auquel sont confrontés les chercheurs est désormais
d'ordre pharmacologique : fabriquer des médicaments qui pénétreront
dans les cellules sans causer de dégâts. " Mais il faut faire très
attention et ne pas désactiver n'importe quel gêne, met en garde
le directeur de l'Institut André Lwoff. En effet, un gêne peut être
indispensable à une cellule. Si on empêche l'expression de ce gêne,
la cellule peut mourir ". Cette découverte ouvre cependant des portes
vers de nouveaux traitements contre les maladies virales (VIH, hépatites,
fièvres hémorragiques comme le virus Ebola etc.), les cancers et
même les phénomènes de rejet en cas de greffes. " Il y a des possibilités
d'utilisation thérapeutique de l'interférence ARN à long terme,
admet François Dautry. Notamment pour inhiber l'expression des gênes
étrangers au corps humain. Par exemple, dans le cas d'infections
virales, le virus apporte son information génétique dans les cellules.
Il suffit, en théorie, d'empêcher l'expression des gênes viraux
pour éviter l'infection et sa propagation. Il a été démontré cet
été que cette stratégie fonctionne sur différentes infections virales
dont le VIH ". Les malades du SIDA, notamment ceux résistants à
tous les traitements existants actuellement, espèrent maintenant
que ces avancées scientifiques aboutiront au lancement sur le marché
d'une nouvelle gamme de médicaments. La vraie révolution dans ce
domaine serait d'arriver à un produit qui élimine complètement le
virus. Et on en est malheureusement encore loin… La même règle est
appliquée dans le cas de cancers et autres pathologies tumorales
: " Comme l'information génétique est différente dans les cellules
cancéreuses et les cellules normales, on peut, en principe, empêcher
l'expression des gênes malades sans causer d'effets sur les cellules
saines ", affirme François Dautry. Encore faut-il introduire ces
molécules thérapeutiques dans les cellules tumorales, ce qui n'est
pas une mince affaire en raison de la structure même des tumeurs.
Les premières expériences de ce type détermineront si empêcher l'expression
d'un gêne modifié va réellement induire la mort des cellules tumorales.
Toujours est-il qu'aussi extraordinaire que puisse être cette découverte,
elle n'offre pas encore d'espoirs concrets pour les maladies génétiques.
En effet, dans ce genre de cas, la personne est porteuse de défauts
dans ses informations génétiques depuis sa naissance. Or, comme
le démontre François Dautry, " empêcher le fonctionnement du ou
des gênes responsable(s) de la maladie génétique n'enlèvent pas
les défauts ". Pour résoudre le problème, il faudrait intervenir
directement sur l'embryon de manière à ce qu'à la naissance, l'individu
ne soit pas porteur de ces défauts. Seconde difficulté, les chercheurs
savent actuellement travailler sur un ou deux gênes simultanément
mais pas, situation plus complexe, sur une multitude de gênes, comme
c'est le cas, par exemple, pour les trisomies 21 (où il existe un
chromosome de plus, donc un nombre très important de gênes supplémentaires).
La mise au jour de l'interférence ARN aura au moins comme conséquence
indéniable d'accélérer le rythme des découvertes en biologie. En
effet, " c'est un mécanisme central du monde vivant ", explique
le directeur de l'Institut André Lwoff. C'est-à-dire que chaque
cellule possédant un noyau (autrement dit tous les êtres vivants
- végétaux, animaux ou humains - en dehors des bactéries) sont soumis
à ce dispositif. Il a ainsi été avéré que, chez les plantes, ce
mécanisme leur permettent de se défendre contre les infections virales.
Elles l'utilisent pour empêcher l'expression du virus et deviennent
ainsi résistantes aux infections. Même si rien ne permet encore
de dire que des médicaments dérivés de cette découverte arriveront
sur le marché à court terme, les industries pharmaceutiques voient
déjà les profits qu'elles pourront en tirer, et financent généreusement
ces recherches. Elles pourront en effet, grâce à l'interférence
ARN, tester différents gênes pour déterminer, en une semaine seulement,
lequel est responsable du type de pathologie à soigner. Une fois
le bon gêne ciblé, elles rechercheront alors des inhibiteurs classiques
sur ce gêne précis grâce à des tests de pharmacologie standard.
Le temps de recherche en sera donc considérablement abaissé. Encore
quelques années ou quelques décennies quand même d'attente pour
les malades, avant de pouvoir bénéficier de ces avancées scientifiques.
Et pour les firmes pharmaceutiques avant de commencer à récolter
les fruits de leurs investissements....
Maryse Borgetto ©Digipresse 2002
http://fr.news.yahoo.com/020827/108/2q8k6.html
23
août 2002 
Un anaconda femelle isolée depuis 26 ans se reproduit
mystérieusement à Rio
Rafaela, une anaconda de 32 ans, a mystérieusement donné naissance
à 23 petites femelles alors qu'elle vit depuis 26 ans isolée avec
une dizaine de boas dans un vivarium de l'Etat de Rio, ont indiqué
mercredi des biologistes. Seulement trois des "bébés" ont survécu.
Ils possèdent tous 100% des caractéristiques des anacondas (ou eunectes).
Cette espèce de serpents aquatiques peut mesurer jusqu'à 10 mètres
de long. Rafaela en fait cinq et pèse 45 kg. Le mystère sur "le
père des petites" sera élucidé par le Département de Recherches
Génétiques de l'Institut National du Cancer (Inca) de Rio, qui va
effectuer des tests d'ADN sur la mère, ses filles et les boas. D'ors
et déjà, le biologiste Anibal Gimenez émet trois hypothèses. La
première, que Rafaela ait croisé avec l'un des boas du vivarium,
est "scientifiquement peu probable", car les boas sont des "boïdés".
"Bien que de la même famille, ce serait comme si un homme croisait
avec un singe", a expliqué le scientifique. Selon la seconde, l'anaconda,
capturée par l'armée en 1976 dans le centre-ouest du Brésil, pourrait
s'être accouplée à l'époque avec un mâle et avoir conservé pendant
tout ce temps le sperme dans un organe réservoir. "Cette hypothèse
a déjà été prouvée chez des reptiles comme le serpent à sonnettes
mais jamais pour une durée aussi longue", a précisé le biologiste.
La dernière hypothèse, "la plus probable" serait que l'anaconda
ait vécu un rare phénomène de parthénogenèse (division cellulaire
qui forme un embryon, sans fécondation). "Des altérations hormonales
de la vieillesse peuvent déclencher ce processus, mais nous ne connaissons
aucun précédent pour cette espèce. La parthénogenèse est fréquente
chez les scorpions jaunes et les lézards qui n'ont pas de mâles",
a précisé Gimenez. D'après lui, "l'anaconda a pu agir par instinct
de préservation de l'espèce, comme une sorte d'autoclonage", a conclu
le biologiste qui recueille toutes les données pour les publier
dans une revue spécialisée.
http://actu.dna.fr/020822154053.p8je7x5i.html
23
août 2002
Mitochondrie
paternelle
La découverte ne fait pas la une des journaux, et pourtant… elle
a de quoi déclencher une révolution dans le domaine de la génétique.
Un de ses dogmes est remis en question : l’ADN mitochondrial pourrait
être transmis par le père, et pas seulement par la mère comme le
pensent les généticiens. Mauvaise nouvelle pour les spécialistes
de la génétique des populations, qui se basent sur l’ADN mitochondrial
(ADNmt) pour reconstruire des arbres généalogiques. C’est ainsi
qu’une ancêtre commune, l’Eve africaine, a été établie pour tous
les Homo sapiens. Marianne Schwartz et John Vissing publient leur
surprenante découverte dans l’édition du 22 août du New England
Journal of Medicine. Ces deux professeurs de Copenhague (Danemark)
étudiaient le cas d’un patient de 28 ans atteint d’une myopathie
mitochondriale –une maladie due à une mutation génétique au sein
de l’ADNmt. Les analyses génétiques ont révélé que la mutation était
hébergée par l’ADNmt du père, non de la mère. Or les généticiens
considèrent que l’ADNmt du père, porté par le sperme, est détruit,
inactivé ou dissous par l’ADN mitochondrial de l’ovocyte au cours
de l’embryogenèse. Chez les plantes, la transmission de l’ADNmt
n’est pas l’apanage d’un seul parent. Chez les mammifères, le phénomène
est rare. Il a été observé chez la souris, mais jamais chez un être
humain en bonne santé. «Les échantillons étudiés étaient peut-être
trop petits pour permettre de détecter une transmission paternelle»
suggère dans son commentaire Sanders William, chercheur au Duke
University Medical Center (USA). Reste à connaître la fréquence
d’une telle transmission. «Le cas inhabituel décrit par Schwartz
et Vissing est bien plus qu’une simple curiosité» conclut Williams.
Cécile Dumas
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020823.OBS9101.html?0027
22
août 2002
Grand-Bretagne:
progrès dans la transplantation d'organes de porcs
LONDRES (AFP)
Therapeutics, la société britannique de biopharmacie à l'origine
du clonage de la brebis Dolly, a annoncé jeudi une nouvelle avancée
vers la transplantation sur l'homme d'organes de porcelets clonés.
La firme, basée en Ecosse, a indiqué dans un communiqué avoir produit
dans sa filiale américaine à Blacksburg (Virginie) cinq porcelets
totalement dépourvus d'un gène qui cause le rejet par le corps humain
d'un organe de porc transplanté. Les porcelets sont nés le 25 juillet,
mais l'un d'eux est mort peu après sa naissance "pour une cause
inconnue", a indiqué une porte-parole de la société. PPL a précisé
avoir réalisé une première mondiale en trouvant un moyen de désactiver
les deux versions du gène alpha 1,3 galactosyl transfarase. En janvier,
la société avait annoncé avoir désactivé ce gène, qui produit un
enzyme ajoutant un sucre à la surface des cellules du porcelet,
lequel permet aux cellules humaines de reconnaître qu'il s'agit
d'un corps étranger. Lorsque les cellules humaines repèrent un corps
étranger, elles le rejettent et la greffe échoue. En fait, PPL n'avait
supprimé qu'une version du gène, l'autre restant active. Jeudi,
c'est la capacité à supprimer entièrement ce gène qui a été annoncée.
"Cette avancée nous rapproche d'une solution au problème mondial
que représente la pénurie d'organes et de cellules destinés à la
transplantation", a déclaré le vice-président de la société David
Ayares. La société estime que les premières applications de cette
technologie pourraient être liées au diabète, avec la transplantation
de cellules produisant de l'insuline. Les essais cliniques pourraient
démarrer dans quatre ans.
22
août 2002
Des chercheurs
japonais veulent ressusciter le mammouth
TOKYO (AP)
Des scientifiques japonais caressent le rêve un peu fou de créer
en Sibérie une sorte de Jurassic Park, dont les vedettes ne seraient
pas des dinosaures mais des mammouths, ou plutôt une variété génétiquement
hybride, entre le pachyderme disparu et l'éléphant actuel. Une entreprise
difficilement réalisable mais semble-t-il pas impossible. Les chercheurs
du "Projet de création de mammouths" (PCM) doivent encore résoudre
un important obstacle technique. Depuis plusieurs années, ils mènent
des fouilles en Sibérie dans l'espoir de trouver de l'ADN sur des
restes de mammouth, qui pourrait être utilisé pour féconder un éléphant.
"Si nous pouvons trouver une cellule somatique (du corps) ou de
préférence une cellule de sperme, qui est intacte, nous pouvons
recréer un mammouth", assure Shoji Okutsu, un expert vétérinaire
de l'université de Kagoshima. "Si tout se passe bien et que nous
obtenons des bébés mammouths, nous voulons qu'ils vivent dans un
environnement aussi proche que possible de celui de leurs ancêtres."
Avec l'ADN, les chercheurs féconderaient un éléphant et pourraient
ainsi produire un hybride mi-éléphant mi-mammouth. Après plusieurs
générations une créature génétiquement proche de celle de la préhistoire
pourrait être obtenue, selon eux. La réussite de l'opération semble
très hypothétique. Jusqu'ici aucune cellule de mammouth contenant
une qualité d'ADN permettant un clonage n'a été découverte et il
n'est pas sûr qu'elle le sera un jour. Malgré tout, les chercheurs
ont obtenu en 1996 l'autorisation de la région russe de Sakha d'utiliser
une réserve de 135 kilomètres carrés près de Duvannyi Yar, en Sibérie,
pour y installer leur éventuel parc. Le sanctuaire n'est actuellement
accessible que par hélicoptère et n'est pas ouvert au public. Mais,
selon le président de la Société pour la création du mammouth, Kazutoshi
Kobayashi, il a l'avantage d'être peuplé d'animaux dont on pense
qu'ils ont cohabité avec les mammouths il y a des milliers d'années:
le tigre, le cerf géant, l'élan et d'autres espèces de Sibérie.
M. Kobayashi est le président de Field, une société de brevetage
de technologies qui finance le PCM. Les chercheurs nippons de l'université
de Kagoshima et de l'université Kinki ont jusqu'ici mené des fouilles
le long de la rivière Kolimaya dans l'ouest de la Sibérie. Ils ont
trouvé des fossiles de mammouths sous le permafrost. Mais l'ADN
avait subi les outrages du temps et de changements climatiques et
était inutilisable. Les recherches doivent se poursuivre l'an prochain.
Tetsuya Taga, le directeur de l'Institut d'embryologie moléculaire
et de génétique à l'université de Kumamoto, qui n'est pas associé
au projet, souligne qu'en théorie, du sperme congelé pourrait être
suffisamment bien préservé, mais qu'en trouver devrait être difficile.
Et même si des mammouths peuvent être créés, certains experts doutent
de la viabilité du projet. Mitsuko Masui, directeur du zoo de Yokohama,
note que l'on sait peu de choses sur l'animal. "On ne peut recréer
l'environnement dans lequel vivaient les mammouths. Un mammouth
peut-il réellement survivre dans l'environnement d'aujourd'hui?"
Créer une population capable de se reproduire pourrait être encore
plus difficile, ajoute M. Masui. Les chercheurs japonais reconnaissent
que la route est encore longue et que le principal obstacle reste
pour l'heure le manque d'ADN utilisable. AP
http://fr.news.yahoo.com/020822/5/2q1ol.html
21
août 2002
Apport calorique
et risque d’Alzheimer
Selon des travaux récents, un apport calorique élevé est associé
à un risque accru de maladie d’Alzheimer surtout chez des sujets
qui présentent une prédisposition génétique. Cette étude publiée
dans le numéro d’août des Archives of Neurology porte sur le suivi
de 4 ans de 980 personnes qui ne présentaient pas de signe de démence
en début d’étude. Un questionnaire semi-quantitatif était utilisé
pour mesurer l’apport alimentaire des participants au cours de la
période de suivi. Dans leur article, Luchsinger et al. expliquent
avoir mis en évidence une relation entre les apports caloriques
les plus élevés et le risque de développer un Alzheimer les porteurs
de l'allèle epsilon 4 du gène de l'Apo E. Chez ces sujets, le risque
serait multiplié par 2,3 dans la catégorie où l’apport calorique
est le plus élevé, comparé à la catégorie où l’apport calorique
est le plus faible. Chez ceux qui n’étaient pas porteurs de cet
allèle, l’augmentation du risque en fonction de l’apport calorique
n’était pas significative, ajoutent les auteurs. Ces résultats semblent
donc conforter l’idée qu’une restriction calorique peut influer
sur les mécanismes liés au vieillissement. Dans ce contexte, il
serait intéressant d’évaluer l’effet de ce type d’intervention sur
le risque d’Alzheimer chez les porteurs de l’allèle APOE epsilon
4.
http://fr.news.yahoo.com/020820/54/2pyi5.html
21
août 2002
Première
: une greffe d'utérus mène à une grossesse
Des chercheurs de l'Université de Goeteborg, en Suède, ont annoncé
avoir réussi à développer une grossesse dans un utérus greffé chez
une souris, une intervention qui crée de nouveaux espoirs dans le
traitement de la stérilité féminine. Les chercheurs expliquent avoir
greffé un utérus étranger dans le ventre d'une souris, en supplément
de son propre utérus. Trois embryons ont ensuite été implantés dans
chaque utérus. L'ensemble des embryons placés dans l'utérus du rongeur
ont donné des foetus sains. Un embryon sur trois s'est développé
dans l'utérus greffé. La grossesse provoquée a été interrompue par
les chercheurs après 14 jours. Selon ces derniers, cette intervention
montre que l'on peut avoir des grossesses complètes et normales
dans un utérus greffé. La première greffe utérine humaine a été
réalisée au début de l'année par des médecins en Arabie saoudite.
Elle a cependant échoué après deux cycles menstruels. Les résultats
de cette recherche sont publiés dans le Journal of Endocrinology.
http://radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/sante.asp
20
août 2002 
Un «interrupteur» de protéines influerait sur la
perte de poids
Presse Canadienne Ottawa Des chercheurs d'Ottawa ont fait une découverte
permettant d'expliquer pourquoi les gens qui suivent un régime amaigrissant
ne perdent pas tous du poids rapidement, a rapporté le quotidien
Ottawa Citizen. Une équipe de chercheurs de l'hôpital d'Ottawa et
de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa a découvert
qu'à l'intérieur des cellules musculaires se cache un «interrupteur»
secret qui déclenche une activité permettant de brûler la graisse.
L'interrupteur n'est pas aussi efficace pour tout le monde. C'est
pour cette raison que plusieurs personnes obèses qui suivent un
régime identique peuvent obtenir des résultats complètement différents.
«Ces gens étaient souvent accusés d'avoir sous-estimé leur consommation
d'aliments (...) ou d'avoir triché, dit le Dr Robert Bent, directeur
de la clinique de gestion de poids de l'hôpital d'Ottawa. «En réalité,
il existe une autre raison. Certaines personnes ne perdent pas de
poids parce qu'une particularité biologique les empêche de le faire
aussi rapidement que d'autres.» Le Dr Bent, la biochimiste Mary-Ellen
Harper et la Dre Ruth McPherson font part de leurs conclusions dans
le numéro de ce mois-ci de la publication médicale Diabetes. L'élément
le plus important de leur découverte, disent-ils, est une protéine
appelée mitochondrie, qui transforme les aliments en énergie que
les cellules musculaires peuvent utiliser. La biochimiste Harper
a réussi à démontrer que les gens qui perdent du poids rapidement
ont un «interrupteur» de protéines qui permet aux cellules de brûler
l'énergie plus rapidement, alors que les gens qui maigrissent moins
vite ne possèdent pas des interrupteurs aussi efficaces. Dans le
cadre de sa recherche, l'équipe a retiré - par intervention chirurgicale
- environ trois grammes de tissu musculaire sur les jambes de certaines
femmes et ont analysé les cellules pour tenter d'y découvrir la
protéine ciblée. L'étude a porté sur 12 femmes qui maigrissaient
rapidement et 12 femmes qui perdaient du poids lentement. Le groupe
qui avait un interrupteur efficace brûlait en moyenne 20% de son
poids en suivant un régime, alors que l'autre groupe n'en perdait
que 10%.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0208/sci_102080128241.html
19
août 2002
Le muscle
artificiel est arrivé
Les produits de la mer ont permis à des chercheurs japonais de fabriquer
un muscle artificiel, selon un article paru dans la revue Advanced
Materials. C’est la première fois que des scientifiques utilisent
les véritables composants musculaires pour recréer un muscle de
remplacement. Le muscle est constitué d’unités contractiles contenant
des filaments fins d’actine et des filaments plus épais de myosine.
Pour lui permettre de se contracter, la myosine rampe le long du
filament d’actine. Ce mouvement nécessite de l’énergie sous forme
d’ATP (Adénosine TriPhosphate). A partir de mollusques et de crustacés,
l’équipe de Yoshihito Osada de la Graduate School of Science de
Sapporo a extrait de la myosine et de l’actine. Après quelques réactions
chimiques, les chercheurs ont réussi à lier les molécules de myosine
ainsi que celles d’actine entre elles et ont ainsi obtenu deux gels
caoutchouteux. Sous microscope, ils ont mélangé les deux gels dans
un bain d’ATP. Après quelques secondes, Yoshihito Osada a observé
que le filament d’actine, entraîné par celui de myosine, avançait
de quelques centaines de millimètres par seconde. Ce mouvement est
très étonnant. En effet, la même expérience avec un muscle issu
d’un organisme vivant ne donne pas le même résultat. Seules les
molécules à la surface du gel peuvent interagir avec celles de l’autre
composant. Selon les chercheurs, ce muscle reconstitué pourrait
être utilisé en chirurgie pour réparer des membres abîmés, et il
ne devrait pas y avoir de problème de rejet par le système immunitaire.
Olivier Frégaville
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020819.OBS8893.html?0025
19
août 2002
Découverte
du gène responsable du bon emplacement des viscères chez l'homme
Agence France-Presse Genève Des chercheurs de l'Université de médecine
de Genève ont découvert le gène qui place notamment chez l'homme
et la souris le coeur à gauche et les poumons au milieu du thorax,
indique lundi un communiqué de l'université. Ce gène, baptisé DNAH11,
est responsable du bon emplacement de chacun des viscères dans le
corps de l'homme, son dérèglement pouvant les positionner de manière
aléatoire et entraîner de graves maladies, respiratoires surtout,
mais aussi l'infertilité, précise le Dr Jean-Louis Blouin, directeur
de recherche à l'Université de Genève. «Cette mauvaise position
des organes, connue sous le nom de syndrome de Kartagener -- du
nom d'un médecin zurichois, le Dr Manes Kartagener, qui l'a mise
en évidence en 1933 -- touche environ un patient sur 20 000», précise-t-il.
Depuis 1994, une équipe de chercheurs internationaux de l'université
de Genève travaille sur ce syndrome, également connu sous le nom
de «syndrome de dyskinésie ciliaire primaire». L'équipe a suivi
plusieurs lignées familiales atteintes de ce syndrome et regroupées
à Genève en association. Au fil de leurs observations, les chercheurs
ont remarqué que ce syndrome prenait sa source dans un mouvement
anormal ou absent des cils vibratiles entourant certaines cellules,
positionnant alors de manière aléatoire les viscères. Ce mouvement
est liée à un gène spécifique, désormais mis en évidence, et à sa
protéine, qui, expérimentalement amputée de moitié, dérègle les
mouvements ciliaires des cellules et, par voie de conséquence, la
position des organes dans le corps. Cette étude vient d'être publiée
dans le numéro d'août de la revue scientifique médicale américaine
Proceedings of the National Academy of Sciences.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0208/sci_102080128363.html
15
août 2002
Sperme de
bouc et de cochon produit par des souris
Des chercheurs américains et allemands ont réussi à faire produire
par des souris du sperme de cochon et de bouc, grâce à des greffes
de tissus provenant d'animaux nouveaux-nés, selon leurs travaux
publiés jeudi dans la revue britannique Nature. Les souris sont
ainsi les premiers animaux à produire du sperme fonctionnel d'autres
espèces de mammifères aussi éloignées de la leur, selon les chercheurs.
Ces greffes représentent "un outil inestimable pour la préservation
des espèces en danger, ou précieuses", estiment-ils. En médecine,
elles pourraient servir à étudier les effets sur la fonction des
testicules des toxiques et des contraceptifs masculins potentiels.
Pour la procréation assistée, les greffes de tissus testiculaires
humains sur des souris pourraient être une source quasi illimitée
de spermatozoïdes, contrairement à la congélation de sperme. Les
chercheurs ont greffé des minuscules morceaux de tissus testiculaires
de souris, de cochons et de chèvres, sur le dos de souris mâles,
castrées, immunodéficientes et dénuées de poils. Les fragments,
de la taille d'une tête d'épingle, greffés sous la peau des rongeurs,
provenaient d'animaux nouveau-nés, par conséquent immatures sur
le plan sexuel. "Plus de 60% des greffes" ont pris, "leur volume
a augmenté, de plus de cent fois dans certains cas" et ces testicules
miniatures ont "finalement produit du sperme mature", notent les
chercheurs. Les greffes "ont donné autant de spermatozoïdes que
les testicules de l'espèce donneuse", relève Ina Dobrinski (université
de Pensylvanie) qui a participé à l'étude réalisée avec Stefan Schlatt
(université de Münster, Allemagne). Les tests de fécondation in
vitro ont montré que le sperme des trois espèces recueilli fonctionne.
"C'est la première fois que l'on rapporte l'obtention d'une spermatogenèse
complète à partir de greffe de tissus interespèces" aussi éloignées,
souligne-t-elle. Des transplantions entre rongeurs proches (rats,
souris, hamster) avaient auparavant donné des résultats similaires,
mais les tentatives avec des mammifères d'espèces plus éloignées
(lapins, chiens, cochons, cheval, primates...) avaient échoué à
produire un sperme qui fonctionne, selon les chercheurs. La spermatogenèse
est le processus qui aboutit à la formation de spermatozoïdes mûrs.
"Ce type de greffe pourrait permette de produire du sperme à partir
d'individus qui n'ont pas atteint leur maturité sexuelle, et ce
de façon potentiellement intarissable, contrairement à la congélation
du sperme", expliquent les chercheurs. L'étude montre aussi qu'entre
mammifères, la testostérone (hormone mâle) d'une espèce peut agir
dans l'organisme d'une autre espèce.
http://actu.dna.fr/020814195851.ls34cjk4.html
15
août 2002
Les sondes
Voyager s'approchent d'une région inexplorée du système solaire
Pasadena, Californie (AP)
Près de vingt-cinq ans après leur lancement par la NASA et le survol
de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, les sondes Voyager 1 et
2 sont loin d'avoir fini leur odyssée: elles se dirigent désormais
vers l'héliopause, zone inexplorée qui marque la fin de l'influence
du Soleil. Les engins ont sans doute déjà comblé les chercheurs
de la NASA au-delà de leurs espérances. Lancées respectivement le
5 septembre et le 20 août 1977, Voyager 1 et 2 devaient initialement
étudier Jupiter et Saturne jusqu'en 1981. Finalement leur programme
de vol a été prolongé, permettant ainsi à Voyager 2 de rendre visite
à Uranus en 1986 et Neptune en 1989, les deux autres géantes gazeuses
du système solaire. Au total, entre 1979 et 1989, les sondes jumelles
ont à elles deux exploré les quatre planètes et 48 de leurs satellites.
Elles ont également transmis plus de données sur le système solaire
qu'aucun autre astronef auparavant. Ces 10 ans d'exploration "ont
peut-être été la plus grande mission de découverte dans l'histoire
de l'humanité", souligne Charles Kohlhase, un ancien responsable
de la mission. Elles ont permis de mieux connaître le système solaire.
Aujourd'hui Voyager 1 et 2 continuent à s'éloigner inexorablement.
La première, située actuellement à 12,8 milliards de kilomètres,
est l'objet construit par l'homme le plus éloigné de la Terre. Voyager
2 se trouve elle à 10,1 milliards de kilomètres. "Elles montrent
des signes de leur grand âge mais il n'y a pas de raisons de penser
qu'elles ne dureront pas encore une vingtaine d'années", souligne
Tim Hoble, l'ingénieur des systèmes Voyager au Laboratoire de propulsion
par réaction (JPL) de la NASA. Les deux sondes, qui transmettent
toujours des données scientifiques, poursuivent leur course en suivant
deux trajectoire très différentes. Se déplaçant dans le vide spatial
à une vitesse de 17 kilomètres par seconde Voyager 1 est aujourd'hui
deux fois plus éloignée que Pluton, la planète la plus distante
du système. Dès 2003 ou 2004, elle devrait atteindre une onde de
choc appelée "termination shock", qui est située juste avant l'héliopause,
région qui marque la fin de la zone d'influence du Soleil. Au-delà
se trouve le milieu interstellaire, composé de particules émises
par des étoiles mourantes. Voyager 1, suivi peu de temps après par
sa jumelle, devrait atteindre l'héliopause dans un délai de sept
à 21 ans. "Au-delà, c'est vraiment l'espace interstellaire", souligne
M. Hogle. Mais le système solaire ne s'arrête pas à l'héliopause.
Après avoir laissé derrière elles les neuf planètes du système il
y a plus de dix ans, les Voyager devront encore naviguer quelque
40.000 ans pour dire adieux aux derniers corps qui composent le
système solaire: le nuage de Oort, un regroupement de comètes. A
ce moment-là, elles auront parcouru deux années-lumière. Elles devraient
ensuite poursuivre leur odyssée s'approchant à une distance très
respectable d'étoiles. On estime ainsi que dans environ 40.000 ans,
Voyager 1 se trouvera à 1,6 année-lumière d'AC+79 3888. Chaque sonde
emporte un disque de cuivre plaqué or contenant des informations
sur la Terre, des sons et des images, ainsi que des messages de
l'ex-président américain Jimmy Carter et de l'ancien secrétaire
général des Nations unies Kurt Waldheim. Au cas où des extraterrestres
tomberaient sur ces "bouteilles à la mer" cosmiques...
http://fr.news.yahoo.com/020814/202/2pqso.html
14
août 2002
Comme si
on y était ! |