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La rubrique Info science s'arrête en décembre 2002, mais vous pouvez retrouvez des sujets pertinents sur le Forum, rubrique "Tout sur la science"


 




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2002


Lancement d'un essai de thérapie cellulaire de grande ampleur
Essai d'une fusée hypersonique en Australie

Découverte du secret des caresses

Le Fugu livre les secrets de son hérédité

Des cellules souches de la moelle pour réparer la rétine

Remettre les pendules à l’heure

Vers la télévision en rouleau et la montre molle

Nanostockage : maxi-densité, minitaille

Un numéro de Sciences et Avenir sur le dopage génique

Corée du Sud : enquête sur un possible clonage humain

La mémoire émotionnelle diffère selon le sexe

Les raëliens mettent en vente la première «machine à cloner»

Tentative de clonage pour un couple

Les souris « Einstein » sont arrivées

Du nouveau dans la thérapie génique

Le comité bioéthique : non au clonage pour la procréation

Un laser révolutionnaire est développé

Les OGM de retour dans les champs

Un gène humain de défense contre l'attaque du virus du sida

Débat sur le clonage thérapeutique : les malades ont la parole

Mieux armé contre les infections

Virus de laboratoire : faciles à créer et très dangereux

Victoire sur les rejets de greffes

Clonage humain : Antinori dément et risque la prison en Italie

Paralysie : le nez du patient pourrait apporter une amélioration

Les Raëliens disent travailler au clonage de "10 à 20 clients"

La tour de Babel pourrait-elle enfin voir le jour ?

Jouer tous les jours sur sa console vidéo rend plus irritable

Le Comité d'éthique refuse le "bébé-objet"

Greffes d'organes de porcs sur l'homme

Le cerveau de l'extraverti

Paris : un trottoir roulant "grande vitesse"

Des cils minuscules contrôlent l'asymétrie de nos organes

Éditorial : "A la conquête du nanomonde...

La mémoire dopée par la grasse matinée, le cerveau par la sieste

Biologie. Les succès de la fécondation in vitro...

Greffes de neurones, injection de cellules souches

Régénérer le système nerveux


30 juillet 2002
Lancement d'un essai de thérapie cellulaire de grande ampleur

L'Assistance publique-hôpitaux de Paris et la société américaine Genzyme Biosurgery ont annoncé mardi le lancement d'un vaste essai de thérapie cellulaire réalisé à partir de cellules prélevées sur les malades, afin de développer un traitement contre l'insuffisance cardiaque sévère. Cet essai, qui se déroulera en Europe et en Amérique du nord, portera sur 300 patients. Il découle du succès du premier essai mondial mené en France sur dix malades, sous la direction du Pr Philippe Menasché, chirurgien-cardiaque à l'hôpital Georges Pompidou, à Paris. Les premiers résultats de cet essai avaient été publiés le 27 janvier 2001 dans la revue The Lancet. La technique consiste à prélever sur le muscle de la cuisse du malade des cellules dormantes capables de régénérer de nouvelles cellules musculaires, de les mettre en culture, puis de les réinjecter en masse - on en compte alors 800 à 900 millions - directement dans les zones du coeur qui ont été détruites par la maladie cardiaque. Sur les dix malades qui, à ce jour, ont bénéficié de cette technique, neuf sont en bonne santé et un est mort d'un accident vasculaire cérébral, a indiqué mardi devant la presse le Pr Menasché. "Ce programme de thérapie du coeur est le plus important au monde (...) et l'insuffisance cardiaque est la maladie la plus coûteuse en Europe et aux Etats-Unis", a souligné le président de Genzyme, Duke Collier. Plus de 20 millions de personnes souffrent d'insuffisance cardiaque dans le monde et, dans la moitié des cas, cette maladie fait suite à un infarctus du myocarde qui provoque une nécrose plus ou moins étendue du muscle cardiaque. C'est précisément parce que ces cellules du coeur ne possèdent pas de capacité de régénération que les chercheurs et les cardiologues ont eu l'idée de prélever d'autres cellules capables, elles, de redonner vie à la partie du coeur lésée. En France, environ 500.000 personnes souffrent d'insuffisance cardiaque et 120.000 nouveaux cas apparaissent chaque année, estime le Pr Menasché. Ce traitement encore expérimental ne va probablement pas remplacer la greffe du coeur mais, destiné à traiter des insuffisances cardiaques gravissimes, il pourrait s'adresser à des patients pour lesquels la greffe du coeur est contre-indiquée ou pour lesquels un pontage n'est plus possible. Selon le Pr Menasché, "10% de ces insuffisances cardiaques sont graves et répondent mal au traitement" et pourraient donc bénéficier de cette "alternative thérapeutique". L'essai devrait débuter au début du mois d'octobre. Les cellules qui seront utilisées seront produites à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, ainsi que dans les laboratoires de Genzyme Biosurgery, à Cambridge, près de Boston (Etats-Unis). La firme Genzyme - une des cinq premières sociétés de biotechnologie dans le monde - concentre ses recherches sur les maladies orphelines, les autogreffes de tissus et les traitements et vaccins anti-cancéreux.
http://actu.dna.fr/020730135614.1s8ue3th.html


30 juillet 2002
Essai d'une fusée hypersonique en Australie
Des scientifiques australiens ont procédé mardi à un essai d'une fusée qui pourrait voler à près de huit fois la vitesse du son et révolutionner l'aviation. L'engin est monté à 300 km à Mach 7,6, soit 7,6 fois la vitesse du son, propulsé depuis la base de Woomera, dans le sud de l'Australie, par de l'oxygène qu'il absorbe au cours de sa trajectoire. La fusée Terrier Orion Mk-70 est redescendue dix minutes plus tard. L'essai dans le cadre du programme baptisé HyShot, un projet mis au point par un centre de recherches de l'université du Queensland, le ministère australien de la Défense et d'autres organismes internationaux de recherche, a été qualifié de succès lors d'un premier examen. Le projet vise à déboucher un jour sur un superjet qui mettrait Londres à deux heures de Sydney au lieu de 22 aujourd'hui. Un précédent tir avait échoué en octobre dernier. La technologie d'aspiration d'oxygène signifie que les moteurs n'ont pas à emporter l'essentiel de leur carburant.
http://actu.dna.fr/020730105750.juy78qco.html


29 juillet 2002
Découverte du secret des caresses
Des chercheurs suédois et canadiens ont découvert les nerfs responsables de cette émotion agréable et forte que l'on ressent en touchant l'être aimé, selon le mensuel "Nature Neuroscience" du groupe des revues Nature. L'étude paraissant dans le numéro de septembre de la revue, suggère ainsi une fonction pour un type de nerfs dont le rôle était resté jusque-là mystérieux. Pour établir leur démonstration, Håkan Olausson, du département de neurophysiologie clinique de l'hôpital universitaire Sahlgren à Göteborg (Suède) et ses collègues ont rencontré quelques difficultés. Etudier les aspects émotionnels du toucher (caresses, contacts peau à peau entre amoureux) n'est en effet pas aisé parce qu'il s'agit d'un des sens qui active de nombreuses sortes de nerfs différents. Afin de déterminer quel type de nerfs est important pour provoquer une réponse émotionnelle, le Dr Olausson et ses confrères suédois et canadiens (université Mc Gill, Montréal, Québec) ont examiné une patiente qui a totalement perdu le sens du toucher sur la plus grande partie du corps. Elle a cependant conservé intact dans la peau un sous-groupe de nerfs spécialisés, appelé fibres tactiles C. Ainsi en dépit de son handicap, elle est capable de ressentir une sensation agréable et ténue déclenchée par la caresse légère d'un pinceau. En se servant de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), les chercheurs ont découvert que les zones du cerveau, impliquées dans le processus émotionnel, s'activaient en réponse aux caresses agréables. Comme ces fibres nerveuses constituent l'innervation prédominante qui subsiste sur le peau de cette femme, les chercheurs en ont conclu qu'elles sont les capteurs du toucher émotionnel.
http://actu.dna.fr/020729083056.mc4cfrl1.html


27 juillet 2002
Le Fugu livre les secrets de son hérédité

Le génome du fugu, poisson célèbre pour sa consommation (les Japonais ont fait de lui l'un des symboles de leur cuisine traditionnelle), vient d'être déchiffré.
États-Unis, Grande-Bretagne, Singapour
Environ 95 % du génome du fugu, composé de 365 millions de paires de bases, a été décrypté par une quarantaine de généticiens américains, britanniques et singapouriens du Joint Genome Institute, un organisme public dépendant du département américain de l'Énergie. Les résultats sont publiés dans la revue Science du 25 juillet. Après l'homme, il s'agit du second animal vertébré dont le génome est dévoilé. L'ensemble des gènes du fugu présente d'ailleurs de nombreux points communs avec celui de notre espèce. Tout d'abord, Fugu rubripes a à peu près le même nombre de gènes, qui sont contenus dans un génome beaucoup plus compact (huit fois plus petit que le nôtre), car celui-ci n'est pas encombré par des séquences d'ADN répétées à l'identique. De plus, les trois quarts des gènes humains ont leurs homologues chez le fugu bien que l'homme et les tétraodontidés aient évolué séparément depuis 400 millions d'années. L'étude du quart restant devrait permettre de comprendre ce qui différencie, d'un point de vue génétique, les poissons et les mammifères tels que l'homme. En comparant les deux génomes, les chercheurs sont parvenus à prédire l'existence d'un millier de gènes humains non identifiés. Ce décryptage du génome du fugu présente de nombreuses similitudes avec les travaux menés par le Centre national de séquençage d'Évry, en France, sur un autre poisson, le Tetraodon nigroviridis, qui appartient à la même famille des tétraonidés que le fugu et dont le génome voisin est en cours de séquençage. Fugu rubripes appartient à la famille des tétraodontidés, dont il existe une vingtaine de variétés différentes. Il est surnommé poisson-ballon, poisson-coffre ou poisson-lune car son estomac se gonfle d'eau et peut doubler de volume quand il a peur. Le foie et les organes sexuels de l'animal sécrètent un poison toxique, la tétrodotoxine, contre lequel il n'existe aucun antidote et dont l'ingestion peut être mortelle. Mal cuisiné, le fugu provoque chaque année la mort de plusieurs centaines de gourmets.


27 juillet 2002
Des cellules souches de la moelle pour réparer la rétine
PARIS (AGP)
Des cellules souches provenant de la moelle osseuse seraient capables de traiter des maladies des yeux comme l'atteinte de la rétine des diabétiques ou des détériorations de la vision liées à l'âge, selon une étude américaine sur des souris publiée dans le numéro de septembre de la revue "Nature Medicine" du groupe Nature. A l'origine de cet espoir, une lignée particulière de cellules dites EPC (pour endothelial precursor cells), capables de former des vaisseaux sanguins et issues de la moelle osseuse, notre usine à fabriquer les cellules du sang (globules rouges, blancs...). Martin Friedlander et ses collègues (département de biologie cellulaire, Scripps Research Institute, La Jolla, Californie) ont découvert que les cellules EPC issues de cette lignée, injectées dans l'oeil de souris, allaient se fixer sur des cellules de la rétine, les astrocytes. Une fois qu'elles avaient ciblée ces cellules de la rétine, les EPC se mêlent aux structures des vaisseaux sanguins existant et se révèlent capables de réduire la détérioration vasculaire en formant de nouveaux vaisseaux sanguins. De plus, ajoutent les chercheurs, si les cellules EPC sont génétiquement modifiées avant d'être injectées dans l'oeil de la souris, elles peuvent aussi stopper la prolifération indésirable de vaisseaux sanguins. Selon les chercheurs, si cette technique marche aussi bien chez les humains qu'elle le fait chez la souris, alors ces cellules souches seraient susceptibles de traiter la rétinopathie diabétique, une atteinte de la rétine fréquente au cours du diabète. Les résultats, mis en ligne lundi sur le site de la revue américaine, suggèrent que les cellules EPC génétiquement modifiées pourrait être utilisées pour délivrer directement dans l'oeil, "au niveau local, des substances pharmacologiques", et représenter ainsi un nouveau mode d'administration des médicaments, ajoutent les chercheurs. Le diabète, toutes formes confondues, touche plus de 150 millions de personnes dans le monde. L'obésité, qui tue quelque 300.000 Américains par an, prédispose à la forme la plus courante de diabète dite de type 2. Le diabète entraîne une dégénérescence des petits vaisseaux qui irriguent la rétine. La rétinopathie diabétique est la première cause de cécité parmi les Américains actifs. Pratiquement tous les personnes qui ont un diabète depuis plus de 30 ans auront une altération de la vision. Une autre maladie, liée à l'âge, la dégénérescence maculaire est une cause courante de perte de la vision parmi les plus de 60 ans. La macula est la partie centrale de la rétine.
http://actu.dna.fr/020728181225.wdcnik32.html


26 juillet 2002
Remettre les pendules à l’heure
Le vieillissement s’accompagnerait d’une désynchronisation des horloges biologiques chez les mammifères, selon une équipe de chercheurs américains et japonais. De précédents travaux ont mis en évidence une dégradation des rythmes circadiens avec l’âge qui, en premier lieu, se manifeste souvent par l’altération du rythme veille/sommeil. L’équipe dirigée par Gene Block voulait préciser l’origine de ce dérèglement des pendules. Vient-il de l’horloge centrale, les noyaux suprachiasmatiques situés dans l’hypothalamus, ou bien des horloges périphériques des tissus et des cellules, ou encore du système de connections entre toutes ces horloges biologiques ? Les chercheurs, qui publient leurs résultats cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, ont mené leur étude sur des rongeurs. Ils ont constaté que les noyaux suprachiasmatiques conservaient un bon rythme, alors que certains organes, comme les poumons, perdaient le tempo. Le vieillissement n’affecte donc pas toutes les horloges de la même manière. Les chercheurs estiment que l’horloge interne est un élément clef de notre longévité. Elle pourrait donc être la cible de traitements préventifs anti-vieillissement.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020724.OBS7984.html?0030


26 juillet 2002
Vers la télévision en rouleau et la montre molle
Par Pete Harrison LONDRES (Reuters)

La production en série d'écrans de télévision flexibles et roulables est désormais possible grâce aux recherches menées dans un laboratoire britannique qui a adapté un composé plastique électroluminescent. "Vous pouvez effectivement imprimer des télévisions (...) elles peuvent être imprimées sur un film plastique aussi fin que du papier", a déclaré vendredi le directeur général de Cambridge Display Technology (CDT) David Fyfe. Son équipe a perfectionné un composé plastique appelé p-phénylènevinylène et mis au point un polymère, le Light Emitting Polymer (LEP). Découvert en 1989, le p-phénylènevinylène était capable d'émettre un rayonnement jaune-vert lorsqu'il était soumis à une charge électrique, il ne restait plus qu'à lui faire émettre du bleu et du rouge pour que naisse la télévision "roulable". Le marché des écrans électroluminescents devrait dépasser les 3 milliards de dollars d'ici 2005, contre 20-25 millions en 2000, et le polymère de CDT pourrait s'octroyer la plus grosse part du marché. Pour Fyfe, la production à des fins commerciales est pour bientôt, dès que le dernier obstacle aura été franchi: trouver un écran flexible pour protéger les composés de la corrosion par l'oxygène et la vapeur d'eau, ce qui est presque fait selon lui. "Il est réaliste de dire que vous verrez des rouleaux d'écrans autour de 2004-2005", a-t-il ajouté. "Il y a à peine quatre semaines, Philips a présenté un écran tout en plastique, une chose incroyable, épais de cinquante millionièmes de pouce (127 millionièmes de cm). Si vous trouvez un film plastique assez fin, vous aurez effectivement une télévision en rouleau." Les fabricants japonais de téléviseurs, Sony, Hitachi et Toshiba, bataillent pour mettre en application la technologie, talonnés par l'industrie militaire qui s'imagine déjà consulter des cartes pliables mises à jour par satellite. Le peintre Salvador Dali avait représenté une montre molle sur fond de paysage surréaliste, le laboratoire britannique a donc fait le premier pas vers la matérialisation de l'imaginaire de l'Espagnol, les montres-télévisions figurant en tête de liste ainsi que les panneaux d'affichage animés. "Je pense qu'il y aura de nombreuses innovations", estime Fyfe. "Certains parlent de coudre des écrans à des vêtements. Est-ce qu'il y aura un marché pour cela ? J'en doute. Mais il y aura certainement quelqu'un pour essayer."
http://fr.news.yahoo.com/020720/85/2om2e.html


25 juillet 2002
Nanostockage : maxi-densité, minitaille
Cyril Fievet, 01net.

Les nanotechnologies permettent des évolutions majeures dans la miniaturisation des supports de stockage. Tour d'horizon des technologies les plus prometteuses.
La recherche en matière de manipulation des données à l'échelle nanométrique (atomique ou moléculaire) progresse vite. Deux démonstrations récentes laissent entrevoir des capacités et des densités de stockage qui pourraient être plusieurs centaines de fois plus importantes que celles d'aujourd'hui. Fin juin, l'université de Buffalo (université d'Etat de New York) a établi un record : la mise au point d'un capteur magnétique de quelques atomes de diamètre, permettant d'accéder à des bits d'information avec une finesse jamais atteinte à ce jour, surpassant de 3 000 % la précision des procédés traditionnels.
De l'infiniment petit à l'invisible
Le dispositif constitue une voie possible pour la miniaturisation des supports de stockage magnétique. Lorsqu'on diminue la taille des bits, leur champ magnétique devient en effet imperceptible, et il est impossible de les détecter - ou d'y accéder - avec des capteurs traditionnels. A terme, prévoient les responsables de l'expérimentation, « le procédé pourrait permettre de stocker 50 DVD ou plus sur un disque dur de la taille d'une carte de crédit ». Quelques jours auparavant, IBM avait également fait état d'une avancée majeure. Les chercheurs du centre de Zurich ont fait la démonstration d'un dispositif permettant le stockage de données avec une densité vingt fois supérieure à celle des procédés traditionnels les plus performants à ce jour, soit mille milliards de bits par pouce carré. De quoi stocker le contenu de 100 000 livres sur une surface de la taille d'un timbre-poste.
Premières applications commerciales dans cinq ans
Le projet de recherche d'IBM, Millipede, vise à s'affranchir des principes de stockage traditionnels. Le procédé repose sur plusieurs milliers de nano-aiguilles de taille moléculaire, qui poinçonnent la surface d'un film plastique, avec des trous « 50 000 fois plus petits que le point final qui ponctue cette phrase ». La méthode évoque les cartes perforées utilisées jadis, dans les premières générations d'ordinateurs. Avec tout de même deux différences de taille : la technologie est réinscriptible et permet de stocker 3 milliards de bits dans l'espace d'une seule perforation d'une ancienne carte... Ces révolutions pourraient survenir à moyen terme. Selon IBM, « un prototype, utilisant 4 000 aiguilles travaillant simultanément sur une surface de 7 mm carrés, pourrait être opérationnel début 2003 », et constituer la base de supports de stockage « de 10 à 15 Go, de la taille d'une mémoire Flash ». Les perspectives sont plus distantes pour ce qui concerne les recherches à l'université de Buffalo : selon H. Chopra, responsable du projet, il faudra attendre « cinq à huit ans » avant de voir des applications commerciales de cette technologie de stockage magnétique.
http://www.01net.com/rdn?oid=189995&rub=3187


25 juillet 2002
Un numéro de Sciences et Avenir sur le dopage génique

La revue Sciences et Avenir publie dans son numéro du mois d'août, à paraître lundi, un dossier sur les dernières pratiques en matière de dopage, montrant comment la recherche génétique est détournée par le sport. L'injection directe de facteurs de croissance est déjà possible. Des transferts de gènes pour obtenir des cellules réparatrices modifiées du muscle ou du tendon sont par ailleurs réalisés chez des animaux. La pratique chez l'homme à des fins thérapeutiques est prévue dans les cinq années à venir. Les quelques manipulations génétiques nécessaires sont simples. "Je pourrais les réaliser dans ma cuisine", explique Olivier Danos, directeur scientifique du centre de recherche Généthon d'Evry (Essonne). Les cellules réparatrices modifiées injectées directement dans le muscle deviennent de véritables usines à produire des facteurs de croissance "naturels" ou de l'EPO. L'effet dopant maximum, expérimenté sur des animaux, a déjà produit des souris très musclées devenues célèbres dans les laboratoires sous le nom de "souris Schwarzenegger", indique la revue. L'impunité totale est de plus garantie, les risques d'être positif étant définitivement effacés. Le muscle gagne en puissance sans risque de claquage, le tendon étant lui-même bénéficiaire de véritables pansements génétiques. A l'avenir, il sera possible de modifier la composition des muscles en injectant des gènes et en développant ainsi des fibres lentes ou des fibres rapides. "Cela voudra dire qu'on pourra fabriquer des sprinters ou des marathoniens à la chaîne", indique Olivier Danos. "Les premiers sportifs ayant recours à la génétique seront aux jeux Olympiques de 2008. Actuellement, les vainqueurs sont ceux qui disposent des meilleurs chimistes. Dans le futur, ce seront ceux qui auront les meilleurs généticiens", estime Charles Yesalis, épidémiologiste à l'université de Pennsylvanie (Etats-Unis). Listes de produits dopants non recherchés, temps de détection maîtrisés, techniques sophistiquées utilisées: Sciences et Avenir donne les éléments qui permettent de comprendre comment les contrôles antidopage sont actuellement contournés. Lors de ces contrôles, des analyses ont montré, pour la première fois, que des sportifs utilisaient des produits ne correspondant à aucun dopant connu. En fait, de futurs médicaments encore à l'état expérimental. C'est "la preuve de la complicité de certains laboratoires qui n'hésitent pas à transformer les athlètes en cobayes", souligne la revue. Plus efficaces que nombre d'analyses biologiques si facilement contournées, les courbes de performances et l'analyse des rythmes cardiaques sont "autant de preuves lumineuses du dopage", écrit Sciences et Avenir. En 1989, 7 coureurs réalisèrent la montée de l'Alpe-d'Huez en moins de 45 minutes dans le Tour de France cycliste. En 1997, ils étaient 60! Certains "exploits" réalisés par les meilleurs d'entre eux dans les étapes de montagne nécessitent de développer une puissance qui permettrait de soulever un sac de 50 kilos sur une hauteur d'un mètre, 1380 fois de suite à la cadence d'une fois par seconde!
http://actu.dna.fr/020725122541.mci6hagw.html


24 juillet 2002
Corée du Sud : enquête sur un possible clonage humain
Les autorités sanitaires sud-coréennes ont déclaré mercredi avoir lancé une enquête sur une expérience de clonage humain d'une société liée à une secte basée aux Etats-Unis. BioFusion Tech, une filiale coréenne de Clonaid, créée par le fondateur de la secte des raëliens, a affirmé mardi qu'une Sud-coréenne était enceinte d'un embryon cloné par Clonaid. BioFusion a ajouté que le clone naîtrait en Corée du sud ou à l'étranger si une loi l'interdisait en Corée. Un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré que quatre enquêteurs avaient été envoyés inspecter un laboratoire de BioFusion à Daegu. La Corée du sud n'a encore pas de réglementation interdisant le clonage humain. Un projet de loi a été rédigé par le ministère de la Santé et doit être discuté par le parlement. Le ministère n'a pas exclu une enquête pénale s'appuyant sur d'autres législations, a dit le porte-parole Lee Doo-Ri. Un porte-parole de BioFusion, Kwak Gi-Hwa, avait dit mardi que "des scientifiques des sièges américain et coréen avaient implanté il y a un mois un embryon cloné sur une mère porteuse de moins de trente ans". L'expérience pourrait être interrompue si des tares étaient décelées par des tests génétiques, a-t-il ajouté en référence au vieillissement précoce de la brebis clonée Dolly. Clonaid a utilisé la même technologie que celle qui a servi à cloner le mouton. La secte des raëliens a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, dit "Raël". Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël, qui dit avoir 55.000 adeptes dans le monde, professe que la vie sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Soulignant la difficulté de cloner des animaux en dépit du succès médiatique de la brebis Dolly, la plupart des chercheurs mettent en garde contre le clonage, une technique qui, selon eux, produira des monstres. Depuis la naissance de Dolly en 1997, les scientifiques sont parvenus à reproduire à l'identique des souris, des vaches, des chèvres, des cochons, des lapins et même des chats. Mais aucun singe, animal pourtant considéré comme très proche de l'homme. Outre le fait qu'une tentative sur six, pas plus, aboutit à une naissance, un bon nombre des animaux clonés meurent peu après leur venue au monde. Et beaucoup de ceux qui survivent sont handicapés ou affligés de difformités graves.
http://actu.dna.fr/020724093030.cx4khmus.html


23 juillet 2002
La mémoire émotionnelle diffère selon le sexe
Si les femmes se souviennent mieux des moments bouleversants de leur existence que les hommes, c'est parce que leur cerveau est mieux organisé pour garder en mémoire les émotions.
États-Unis
La faculté des femmes au souvenir est 10 à 15% plus importante que celle des hommes. Turhan Canli, professeur à l'Université de Stony Brook, à New York et ses collègues de l'Université de Stanford, en Californie, ont évalué la capacité d'individus à se souvenir de photos chargées d'émotion, vues trois semaines auparavant. Ils publient leurs résultats dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences du 23 juillet. Les chercheurs ont placé 12 hommes et 12 femmes en présence d'images neutres et d'images destinées à susciter une émotion forte. Pour chaque photo, les sujets devaient indiquer le degré d'intensité émotionnelle. Au même moment, à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), Turhan Canli mesurait le flux de sang dans les neurones et identifiait les sections en activité du cerveau. Trois semaines plus tard, les cobayes revenaient individuellement passer un test où on leur demandait de retrouver, parmi 48 photos exposées pendant trois secondes, celles qu'ils avaient anotées comme étant d'une intensité émotionnelle extrême lors de la première étape. Les femmes se souvenaient de 75% de ces images et les hommes de 60%. Cette étude établit un lien important entre le comportement cognitif et la structure du cerveau qui est alors activée en cas de stimulation émotionnelle. Les scientifiques ont constaté que les femmes mobilisaient neuf régions de leur cerveau pour capter l'émotion, la mémoriser et la restituer, contre deux pour les hommes. L'IRM a également montré que la réponse neuronale des femmes aux scènes d'émotion était plus active que celle des hommes. La mémoire regroupe un ensemble d'activités mentales dissociées qui permet de capter, stocker, coder et conserver et restituer les informations que nous recevons. Il n'existe pas une, mais des mémoires : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Pour Turhan Canli, ces recherches fournissent des indices permettant d'expliquer le fait que la dépression clinique soit beaucoup plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, car le fait de ressasser un souvenir douloureux est un facteur important dans la dépression.


23 juillet 2002
Les raëliens mettent en vente la première «machine à cloner»
Agence France-Presse Washington
La société Clonaid, créée par le fondateur de la secte des raëliens, a mis en vente la première «machine à cloner» afin, dit-elle, de permettre la multiplication des efforts pour cloner des êtres humains partout dans le monde, a-t-on appris lundi auprès de la firme. Cette machine a été mise au point par une équipe de scientifiques coréens, membres de la secte. Baptisée RMX 2010, elle permet de réaliser l'opération de fusion nucléaire afin d'obtenir un embryon de clone humain susceptible d'être implanté dans l'utérus d'une femme pour débuter une grossesse. Elle peut être commandée sur le site Internet de la société pour la somme de 9199 dollars. Clonaid a déjà vendu plusieurs de ces machines, notamment après sa présentation au salon Bio Expo Japan, à Tokyo, début juillet, a affirmé une porte-parole de la société, Nadine Gary, sans en préciser le nombre. Elles ont été achetées par des équipes de chercheurs, a-t-elle ajouté, sans dévoiler leur nationalité. Le RMX 2010 ou «système de fusion cellulaire embryonique» est capable, selon Clonaid, de créer une pulsation électronique stable nécessaire pour développer un embryon humain jusqu'au stade de la blastogenèse. Cette phase initiale du développement de l'embryon correspond à cinq ou six jours après la fécondation lorsque l'embryon est constitué de 100 à 150 cellules. Fabriquée par la société coréenne BioFusion Tech, cette machine ressemble un peu à une batterie d'automobile. La mention «2010» reflète l'espoir que le clonage humain deviendra une pratique ordinaire d'ici cette date. «Non seulement nous espérons être les premiers à cloner un être humain mais nous voulons aussi contribuer à ce que les efforts de clonage puissent se multiplier partout dans le monde, afin d'aider à guérir toutes les maladies et à améliorer la race humaine», a expliqué le fondateur de la secte, Raël. Il s'est réjoui par ailleurs que les États-Unis n'aient toujours pas adopté une loi interdisant le clonage humain, une «énorme victoire», selon lui. «Cinq pays sont pleinement engagés dans des efforts de clonage: la Chine, la Suède, la Grande-Bretagne, Israël et l'Arabie Saoudite», a-t-il en outre affirmé. La secte des raëliens a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, dit «Raël». Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël, qui dit avoir 55 000 adeptes dans le monde, professe que la vie sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par clonage.
www.clonaid.com
www.rael.org


22 juillet 2002
Tentative de clonage pour un couple
UN COUPLE AMÉRICAIN a affirmé à l'hebdomadaire écossais « Sunday Herald » qu'il était l'un des six couples choisis pour une tentative « imminente » d'obtenir un enfant par clonage dans une expérience menée par l'andrologue américain Panos Zavos. Le couple, qui affirme avoir recours à ce procédé en dernier ressort, après plusieurs tentatives vaines de fécondations in vitro, attend un appel pour une destination secrète dans un pays en voie de développement, le clonage étant interdit aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. « Si nous pouvons cloner un enfant, il deviendrait le nôtre. Nous ne voyons pas vraiment cela comme un clonage. Pour nous, c'est un processus de fécondation in vitro avancé », a expliqué au journal l'homme âgé d'une cinquantaine d'années selon le journal.
Le Parisien , lundi 22 juillet 2002


19 juillet 2002
Les souris « Einstein » sont arrivées

Des souris au cerveau surdimensionné viennent d’être créées par des chercheurs américains. C’est ce que révèle un article publié dans la revue Science. Les cortex cérébraux de ces supers rongeurs auraient des similitudes avec celui des mammifères supérieurs dont nous faisons partis. Une unique mutation génétique a permis à Christopher A. Walsh, du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (Massachussets), d’obtenir des souris qui produisent en très grande quantité une molécule, appelée béta-caténine. Cette dernière est essentielle dans l’évolution des cellules du cerveau au cours de son développement. Aux dires des chercheurs, elle pourrait agir comme un interrupteur sur des cellules favorisant ou non leur devenir en neurones. Le cortex des mammifères, siége de l’apprentissage et de l’intellect, est plutôt grand. Il est forcé de se « tasser » et de froncer sa surface pour tenir dans des petites boites crâniennes. L’aspect plissé du cerveau est spécifique aux mammifères supérieurs. Le cerveau super-développés de ces souris serait le résultat d’une multiplication intense des cellules précurseurs de neurones, selon Christopher A. Walsh. Normalement le cortex de ces petits rongeurs est plutôt plat et lisse. Dopé à la béta-caténine, les cerveaux de ces souris génétiquement modifiées ont eu un développement tellement spectaculaire qu’ils ont dû se replier sur eux même, obtenant ainsi un aspect humain. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les différents processus qui ont marqué l’évolution intellectuelle.
Olivier Frégaville
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020719.OBS7811.html?1427


19 juillet 2002
Du nouveau dans la thérapie génique
Une nouvelle technique de thérapie génique faciliterait l’introduction de nouveaux gènes dans la cellule, selon un article publié par la revue Nature. Uday Tirlapur et Karsten Konig, chercheurs à L’Université Friedrich Schiller d’Iéna (Allemagne) ont ouvert temporairement des cellules de mammifères en utilisant un laser infrarouge. En agissant de cette manière, ils ont réussi à introduire de nouveaux gènes dans des cellules, sans les endommager. Jusqu’à présent, la méthode la plus utilisée pour rendre les membranes cellulaires poreuses, procédait de l’emploi d’ impulsions électriques. Cette technique ne permet pas de cibler une cellule en particulier. Au dire des experts, le transfert de gènes n’est pas toujours réalisé. Pour la thérapie génique, les scientifiques se servent le plus généralement de vecteurs viraux pour introduire un gène dans une cellule. Les chercheurs estiment que cette méthode n’est pas efficace à 100%, car il est difficile de rendre un virus sélectif. Ce n’est pas la première fois que des scientifiques tentent d’ouvrir une cellule à l’aide d’un laser. Les premiers essais ont été effectués avec des lasers ultra-violets et à forte impulsion, qui provoquaient des dommages irréparables aux cellules. Uday Tirlapur et Karsten Konig ont préféré utiliser des lasers infrarouges, plus doux, qui n’ont apparemment pas endommagé les cellules testées. Cette méthode permettrait de combattre des maladies infectieuses et virales en fournissant aux cellules les gènes nécessaires à une bonne réaction immunitaire. Les résultats encourageants obtenus par les deux chercheurs ouvrent la voie à de nouvelles recherches en thérapie génique.
Olivier Frégaville
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020718.OBS7783.html?1759


17 juillet 2002
Le comité bioéthique : non au clonage pour la procréation
Agence France-Presse Washington
Le clonage destiné à créer un enfant n'est pas éthique mais son utilisation pour la recherche biomédicale, sur laquelle on doit continuer à réfléchir, peut être acceptable, ont indiqué jeudi les membres d'un comité de bioéthique chargé de conseiller le gouvernement américain à l'issue de leurs six mois de travaux. Dans son rapport remis au président George W. Bush, le Conseil présidentiel sur la bioéthique indique que le clonage «représente un tournant dans l'histoire de l'Homme, la frontière entre la procréation sexuée et asexuée et le premier pas vers le contrôle génétique de la génération future». «Cela entraîne nombre de conséquences troublantes pour les enfants, la famille et la société», écrit le président Leon Kass dans une lettre accompagnant le rapport, datée du 10 juillet. Le comité n'a pas été unanime sur les conclusions éthiques et les recommandations à en tirer pour la politique gouvernementale, dit le comité. Mais «il a été unanime à considérer que le clonage pour produire des enfants n'est pas éthique, ne doit pas être tenté et doit absolument être interdit par la loi fédérale, qui que soit à l'origine de l'expérience ou même si des fonds fédéraux ont été utilisés», ajoute-t-il. Néanmoins, le clonage pour recherche biomédicale a donné lieu à des avis partagés. Une minorité de sept experts, écrit M. Kass, «désireux de voir la science avancer, ont recommandé d'autoriser la poursuite de la recherche biomédicale, mais encadrée par des règlements fédéraux stricts». Mais une majorité de 10 membres «convaincus qu'aucune clonage humain ne doit être autorisé au moins pour la période actuelle, recommande d'instituer, dans le cadre d'une loi, une interdiction de quatre ans sur la recherche biomédicale, applicable à tous les chercheurs même si des fonds fédéraux ont été utilisés». La majorité des conseillers a demandé une révision de la politique fédérale concernant la recherche en général sur l'embryon humain et la recherche génétique, «en vue de faire des recommandations et de construire une vraie politique éthique dans le domaine». Jeudi soir, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a indiqué que le président Bush «espère que les réflexions des membres du comité entraîneront un grand débat national sur cette question importante». «Il a une grande confiance dans la créativité et le potentiel de la science et de la médecine moderne. En même temps, nous devons nous assurer que les avancées dans la technologie biomédicale ne soient jamais aux dépens de la dignité humaine», ajoute le communiqué. La Chambre des Représentants, à majorité républicaine, avait adopté en juillet 2001 un texte très restrictif faisant du clonage humain un crime. Néanmoins, un projet de loi présenté en avril suivant par des sénateurs américains, démocrates et républicains, ayant l'appui de la communauté scientifique, l'interdit sauf pour la seule recherche médicale. Le président Bush «presse le Sénat de suivre l'exemple de la Chambre des représentants et se prononce contre tout clonage humain», a ajouté le communiqué de la Maison-Blanche. Vendredi, dans un entretien publié par le quotidien français Libération, le gynécologue italien Severino Antinori a affirmé qu'un premier bébé, issu d'un embryon obtenu par clonage, pourrait naître en décembre. «J'ai fait 18 transferts d'embryons créés par clonage. Et j'ai obtenu une grossesse. Elle est dans sa quinzième semaine. Le foetus a une bonne morphologie», a affirmé le gynécologue dans un entretien accordé début juillet à Vienne. Le gynécologue italien avait fait scandale en 1994 en permettant pour la première fois à une femme ménopausée de 63 ans de procréer.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0207/sci_102070117688.html


16 juillet 2002
Un laser révolutionnaire est développé
Associated Press Neuchatel

Des chercheurs de l'Université suisse de Neuchâtel ont développé un laser révolutionnaire, dont les applications multiples et variées concernent aussi bien les télécommunications que l'environnement, la consommation ou le diagnostique médical, a annoncé mardi le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Le laser à cascade quantique (LCQ) intéresse particulièrement les télécommunications. Télécharger un film sur Internet nécessite actuellement des trésors de patience, car les lignes téléphoniques ne se prêtent pas au transfert de données à haut débit, à cause de ce que l'on appelle le «dernier kilomètre': la plupart des foyers sont encore raccordés au réseau téléphonique par un simple fil de cuivre, qui fonctionne comme un véritable «goulet d'étranglement». L'une des solutions serait de passer par des liaisons laser aériennes, mais les lasers existants émettent à des longueurs d'onde qui ne traversent pas l'air ou l'humidité sur de longues distances. Le cas échéant, les technologies sont chères ou font appel à des techniques trop lourdes. Or, le rayon laser suisse «émet de la lumière infrarouge, donc invisible pour l'oeil, qui traverse sans perte excessive le brouillard et les nuages, la pluie et la neige», explique le chef de projet, Mathias Beck. «Notre laser émet en continu et à température ambiante», ajoute-t-il. Il est par ailleurs d'un prix abordable et consomme peu d'énergie, alors que l'utilisation de fibres optiques (d'une meilleure qualité toutefois) ou des ondes radio nécessitent des travaux, un permis de construire ou une licence d'émission, ce qui est long et coûteux. «Il suffit d'installer un petit émetteur d'environ 60cm de diamètre et 1 mètre de long sur le bâtiment émetteur et un autre sur le récepteur, et la lumière transporte l'information», explique à l'Associated Press l'un des chercheurs, Jérôme Faist. «En outre, la bande passante est très large, ce qui permet de transmettre plus de données que par radio» ou par satellite, situé trop loin. Le laser quantique possède également des applications dans le domaine du «sensing», c'est-à-dire du repérage de certaines molécules par la vibration des atomes. Il est beaucoup plus sensible que les procédés actuels. Ces facultés peuvent être utilisées par exemple pour le diagnostic médical, par l'analyse de l'air exhalé par le patient -des expériences sont en cours sur les ulcères par exemple-, ou pour contrôler la qualité de l'air, que ce soit dans l'atmosphère ou à la sortie du pot d'échappement d'une voiture qui passe. On peut aussi mesurer le degré d'alcool dans le vin ou la bière, ou encore vérifier la saveur des sodas. Les applications industrielles ne manquant pas, l'Institut de physique a créé une société, Alpes Lasers, pour gérer les aspects commerciaux.
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0207/sci_102070118685.html


16 juillet 2002
Les OGM de retour dans les champs
La recherche sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) est relancée en France. Le Ministère de l’agriculture a autorisé, le 4 juillet dernier, huit nouveaux essais de plantation d’OGM en plein champs. Les quatre sociétés bénéficiaires sont Biogemma, Bayer Cropscience France, Pioneer génétique et AGPM Techniques. Dans le même temps, on apprenait que depuis mai dernier, un programme d’étude sur les OGM et leur traçabilité a été lancé dans trois départements français. Selon Daniel Bloc, directeur du comité scientifique à l’origine de ce projet, aucune étude en plein champs n’avait été faite sur cet axe de recherche. Depuis la destruction en juin 1999 de champs et de serres par la confédération paysanne, présidée par José Bové, les fabricants d’OGM avaient tenté de se faire oublier du grand public. L’annonce du Ministère de l’Agriculture, relance le débat : faut-il continuer de faire des recherches sur les OGM devant le refus des consommateurs d’en utiliser ? En 1999, les pays d’Europe ont adopté un moratoire strict concernant la mise sur le marché d’OGM sur tout le territoire européen. Pour l’instant, l’Europe résiste. Les plus gros producteurs d’OGM sont Les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20020715.OBS7627.html?1117


15 juillet 2002
Découverte d'un gène humain de défense contre l'attaque du virus du sida
Une équipe anglo-américaine de chercheurs a découvert un gène humain qui représente un nouveau type de résistance au virus du sida (VIH). Cette découverte "pourrait ouvrir la voie à la mise au point de nouveaux traitements contre le sida", selon les chercheurs dont les travaux sont publiés en ligne par la revue scientifique britannique Nature. Le gène nommé CEM15 confère une résistance naturelle au virus, mais il est normalement neutralisé par une petite protéine du VIH, appelée Vif (pour virion infectivity facteur). Le rôle essentiel, que joue ce facteur de pouvoir infectieux Vif dans la multiplication du VIH, était connu des chercheurs, mais il leur reste encore beaucoup à apprendre à son sujet. Le professeur Michael Malim du King’s College à Londres et le Dr Ann Sheehy et ses collègues de l'université de Pennsylvanie (Philadelphie, Pennsylvanie) ont étudié des cellules infectées par une forme défectueuse du VIH, car dépourvue de Vif. Les chercheurs ont ainsi constaté que le gène CEM15, interfère avec le cycle de reproduction du VIH, en rendant non infectieuses, donc sans danger, les nouvelles particules virales. "Ces résultats sont très importants et pourraient ouvrir la porte à de nouveaux traitements dans le futur", selon le Pr. Malim. Des travaux antérieurs avaient montré le rôle décisif de la protéine Vif dans l'infection et la neutralisation des défenses des cellules encore saines. "Nos recherches ont identifié le CEM15 comme un élement-clé de ce système. Si nous trouvons un moyen de bloquer l'action de Vif, cela permettrait au gène CEM15 de travailler correctement afin d'empêcher la diffusion du VIH", souligne ce spécialiste des maladies infectieuses. Les médicaments anti-rétroviraux actuels agissent en bloquant des enzymes dont se sert le virus pour se reproduire dans l'organisme. Ils sont capables de réduire le virus dans le sang à un niveau indétectable, mais sans l'éliminer complètement. De plus, ces traitements administrés en cocktail (trithérapie) présentent à long terme des effets secondaires (risque cardiaque) et le virus peut devenir résistant à leur efficacité thérapeutique. D'où la nécessité de développer de nouvelles approches. "Les traitements basés sur une autre protéine-clé du virus, la protéine Env qui permet au VIH d'entrer dans les cellules et de les infecter, sont testés avec quelques succès dans des essais cliniques"; ainsi, en déduit le Pr. Malim, il y a un "potentiel" dans les recherches sur Vif pour trouver un nouveau moyen de combattre le virus. "C'est très ambitieux, mais on pourrait voir Vif être développée comme nouvelle cible thérapeutique dans les dix prochaines années", dit-il.
http://actu.dna.fr/020715141131.k3nk8bop.html


15 juillet 2002
Débat sur le clonage thérapeutique : les malades ont la parole
Pour la première fois en France, des représentants d’associations de malades concernés par les progrès de la génétique et notamment par l’utilisation des cellules souches humaines, vont pouvoir exprimer leur avis sur la question grâce à une initiative de l’Association Française contre les Myopathies (AFM) qui a organisé le 27 juin dernier un débat intitulé ‘Cellules souches et clonage thérapeutique : les experts face aux malades’, réunissant un panel de plus de 15 experts et 12 représentants d’associations de malades. Organisé sur le principe d’une conférence de consensus, ce débat, animé par le journaliste M. Horwitz, a couvert différents aspects de l’utilisation des cellules souches embryonnaires et adultes (recherche, statut de l’embryon humain, législation) et permis aux malades d’interroger les experts à la suite de leurs interventions. Cette journée était destinée à élaborer des propositions émanant des malades ou des associations de malades, sur la conduite et l’encadrement des recherches dans le domaine des cellules souches humaines. Elles seront rendues publiques en septembre prochain. «Ne reconduisons pas les erreurs faites sur l’atome, mais approprions-nous ce débat de société [cellules souches et médecine régénératrice]». C’est ainsi que Eric Molinié, président de l’AFM, a introduit le débat. Dans un contexte de forte avancée des recherches ( voir dépêche caducee du 24/06 ) et face aux questions de société que pose l’utilisation des cellules souches humaines, ce débat se situait en plein centre d’une actualité brûlante sur fond de révision des lois de bio-éthique. Les chercheurs interrogés se sont dits favorables à l’établissement de banques de cellules souches embryonnaires, afin de satisfaire aux exigences à la fois de quantités (les recherches nécessitent un grand nombre de cellules) et de qualité (reproductibilité des recherches et besoin de clarté vis à vis de l’opinion dans un encadrement juridique stricte). Les problèmes d’éthique, inévitablement rencontrés lors de débats sur le sujet des cellules souches embryonnaires, ont suscité de nombreuses questions, et renvoient finalement toujours au même problème, celui de donner un vrai statut à l’embryon : sujet de recherche ou individu à part entière, simple ‘amas de cellules’ ou bien être vivant dès sa conception ? Autant de questions qui sont données à la réflexion du panel représentant les malades, qui donnera ses avis et ses recommandations en septembre, sous forme d’un texte écrit, et qui les portera à la connaissance des parlementaires. Source: AFM débat “Cellules souches et clonage thérapeutique:les experts face aux maladies”; 27 juin 2002, Evry (Essonne).
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4111&cal=


12 juillet 2002
Mieux armé contre les infections

Des chercheurs québécois ont découvert comment les cellules de notre organisme combattent les microbes.
Canada
La médecine moderne dispose actuellement d'antibiotiques qui permettent de guérir presque toutes les infections. Mais la résistance des bactéries rend ces maladies infectieuses de plus en plus difficiles, voire impossibles, à soigner. L'homme est-il en passe de perdre la guerre contre les microbes ? Peut-être pas. Car la manière dont les microbes s'introduisent dans nos cellules et provoquent des maladies est désormais connue. C'est ce qu'annonce le professeur au département de pathologie et de biologie cellulaire de l'Université de Montréal, Michel Desjardins, dans un article publié le 12 juillet dans la revue Cell. Le scientifique a étudié le phénomène de phagocytose, mécanisme cellulaire dont sont dotés les mammifères pour lutter contre les agressions microbiennes. Il a constaté que la manière dont les macrophages (cellules du système immunitaire qui détruisent les agents pathogènes) combattaient les bactéries n'était pas celle qu'on croyait. Un microbe qui entre dans une cellule est emprisonné dans un compartiment isolé, appelé phagosome. En étudiant les protéines qui composent le phagosome, Michel Desjardins a découvert qu'elles provenaient du réticulum endoplasmique, une membrane à l'intérieur de la cellule. Ce qui indique que les cellules du système immunitaire utilisent le réticulum endoplasmique lors de leur guerre aux microbes. Celui-ci analyse la bactérie afin de savoir quel type d'anticorps envoyer pour la combattre. Puis le micro-organisme est dirigé vers le lysosome, une autre membrane cellulaire qui renferme de nombreuses enzymes, qui le détruit alors. Cependant certains pathogènes profitent de leur passage dans le réticulum endoplasmique pour inhiber les défenses des macrophages. Ils arrêtent ainsi le processus de destruction. Michel Desjardins espère mettre au point des médicaments capables d'éliminer l'étape impliquant le réticulum endoplasmique. Une autre possibilité serait de favoriser la capture des microbes par les neutrophiles, d'autres cellules du système immunitaire plus efficaces, qui tuent les microbes plus rapidement parce qu'elles les dirigent directement vers le lysosome, sans passer par le réticulum endoplasmique.


12 juillet 2002
Virus de laboratoire : faciles à créer et très dangereux
Paul Recer Associated Press Washington

L'information, à paraître vendredi dans la revue scientifique américaine «Science», fait froid dans le dos: grâce à une formule trouvée sur Internet et à partir de gènes achetés par correspondance, des chercheurs américains ont fabriqué une version artisanale du virus de la polio. Une manière pour eux de prouver, en ces temps de psychose aux États-Unis, que la fabrication d'armes bactériologiques est à la portée de n'importe quel terroriste. Ces scientifiques de l'Université new-yorkaise de Stony Brook ont mis au point le virus, avant de l'inoculer à des souris. Les rongeurs ont d'abord été paralysées, puis sont morts. «Nous l'avons fait pour prouver que c'était possible, et maintenant c'est une réalité», a déclaré le Dr Eckard Wimmer, patron de l'équipe de recherche biomédicale et coauteur de l'étude. «On en avait déjà parlé, mais les gens ne prenaient pas cela au sérieux. Maintenant ils le doivent. Les progrès de la recherche biomédicale ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients: il y a un danger inhérent au progrès scientifique. C'est une réalité nouvelle, à prendre en considération.» Cet essai en laboratoire prouve aussi qu'éradiquer un virus dans la nature ne signifie pas qu'il ait disparu à tout jamais: désormais, les biochimistes peuvent les reconstituer à partir de «modèles» facilement accessibles dans les archives scientifiques et les matériaux biologiques disponibles par correspondance. De plus, avertit Jeronimo Cello, auteur principal de l'étude, le virus de la poliomyélite assemblé par l'équipe scientifique est l'un des plus simples. «C'était très facile», dit-il. Si la variole et d'autres virus mortels sont plus complexes à construire, «ce sera probablement possible dans l'avenir», ajoute-t-il. «Le monde ferait mieux d'être prêt», surenchérit son collègue Wimmer. La variole, le virus dont un hypothétique retour terrifie aujourd'hui l'Amérique, a été éradiquée officiellement en 1980, mais des souches ont été conservées aux États-Unis et sur le territoire de l'ex-URSS. Craignant, après la vague bioterroriste des courriers piégés au bacille du charbon aux États-Unis l'automne dernier, que des terroristes ne mettent la main sur cette arme mortelle, les responsables américains ont mis en oeuvre la fabrication de quantités de vaccins suffisantes pour protéger la totalité de la population. Quant à la polio, elle est près d'être éradiquée sur la planète, ne sévissant plus que dans quelques zones d'Afrique subsaharienne et d'Asie centrale, et l'on envisage d'arrêter la vaccination après la certification de son éradication. Ce que déconseille fortement le Dr Wimmer: l'émergence d'une nouvelle génération particulièrement sensible à cette polio tout juste disparue serait une cible toute désignée pour ce virus devenu arme mortelle. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage d'ailleurs de constituer des stocks de vaccins pour être prête à un éventuel retour du virus, et Wimmer estime que cette politique devrait être généralisée: «notre message est qu'il faut garder des stocks de vaccins pour chaque agent que vous tentez d'éradiquer». Ces travaux de Cello et Wimmer ne plaisent pas du tout à C. J. Peters, directeur du Centre de biodéfense de l'Université du Texas, à Galveston. «Nous savons depuis longtemps qu'il était possible de créer un virus de laboratoire. Nous savions que c'était juste une question de temps.» Et d'estimer que la démonstration qui est en aujourd'hui faite ne sert à rien, au contraire: pour lui, la publicité autour de ces virus synthétiques risque de pousser certains à penser «qu'il n'y a rien à faire contre le bioterrorisme, ce qui n'est pas le cas». Selon lui, il serait possible de recréer en laboratoire des virus aussi mortels que celui d'Ebola, mais seul un tout petit nombre d'individus dans le monde possède ce genre de talent. «Je ne crois pas que nous devions encourager les gens à pratiquer ces choses à titre de hobby...»
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0207/sci_102070117372.html


11 juillet 2002
Victoire sur les rejets de greffes
Le problème des rejets après une greffe de moelle osseuse est en passe d'être surmonté. Canada 10/07/2002 - Un procédé qui permet d'éviter les rejets suite à une transplantation de moelle osseuse vient d'être conçu par le docteur Denis-Claude Roy, hématologue à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et chercheur chez Celmed Biosciences, une entreprise montréalaise axée sur la thérapie cellulaire. Ce dernier publie un article qui paraîtra le 15 juillet dans la revue Blood de l'american Society of Hematology. Lorsqu'une personne reçoit une greffe de moelle osseuse, son organisme s'expose à la réaction, que les scientifiques appellent, du greffon contre l'hôte. Celle-ci est liée à l'effet de certaines cellules immunitaires contenues dans le greffon, les lymphocytes T, qui détruisent les différents tissus de l'hôte. Ce phénomène se produit en dépit de la prise de médicaments immunosuppresseurs sensés l'endiguer. Le docteur Roy a développé un traitement photodynamique, baptisé Theralux et qui permet d'éliminer ces lymphocytes T du greffon. Il a testé cette technique sur des cellules humaines isolées en laboratoire. Avec succès. Une fois que les cellules souches de la moelle osseuse à greffer ont été prélevées chez le donneur, elles sont mises en présence du tissu provenant du receveur. Les chercheurs ajoutent ensuite un colorant qui se fixe sur les lymphocytes T activés, qui ont reconnu les cellules hôtes et s'apprêtent à les détruire. Puis ils exposent le tout à la lumière, qui transforme le colorant en substance toxique pour les cellules qui l'ont absorbé. Ce procédé permet d'éradiquer les lymphocytes T impliqués dans la réaction du greffon contre l'hôte, tout en épargnant ceux qui continuent à assurer la défense de l'organisme contre les virus. « Cette thérapie se révèle comme étant la percée la plus importante pour la prévention et le traitement des réactions du greffon contre l'hôte », a affirmé le docteur Roy. « Elle présente un énorme potentiel pour bon nombre de maladies ou désordres auto ou allo-immuns », a-t-il ajouté.


11 juillet 2002
Clonage humain : Antinori dément et risque la prison en Italie
ROME (AFP)

Le gynécologue italien Severino Antinori, 56 ans, a démenti vendredi avoir réalisé un clonage humain, acte considéré comme un délit passible de 10 à 20 ans de prison, d'une lourde amende et de la radiation à vie de la profession par la nouvelle législation italienne. "Le professeur Antinori dément catégoriquement toutes les informations qui lui sont attribuées, relatives à des événements cliniques de naissance et qui n'ont rien à voir avec le programme scientifique sérieux dont il s'occupe actuellement", a-t-il affirmé dans un communiqué signé. La nouvelle législation italienne adoptée le 19 juin sur la procréation médicalement assistée interdit formellement le clonage humain. Le personnel médical impliqué dans de tels actes encourt une peine de 10 à 20 ans de prison, une amende pouvant s'élever à un million d'euros et la radiation à vie de la profession. Severino Antinori dément avoir tenu les propos publié vendredi dans le quotidien français Libération et tenus lors d'un entretien accordé début juillet